[Test] Zanki Zero : Last Beginning

Les huit personnages vieillissent, meurent, renaissent
: la dure condition de clones.

Zanki Zero : Last Beginning est un visual novel/survival/RPG (oui tout ça à la fois) développé par Spike Chunsoft et en particulier l’équipe responsable des Danganronpa. D’abord sorti en 2018 sur PS4 et PSVita au Japon, une localisation anglaise est disponible sur PS4 et Steam depuis 2019. En passant, la sortie internationale du jeu fut loin de tout repos puisque Spike Chunsoft se retrouva à gérer une polémique autour de la censure effectué dans le jeu. L’expérience n’est pas pour autant tronquée et interpelée par le mélange de genres, je me suis lancée dans l’aventure.

– Fiche Technique –

Zanki Zero
Zanki Zero : Last Beginning
Développé par : Spike Chunsoft
Date de sortie initiale : Juillet 2018
Classification : Cero D
Plateforme : PS4/PSVita/PC

Synopsis

Alors qu’il a tenté de se suicider, Haruto Higurashi se réveille sur une plage d’une île déserte ; du moins en apparence. Ils sont en effet 7 personnes à s’être réveillés dans des conditions similaires. Ils apprennent alors par le biais d’une étrange télévision qu’ils sont les derniers survivants de l’humanité. Commence alors leur vie de naufragés alors que des évènements étranges surviennent tout autour d’eux. L’humanité a-t-elle vraiment disparue ? Et que dire de ces monstres qui apparaissent et que nos héros doivent combattre ?

Vis ma vie de naufragé

Le concept autour de Zanki Zero ne manque pas d’audace et son gameplay s’aventure autant du côté de l’exploration que de la résolution d’énigmes sans parler des combats façon « RPG » qui se déroulent dans des donjons. Si la partie visual novel est linéaire, le reste du jeu demande un minimum d’investissement même s’il y a la possibilité, en début de partie, de choisir un mode « facile » esquivant tous les combats (excepté les boss mais rien de méchant) afin de profiter du scénario.

Et de l’histoire, parlons-en. Entre fable écologique, récit post-apocalyptique et science-fiction, on est rapidement happé dans une intrigue qui nous tient en haleine jusqu’au bout, de part une construction plutôt habile du récit et des personnages qui ont tous des choses à cacher. Les donjons sont en effet tous conçus autour des personnages qui doivent affronter leurs passés pour pouvoir continuer à vivre.

L’autre point principal autour du gameplay est le concept de « vie ». Chaque personnage naît, vie et meurt. Leur durée de vie ne s’étend pas au delà de quelques jours (même si cela tend à être un peu plus par la suite), ce qui demande une gestion d’équipe particulièrement originale. En effet, étant enfants, nos personnages sont faibles face aux monstres mais très doués pour découvrir des trésors cachés dans des zones non accessibles aux adultes. Ainsi, il faudra jongler habilement pour ne pas se retrouver avec une équipe composée d’enfants et/ou de vieillards au risque de faire un game over dans les donjons.

Pour autant, malgré ce timer qui peut ronger les plus impatients, le jeu se poursuit au rythme du joueur. Si on a un indicateur du temps passé sur l’île, ce dernier n’est absolument pas préjudiciable dans l’histoire. Au contraire, il est intéressant de profiter de l’âge juvénile ou trop avancé des personnages pour continuer à construire les équipements de leur île. En effet, le jeu se dote d’un mode de craft assez sympathique qui permet d’améliorer la vie de notre communauté (et apporter des bonus non négligeables pour les donjons).

Ainsi, sous convert d’être un visual novel, Zanki Zero est assez audacieux par ses mécaniques, ce qui n’empêche pas le jeu de souffrir de nombreux défauts : en donjons, le changement de « niveau » fait automatiquement vieillir d’un jour les personnages. Quand parfois il faut naviguer d’un lieu à un autre pour activer des mécanismes, on peut être agacé de finir avec un groupe de vieillards…même si le jeu n’a pas poussé le vice jusqu’à nous faire tout recommencer puisque l’on peut quitter les donjons à tout moment. Ce défaut prend tout son sens si on part du principe qu’il faut également développer notre île mais échappe totalement à ceux qui souhaitent tracer le scénario.

Système

Vous vous en doutez, pas de choix dans ce visual novel. Le jeu donne la possibilité de jouer en mode « facile » afin de profiter de l’histoire comme un banal visual novel (mais avec l’exploration des donjons). Le mode normal et difficile demande de jongler habilement entre l’état de santé de nos personnages et l’âge qu’il prenne avec le temps. La partie RPG se résume à du A-RPG classique où il faut taper une touche précise plus ou moins longtemps afin de faire des attaques puissantes qui consomment de l’énergie.

Comme dans tout bon jeu de survie et RPG, les personnages peuvent ramasser des items, que ce soit pour se redonner des points de vie, des armes pour se défendre et bien sûr des objets qui serviront pour le craft. Là où nombre de jeux nous font profiter des inventaires à stock illimités, Zanki Zero fait que les personnages ne peuvent pas transporter plus qu’ils ne le peuvent. Pour rajouter une difficulté supplémentaire : le poids des héros est à prendre en compte : en effet, un enfant ne peut pas avoir la même force qu’un adulte ! Quand un personnage décède, tous ces items peuvent être récupérés sachant que si vous êtes surchargé vous vous déplacerez avec difficulté. La mort n’est d’ailleurs pas la fin dans le jeu : grâce à une machine spéciale, les héros peuvent faire revivre leurs compagnons décédés en utilisant les points glanés durant les combats.

Le système de craft est également pensé pour améliorer le gameplay. L’amélioration des chambres permettra à vos héros de mieux se reposer, l’atelier de fabriquer de meilleurs armes etc. Il y a donc à faire pour ne pas s’ennuyer et de profiter pleinement de tous les aspects du jeu.

Enfin, y’a de la romance dans le jeu, enfin du cul plutôt. On peut en effet faire passer quelques moments sympathiques avec les personnages en créant des combinaisons de couples hétérosexuels ou homosexuels (pas de jaloux !)à des âges variés. Et évidemment, ce qui a été retiré de notre version occidentale, c’est les fameuses scènes du coucher avec les enfants…ben oui c’était pas très approprié…

Graphismes

Ayant joué sur PS4, on ne peut pas dire que Zanki Zero soit pensé pour être un AAA sur console. Pour autant les graphismes sont plutôt soignés et les sprites des personnages bougent à l’écran, s’adaptant à la teneur des dialogues afin d’offrir plus d’immersion. Les CGs sont également de toute beauté et rendent bien les situations.

Avis

Zanki Zero est un visual novel qui m’avait tapé dans l’oeil, avant même l’annonce de sa localisation anglaise. Etant donné le potentiel du titre, ses chances de sortie en Occident était plutôt élevés même si je ne fus pas loin de craquer pour la version PSVita à plusieurs reprises ! Au final, je ne regrette pas de l’avoir pris sur PS4 dans un soucis pratique (je n’ai plus de PC).

Une chose est certaine : l’intrigue est menée par une main de maître et on a beaucoup de mal à décrocher au point de vouloir écarter les éléments de gameplay comme le crafting au profit de l’histoire ; chose possible par le mode « facile » (qui n’existe pas dans la version japonaise du jeu). On est intrigué par cette bande de héros malgré eux, naufragés de l’humanité et loin d’être parfaits. De ce côté-là, on peut dire que le casting réserve de grosses surprises.

Cependant, le jeu est loin d’être parfait : la faute à ce mélange de genres ! On reproche souvent aux visual novels d’être de bêtes romans sans interactions mais Zanki Zero aurait pu se suffire comme visual novel seul. Les donjons, d’abord simples, se complexifient avec des énigmes de plus en plus tordues et le timer du temps passé à l’intérieur qui amène un stress considérable. En fait, si le concept de vieillissement des personnages dans le gameplay est au départ audacieux, il devient rapidement un énorme défaut qui nous freine dans l’avancée de l’histoire.

Alors certes, il y a bien cette partie crafting, mis en avant très tôt dans le jeu pour optimiser le vieillissement et ainsi alterner les différentes phases de jeu mais elle ne fait que l’alourdir considérablement, d’autant plus tous les personnages de vieillissent pas de la même façon et en même temps…

Pour autant, Zanki Zero est loin d’être mauvais à jouer et on peut saluer les développeurs pour proposer une expérience de jeu originale. Si j’ai passé un excellent moment dessus, je ne peux qu’aller dans le sens de la majorité des critiques : Zanki Zero aurait pu être un des meilleurs VN hybrides de sa génération.

Bilan

Histoire

Note : 4 sur 5.

Ecriture

Note : 4 sur 5.

Gameplay

Note : 2 sur 5.

Graphismes

Note : 4.5 sur 5.

Bande sonore

Note : 3 sur 5.

Ces otome games qui ont marqué ma vie

Avant toute chose, je sais qu’il aurait été beaucoup plus simple de faire un simple top de mes otome games préférés. Le problème c’est qu’il est pour moi impossible de classer avec des nombres des jeux qui m’ont marqué, sur des points très différents les uns des autres. J’ai toujours été nulle pour faire des top alors j’ai préféré aujourd’hui vous parler des otome games qui m’ont marqué.

ASAKI, YUMEMISHI (あさき、ゆめみし)

Asaki, Yumemishi

Ceux qui me connaissent personnellement le savent déjà : Asaki, Yumemishi est bien plus qu’un banal otome game à mes yeux. Il a été mon premier grand amour du genre et il est pour moi impossible de le mettre ailleurs que dans la case de mon otome préféré de tous les temps. Son histoire, ses personnages, sa bande sonore, ses graphismes, j’ai craqué sur tous les aspects du jeu. Et pour dire à quel point je l’aime ce jeu, je l’ai acheté DEUX FOIS (une fois sur PC et une autre sur PSP).

Tokimeki memorial girl’s side : 3rd story (ときめきメモリアル Girl’s Side: 3rd Story)

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Vous voulez savoir quel est le meilleur dating sim simulation du monde ? C’est celui-là. Je peux dire sans honte que j’y ai passé une centaine d’heures et que je n’ai pourtant pas fais toutes les routes. Dense et incroyablement beau, ce Tokimeki Memorial Girl’s Side est une claque technique puisque les personnages peuvent réellement dire votre prénom et nom de famille. L’immersion est totale malgré une difficulté particulièrement âpre (si quelqu’un ici présent a réussi les chocolats, qu’il fasse signe). Alors qu’à l’époque j’étais moins dans le trip school life, j’ai replongé comme une adolescente…Un, voire même le meilleur jeu de simulation de drague de type otome existant !

Kin’iro no corda 3 (金色のコルダ3)

Kin'iro no Corda 3

La série des Kini’ro no Corda m’est précieuse. C’est en partie grâce à elle que je suis rentrée dans le monde des otome games après avoir visionné le premier animé en 2007. J’aurai pu vous parler de la première génération de musiciens si cher à mon coeur mais les loulous de Kin’iro no Corda 3 m’ont encore plus conquise. Le gameplay est nettement plus travaillé que sur les précédents épisodes et les résultats moins aléatoires qu’avant. Bref, un modèle du genre et j’ai tellement craqué que je me suis racheté le jeu sur PSVita en version collector ultime (qui coûte 30,000¥). Bref, c’est rapidement devenu un de mes otome games préférés et par extension un de mes jeux vidéo préférés !

Ken ga kimi (剣が君)

Ken ga Kimi

Rarement un otome game aura atteint les sommets de la perfection, autant en écriture, background, personnages, bande sonore et graphismes. Pour preuve, son classement sur la très célèbre base de données consacrée aux visual novels : The Visual Novel Database : alors que le top 10 est composé de jeux dont il existe une version anglaise -officielle ou non -, Ken ga Kimi atteint la 4ème place en étant, à ce jour, encore uniquement disponible en japonais. Un chef d’oeuvre comme il en existe très peu et qui a montré que les otome games pouvaient être de très grands visual novels.

Bakumatsu Renka shinsengumi (幕末恋華・新選組)

Bakumatsu Renka Shinsengumi

Avant la vague Hakuouki, il y a eu ce titre aussi ambitieux que exceptionnel par son traitement narratif de l’histoire japonaise. Entre dating sim et visual novel historique, ce jeu fut une de mes premières expériences, ce qui fait qu’il garde une place très chère dans mon petit coeur de fan. Le jeu cherchant au maximum de se rapprocher de la réalité historique, certains personnages n’ont jamais de fins heureuses (Okiiitaaaaa) ce qui, pour moi, représente un pari risqué mais intéressant, rien que sur le plan émotionnel. Je regrette amèrement l’absence de remaster et de portage…

Kenka bancho otome (喧嘩番長乙女)

Kenka Banchou Otome

Probablement ma dernière grosse claque de part son traitement narratif en faveur de l’héroïne ainsi que son parti-pris de mélanger otome, school life et baston pour un résultat savoureux au possible. A l’heure où l’industrie s’embourbe dans des otome games matures et bourrés de violence sexuelle, autant vous dire que Kenka Bancho Otome a été une bouffé d’air frais. Malgré un fandisc et un sequel décevants, le jeu original reste pour moi un des meilleurs jeux que j’ai fais.

On remarquera que j’ai surtout sélectionné de « vieux jeux » mais j’ai voulu faire de cet article une sélection pertinente sur des otome games qui ont été bien plus que « bons » à mes yeux. Ils m’ont marqué, émotionnellement et moralement et représentent, chacun à leur façon, ce qu’est un otome game. N’hésitez pas à commenter et à faire vous aussi vos sélections du coeur !