[Test] Zanki Zero : Last Beginning

Les huit personnages vieillissent, meurent, renaissent
: la dure condition de clones.

Zanki Zero : Last Beginning est un visual novel/survival/RPG (oui tout ça à la fois) développé par Spike Chunsoft et en particulier l’équipe responsable des Danganronpa. D’abord sorti en 2018 sur PS4 et PSVita au Japon, une localisation anglaise est disponible sur PS4 et Steam depuis 2019. En passant, la sortie internationale du jeu fut loin de tout repos puisque Spike Chunsoft se retrouva à gérer une polémique autour de la censure effectué dans le jeu. L’expérience n’est pas pour autant tronquée et interpelée par le mélange de genres, je me suis lancée dans l’aventure.

– Fiche Technique –

Zanki Zero
Zanki Zero : Last Beginning
Développé par : Spike Chunsoft
Date de sortie initiale : Juillet 2018
Classification : Cero D
Plateforme : PS4/PSVita/PC

Synopsis

Alors qu’il a tenté de se suicider, Haruto Higurashi se réveille sur une plage d’une île déserte ; du moins en apparence. Ils sont en effet 7 personnes à s’être réveillés dans des conditions similaires. Ils apprennent alors par le biais d’une étrange télévision qu’ils sont les derniers survivants de l’humanité. Commence alors leur vie de naufragés alors que des évènements étranges surviennent tout autour d’eux. L’humanité a-t-elle vraiment disparue ? Et que dire de ces monstres qui apparaissent et que nos héros doivent combattre ?

Vis ma vie de naufragé

Le concept autour de Zanki Zero ne manque pas d’audace et son gameplay s’aventure autant du côté de l’exploration que de la résolution d’énigmes sans parler des combats façon « RPG » qui se déroulent dans des donjons. Si la partie visual novel est linéaire, le reste du jeu demande un minimum d’investissement même s’il y a la possibilité, en début de partie, de choisir un mode « facile » esquivant tous les combats (excepté les boss mais rien de méchant) afin de profiter du scénario.

Et de l’histoire, parlons-en. Entre fable écologique, récit post-apocalyptique et science-fiction, on est rapidement happé dans une intrigue qui nous tient en haleine jusqu’au bout, de part une construction plutôt habile du récit et des personnages qui ont tous des choses à cacher. Les donjons sont en effet tous conçus autour des personnages qui doivent affronter leurs passés pour pouvoir continuer à vivre.

L’autre point principal autour du gameplay est le concept de « vie ». Chaque personnage naît, vie et meurt. Leur durée de vie ne s’étend pas au delà de quelques jours (même si cela tend à être un peu plus par la suite), ce qui demande une gestion d’équipe particulièrement originale. En effet, étant enfants, nos personnages sont faibles face aux monstres mais très doués pour découvrir des trésors cachés dans des zones non accessibles aux adultes. Ainsi, il faudra jongler habilement pour ne pas se retrouver avec une équipe composée d’enfants et/ou de vieillards au risque de faire un game over dans les donjons.

Pour autant, malgré ce timer qui peut ronger les plus impatients, le jeu se poursuit au rythme du joueur. Si on a un indicateur du temps passé sur l’île, ce dernier n’est absolument pas préjudiciable dans l’histoire. Au contraire, il est intéressant de profiter de l’âge juvénile ou trop avancé des personnages pour continuer à construire les équipements de leur île. En effet, le jeu se dote d’un mode de craft assez sympathique qui permet d’améliorer la vie de notre communauté (et apporter des bonus non négligeables pour les donjons).

Ainsi, sous convert d’être un visual novel, Zanki Zero est assez audacieux par ses mécaniques, ce qui n’empêche pas le jeu de souffrir de nombreux défauts : en donjons, le changement de « niveau » fait automatiquement vieillir d’un jour les personnages. Quand parfois il faut naviguer d’un lieu à un autre pour activer des mécanismes, on peut être agacé de finir avec un groupe de vieillards…même si le jeu n’a pas poussé le vice jusqu’à nous faire tout recommencer puisque l’on peut quitter les donjons à tout moment. Ce défaut prend tout son sens si on part du principe qu’il faut également développer notre île mais échappe totalement à ceux qui souhaitent tracer le scénario.

Système

Vous vous en doutez, pas de choix dans ce visual novel. Le jeu donne la possibilité de jouer en mode « facile » afin de profiter de l’histoire comme un banal visual novel (mais avec l’exploration des donjons). Le mode normal et difficile demande de jongler habilement entre l’état de santé de nos personnages et l’âge qu’il prenne avec le temps. La partie RPG se résume à du A-RPG classique où il faut taper une touche précise plus ou moins longtemps afin de faire des attaques puissantes qui consomment de l’énergie.

Comme dans tout bon jeu de survie et RPG, les personnages peuvent ramasser des items, que ce soit pour se redonner des points de vie, des armes pour se défendre et bien sûr des objets qui serviront pour le craft. Là où nombre de jeux nous font profiter des inventaires à stock illimités, Zanki Zero fait que les personnages ne peuvent pas transporter plus qu’ils ne le peuvent. Pour rajouter une difficulté supplémentaire : le poids des héros est à prendre en compte : en effet, un enfant ne peut pas avoir la même force qu’un adulte ! Quand un personnage décède, tous ces items peuvent être récupérés sachant que si vous êtes surchargé vous vous déplacerez avec difficulté. La mort n’est d’ailleurs pas la fin dans le jeu : grâce à une machine spéciale, les héros peuvent faire revivre leurs compagnons décédés en utilisant les points glanés durant les combats.

Le système de craft est également pensé pour améliorer le gameplay. L’amélioration des chambres permettra à vos héros de mieux se reposer, l’atelier de fabriquer de meilleurs armes etc. Il y a donc à faire pour ne pas s’ennuyer et de profiter pleinement de tous les aspects du jeu.

Enfin, y’a de la romance dans le jeu, enfin du cul plutôt. On peut en effet faire passer quelques moments sympathiques avec les personnages en créant des combinaisons de couples hétérosexuels ou homosexuels (pas de jaloux !)à des âges variés. Et évidemment, ce qui a été retiré de notre version occidentale, c’est les fameuses scènes du coucher avec les enfants…ben oui c’était pas très approprié…

Graphismes

Ayant joué sur PS4, on ne peut pas dire que Zanki Zero soit pensé pour être un AAA sur console. Pour autant les graphismes sont plutôt soignés et les sprites des personnages bougent à l’écran, s’adaptant à la teneur des dialogues afin d’offrir plus d’immersion. Les CGs sont également de toute beauté et rendent bien les situations.

Avis

Zanki Zero est un visual novel qui m’avait tapé dans l’oeil, avant même l’annonce de sa localisation anglaise. Etant donné le potentiel du titre, ses chances de sortie en Occident était plutôt élevés même si je ne fus pas loin de craquer pour la version PSVita à plusieurs reprises ! Au final, je ne regrette pas de l’avoir pris sur PS4 dans un soucis pratique (je n’ai plus de PC).

Une chose est certaine : l’intrigue est menée par une main de maître et on a beaucoup de mal à décrocher au point de vouloir écarter les éléments de gameplay comme le crafting au profit de l’histoire ; chose possible par le mode « facile » (qui n’existe pas dans la version japonaise du jeu). On est intrigué par cette bande de héros malgré eux, naufragés de l’humanité et loin d’être parfaits. De ce côté-là, on peut dire que le casting réserve de grosses surprises.

Cependant, le jeu est loin d’être parfait : la faute à ce mélange de genres ! On reproche souvent aux visual novels d’être de bêtes romans sans interactions mais Zanki Zero aurait pu se suffire comme visual novel seul. Les donjons, d’abord simples, se complexifient avec des énigmes de plus en plus tordues et le timer du temps passé à l’intérieur qui amène un stress considérable. En fait, si le concept de vieillissement des personnages dans le gameplay est au départ audacieux, il devient rapidement un énorme défaut qui nous freine dans l’avancée de l’histoire.

Alors certes, il y a bien cette partie crafting, mis en avant très tôt dans le jeu pour optimiser le vieillissement et ainsi alterner les différentes phases de jeu mais elle ne fait que l’alourdir considérablement, d’autant plus tous les personnages de vieillissent pas de la même façon et en même temps…

Pour autant, Zanki Zero est loin d’être mauvais à jouer et on peut saluer les développeurs pour proposer une expérience de jeu originale. Si j’ai passé un excellent moment dessus, je ne peux qu’aller dans le sens de la majorité des critiques : Zanki Zero aurait pu être un des meilleurs VN hybrides de sa génération.

Bilan

Histoire

Note : 4 sur 5.

Ecriture

Note : 4 sur 5.

Gameplay

Note : 2 sur 5.

Graphismes

Note : 4.5 sur 5.

Bande sonore

Note : 3 sur 5.

20 otome games

Quoi de mieux que commencer ce nouveau blog avec un petit jeu rigolo. Avant de parler des otome games, autant vous faire un petit listing de certains titres. A prendre évidemment avec humour.

Cauchemar Eveillé Jooubachi no oubou (PC)

Parce que rarement un otome game fut aussi violent. Si les eroges pour mecs font rarement dans la dentelle, côté otome on était plutôt préservé d’une certaine violence aussi bien physique que sexuelle. Bien sûr en dehors du fantasme assez répandu de « je tombe amoureuse du gars qui m’a violé pendant un tiers du jeu ». Jooubachi no oubou c’est un cran au-dessus. Les gars prennent chers. Ça change, vous me direz. Cependant, rien ne vient justifier une telle violence.

D’un autre côté vu que c’est un otome R-18, il faut pas s’étonner de voir une telle violence physique et sexuelle à l’écran. C’est pas comme si le développeur avait produit, en 2013, des drama-CD érotiques puisant dans une ambiance SM et glauque révélateur des personnalités des gars…ah ben si en fait. Cependant, le jeu a le mérite d’avoir des graphismes soignés et une ambiance plutôt réussie. Si vous souhaitez tenter l’expérience, ne venez pas me dire que je ne vous aurais pas prévenus.

Nanar Musketeers : le sang des chevaliers (PSP)

Alors que les reviews étrangères fédèrent ce titre d’Otomate, on est moins convaincu dans le camp des français. Musketeers : le sang des chevaliers c’est l’adaptation made in Otomate de l’oeuvre d’Alexandre Dumas. Visiblement ce dernier est un habitué du viol de son roman par les médias. Au cinéma, Paul W.S Anderson s’est chargé du massacre pour un résultat qui en a consterné plus d’un. Alors quand c’est les japonais qui s’y colle, et dans un jeu de drague, ça donne quoi ? C’est juste ridicule. Mais drôle.

Difficile de donner de la crédibilité à des personnages qui sont stéréotypés, à une histoire qui ne tient pas debout et une dose de fantastique dont on se serait bien passé. Dès le début du jeu, le père de l’héroïne (version féminine de D’Artagnan, no fake) se fait tuer par un démon. Elle décide alors de rejoindre l’Académie des Mousquetaires pour découvrir la vérité derrière ce meurtre. Sans divulgacher, c’est bien ce qu’on pouvait craindre…en gros Musketeers : le sang des chevaliers c’est le Hakuoki français avec moins de charme et plus de kitch. J’ai d’ailleurs grave envie de faire Bara ni Kakusareshi Verite qui visiblement renoue avec la vision complètement barge de l’Histoire de France versus Japon.

Le scénariste s’est barré en plein milieu du développement Snow bound land (PSP)

C’est d’autant plus dramatique que les illustrations sont sublimes. Snow bound land est un jeu creux. Les routes se ressemblent toutes, suivant le même déroulement jusqu’à des scènes qui sont purement et simplement calquées 5 fois. Même le combat final se conclue de la même façon peu importe le garçon. Désespérant.

Snow bound land fait partie de la jet-set des otome pourris, ceux qui ont comme objectif d’appâter les pigeons en mal d’otome games. Otomate publie une dizaine de jeux par an alors forcément entre les très bons, il y a aussi de belles bouses.

Le scénariste était sous acide Will o wisp (PS2/PSP/DS)

On en a vu des scénarios perchés mais Will o wisp ne s’assume pas. Mettant en scène une ambiance gothique, le jeu se veut aussi relativement glauque…sauf qu’il est classé Cero B au Japon et que par conséquence le jeu ne pousse jamais plus loin l’idée de base, parfaitement dérangeante. Au début de l’aventure, l’héroïne perd son grand-père et trouve deux clés. Elle se rend compte que l’une d’elles ouvre la porte d’une pièce où elle n’avait pas le droit de rentrer. On y découvre alors un cerceuil avec un beau jeune homme à l’intérieur…la seconde clé permet de « de le remonter ». Parce que Will est une poupée. Enfin une poupée cadavre dont le regard vitreux et morne va vous paralyser de terreur pour le reste de l’aventure.

Will o wisp c’est le niveau zéro de l’intrigue et l’impression que le scénariste a réfréné ses pulsions morbides pour un résultat déplorable. A éviter absolument.

Ca va trop loin Moshikami (PSV)

Visiblement chez Rejet, il devait y avoir une personne qui n’allait pas très bien dans sa vie. Moshikami est un jeu que je ne conseillerai à personne. Les thématiques sont bien trop violentes – on parle d’abus sexuels sur enfants et adolescents – pour que je puisse en faire un objet de recommandation, au risque de froisser, voire raviver des souvenirs douloureux. J’ai conscience que je ne connais pas les personnes qui me demandent des conseils de lecture/jeu.

En dehors de ça, Moshikami est loin d’être très nul et propose un univers et des thèmes très matures pour un jeu de ce type. Je suis même assez surprise de voir un otome aborder des thèmes aussi difficiles. Il faut quand même savoir que les gars ont parfois tendance à être un peu tarés dans certaines routes. A déconseiller aux âmes sensibles.

Paf ça fait des chocapics Onedari Sharemate (PC)

Ah vous voulez un synopsis ? Eh bien, vous êtes une héroïne lambda d’otome game qui cherche une collocation pas chère. Evidemment, on vous propose de beaux bishos avec qui partager le studio. Et paf ça fait des chocapics. Bon en réalité, Onedari Sharemate n’est pas si abominable que ça, il assume simplement d’être un pure nukige et les scènes de sexe s’enchainent alors sans trop de répit. Le jeu évite ainsi tout malaise en évitant de créer un passif lourd pour les personnages.

Je dois avouer que j’ai beaucoup rigolé sur ce jeu même si le consentement ne semble pas toujours être présent. D’un autre côté, avoir ce genre de titres qui sont de pures eroges et qui évitent les situations glauques et malsaines c’est aussi une bonne chose. Donc, si vous voulez simplement du fap, Onedari Sharemate est le candidat idéal.

Pétard mouillé Norn9 (PSP/PSV)

Je vais certainement me faire des ennemis mais Norn9 est l’exemple typique de l’otome qui aurait pu être un chef d’oeuvre. Avec trois héroïnes et 9 routes, il y avait de quoi faire. Pourtant, le jeu se prend les pieds dans le tapis, incapable de raconter son histoire et trainant certaines tares indécrottables comme des scènes de redites et un rythme ennuyeux. Dommage pour un titre qui affichait de l’ambition.

Bon après tout n’est pas à jeter. Les graphismes sont plus que correctes et certains moments brillent par leur qualité narrative. Cependant, le manque de rythme et l’impression que les personnages sont complètement teubés tuent un peu l’ambiance. On apprend en effet très vite qu’il y a un traitre sur le vaisseau et que par conséquent, chacun peut mourir à tout moment. Et pourtant, personne ne fait quoique ce soit pour démasquer ledit traître. Sachant qu’en plus, son identité est grillée assez vite dans les routes donc c’est assez blasant d’avancer en connaissant le déroulement…voire même le dénouement.

Le dessinateur s’est barré en plein milieu du développement Vampire Sweetie (PC)

Parce que oui ça arrive. Sans rentrer dans les détails car Vampire Sweetie est classé R-18,  c’est un des otome games les plus moches qui m’a été donné de faire. Il n’a même pas l’excuse d’être une vieillerie d’un autre temps. Il est juste raté de bout en bout. D’un autre côté, comme l’écriture et le dessin ne suivent pas, Vampire Sweetie rejoint la liste des belles bouses qu’on se doit d’éviter.

C’est d’autant plus dommage car le studio derrière le jeu a fait de bons titres. De très bons même comme Under the moon que j’ai adoré. A savoir que Vampire Sweetie est réalisé par une équipe entièrement renouvelée, jusqu’au scénario. Donc autant vous dire que le résultat est assez déplorable et que forcément depuis, ils n’ont plus rien sortis…

Somnifère pour nuits difficiles Hiiro no kakera (PS2/DS/PSP/PS3/PSV)

Je vais encore me faire des ennemis mais si je peux admettre que Hiiro no kakera a des graphismes sublimes, le rythme très lent de la narration en a fait un supplice. Bon aussi, le lire le soir avant d’aller au lit c’était pas le meilleur plan. En dehors de cet aspect, Hiiro no kakera est un jeu magnifique, servi par des dessins sublimes et un chara-design au petits oignons. Dommage qu’une nouvelle fois le manque de rythme rend le tout bien trop plat.

A faire si pour vous les visual novels sont de pures romans interactifs. Vraiment. Sinon vous risquez d’être très déçus, d’autant plus que techniquement le jeu accuse un peu le coup, sauf si vous prenez la version PS3 qui bénéficie d’une refonte graphique du jeu. En dehors de ça, si le folklore japonais vous passionne, le jeu est idéal grâce à son ambiance onirique.

Prend les gens pour des pigeons Starry Sky (PC/PSP/3DS/PSV)

4 jeux pour l’histoire principale, 4 autres pour l’After Story. Starry Sky est un vrai cas pour les écoles de marketing. Visiblement ça s’est suffisamment vendu pour qu’un anime voit le jour. Bref, pas grand chose à dire à part que cette mode de vendre les jeux en kits est une abomination.

A part ça, je n’ai pas testé le jeu donc je me garderai bien de donner un jugement hâtif. D’après ce que j’en sais, c’est que à la base, c’était des Drama CD et qu’ils les ont adapté en otome games. Je suppose que pour vendre chaque jeu à 3000yens, ils doivent avoir un minimum de contenus. Il n’empêche que si vous souhaitez obtenir les 8 jeux, il vous faudra dépenser un peu plus de 20 000yens…

Refait l’Histoire avec un grand H Hakuoki Shinsengumi kitan (PS2/PSP/DS/PS3/3DS/PSV/PS4/PC)

Mais pas que. Hakuoki Shinsengumi kitan c’est aussi une histoire teintée de surnaturel directement inspirée du folklore japonais. Pourtant, si les otome games sur le Shinsengumi sont nombreux, rarement une oeuvre aura tant conquis les japonaises. L’Occident y cédera quelques années plus tard avec l’anime puis la localisation du jeu. Certains diront que le jeu est lent, long et pénible par ses référentiels historiques. Il est au contraire, l’oeuvre la plus accessible, dotés de graphismes sublimes et d’une histoire pouvant séduire un public très large.

Pour les allergiques aux distorsions historiques, Bakumatsu renka Shinsengumi fera votre plus grand bonheur. Bon par contre il faut s’accrocher avec une dizaine de personnages à séduire et des graphismes moins soignés. Cependant, le jeu respecte la réalité historique et il ne fait donc clairement pas dans la dentelle…même si rassurez-vous le jeu est classé Cero B au Japon.

Se veut trash pour se vendre Diabolik Lovers (PSP/PSV/PS4)

Parce que aux dernières nouvelles, ils ne semblent pas y avoir de scénario ? Diabolik Lovers fait partie de ces titres dont le succès parait improbable. Après tout, qui apprécieraient une bande de connards sadiques et masochistes ? Il faut croire que au Japon l’épopée de ces vampires continue son bout de chemin. On peut au moins reconnaître que leurs aventures sont bien plus dans le ton des oeuvres d’Anne Rice que du récent Twilight. Justice est faite.

N’attendez pas de Diabolik Lovers d’être profond ou de proposer des personnages fouillés. Chacun possède effectivement ses propres traumatismes même si il est assez difficile de compatir quand on a affaire à de tels sociopathes…

Raconte la même histoire deux fois Black wolves saga (PC/PSP/PSV)

J’ai adoré Last hope sur PSP et je suis dubitative de la version alternative au doux nom de Bloody Nightmare que je n’ai pas encore faite. Connu pour sa violence, Black wolves saga est aussi bluffant techniquement et graphiquement. Il propose un univers loin d’être rose avec des personnages qui cèdent facilement à la rage ou au sadisme. Le jeu assume ses personnages virant fous pour un résultat qui fera trembler les plus sensibles.

En revanche, pour revenir à l’histoire, difficile de justifier que deux jeux racontant une histoire de points de vue différents ont été édités. Heureusement la version PSVita permet de profiter des deux versions. Mais quand même, c’est un peu prendre les gens pour des pigeons ?

La cruche est bien pleine Amnesia:memories (PSP/PSV/PC)

Elles nous provoquent de nombreux facepalm mais rarement une héroïne a été aussi inexistante que celle de Amnesia:memories. Ceux qui ont eu le  courage de se lancer dans la version anglaise ont découvert un personnage qui ne décroche pas un mot de toute l’aventure. Etrange. En découle une ambiance malsaine, parfois glauque, face à des personnages qui ne comprennent pas notre mutisme.

En mention honorable, je mettrais bien l’héroïne de Under the moon qui pleurniche d’un rien ou celle de Diabolik Lovers dont l’instinct de survie est mort en même temps qu’elle a décidé de franchir le pas de la porte du manoir des frères Sakamaki. Souvent dotée d’une personnalité inexistante pour aider la joueuse à s’identifier, on est beaucoup plus choqué quand elle passe à la casserole sans broncher. Oui il y a des baffes qui se perdent.

Malaise Otome Kuro to kin no akanai kagi (PC)

J’ai hésité à placer Tsundere S Otome qui souffre un peu des mêmes tares. A savoir une héroïne placée dans une situation qui crée de suite un malaise. Celle de Kuro to kin no akanai kagi est une hikikomori qui finit par franchir le pas de la porte de sa chambre. Pour le meilleur et surtout le pire. J’aurai pu m’arrêter aux bonnes fins mais c’est bien trop facile. Déjà car le malaise est palpable avec des personnages qui profitent de la naïveté de notre héroïnes pour la manipuler. Ensuite parce que le jeu essaie de t’endormir avec de belles paroles mais le malaise reste toujours fort. Glauque. Trop glauque.

Dans Tsundere S Otome, l’héroïne souffre d’un gros complexe (spoiler : elle est un peu ronde) et se fait quitter par son copain juste à cause de ça. Oui, dans le fabuleux monde des otome games, il vaut mieux être belle sinon on tombe que sur des abrutis. Cependant, on se met à croire que les personnage à draguer sont de bons gars. GRAVE ERREUR. Et il y a un prêtre dans le lot. Et c’est le sadique du groupe.  JE.NE.VEUX.PAS.SAVOIR.

Se finit comme une merde Tsubasa no okai no hime (PC)

Il arrive que certains otome games se montrent beaucoup plus ambitieux ou plutôt nous font croire qu’ils ont des scénarios poussés. Tsubasa no okai no hime c’est un opening qui déchire les oreilles et les yeux, une ambiance mystérieuse et fantastique et une héroïne qui semble enfin décider de son destin. Malheureusement, les routes sont d’un vide intersidéral et les personnages d’une crétinerie sans nom. Dommage pour un titre qui avait beaucoup de potentiel.

Tsubasa no okai no hime n’est pas le seul à s’embourber dans des choix aussi peu ingénieux. Cependant, on reprochera également une héroïne qui loin d’être nunuche, se tape tout le monde un peu près en même temps. De quoi tuer l’intérêt de la drague dans le coeur. Oui, même si on essaie de choper un gars, on se retrouve avec des scènes de cul qui déboulent de nul part…avec un autre. Quand au scénario, il ne trouve jamais de conclusion.

fsdfsdasdfas

Trop beau que ça en devient ridicule Ken ga kimi (PC/PSV)

Parce que peser 11Go sur un PC, c’est pas rien pour un visual novel. Ken ga kimi c’est l’otome qui fait rêver par sa qualité graphique et technique mais pas seulement. Chaque personnage a le droit à deux routes et quatre fins dévoilant leurs passifs. Si graphiquement c’est d’une beauté sans pareille, la qualité narrative et les personnages font de ce jeu un bijou. D’ailleurs, les passés des personnages sont tous très émouvants et j’ai eu les larmes aux yeux sur la plupart. Aussi, Ken ga kimi c’est l’otome où l’intégralité du casting est formidable et ne comporte pas d’imbéciles pour brutaliser l’héroïne.

Cependant, en étant aussi abouti techniquement, on a dû mal à revenir sur des otome games plus statiques et c’est en cela que ça en devient ridicule une telle surenchère graphique. Sachez cependant que le jeu est également disponible sur PSVita.

RPG en carton Arabian’s lost the engagement of the desert (PC/PS2/DS/PSP)

Etant une grande amatrice de RPG, les otomes mélangeant visual novel et RPG m’intéressaient beaucoup. Malheureusement, dans la majorité des cas, ce sont des déceptions avec une partie RPG souvent à chier et des histoires vraiment nazes. Arabian’s lost c’est aussi des dessins très moches (dans sa première version puisqu’il y a eu un remake sur PSP) et des personnages navrants. Ils ont tous de sérieux problèmes psychologiques et notre cruche se fait trop souvent malmener durant son expédition.

Dans la catégorie grosse bouse je rajouterai aussi Real Rode, toujours un RPG en carton. C’est vraiment dommage alors que du côté des garçons on a d’excellents RPG/Visual Novels. A croire que parce que on est une fille, il faut lui éviter toute activité cérébrale qui demanderait de la stratégie ou de la tactique. Le machisme à la japonaise donne envie de se tirer une balle.

Prend les gens pour des pigeons #2 Heart no kuni no alice (PC/PS2/PSP/PSV)

Parce que faire un seul jeu ne suffisait pas. Les multiples suites et préquelles de Heart no kuni no alice ont un peu tué QuinRose. D’autant  plusque le jeu original est bien long et complexe (sans guide vous êtes morts). En dehors de ça, Heart no kuni no alice est un jeu au scénario vraiment intéressant et à la conclusion qui déroute autant qu’elle apporte une vraie fin. Par contre, vu le succès du jeu, QuinRose fut déterminé à produire pleins de jeux autour de la licence.

A vous dire, je vous conseillerai la version PSVita du jeu qui est en réalité un remake avec de nouveaux graphismes. Le jeu de base a effet des dessins assez moyens même si pour l’époque ça restait pas trop mal. Et évidemment, prenez un guide sinon vous risquez de devenir fous.

Chronophage Tokimeki memorial Girl’s Side 3 (DS/PSP)

Si perdre une centaine d’heures sur un jeu vidéo ne vous fait pas peur et encore moins sur un otome game, allez-y. La saga des Tokimeki memorial girl’s side c’est à chaque fois une dizaine de personnes à séduire en plus d’une simulation presque réelle. En même temps, c’est Konami derrière donc il y a du budget. BEAUCOUP de budget. Je vous conseille la version PSP de Tokimeki memorial girl’s side 3 complète avec beaucoup de personnages et une durée de vie absolument dantesque.

Et quand je vous dis que c’est réaliste c’est que les garçons prononceront VRAIMENT votre doux prénom et bougeront à l’écran, comme s’ils étaient devant vous. De quoi devenir complètement gaga. Moi je l’ai été et j’assume complètement.


Pffiou ! Alors, qu’avez-vous à rajouter ? N’hésitez pas à dire en commentaires si vous êtes d’accord ou pas et/ou si vous rajouterez bien un titre dans ces catégories !