– Otome Time ! – Zettai meikyuu Grimm

Développé par Karin Entertainment dont une branche parante fait également du Boy’s Love (oui vous vouliez pas savoir mais je le dis quand même) Zettai Meikyuu Grimm ~Nanatsu no Kagi to Rakuen no Otome~ est un otome game sorti sur PSP en 2010 puis sur PC l’année suivante. Pas de portage PSVita en vue, à mon grand regret mais il est possible de se procurer la version PSP via Amazon en occasion. Zettai Meikyuu Grimm est un jeu que j’ai adoré à l’époque pour son univers coloré, ses musiques entrainantes et ses personnages bien barrés. Bien évidemment ce n’est pas l’otome game du siècle mais il a le mérite d’avoir une histoire originale et bien construite.

Fiche technique

Zettai Meikyuu Grimm ~Nanatsu no Kagi to Rakuen no Otome~
Zettai Meikyuu Grimm - Nanatsu no Kagi to Rakuen no Otome
Développé par Karin Entertainment
Date de sortie initiale : Avril 2011
Classification : Cero B (12 ans et plus)
Plateformes : PC et PSP



Synopsis

Notre héroïne, Henrietta (prénom de merde en passant, faut que les japonais mettent à la poubelle l’Almanach 1870 car ça devient lourd) vit avec les frères Grimm dans un monde ressemblant de près à notre Moyen-Age. Comme toutes les petites filles, elle adore les contes de fées que les ainés des Grimm lui racontent durant leurs retours de voyage. Rêvant de vivre dans un monde féérique, notre cruche suit un beau jour un papillon qui l’a mène directement dans le piège d’un incube. Sauvée par Ludwig, le dernier des frères Grimm, l’utilisation d’un bouquin magique appartenant à ses frères provoque une réaction magique…l’entrainant lui et et Henrietta dans un profond sommeil. 5 années plus tard, nos deux héros se réveillent et découvre un monde au bord de la destruction. Ils décident de partir à la recherche des frères ainés de Ludwig tout en découvrant la vérité derrière leur monde.

Système

Plus proche de l’aventure narrative romantique que d’un otome game pur et dur, Zettai Meikyuu Grimm propose de nombreux choix à l’écran, à l’image du nombre de routes possibles (10 !). Il y a également des fucking choix à réponse rapide ; bonjour la galère quand on est lent à la compréhension en japonais.

Graphismes

Le chara-design et les illustrations sont signées Kiri qui a officié sur Danzai no Maria, un autre titre de Karin Entertainment. C’est plutôt joli mais il faut apprécier le style d’autant plus que Henrietta, l’héroïne, fait très jeune graphiquement et que ce côté « loli » peut un peu choqué. Pour autant, les CG du jeu sont splendides et nombreuses.

Avis

Comme dit plus haut, Zettai Meikyuu Grimm s’éloigne de la formule classique des otome games avec un scénario bien plus dense qu’habituellement. De fait, il n’y a pas que des routes romantiques, ce qui peut sembler un peu étrange pour les habitués…mais au regard de l’univers présenté, il est agréable de voir que les scénaristes se soient affranchis de la structure classique des otome games pour quelque chose de plus proche du visual novel.

Il est assez dommage que le jeu ne soit pas ressorti depuis sur PSVita alors même qu’une seconde édition est sorti en 2013 sur PSP. Pourtant, Zettai Meikyuu Grimm vaut vraiment le coup ! Le seul point de réticence serait évidemment le chara-design, notamment de l’héroïne. De même, comme elle avait 10 ans au moment de son sommeil avec Ludwig, elle garde une certaine innocence de son enfance et on a du mal à voir comment sa romance avec certains protagonistes semble possible.

En dehors de cela, le jeu est vraiment sympathique et on passe un bon moment en compagnie des personnages. On est intrigué par les évènements et prend rapidement goût à découvrir la vérité au travers des différentes routes.

Bilan

Histoire

Note : 5 sur 5.

Ecriture

Note : 5 sur 5.

Système de jeu

Note : 3 sur 5.

Graphismes

Note : 4 sur 5.

Bande sonore

Note : 4 sur 5.

Ces otome games qui ont marqué ma vie

Avant toute chose, je sais qu’il aurait été beaucoup plus simple de faire un simple top de mes otome games préférés. Le problème c’est qu’il est pour moi impossible de classer avec des nombres des jeux qui m’ont marqué, sur des points très différents les uns des autres. J’ai toujours été nulle pour faire des top alors j’ai préféré aujourd’hui vous parler des otome games qui m’ont marqué.

ASAKI, YUMEMISHI (あさき、ゆめみし)

Asaki, Yumemishi

Ceux qui me connaissent personnellement le savent déjà : Asaki, Yumemishi est bien plus qu’un banal otome game à mes yeux. Il a été mon premier grand amour du genre et il est pour moi impossible de le mettre ailleurs que dans la case de mon otome préféré de tous les temps. Son histoire, ses personnages, sa bande sonore, ses graphismes, j’ai craqué sur tous les aspects du jeu. Et pour dire à quel point je l’aime ce jeu, je l’ai acheté DEUX FOIS (une fois sur PC et une autre sur PSP).

Tokimeki memorial girl’s side : 3rd story (ときめきメモリアル Girl’s Side: 3rd Story)

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Vous voulez savoir quel est le meilleur dating sim simulation du monde ? C’est celui-là. Je peux dire sans honte que j’y ai passé une centaine d’heures et que je n’ai pourtant pas fais toutes les routes. Dense et incroyablement beau, ce Tokimeki Memorial Girl’s Side est une claque technique puisque les personnages peuvent réellement dire votre prénom et nom de famille. L’immersion est totale malgré une difficulté particulièrement âpre (si quelqu’un ici présent a réussi les chocolats, qu’il fasse signe). Alors qu’à l’époque j’étais moins dans le trip school life, j’ai replongé comme une adolescente…Un, voire même le meilleur jeu de simulation de drague de type otome existant !

Kin’iro no corda 3 (金色のコルダ3)

Kin'iro no Corda 3

La série des Kini’ro no Corda m’est précieuse. C’est en partie grâce à elle que je suis rentrée dans le monde des otome games après avoir visionné le premier animé en 2007. J’aurai pu vous parler de la première génération de musiciens si cher à mon coeur mais les loulous de Kin’iro no Corda 3 m’ont encore plus conquise. Le gameplay est nettement plus travaillé que sur les précédents épisodes et les résultats moins aléatoires qu’avant. Bref, un modèle du genre et j’ai tellement craqué que je me suis racheté le jeu sur PSVita en version collector ultime (qui coûte 30,000¥). Bref, c’est rapidement devenu un de mes otome games préférés et par extension un de mes jeux vidéo préférés !

Ken ga kimi (剣が君)

Ken ga Kimi

Rarement un otome game aura atteint les sommets de la perfection, autant en écriture, background, personnages, bande sonore et graphismes. Pour preuve, son classement sur la très célèbre base de données consacrée aux visual novels : The Visual Novel Database : alors que le top 10 est composé de jeux dont il existe une version anglaise -officielle ou non -, Ken ga Kimi atteint la 4ème place en étant, à ce jour, encore uniquement disponible en japonais. Un chef d’oeuvre comme il en existe très peu et qui a montré que les otome games pouvaient être de très grands visual novels.

Bakumatsu Renka shinsengumi (幕末恋華・新選組)

Bakumatsu Renka Shinsengumi

Avant la vague Hakuouki, il y a eu ce titre aussi ambitieux que exceptionnel par son traitement narratif de l’histoire japonaise. Entre dating sim et visual novel historique, ce jeu fut une de mes premières expériences, ce qui fait qu’il garde une place très chère dans mon petit coeur de fan. Le jeu cherchant au maximum de se rapprocher de la réalité historique, certains personnages n’ont jamais de fins heureuses (Okiiitaaaaa) ce qui, pour moi, représente un pari risqué mais intéressant, rien que sur le plan émotionnel. Je regrette amèrement l’absence de remaster et de portage…

Kenka bancho otome (喧嘩番長乙女)

Kenka Banchou Otome

Probablement ma dernière grosse claque de part son traitement narratif en faveur de l’héroïne ainsi que son parti-pris de mélanger otome, school life et baston pour un résultat savoureux au possible. A l’heure où l’industrie s’embourbe dans des otome games matures et bourrés de violence sexuelle, autant vous dire que Kenka Bancho Otome a été une bouffé d’air frais. Malgré un fandisc et un sequel décevants, le jeu original reste pour moi un des meilleurs jeux que j’ai fais.

On remarquera que j’ai surtout sélectionné de « vieux jeux » mais j’ai voulu faire de cet article une sélection pertinente sur des otome games qui ont été bien plus que « bons » à mes yeux. Ils m’ont marqué, émotionnellement et moralement et représentent, chacun à leur façon, ce qu’est un otome game. N’hésitez pas à commenter et à faire vous aussi vos sélections du coeur !

20 otome games

Quoi de mieux que commencer ce nouveau blog avec un petit jeu rigolo. Avant de parler des otome games, autant vous faire un petit listing de certains titres. A prendre évidemment avec humour.

Cauchemar Eveillé Jooubachi no oubou (PC)

Parce que rarement un otome game fut aussi violent. Si les eroges pour mecs font rarement dans la dentelle, côté otome on était plutôt préservé d’une certaine violence aussi bien physique que sexuelle. Bien sûr en dehors du fantasme assez répandu de « je tombe amoureuse du gars qui m’a violé pendant un tiers du jeu ». Jooubachi no oubou c’est un cran au-dessus. Les gars prennent chers. Ça change, vous me direz. Cependant, rien ne vient justifier une telle violence.

D’un autre côté vu que c’est un otome R-18, il faut pas s’étonner de voir une telle violence physique et sexuelle à l’écran. C’est pas comme si le développeur avait produit, en 2013, des drama-CD érotiques puisant dans une ambiance SM et glauque révélateur des personnalités des gars…ah ben si en fait. Cependant, le jeu a le mérite d’avoir des graphismes soignés et une ambiance plutôt réussie. Si vous souhaitez tenter l’expérience, ne venez pas me dire que je ne vous aurais pas prévenus.

Nanar Musketeers : le sang des chevaliers (PSP)

Alors que les reviews étrangères fédèrent ce titre d’Otomate, on est moins convaincu dans le camp des français. Musketeers : le sang des chevaliers c’est l’adaptation made in Otomate de l’oeuvre d’Alexandre Dumas. Visiblement ce dernier est un habitué du viol de son roman par les médias. Au cinéma, Paul W.S Anderson s’est chargé du massacre pour un résultat qui en a consterné plus d’un. Alors quand c’est les japonais qui s’y colle, et dans un jeu de drague, ça donne quoi ? C’est juste ridicule. Mais drôle.

Difficile de donner de la crédibilité à des personnages qui sont stéréotypés, à une histoire qui ne tient pas debout et une dose de fantastique dont on se serait bien passé. Dès le début du jeu, le père de l’héroïne (version féminine de D’Artagnan, no fake) se fait tuer par un démon. Elle décide alors de rejoindre l’Académie des Mousquetaires pour découvrir la vérité derrière ce meurtre. Sans divulgacher, c’est bien ce qu’on pouvait craindre…en gros Musketeers : le sang des chevaliers c’est le Hakuoki français avec moins de charme et plus de kitch. J’ai d’ailleurs grave envie de faire Bara ni Kakusareshi Verite qui visiblement renoue avec la vision complètement barge de l’Histoire de France versus Japon.

Le scénariste s’est barré en plein milieu du développement Snow bound land (PSP)

C’est d’autant plus dramatique que les illustrations sont sublimes. Snow bound land est un jeu creux. Les routes se ressemblent toutes, suivant le même déroulement jusqu’à des scènes qui sont purement et simplement calquées 5 fois. Même le combat final se conclue de la même façon peu importe le garçon. Désespérant.

Snow bound land fait partie de la jet-set des otome pourris, ceux qui ont comme objectif d’appâter les pigeons en mal d’otome games. Otomate publie une dizaine de jeux par an alors forcément entre les très bons, il y a aussi de belles bouses.

Le scénariste était sous acide Will o wisp (PS2/PSP/DS)

On en a vu des scénarios perchés mais Will o wisp ne s’assume pas. Mettant en scène une ambiance gothique, le jeu se veut aussi relativement glauque…sauf qu’il est classé Cero B au Japon et que par conséquence le jeu ne pousse jamais plus loin l’idée de base, parfaitement dérangeante. Au début de l’aventure, l’héroïne perd son grand-père et trouve deux clés. Elle se rend compte que l’une d’elles ouvre la porte d’une pièce où elle n’avait pas le droit de rentrer. On y découvre alors un cerceuil avec un beau jeune homme à l’intérieur…la seconde clé permet de « de le remonter ». Parce que Will est une poupée. Enfin une poupée cadavre dont le regard vitreux et morne va vous paralyser de terreur pour le reste de l’aventure.

Will o wisp c’est le niveau zéro de l’intrigue et l’impression que le scénariste a réfréné ses pulsions morbides pour un résultat déplorable. A éviter absolument.

Ca va trop loin Moshikami (PSV)

Visiblement chez Rejet, il devait y avoir une personne qui n’allait pas très bien dans sa vie. Moshikami est un jeu que je ne conseillerai à personne. Les thématiques sont bien trop violentes – on parle d’abus sexuels sur enfants et adolescents – pour que je puisse en faire un objet de recommandation, au risque de froisser, voire raviver des souvenirs douloureux. J’ai conscience que je ne connais pas les personnes qui me demandent des conseils de lecture/jeu.

En dehors de ça, Moshikami est loin d’être très nul et propose un univers et des thèmes très matures pour un jeu de ce type. Je suis même assez surprise de voir un otome aborder des thèmes aussi difficiles. Il faut quand même savoir que les gars ont parfois tendance à être un peu tarés dans certaines routes. A déconseiller aux âmes sensibles.

Paf ça fait des chocapics Onedari Sharemate (PC)

Ah vous voulez un synopsis ? Eh bien, vous êtes une héroïne lambda d’otome game qui cherche une collocation pas chère. Evidemment, on vous propose de beaux bishos avec qui partager le studio. Et paf ça fait des chocapics. Bon en réalité, Onedari Sharemate n’est pas si abominable que ça, il assume simplement d’être un pure nukige et les scènes de sexe s’enchainent alors sans trop de répit. Le jeu évite ainsi tout malaise en évitant de créer un passif lourd pour les personnages.

Je dois avouer que j’ai beaucoup rigolé sur ce jeu même si le consentement ne semble pas toujours être présent. D’un autre côté, avoir ce genre de titres qui sont de pures eroges et qui évitent les situations glauques et malsaines c’est aussi une bonne chose. Donc, si vous voulez simplement du fap, Onedari Sharemate est le candidat idéal.

Pétard mouillé Norn9 (PSP/PSV)

Je vais certainement me faire des ennemis mais Norn9 est l’exemple typique de l’otome qui aurait pu être un chef d’oeuvre. Avec trois héroïnes et 9 routes, il y avait de quoi faire. Pourtant, le jeu se prend les pieds dans le tapis, incapable de raconter son histoire et trainant certaines tares indécrottables comme des scènes de redites et un rythme ennuyeux. Dommage pour un titre qui affichait de l’ambition.

Bon après tout n’est pas à jeter. Les graphismes sont plus que correctes et certains moments brillent par leur qualité narrative. Cependant, le manque de rythme et l’impression que les personnages sont complètement teubés tuent un peu l’ambiance. On apprend en effet très vite qu’il y a un traitre sur le vaisseau et que par conséquent, chacun peut mourir à tout moment. Et pourtant, personne ne fait quoique ce soit pour démasquer ledit traître. Sachant qu’en plus, son identité est grillée assez vite dans les routes donc c’est assez blasant d’avancer en connaissant le déroulement…voire même le dénouement.

Le dessinateur s’est barré en plein milieu du développement Vampire Sweetie (PC)

Parce que oui ça arrive. Sans rentrer dans les détails car Vampire Sweetie est classé R-18,  c’est un des otome games les plus moches qui m’a été donné de faire. Il n’a même pas l’excuse d’être une vieillerie d’un autre temps. Il est juste raté de bout en bout. D’un autre côté, comme l’écriture et le dessin ne suivent pas, Vampire Sweetie rejoint la liste des belles bouses qu’on se doit d’éviter.

C’est d’autant plus dommage car le studio derrière le jeu a fait de bons titres. De très bons même comme Under the moon que j’ai adoré. A savoir que Vampire Sweetie est réalisé par une équipe entièrement renouvelée, jusqu’au scénario. Donc autant vous dire que le résultat est assez déplorable et que forcément depuis, ils n’ont plus rien sortis…

Somnifère pour nuits difficiles Hiiro no kakera (PS2/DS/PSP/PS3/PSV)

Je vais encore me faire des ennemis mais si je peux admettre que Hiiro no kakera a des graphismes sublimes, le rythme très lent de la narration en a fait un supplice. Bon aussi, le lire le soir avant d’aller au lit c’était pas le meilleur plan. En dehors de cet aspect, Hiiro no kakera est un jeu magnifique, servi par des dessins sublimes et un chara-design au petits oignons. Dommage qu’une nouvelle fois le manque de rythme rend le tout bien trop plat.

A faire si pour vous les visual novels sont de pures romans interactifs. Vraiment. Sinon vous risquez d’être très déçus, d’autant plus que techniquement le jeu accuse un peu le coup, sauf si vous prenez la version PS3 qui bénéficie d’une refonte graphique du jeu. En dehors de ça, si le folklore japonais vous passionne, le jeu est idéal grâce à son ambiance onirique.

Prend les gens pour des pigeons Starry Sky (PC/PSP/3DS/PSV)

4 jeux pour l’histoire principale, 4 autres pour l’After Story. Starry Sky est un vrai cas pour les écoles de marketing. Visiblement ça s’est suffisamment vendu pour qu’un anime voit le jour. Bref, pas grand chose à dire à part que cette mode de vendre les jeux en kits est une abomination.

A part ça, je n’ai pas testé le jeu donc je me garderai bien de donner un jugement hâtif. D’après ce que j’en sais, c’est que à la base, c’était des Drama CD et qu’ils les ont adapté en otome games. Je suppose que pour vendre chaque jeu à 3000yens, ils doivent avoir un minimum de contenus. Il n’empêche que si vous souhaitez obtenir les 8 jeux, il vous faudra dépenser un peu plus de 20 000yens…

Refait l’Histoire avec un grand H Hakuoki Shinsengumi kitan (PS2/PSP/DS/PS3/3DS/PSV/PS4/PC)

Mais pas que. Hakuoki Shinsengumi kitan c’est aussi une histoire teintée de surnaturel directement inspirée du folklore japonais. Pourtant, si les otome games sur le Shinsengumi sont nombreux, rarement une oeuvre aura tant conquis les japonaises. L’Occident y cédera quelques années plus tard avec l’anime puis la localisation du jeu. Certains diront que le jeu est lent, long et pénible par ses référentiels historiques. Il est au contraire, l’oeuvre la plus accessible, dotés de graphismes sublimes et d’une histoire pouvant séduire un public très large.

Pour les allergiques aux distorsions historiques, Bakumatsu renka Shinsengumi fera votre plus grand bonheur. Bon par contre il faut s’accrocher avec une dizaine de personnages à séduire et des graphismes moins soignés. Cependant, le jeu respecte la réalité historique et il ne fait donc clairement pas dans la dentelle…même si rassurez-vous le jeu est classé Cero B au Japon.

Se veut trash pour se vendre Diabolik Lovers (PSP/PSV/PS4)

Parce que aux dernières nouvelles, ils ne semblent pas y avoir de scénario ? Diabolik Lovers fait partie de ces titres dont le succès parait improbable. Après tout, qui apprécieraient une bande de connards sadiques et masochistes ? Il faut croire que au Japon l’épopée de ces vampires continue son bout de chemin. On peut au moins reconnaître que leurs aventures sont bien plus dans le ton des oeuvres d’Anne Rice que du récent Twilight. Justice est faite.

N’attendez pas de Diabolik Lovers d’être profond ou de proposer des personnages fouillés. Chacun possède effectivement ses propres traumatismes même si il est assez difficile de compatir quand on a affaire à de tels sociopathes…

Raconte la même histoire deux fois Black wolves saga (PC/PSP/PSV)

J’ai adoré Last hope sur PSP et je suis dubitative de la version alternative au doux nom de Bloody Nightmare que je n’ai pas encore faite. Connu pour sa violence, Black wolves saga est aussi bluffant techniquement et graphiquement. Il propose un univers loin d’être rose avec des personnages qui cèdent facilement à la rage ou au sadisme. Le jeu assume ses personnages virant fous pour un résultat qui fera trembler les plus sensibles.

En revanche, pour revenir à l’histoire, difficile de justifier que deux jeux racontant une histoire de points de vue différents ont été édités. Heureusement la version PSVita permet de profiter des deux versions. Mais quand même, c’est un peu prendre les gens pour des pigeons ?

La cruche est bien pleine Amnesia:memories (PSP/PSV/PC)

Elles nous provoquent de nombreux facepalm mais rarement une héroïne a été aussi inexistante que celle de Amnesia:memories. Ceux qui ont eu le  courage de se lancer dans la version anglaise ont découvert un personnage qui ne décroche pas un mot de toute l’aventure. Etrange. En découle une ambiance malsaine, parfois glauque, face à des personnages qui ne comprennent pas notre mutisme.

En mention honorable, je mettrais bien l’héroïne de Under the moon qui pleurniche d’un rien ou celle de Diabolik Lovers dont l’instinct de survie est mort en même temps qu’elle a décidé de franchir le pas de la porte du manoir des frères Sakamaki. Souvent dotée d’une personnalité inexistante pour aider la joueuse à s’identifier, on est beaucoup plus choqué quand elle passe à la casserole sans broncher. Oui il y a des baffes qui se perdent.

Malaise Otome Kuro to kin no akanai kagi (PC)

J’ai hésité à placer Tsundere S Otome qui souffre un peu des mêmes tares. A savoir une héroïne placée dans une situation qui crée de suite un malaise. Celle de Kuro to kin no akanai kagi est une hikikomori qui finit par franchir le pas de la porte de sa chambre. Pour le meilleur et surtout le pire. J’aurai pu m’arrêter aux bonnes fins mais c’est bien trop facile. Déjà car le malaise est palpable avec des personnages qui profitent de la naïveté de notre héroïnes pour la manipuler. Ensuite parce que le jeu essaie de t’endormir avec de belles paroles mais le malaise reste toujours fort. Glauque. Trop glauque.

Dans Tsundere S Otome, l’héroïne souffre d’un gros complexe (spoiler : elle est un peu ronde) et se fait quitter par son copain juste à cause de ça. Oui, dans le fabuleux monde des otome games, il vaut mieux être belle sinon on tombe que sur des abrutis. Cependant, on se met à croire que les personnage à draguer sont de bons gars. GRAVE ERREUR. Et il y a un prêtre dans le lot. Et c’est le sadique du groupe.  JE.NE.VEUX.PAS.SAVOIR.

Se finit comme une merde Tsubasa no okai no hime (PC)

Il arrive que certains otome games se montrent beaucoup plus ambitieux ou plutôt nous font croire qu’ils ont des scénarios poussés. Tsubasa no okai no hime c’est un opening qui déchire les oreilles et les yeux, une ambiance mystérieuse et fantastique et une héroïne qui semble enfin décider de son destin. Malheureusement, les routes sont d’un vide intersidéral et les personnages d’une crétinerie sans nom. Dommage pour un titre qui avait beaucoup de potentiel.

Tsubasa no okai no hime n’est pas le seul à s’embourber dans des choix aussi peu ingénieux. Cependant, on reprochera également une héroïne qui loin d’être nunuche, se tape tout le monde un peu près en même temps. De quoi tuer l’intérêt de la drague dans le coeur. Oui, même si on essaie de choper un gars, on se retrouve avec des scènes de cul qui déboulent de nul part…avec un autre. Quand au scénario, il ne trouve jamais de conclusion.

fsdfsdasdfas

Trop beau que ça en devient ridicule Ken ga kimi (PC/PSV)

Parce que peser 11Go sur un PC, c’est pas rien pour un visual novel. Ken ga kimi c’est l’otome qui fait rêver par sa qualité graphique et technique mais pas seulement. Chaque personnage a le droit à deux routes et quatre fins dévoilant leurs passifs. Si graphiquement c’est d’une beauté sans pareille, la qualité narrative et les personnages font de ce jeu un bijou. D’ailleurs, les passés des personnages sont tous très émouvants et j’ai eu les larmes aux yeux sur la plupart. Aussi, Ken ga kimi c’est l’otome où l’intégralité du casting est formidable et ne comporte pas d’imbéciles pour brutaliser l’héroïne.

Cependant, en étant aussi abouti techniquement, on a dû mal à revenir sur des otome games plus statiques et c’est en cela que ça en devient ridicule une telle surenchère graphique. Sachez cependant que le jeu est également disponible sur PSVita.

RPG en carton Arabian’s lost the engagement of the desert (PC/PS2/DS/PSP)

Etant une grande amatrice de RPG, les otomes mélangeant visual novel et RPG m’intéressaient beaucoup. Malheureusement, dans la majorité des cas, ce sont des déceptions avec une partie RPG souvent à chier et des histoires vraiment nazes. Arabian’s lost c’est aussi des dessins très moches (dans sa première version puisqu’il y a eu un remake sur PSP) et des personnages navrants. Ils ont tous de sérieux problèmes psychologiques et notre cruche se fait trop souvent malmener durant son expédition.

Dans la catégorie grosse bouse je rajouterai aussi Real Rode, toujours un RPG en carton. C’est vraiment dommage alors que du côté des garçons on a d’excellents RPG/Visual Novels. A croire que parce que on est une fille, il faut lui éviter toute activité cérébrale qui demanderait de la stratégie ou de la tactique. Le machisme à la japonaise donne envie de se tirer une balle.

Prend les gens pour des pigeons #2 Heart no kuni no alice (PC/PS2/PSP/PSV)

Parce que faire un seul jeu ne suffisait pas. Les multiples suites et préquelles de Heart no kuni no alice ont un peu tué QuinRose. D’autant  plusque le jeu original est bien long et complexe (sans guide vous êtes morts). En dehors de ça, Heart no kuni no alice est un jeu au scénario vraiment intéressant et à la conclusion qui déroute autant qu’elle apporte une vraie fin. Par contre, vu le succès du jeu, QuinRose fut déterminé à produire pleins de jeux autour de la licence.

A vous dire, je vous conseillerai la version PSVita du jeu qui est en réalité un remake avec de nouveaux graphismes. Le jeu de base a effet des dessins assez moyens même si pour l’époque ça restait pas trop mal. Et évidemment, prenez un guide sinon vous risquez de devenir fous.

Chronophage Tokimeki memorial Girl’s Side 3 (DS/PSP)

Si perdre une centaine d’heures sur un jeu vidéo ne vous fait pas peur et encore moins sur un otome game, allez-y. La saga des Tokimeki memorial girl’s side c’est à chaque fois une dizaine de personnes à séduire en plus d’une simulation presque réelle. En même temps, c’est Konami derrière donc il y a du budget. BEAUCOUP de budget. Je vous conseille la version PSP de Tokimeki memorial girl’s side 3 complète avec beaucoup de personnages et une durée de vie absolument dantesque.

Et quand je vous dis que c’est réaliste c’est que les garçons prononceront VRAIMENT votre doux prénom et bougeront à l’écran, comme s’ils étaient devant vous. De quoi devenir complètement gaga. Moi je l’ai été et j’assume complètement.


Pffiou ! Alors, qu’avez-vous à rajouter ? N’hésitez pas à dire en commentaires si vous êtes d’accord ou pas et/ou si vous rajouterez bien un titre dans ces catégories !