– Otome Time ! Spécial – La série des Kin’iro no Corda

Je vous avais parlé il y a un moment de la série Uta no Prince-sama. Comme j’adore la musique, je ne m’arrête pas en bon chemin et je vous présente aujourd’hui la série Kin’iro no Corda. Elle est développée par la division Ruby Party chez Koei Tecmo. Exelen a d’ailleurs fait un dossier très complet sur Angélique, autre série culte de ce développeur.

Kin’iro no Corda est né des attentes des joueuses d’Angélique qui souhaitaient un jeu se déroulant dans un univers plus moderne. Cependant le fantastique n’est pas complètement mis de côté avec la présence des fées dont les pouvoirs sont particulièrement puissants. Cependant, cette fois-ci, point de monde à construire mais un vrai jeu de simulation musicale.

La force de Kin’iro no Corda c’est d’avoir rendu sexy la musique classique grâce à un gameplay sans cesse renouvelé, un chara-design efficace et des personnages attachants.

Kin’iro no Corda (2003)

Plateformes : PC, PS2, PSP

Kin'iro no Corda

On suit Hino Kahoko, lycéenne au lycée Seishô qui se retrouve embarquée dans le concours intra-musical du lycée. Seul hic : elle ne sait pas jouer pas du violon. Comment est-ce possible ? Et bien, notre héroïne a la capacité spéciale de voir les fées et l’une d’entre-elles, Lili, va lui donner un violon magique.

Le premier Kin’iro no Corda est réputé pour sa difficulté presque laborieuse, à l’inverse du premier Harukanaru Toki no Naka De, autre jeu de Koei. Le jeu se déroule en plusieurs phases : Tout d’abord, vous devez récupérer les musiques pour pouvoir concourir en « chassant » les différentes fées et vous entrainer afin d’être prête pour les différentes étapes du concours. La seconde phase va consister à dialoguer avec les personnages, l’idéal étant d’ailleurs de se focaliser sur un seul love interest à la fois, au risque de finir toute seule à la fin. Vous pourrez également leur casser les oreilles pour développer vos points d’affection (spoiler : oui ça marche, ils sont devenus sourds à la fin). Des évènements se débloquent au fur et à mesure que vous avancez dans l’histoire, nécessaires pour l’avancée de votre relation.

Le jeu se caractérise par des environnements 3D dans lequel le personnage se déplace et les personnages sont dotés de lip-sync, ce qui est plutôt rare pour l’époque. Niveau histoire, chacun possède ses secrets que l’on découvre progressivement. Le jeu est très chaste, dans la continuité des Angélique. Ne vous attendez donc pas à voir beaucoup de scènes ultra romantiques, l’accent du jeu étant d’avantage autour de l’aspect dating/raising simulation.

Evaluation personnelle :

Note : 3 sur 5.

Kin’iro no Corda 2 (2007)

Plateformes : PS2, PSP, PSVita (remake)

Kin'iro no Corda 2

Suite directe du premier jeu, l’orchestre de Seishô doit désormais faire ses preuves en réalisant plusieurs séries de concerts. La chose n’est pas simple et notre héroïne doit faire face aux tensions entre les membres. Pas facile quand chacun a son égo !

Le second opus de la série propose une refonte du gameplay et la mise en place d’un mode de difficulté facile. Le jeu n’en est pas moins difficile avec les disputes qui empêchent le groupe de répéter pour les concerts (Shimizu, t’es le pire des relous, vraiment…) et les fins romantiques qui sont encore plus difficiles à obtenir. En effet, la partie raising simulation est encore plus complexe et paradoxalement, les relations étant remises à zéro (en gros il ne s’est encore rien passé avec les garçons), il convient donc d’être patient avant de voir les relations évoluer.

Evaluation personnelle :

Note : 4 sur 5.

Kin’iro no Corda 2 Encore (2007)

Plateformes : PS2, PSP

Kin'iro no Corda 2 Encore

Fandisc du second épisode sorti quelques mois après ce dernier, on suit les membres de l’orchestre après le lycée. Le jeu reprend la formule du 2 avec cette fois-ci la mise en place d’un calendrier de concerts à donner. Pas grand chose d’autres à dire à part que c’est un fandisc et qu’il est nécessaire d’avoir fait les deux premiers jeux au risque de ne pas comprendre grand chose.

Niveau gameplay, le jeu reprend exactement celui de Kin’iro no Corda 2 même si la partie romance est nettement plus développée (enfin, dirons certains !) étant donné que ce jeu fait office de fin : en effet, notre héroïne est bientôt diplômée et se retrouve à diriger un orchestre.

Evaluation personnelle:

Note : 3 sur 5.

Kin’iro no Corda 3 (2010)

Plateformes : PS2, PSP, PSVita, 3DS

Kin'iro no Corda 3

Hino Kahoko et l’orchestre de Seishô laissent leur place à une nouvelle génération de musiciens talentueux. Se déroulant 8 ans après le premier Kin’iro no Corda, on suit désormais Kohinata Kanade, une violoniste qui a perdue la flamme de la musique. Fraichement transférée à Seishô, elle rejoint le club d’orchestre et participe au concours national où différentes écoles vont s’affronter.

Reprenant le gameplay de Kin’iro no Corda 2, cet épisode introduit de nouveautés comme un jeu de rythme durant les performances. Ainsi, les concerts sont beaucoup moins aléatoires dans leur résultat. Ne croyez pas cependant que le jeu est moins ardu puisque la partie dating sim est un vrai challenge. Les personnages sont tout aussi diversifiés que complexes. Surtout, on se retrouve avec des prétendants issus de d’autres écoles, là où la première génération se côtoyaient tous dans le même lycée.

Plus complet que son prédécesseur, cet épisode est particulièrement réussi puisque Koei semble enfin maîtriser la formule avec une partie dating sim mieux intégrée au jeu.

Evaluation personnelle :

Note : 5 sur 5.

Kin’iro no Corda 3 Another Sky (2014)

Plateformes : PSP, PSVita (compilation)

Kin'iro no Corda 3 AnotherSky

Vous avez tous voulu voir ce qui se passait si Kanade avait rejoint une autre école que Seishô ? C’est chose faite avec les trois fandiscs (un pour chaque école) sortis d’abord sur PSP puis dans une compilation sur PSVita. Les jeux reprennent la formule de l’opus original même si le gameplay est beaucoup moins dirigiste.

Clairement pas indispensable, tant les personnages avaient déjà des routes dans le jeu original. Du coup, niveau histoire, le seul intérêt et de pouvoir séduire des personnages qui n’étaient pas disponibles dans le jeu original et de voir les évènements d’un autre angle.

Evaluation personnelle :

Note : 2 sur 5.

Kin’iro no Corda 4 (2016)

Plateformes : PSVita

Kin'iro no Corda 4

Suite directe du 3, le jeu reprend en réalité la formule de Kin’iro no Corda 2 Encore avec plusieurs séries de concerts à donner et un planning à gérer en plus des entraînements. Plus corsé que le 3 avec une nouvelle approche de la partie simulation, cet épisode en a dérouté plus d’une. Il faut dire, le jeu est nettement moins dirigiste que le précédent épisode et la partie dating sim assez complexe.

On rajoutera un nouveau moteur pour le mode libre qui ne m’a personnellement pas entièrement convaincue. De même, les entraînements s’effectuent avec des musiciens professionnels et on perd ainsi tout l’intérêt des rendez-vous avec les garçons qui se profilaient derrière les répétitions.

Evaluation personnelle :

Note : 3.5 sur 5.

Kin’iro no Corda Octave (2019)

Plateformes : PC, PSVita, Nintendo Switch

Kin'iro no Corda Octave

Dernier opus en date, ce Kin’iro no Corda Octave est un jeu « fanservice » où l’on retrouve l’intégralité des musiciens de la saga dans une histoire complètement uchronique. Fini la simulation et le dating sim à vous faire péter la manette, place au jeu de rythme traditionnel matiné de romance. Si la partie « visual novel » fait le minimum syndical, la partie jeu de rythme se révèle prenante et d’un certain challenge (surtout si vous êtes une quiche pour ça).

Loin de faire l’unanimité (suffit de voir les commentaires incendiaires sur Amazon Japan…), cet opus aurait dû être à la base un jeu mobile et le portage sur consoles et PC s’est fait de manière précipité. On rajoutera que le changement de chara-designer n’a pas non plus fait plaisir aux fans. Bref, un jeu peu intéressant qui ne s’adresse qu’aux fans de la franchise.

Evaluation personnelle :

Note : 2 sur 5.

Système

A l’exception de Kin’iro no Corda Octave qui est un jeu de rythme, la série se distingue des otome games classiques en proposant un gameplay mêlant dating sim et simulation/gestion. A partir de l’épisode 3, des phases de jeu de rythme vont même accompagner les performances des personnages. Cette richesse dans le gameplay fait que la série a la réputation d’être difficile d’accès. Si le premier épisode souffrait d’absence de tutoriel, les autres épisodes accompagnent un peu plus les joueurs dans la structure du jeu. Ne croyez cependant pas que cela a rendu les jeux plus simples !

Globalement, chaque épisode suit le schéma suivant : vous devez répéter dans un temps limité sur des titres de votre choix ou non afin de réaliser des performances publiques. Dans le premier épisode, un concours intra-lycée est au centre de l’histoire ; dans le troisième c’est carrément un concours entre écoles. Les répétitions s’effectuent soit seul ou avec nos love interests. L’intérêt des répétitions en duo c’est qu’elles ne font pas seulement progresser notre personnage mais également augmenter les points d’affection.

Selon comment vous vous entraînez, les performances se déroulent avec une note de fin qui va de D à SSS. Dans Kin’iro no Corda 2, il n’y a plus de concours mais avoir de mauvaises performances bloquent automatiquement l’accès à des routes. Oui les personnages sont facilement irritables :).

A mes yeux c’est Kin’iro no Corda 3 qui possède le gameplay le plus réussi de la série. D’une part, le tutoriel est clair et guide vraiment bien les nouveaux joueurs pour réussir à progresser et surtout le système d’affection est vraiment bien conçu pour voir comment avance nos relations avec les personnages.

Graphismes

La Ruby Party a beau être une division secondaire de Koei Tecmo, ne croyez cependant pas que les jeux soient moins bien soignés. Depuis le premier épisode, la série bénéficie de graphismes de qualité, bien aidé par le talent de Yuki Kure qui a signé le chara-design et les illustrations de tous les épisodes…jusqu’au dernier. Vous comprenez un peu mieux pourquoi les fans ont pris en grippe le jeu (oui c’est un peu du niveau du scandale de Diabolik Lovers qui a changé d’artiste).

L’autre particulier des Kin’iro no Corda est que l’on peut se déplacer dans différents lieux avec un rendu très « RPG », le tout en 3D. Ne vous attendez évidemment pas à de la 3D réaliste ; les personnages sont tous en chibi-chara à l’écran.

Une série de jeux vidéo atypique

La licence Kin’iro no Corda n’a certes pas autant d’épisodes que les deux autres séries phares de Koei Tecmo mais sa formule, entre dating sim, simulation et jeu de rythme promet du challenge pour quiconque s’aventure. Pour moi, elle résonne particulièrement parce que c’est l’adaptation du premier jeu en anime qui m’a plongé dans les otome games des années plus tard. Je me rappelle à l’époque avoir voulu plus que tout jouer au jeu, intriguée par le mélange simulation/jeu de drague.

Pour autant les jeux, en dehors de Kin’iro no Corda 3, sont loin d’être parfaits. Entre difficulté mal ajustée et l’obligation de devoir passer par un guide pour comprendre les mécanismes, les jeux sont loin d’être simples à prendre en main. D’un côté, c’est ce qui les rend intéressants car ils ne sont pas des otome games classiques mais d’un autre, j’ai un mal fou à les conseiller aux gens.

J’espère qu’avec la Nintendo Switch, Koei retiendra les leçons de l’échec du dernier opus et saura proposer de nouveaux jeux avec pourquoi une nouvelle génération de musiciens afin de repartir de bon pied.

– Otome Time ! – Kin’iro no Corda 3

Tags: Anime, Kure Yuki, Koei, Kiniro no Corda 3, Daichi Sakaki, Mizushima Haruto, Kisaragi Kyoya, Kisaragi Ritsu, Official Art, Self Scanned, Scan

Update du 11/05/2020 : Avec l’arrivée de la version PSVita, je me suis permise de réactualiser ce test.

Kin’iro no Corda fait partie de mes séries d’otome games de coeur. C’est le premier anime qui m’a amené dans le monde des otome games et les jeux sont des modèles du genre simulation. Ce troisième épisode propose une nouvelle génération de musiciens ainsi qu’une héroïne renouvelée. Mélangeant simulation, jeu de rythme et dating sim, la formule trouve enfin un équilibre avec ce troisième volet.

— Fiche technique —

Kin'iro no Corda 3
Kin'iro no Corda 3 
Développé par : Koei Tecmo
Date de sortie initiale : Février 2010
Classification : Cero B
Support : PS2/PSP/PSVita/3DS

Synopsis

Kanade Kohinata est une violoniste considérée dans son enfance comme une prodige jusqu’au jour où elle reçoit un message alarmant « alors, tu as atteint ta limite ? » lors d’un concours. Plongeant alors dans un grand désarrois, elle n’abandonne pas le violon mais perd grandement confiance dans ses talents. En deuxième année au lycée Seisho (le même que dans Kin’iro no Corda 1/2), elle rejoint le club d’orchestre et se retrouve embarquée dans le concours national de musique classique.

Personnages

Ecole Seisho

Kohinata Kanade

Kohinata Kanade : Nouvelle héroïne de la série. Cette fois-ci fini la novice, place à une prodige qui malheureusement a perdu la flamme de la passion pour la musique. Elle rejoint le club d’orchestre de Seisho sans trop de conviction. C’était une violoniste prodige dans sa jeunesse mais un lâche connard lui a démonté le moral.

Kisaragi Kyouya

Kisaragi Kyouya : Meilleur ami de l’héroïne, c’est lui qui la pousse à rejoindre le club d’orchestre. Il joue du violon et vit dans l’ombre de son frère ainé. Heureusement un évènement va le propulser en première ligne. Pas grand chose à dire sur Kyouya à part que ça crève les yeux qu’il est fou amoureux de Kanade mais évidemment la belle voit quedal…

Kisaragi Ritsu

Kisaragi Ritsu : Frère ainé de Kyouya et président du club d’orchestre, Ritsu est aussi un ami de Kanade. Il joue du violon, considéré d’ailleurs comme un vrai prodige. Un évènement va pourtant le remettre en question, l’obligeant à prendre du recul sur le groupe.

Sakaki Daichi

Sakaki Daichi : Vice président du club d’orchestre de Seisho, Daishi joue de l’alto et accueille avec beaucoup de bienveillance notre héroïne (oui il a une petite idée derrière la tête). Charmeur, il est aussi ami avec Ritsu qu’il soutiendra tout au long du jeu.

Mizushima Haruto

Mizushima Haruto : Ce premiere année est un talentueux violoncelliste membre du club d’orchestre de Seisho. Bien que sérieux, il est facile à désarçonner pour notre plus grand plaisir :p Haruto éprouve beaucoup de respect pour Kanade et fera tout son possible pour la remotiver au sein de l’orchestre.

Ecole Shiseikan (aka mes loulous <3)

Yagisawa Yukihiro

Yagisawa Yukihiro : Président du club d’orchestre, il se révèle être un excellent leader privilégiant la cohésion de groupe sur les individualités. Il joue de la trompette.

Hozumi Shirou

Hozumi Shirou : Sous ses airs intimidants, Shirou est en réalité une vraie guimauve (alalala ces romantiques…). Il joue de la trompette contraste autant physiquement que moralement des standards que l’on retrouve dans les concours musicaux.

Mizushima Arata

Mizushima Arata : Ce joyeux luron joue du trombone et est le cousin de Haruto (pour le plus grand malheur de ce dernier :D). Sa bonne humeur est contagieuse et il sympathise très vite avec les membres du club de Seisho, cherchant d’ailleurs les faveurs de Kanade.

Ecole Jinnan (aka les tortionnaires de mes oreilles)

Tougane Chiaki

Togane Chiaki : Riche, belle gueule et incroyablement casse-pieds. Chiaki joue du violon électrique et je suis désolée de le dire mais il n’a pas le talent de Lindsey Stirling parce que la prestation de Jinnan m’a fait couper le son de ma console pour éviter de finir sourde. Bref, chiant comme la pluie même si lui aussi sympathise avec les membres de Seishô.

Toki Housei

Toki Housei : Ami de Chiaki qui l’accompagne dans son délire de massacrer la musique classique puisqu’il joue lui aussi du violon électrique. Tout aussi charmeur, il cache un lourd secret.

Ecole Amane

Myouga Reiji

Myouga Reiji : Personnage exécrable du jeu. Il hait l’héroïne pour une raison qui dépasse tout le monde et passe son temps à écraser les autres pour prouver sa suprématie. En plus il joue du violon (encore !). Autant dire que je ne l’aime pas du tout et que malgré qu’il soit « canon » dans le jeu, j’ai eu envie de lâcher la manette plus d’une fois.

Amamiya Sei

Amamiya Sei : Pianiste prodige, il rencontre par hasard Kanade au début du jeu et s’intéresse à elle, lui donnant la confiance de reprendre la musique. Il est à la recherche de ce qui lui manque dans son jeu (l’amouuuuuuur mais chut) et se révèle un soutien inattendu pour l’héroïne.

Nanami Sousuke

Nanami Sousuke : Mon bébé <3. Il se fait évincer par Reiji de l’orchestre et l’héroïne le rencontre au moment où il est prêt à balancer son violoncelle par-dessus un pont. Kanade va lui redonner du courage mais autant dire que c’est pas gagné vu l’ambiance…Un pauvre choupinet entouré de gens cancers, il serait mieux bien dans une autre école.

Gameplay

Kin’iro no Corda 3 reprend la recette du précédent épisode avec quelques nouveautés. Durant la journée vous allez devoir vous entrainer afin de maîtriser les musiques puis une fois que c’est fait, vous pourrez commencer l’entrainement en groupe afin de se préparer pour les concerts. Le petit plus, ce sont les entrainements en duo qui permettent d’augmenter vos talents ainsi que ceux de votre chouchou (oui moi je m’entraine avec mes chouchous).

Pour améliorer vos performances, acheter des partitions ou booster votre relation avec votre chouchou, le jeu propose une boutique. Vous pouvez y acheter en échange des BP, la monnaie du jeu. Ces derniers s’obtiennent en réalisant des performances devant du public. Plus vous jouez, plus vous en gagnez.

Lors des concerts, des phases de jeu de rythme ponctuent les musiques. En réussissant des combos vous déclenchez la Master Field – sorte de Limit Break – du meneur du groupe qui permet de faire péter le score de votre performance. Les notes vont de D à SS et évidemment il vous faudra obtenir la meilleure note pour gagner face à vos adversaires. A savoir que Kanade ne peut pas utiliser sa Master Field.

Evidemment le jeu n’oublie pas qu’il est également un dating sim et de nombreux choix de dialogues vont jalonner vos interactions avec le casting. Les events sont signalés sur la mini-map par des icônes clignotantes et permettent d’approfondir vos relations avec les garçons. En fonction de vos réponses, les dialogues s’orienteront vers un garçon ou plusieurs donc soyez attentifs !

Avis

Plus complet que son prédécesseur, ce Kin’iro no Corda propose également un casting plus diversifié avec la présence de musiciens rivaux de l’école de l’héroïne. Le jeu est également moins brouillon que les deux premiers épisodes avec la mise en place de phases de gameplay durant les performances, les rendant ainsi moins aléatoires dans leur résultat. Seul bémol, il faut évidemment que ça discute durant les performances, là où Kin’iro no Corda 1/2 nous laissait apprécier la musique.

De même, le casting s’étoffe avec 12 personnages à séduire, chacun ayant une personnalité bien à eux. Bien que rivaux, des amitiés se créent entre les protagonistes et il est plaisant de voir que tout ne tourne pas que autour de l’héroïne avec des interactions parfois étonnantes. Il y a une vraie diversité au sein des groupes musicaux avec des problématiques qui servent de toile de fond au jeu.

Etant un peu réticente à devoir accueillir une nouvelle génération de musiciens après avoir été marquée par la première, je me suis surprise à apprécier les personnages au fur et à mesure du jeu. Mention spéciale au club d’orchestre du lycée Shiseikan : de braves gars qui deviennent rapidement nos potes et mes chouchous du jeu.

Bilan

Histoire

Note : 4 sur 5.

Ecriture

Note : 4 sur 5.

Système de jeu

Note : 5 sur 5.

Graphismes

Note : 5 sur 5.

Bande Sonore

Note : 5 sur 5.

Retour sur la version PSVita

En 2018, Koei Tecmo sort le jeu sur PSVita après les précédentes éditions sur PS2, PSP et 3DS. On aurait pu penser que c’est l’affaire d’un banal portage de plus. Il en est rien. La version PSVita propose, en plus du contenu supplémentaire de la version 3DS, un upgrade graphique qui s’accompagne d’animations durant le déclenchement de la Master Field et de nouvelles variations de CG et de sprites.

Et bien évidemment, pour les plus téméraires, le platine peut s’avérer un très bon challenge ! (qui a dit que les otome games étaient simples ?).

Mettant procuré la version collector à 30,000¥, celle-ci propose Kini’ro no Corda 3 et Another Sky ensemble avec un paquet de bonus : une collection de drama CD avec le livret, les OST des jeux, la collection des illustrations autour dans deux ouvrages et des illustrations cartonnées à afficher.

Image

Ces otome games qui ont marqué ma vie

Avant toute chose, je sais qu’il aurait été beaucoup plus simple de faire un simple top de mes otome games préférés. Le problème c’est qu’il est pour moi impossible de classer avec des nombres des jeux qui m’ont marqué, sur des points très différents les uns des autres. J’ai toujours été nulle pour faire des top alors j’ai préféré aujourd’hui vous parler des otome games qui m’ont marqué.

ASAKI, YUMEMISHI (あさき、ゆめみし)

Asaki, Yumemishi

Ceux qui me connaissent personnellement le savent déjà : Asaki, Yumemishi est bien plus qu’un banal otome game à mes yeux. Il a été mon premier grand amour du genre et il est pour moi impossible de le mettre ailleurs que dans la case de mon otome préféré de tous les temps. Son histoire, ses personnages, sa bande sonore, ses graphismes, j’ai craqué sur tous les aspects du jeu. Et pour dire à quel point je l’aime ce jeu, je l’ai acheté DEUX FOIS (une fois sur PC et une autre sur PSP).

Tokimeki memorial girl’s side : 3rd story (ときめきメモリアル Girl’s Side: 3rd Story)

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Vous voulez savoir quel est le meilleur dating sim simulation du monde ? C’est celui-là. Je peux dire sans honte que j’y ai passé une centaine d’heures et que je n’ai pourtant pas fais toutes les routes. Dense et incroyablement beau, ce Tokimeki Memorial Girl’s Side est une claque technique puisque les personnages peuvent réellement dire votre prénom et nom de famille. L’immersion est totale malgré une difficulté particulièrement âpre (si quelqu’un ici présent a réussi les chocolats, qu’il fasse signe). Alors qu’à l’époque j’étais moins dans le trip school life, j’ai replongé comme une adolescente…Un, voire même le meilleur jeu de simulation de drague de type otome existant !

Kin’iro no corda 3 (金色のコルダ3)

Kin'iro no Corda 3

La série des Kini’ro no Corda m’est précieuse. C’est en partie grâce à elle que je suis rentrée dans le monde des otome games après avoir visionné le premier animé en 2007. J’aurai pu vous parler de la première génération de musiciens si cher à mon coeur mais les loulous de Kin’iro no Corda 3 m’ont encore plus conquise. Le gameplay est nettement plus travaillé que sur les précédents épisodes et les résultats moins aléatoires qu’avant. Bref, un modèle du genre et j’ai tellement craqué que je me suis racheté le jeu sur PSVita en version collector ultime (qui coûte 30,000¥). Bref, c’est rapidement devenu un de mes otome games préférés et par extension un de mes jeux vidéo préférés !

Ken ga kimi (剣が君)

Ken ga Kimi

Rarement un otome game aura atteint les sommets de la perfection, autant en écriture, background, personnages, bande sonore et graphismes. Pour preuve, son classement sur la très célèbre base de données consacrée aux visual novels : The Visual Novel Database : alors que le top 10 est composé de jeux dont il existe une version anglaise -officielle ou non -, Ken ga Kimi atteint la 4ème place en étant, à ce jour, encore uniquement disponible en japonais. Un chef d’oeuvre comme il en existe très peu et qui a montré que les otome games pouvaient être de très grands visual novels.

Bakumatsu Renka shinsengumi (幕末恋華・新選組)

Bakumatsu Renka Shinsengumi

Avant la vague Hakuouki, il y a eu ce titre aussi ambitieux que exceptionnel par son traitement narratif de l’histoire japonaise. Entre dating sim et visual novel historique, ce jeu fut une de mes premières expériences, ce qui fait qu’il garde une place très chère dans mon petit coeur de fan. Le jeu cherchant au maximum de se rapprocher de la réalité historique, certains personnages n’ont jamais de fins heureuses (Okiiitaaaaa) ce qui, pour moi, représente un pari risqué mais intéressant, rien que sur le plan émotionnel. Je regrette amèrement l’absence de remaster et de portage…

Kenka bancho otome (喧嘩番長乙女)

Kenka Banchou Otome

Probablement ma dernière grosse claque de part son traitement narratif en faveur de l’héroïne ainsi que son parti-pris de mélanger otome, school life et baston pour un résultat savoureux au possible. A l’heure où l’industrie s’embourbe dans des otome games matures et bourrés de violence sexuelle, autant vous dire que Kenka Bancho Otome a été une bouffé d’air frais. Malgré un fandisc et un sequel décevants, le jeu original reste pour moi un des meilleurs jeux que j’ai fais.

On remarquera que j’ai surtout sélectionné de « vieux jeux » mais j’ai voulu faire de cet article une sélection pertinente sur des otome games qui ont été bien plus que « bons » à mes yeux. Ils m’ont marqué, émotionnellement et moralement et représentent, chacun à leur façon, ce qu’est un otome game. N’hésitez pas à commenter et à faire vous aussi vos sélections du coeur !