– Otome Time ! – Storm Lover

Les otome games dating sim ne sont pas très nombreux (à mon grand regret) et la courte série des Storm Lover développé par le studio Vridge en fait partie. Le premier épisode est sorti sur PSP et PSVita et a connu en 2015 une traduction anglaise non officielle qui a fait le bonheur des fans du genre.

Fiche technique

Storm Lover
Storm Lover 
Développé par Vridge 
Date de sortie initiale : Août 2010
Classification : Cero B (Déconseillé aux moins de 12 ans)
Plateformes : PSP et PSVita






Synopsis

Vous – oui vous êtes une jeune lycéenne qui arrive dans un nouveau lycée. Vous faites rapidement la connaissance de vos camarades de classe (et de vos prétendants possibles). Durant cette année scolaire, il ne tient qu’à vous pour faire tout ce qui est en votre possible pour séduire le ou les garçons de votre choix !

Gameplay

Storm Lover est un raising simulation. Après avoir rentré des informations fort essentielles comme votre date de naissance et votre couleur préféré, votre objectif principal sera d’augmenter vos compétences dans les différentes matières scolaires (anglais, sport, musique etc). Chaque personnage possède une matière préférée, ce qui vous demandera de vous spécialiser dans le domaine en question !

Le reste du temps, vous le passerez à plus ou moins harcelé votre love interest puisque le jeu vous propose une carte sur laquelle parler aux différents garçons. De plus, chaque début de mois, le jeu vous demande quel trajet vous souhaitez emprunter pour aller au lycée avec la possibilité de le faire avec un ou plusieurs garçons.

Pour autant, ce qui rend Storm Lover original (ou détestable, selon de quel point de vue vous vous placez), c’est la possibilité d’aller dans les bras d’un autre alors que vous êtes déjà en couple. Voui c’est pas très réglo…

Graphismes

Sans atteindre la qualité d’un Tokimeki Memorial Girl’s Side, Storm Lover est un jeu vraiment soigné. Les sprites possèdent quelques animations et si personnellement je n’ai pas du tout adhéré au chara-design, il n’y a ainsi dire pas grand chose à redire sur la qualité graphique du jeu.

Avis

Je vais être honnête, Storm Lover n’a clairement pas le charme d’un Tokimeki Memorial Girl’s Side, d’autant plus qu’il est sorti la même année que le troisième épisode de ce dernier. La comparaison est assez évidente même s’il serait dommage de critiquer le jeu de cette manière.

Cependant, Storm Lover ne m’a pas spécialement convaincu. La partie raising simulation est beaucoup trop simple et n’y a donc aucun challenge. Idem pour la romance qui se construit TRÈS rapidement quand on décide de se focaliser sur un personnage. Viens alors le principal soucis de ce jeu : le temps devient très long puisque les events « amoureux » sont très peu nombreux, d’autant plus qu’il n’y a ainsi dire, plus vraiment de difficulté lié à la romance. Là où dans un Tokimeki Memorial Girl’s Side on passe trois années à séduire un gars en se prenant des vents, Storm Lover est en est pratiquement l’anti-thèse…

Alors certes, il y a le concept de 3P routes puisque on peut effectivement séduire plusieurs personnages en même temps. Dans n’importe quel otome game cela tournerait au game over mais dans Storm Lover c’est même une des particularités du gameplay. Et vu que le jeu est lent et qu’on s’ennuie un peu une fois qu’on est en couple, on se retrouve invariablement à aller voir un autre (alors que pourtant je suis une romantique dans l’âme, allez comprendre…). Et encore, j’ai tenté d’être amie avec plusieurs personnages et je me suis retrouvée avec des déclarations d’amour de ces deniers et ça c’était pas vraiment prévu.

Pour autant, si j’ai l’air d’émettre un avis très négatif, Storm Lover n’est absolument pas un mauvais otome game ! Il est même une excellente porte d’entrée dans le genre simulation pour ceux qui voudraient s’habituer aux mécaniques du genre. Sa facilité permet aussi aux joueurs de ne pas être trop stressés par le temps qui passe.

Bilan

Histoire

Note : 2 sur 5.

Ecriture

Note : 2 sur 5.

Système de jeu

Note : 4 sur 5.

Graphismes

Note : 4 sur 5.

Bande sonore

Note : 2 sur 5.

– Otome Time ! Spécial – La série des Kin’iro no Corda

Je vous avais parlé il y a un moment de la série Uta no Prince-sama. Comme j’adore la musique, je ne m’arrête pas en bon chemin et je vous présente aujourd’hui la série Kin’iro no Corda. Elle est développée par la division Ruby Party chez Koei Tecmo. Exelen a d’ailleurs fait un dossier très complet sur Angélique, autre série culte de ce développeur.

Kin’iro no Corda est né des attentes des joueuses d’Angélique qui souhaitaient un jeu se déroulant dans un univers plus moderne. Cependant le fantastique n’est pas complètement mis de côté avec la présence des fées dont les pouvoirs sont particulièrement puissants. Cependant, cette fois-ci, point de monde à construire mais un vrai jeu de simulation musicale.

La force de Kin’iro no Corda c’est d’avoir rendu sexy la musique classique grâce à un gameplay sans cesse renouvelé, un chara-design efficace et des personnages attachants.

Kin’iro no Corda (2003)

Plateformes : PC, PS2, PSP

Kin'iro no Corda

On suit Hino Kahoko, lycéenne au lycée Seishô qui se retrouve embarquée dans le concours intra-musical du lycée. Seul hic : elle ne sait pas jouer pas du violon. Comment est-ce possible ? Et bien, notre héroïne a la capacité spéciale de voir les fées et l’une d’entre-elles, Lili, va lui donner un violon magique.

Le premier Kin’iro no Corda est réputé pour sa difficulté presque laborieuse, à l’inverse du premier Harukanaru Toki no Naka De, autre jeu de Koei. Le jeu se déroule en plusieurs phases : Tout d’abord, vous devez récupérer les musiques pour pouvoir concourir en « chassant » les différentes fées et vous entrainer afin d’être prête pour les différentes étapes du concours. La seconde phase va consister à dialoguer avec les personnages, l’idéal étant d’ailleurs de se focaliser sur un seul love interest à la fois, au risque de finir toute seule à la fin. Vous pourrez également leur casser les oreilles pour développer vos points d’affection (spoiler : oui ça marche, ils sont devenus sourds à la fin). Des évènements se débloquent au fur et à mesure que vous avancez dans l’histoire, nécessaires pour l’avancée de votre relation.

Le jeu se caractérise par des environnements 3D dans lequel le personnage se déplace et les personnages sont dotés de lip-sync, ce qui est plutôt rare pour l’époque. Niveau histoire, chacun possède ses secrets que l’on découvre progressivement. Le jeu est très chaste, dans la continuité des Angélique. Ne vous attendez donc pas à voir beaucoup de scènes ultra romantiques, l’accent du jeu étant d’avantage autour de l’aspect dating/raising simulation.

Evaluation personnelle :

Note : 3 sur 5.

Kin’iro no Corda 2 (2007)

Plateformes : PS2, PSP, PSVita (remake)

Kin'iro no Corda 2

Suite directe du premier jeu, l’orchestre de Seishô doit désormais faire ses preuves en réalisant plusieurs séries de concerts. La chose n’est pas simple et notre héroïne doit faire face aux tensions entre les membres. Pas facile quand chacun a son égo !

Le second opus de la série propose une refonte du gameplay et la mise en place d’un mode de difficulté facile. Le jeu n’en est pas moins difficile avec les disputes qui empêchent le groupe de répéter pour les concerts (Shimizu, t’es le pire des relous, vraiment…) et les fins romantiques qui sont encore plus difficiles à obtenir. En effet, la partie raising simulation est encore plus complexe et paradoxalement, les relations étant remises à zéro (en gros il ne s’est encore rien passé avec les garçons), il convient donc d’être patient avant de voir les relations évoluer.

Evaluation personnelle :

Note : 4 sur 5.

Kin’iro no Corda 2 Encore (2007)

Plateformes : PS2, PSP

Kin'iro no Corda 2 Encore

Fandisc du second épisode sorti quelques mois après ce dernier, on suit les membres de l’orchestre après le lycée. Le jeu reprend la formule du 2 avec cette fois-ci la mise en place d’un calendrier de concerts à donner. Pas grand chose d’autres à dire à part que c’est un fandisc et qu’il est nécessaire d’avoir fait les deux premiers jeux au risque de ne pas comprendre grand chose.

Niveau gameplay, le jeu reprend exactement celui de Kin’iro no Corda 2 même si la partie romance est nettement plus développée (enfin, dirons certains !) étant donné que ce jeu fait office de fin : en effet, notre héroïne est bientôt diplômée et se retrouve à diriger un orchestre.

Evaluation personnelle:

Note : 3 sur 5.

Kin’iro no Corda 3 (2010)

Plateformes : PS2, PSP, PSVita, 3DS

Kin'iro no Corda 3

Hino Kahoko et l’orchestre de Seishô laissent leur place à une nouvelle génération de musiciens talentueux. Se déroulant 8 ans après le premier Kin’iro no Corda, on suit désormais Kohinata Kanade, une violoniste qui a perdue la flamme de la musique. Fraichement transférée à Seishô, elle rejoint le club d’orchestre et participe au concours national où différentes écoles vont s’affronter.

Reprenant le gameplay de Kin’iro no Corda 2, cet épisode introduit de nouveautés comme un jeu de rythme durant les performances. Ainsi, les concerts sont beaucoup moins aléatoires dans leur résultat. Ne croyez pas cependant que le jeu est moins ardu puisque la partie dating sim est un vrai challenge. Les personnages sont tout aussi diversifiés que complexes. Surtout, on se retrouve avec des prétendants issus de d’autres écoles, là où la première génération se côtoyaient tous dans le même lycée.

Plus complet que son prédécesseur, cet épisode est particulièrement réussi puisque Koei semble enfin maîtriser la formule avec une partie dating sim mieux intégrée au jeu.

Evaluation personnelle :

Note : 5 sur 5.

Kin’iro no Corda 3 Another Sky (2014)

Plateformes : PSP, PSVita (compilation)

Kin'iro no Corda 3 AnotherSky

Vous avez tous voulu voir ce qui se passait si Kanade avait rejoint une autre école que Seishô ? C’est chose faite avec les trois fandiscs (un pour chaque école) sortis d’abord sur PSP puis dans une compilation sur PSVita. Les jeux reprennent la formule de l’opus original même si le gameplay est beaucoup moins dirigiste.

Clairement pas indispensable, tant les personnages avaient déjà des routes dans le jeu original. Du coup, niveau histoire, le seul intérêt et de pouvoir séduire des personnages qui n’étaient pas disponibles dans le jeu original et de voir les évènements d’un autre angle.

Evaluation personnelle :

Note : 2 sur 5.

Kin’iro no Corda 4 (2016)

Plateformes : PSVita

Kin'iro no Corda 4

Suite directe du 3, le jeu reprend en réalité la formule de Kin’iro no Corda 2 Encore avec plusieurs séries de concerts à donner et un planning à gérer en plus des entraînements. Plus corsé que le 3 avec une nouvelle approche de la partie simulation, cet épisode en a dérouté plus d’une. Il faut dire, le jeu est nettement moins dirigiste que le précédent épisode et la partie dating sim assez complexe.

On rajoutera un nouveau moteur pour le mode libre qui ne m’a personnellement pas entièrement convaincue. De même, les entraînements s’effectuent avec des musiciens professionnels et on perd ainsi tout l’intérêt des rendez-vous avec les garçons qui se profilaient derrière les répétitions.

Evaluation personnelle :

Note : 3.5 sur 5.

Kin’iro no Corda Octave (2019)

Plateformes : PC, PSVita, Nintendo Switch

Kin'iro no Corda Octave

Dernier opus en date, ce Kin’iro no Corda Octave est un jeu « fanservice » où l’on retrouve l’intégralité des musiciens de la saga dans une histoire complètement uchronique. Fini la simulation et le dating sim à vous faire péter la manette, place au jeu de rythme traditionnel matiné de romance. Si la partie « visual novel » fait le minimum syndical, la partie jeu de rythme se révèle prenante et d’un certain challenge (surtout si vous êtes une quiche pour ça).

Loin de faire l’unanimité (suffit de voir les commentaires incendiaires sur Amazon Japan…), cet opus aurait dû être à la base un jeu mobile et le portage sur consoles et PC s’est fait de manière précipité. On rajoutera que le changement de chara-designer n’a pas non plus fait plaisir aux fans. Bref, un jeu peu intéressant qui ne s’adresse qu’aux fans de la franchise.

Evaluation personnelle :

Note : 2 sur 5.

Système

A l’exception de Kin’iro no Corda Octave qui est un jeu de rythme, la série se distingue des otome games classiques en proposant un gameplay mêlant dating sim et simulation/gestion. A partir de l’épisode 3, des phases de jeu de rythme vont même accompagner les performances des personnages. Cette richesse dans le gameplay fait que la série a la réputation d’être difficile d’accès. Si le premier épisode souffrait d’absence de tutoriel, les autres épisodes accompagnent un peu plus les joueurs dans la structure du jeu. Ne croyez cependant pas que cela a rendu les jeux plus simples !

Globalement, chaque épisode suit le schéma suivant : vous devez répéter dans un temps limité sur des titres de votre choix ou non afin de réaliser des performances publiques. Dans le premier épisode, un concours intra-lycée est au centre de l’histoire ; dans le troisième c’est carrément un concours entre écoles. Les répétitions s’effectuent soit seul ou avec nos love interests. L’intérêt des répétitions en duo c’est qu’elles ne font pas seulement progresser notre personnage mais également augmenter les points d’affection.

Selon comment vous vous entraînez, les performances se déroulent avec une note de fin qui va de D à SSS. Dans Kin’iro no Corda 2, il n’y a plus de concours mais avoir de mauvaises performances bloquent automatiquement l’accès à des routes. Oui les personnages sont facilement irritables :).

A mes yeux c’est Kin’iro no Corda 3 qui possède le gameplay le plus réussi de la série. D’une part, le tutoriel est clair et guide vraiment bien les nouveaux joueurs pour réussir à progresser et surtout le système d’affection est vraiment bien conçu pour voir comment avance nos relations avec les personnages.

Graphismes

La Ruby Party a beau être une division secondaire de Koei Tecmo, ne croyez cependant pas que les jeux soient moins bien soignés. Depuis le premier épisode, la série bénéficie de graphismes de qualité, bien aidé par le talent de Yuki Kure qui a signé le chara-design et les illustrations de tous les épisodes…jusqu’au dernier. Vous comprenez un peu mieux pourquoi les fans ont pris en grippe le jeu (oui c’est un peu du niveau du scandale de Diabolik Lovers qui a changé d’artiste).

L’autre particulier des Kin’iro no Corda est que l’on peut se déplacer dans différents lieux avec un rendu très « RPG », le tout en 3D. Ne vous attendez évidemment pas à de la 3D réaliste ; les personnages sont tous en chibi-chara à l’écran.

Une série de jeux vidéo atypique

La licence Kin’iro no Corda n’a certes pas autant d’épisodes que les deux autres séries phares de Koei Tecmo mais sa formule, entre dating sim, simulation et jeu de rythme promet du challenge pour quiconque s’aventure. Pour moi, elle résonne particulièrement parce que c’est l’adaptation du premier jeu en anime qui m’a plongé dans les otome games des années plus tard. Je me rappelle à l’époque avoir voulu plus que tout jouer au jeu, intriguée par le mélange simulation/jeu de drague.

Pour autant les jeux, en dehors de Kin’iro no Corda 3, sont loin d’être parfaits. Entre difficulté mal ajustée et l’obligation de devoir passer par un guide pour comprendre les mécanismes, les jeux sont loin d’être simples à prendre en main. D’un côté, c’est ce qui les rend intéressants car ils ne sont pas des otome games classiques mais d’un autre, j’ai un mal fou à les conseiller aux gens.

J’espère qu’avec la Nintendo Switch, Koei retiendra les leçons de l’échec du dernier opus et saura proposer de nouveaux jeux avec pourquoi une nouvelle génération de musiciens afin de repartir de bon pied.