[Test] Bakumatsu ROCK

Bakumatsu Rock Ultra Soul | Llamalikereviews

J’ai découvert Bakumatsu ROCK lors de la diffusion de l’anime en 2014 et ce qui m’en était resté était le gros n’importe quoi à base de vêtements qui explosent au son de chansons de rock et une relecture de cette époque troublée façon Gintama mais avec des idols.

Six ans plus tard me voilà à tester le jeu vidéo dont est issu l’anime.

Bakumatsu Rock

Fiche technique

Bakumatsu ROCK
Développé par Marvelous Interactive
Date de sortie initiale : Février 2014
Classification : Cero B (12 ans et plus)
Support : PSP et PSVita




Synopsis

Ah, parce que il y a un scénario ?

Donc on suit Ryoma Sakamoto (pas n’importe qui en vrai) qui après avoir échoué à une audition, décide de créer un groupe de rock en opposition au Shinsengumi et dont les membres les plus illustres chantent la Heaven’s Song. Oui, on parle bien d’une baston rock vs pop où nos héros vont s’affronter à coup de chansons et de vêtements qui s’arrachent.

Anachronisms? A-OK in Bakumatsu Rock: Ultra Soul | Michibiku

Gameplay

J’espère que vous êtes parés aux jeux de rythme. Et aux musiques d’idols/rock japonais. Sinon, ben vous ne risquez pas d’apprécier Bakumatsu ROCK. C’est un pur jeu de rythme particulièrement hardcore pour les néophytes.

Il y a bien une partie visual novel interactive dont les choix ne donnent pas de réelle importance dans le déroulé des évènements, à l’exception de quelques dialogues. L’objectif du jeu est en effet d’obtenir le plus de fans afin de battre le Shinsengumi en terme de popularité. Pour cela, il faut assurer dans des phases de jeu de rythme ; plus vous obtenez de bonnes notes, plus votre nombre de fans augmentera. Pas plus compliqué.

Graphismes

Le parti pris graphique est à l’image du jeu : clairement déjanté. Les personnages s’expriment à travers des bulles et quelques petites animations se déclenchent durant les dialogues.

Avis

Mais qu’est ce que c’est ce truc ? Voilà ma réaction quand j’ai découvert Bakumatsu ROCK en 2014. Et mon avis n’a pas changé, même avec le jeu vidéo. D’autant plus que la partie « histoire » est quand même un gros morceau du jeu et qu’elle est loin d’être d’un intérêt certain. C’est complètement barré, carrément con à certains moments même. Ce n’est donc pas ce que vous retiendrez.

En revanche, côté jeu de rythme, Bakumatsu ROCK tient ses promesses avec une certaine difficulté. Et encore j’ai joué sur PSP mais sur PSVita la liste des trophées demandent de finir les chansons dans toutes les difficultés avec un rang A. Et ça c’est une autre paire de manche et un défi que les plus téméraires relèveront.

Enfin, ce n’est pas un jeu de rythme que je conseillerai à tous. Déjà, à cause de l’histoire complètement perchée mais aussi parce que musicalement il faut une certaine tolérance aux chansons japonaises. A réserver aux fans des seiyuus.

Bilan

Histoire

Note : 0.5 sur 5.

Ecriture

Note : 1 sur 5.

Gameplay

Note : 4 sur 5.

Graphismes

Note : 3 sur 5.

Bande sonore

Note : 4 sur 5.

[Test] Zanki Zero : Last Beginning

Les huit personnages vieillissent, meurent, renaissent
: la dure condition de clones.

Zanki Zero : Last Beginning est un visual novel/survival/RPG (oui tout ça à la fois) développé par Spike Chunsoft et en particulier l’équipe responsable des Danganronpa. D’abord sorti en 2018 sur PS4 et PSVita au Japon, une localisation anglaise est disponible sur PS4 et Steam depuis 2019. En passant, la sortie internationale du jeu fut loin de tout repos puisque Spike Chunsoft se retrouva à gérer une polémique autour de la censure effectué dans le jeu. L’expérience n’est pas pour autant tronquée et interpelée par le mélange de genres, je me suis lancée dans l’aventure.

– Fiche Technique –

Zanki Zero
Zanki Zero : Last Beginning
Développé par : Spike Chunsoft
Date de sortie initiale : Juillet 2018
Classification : Cero D
Plateforme : PS4/PSVita/PC

Synopsis

Alors qu’il a tenté de se suicider, Haruto Higurashi se réveille sur une plage d’une île déserte ; du moins en apparence. Ils sont en effet 7 personnes à s’être réveillés dans des conditions similaires. Ils apprennent alors par le biais d’une étrange télévision qu’ils sont les derniers survivants de l’humanité. Commence alors leur vie de naufragés alors que des évènements étranges surviennent tout autour d’eux. L’humanité a-t-elle vraiment disparue ? Et que dire de ces monstres qui apparaissent et que nos héros doivent combattre ?

Vis ma vie de naufragé

Le concept autour de Zanki Zero ne manque pas d’audace et son gameplay s’aventure autant du côté de l’exploration que de la résolution d’énigmes sans parler des combats façon « RPG » qui se déroulent dans des donjons. Si la partie visual novel est linéaire, le reste du jeu demande un minimum d’investissement même s’il y a la possibilité, en début de partie, de choisir un mode « facile » esquivant tous les combats (excepté les boss mais rien de méchant) afin de profiter du scénario.

Et de l’histoire, parlons-en. Entre fable écologique, récit post-apocalyptique et science-fiction, on est rapidement happé dans une intrigue qui nous tient en haleine jusqu’au bout, de part une construction plutôt habile du récit et des personnages qui ont tous des choses à cacher. Les donjons sont en effet tous conçus autour des personnages qui doivent affronter leurs passés pour pouvoir continuer à vivre.

L’autre point principal autour du gameplay est le concept de « vie ». Chaque personnage naît, vie et meurt. Leur durée de vie ne s’étend pas au delà de quelques jours (même si cela tend à être un peu plus par la suite), ce qui demande une gestion d’équipe particulièrement originale. En effet, étant enfants, nos personnages sont faibles face aux monstres mais très doués pour découvrir des trésors cachés dans des zones non accessibles aux adultes. Ainsi, il faudra jongler habilement pour ne pas se retrouver avec une équipe composée d’enfants et/ou de vieillards au risque de faire un game over dans les donjons.

Pour autant, malgré ce timer qui peut ronger les plus impatients, le jeu se poursuit au rythme du joueur. Si on a un indicateur du temps passé sur l’île, ce dernier n’est absolument pas préjudiciable dans l’histoire. Au contraire, il est intéressant de profiter de l’âge juvénile ou trop avancé des personnages pour continuer à construire les équipements de leur île. En effet, le jeu se dote d’un mode de craft assez sympathique qui permet d’améliorer la vie de notre communauté (et apporter des bonus non négligeables pour les donjons).

Ainsi, sous convert d’être un visual novel, Zanki Zero est assez audacieux par ses mécaniques, ce qui n’empêche pas le jeu de souffrir de nombreux défauts : en donjons, le changement de « niveau » fait automatiquement vieillir d’un jour les personnages. Quand parfois il faut naviguer d’un lieu à un autre pour activer des mécanismes, on peut être agacé de finir avec un groupe de vieillards…même si le jeu n’a pas poussé le vice jusqu’à nous faire tout recommencer puisque l’on peut quitter les donjons à tout moment. Ce défaut prend tout son sens si on part du principe qu’il faut également développer notre île mais échappe totalement à ceux qui souhaitent tracer le scénario.

Système

Vous vous en doutez, pas de choix dans ce visual novel. Le jeu donne la possibilité de jouer en mode « facile » afin de profiter de l’histoire comme un banal visual novel (mais avec l’exploration des donjons). Le mode normal et difficile demande de jongler habilement entre l’état de santé de nos personnages et l’âge qu’il prenne avec le temps. La partie RPG se résume à du A-RPG classique où il faut taper une touche précise plus ou moins longtemps afin de faire des attaques puissantes qui consomment de l’énergie.

Comme dans tout bon jeu de survie et RPG, les personnages peuvent ramasser des items, que ce soit pour se redonner des points de vie, des armes pour se défendre et bien sûr des objets qui serviront pour le craft. Là où nombre de jeux nous font profiter des inventaires à stock illimités, Zanki Zero fait que les personnages ne peuvent pas transporter plus qu’ils ne le peuvent. Pour rajouter une difficulté supplémentaire : le poids des héros est à prendre en compte : en effet, un enfant ne peut pas avoir la même force qu’un adulte ! Quand un personnage décède, tous ces items peuvent être récupérés sachant que si vous êtes surchargé vous vous déplacerez avec difficulté. La mort n’est d’ailleurs pas la fin dans le jeu : grâce à une machine spéciale, les héros peuvent faire revivre leurs compagnons décédés en utilisant les points glanés durant les combats.

Le système de craft est également pensé pour améliorer le gameplay. L’amélioration des chambres permettra à vos héros de mieux se reposer, l’atelier de fabriquer de meilleurs armes etc. Il y a donc à faire pour ne pas s’ennuyer et de profiter pleinement de tous les aspects du jeu.

Enfin, y’a de la romance dans le jeu, enfin du cul plutôt. On peut en effet faire passer quelques moments sympathiques avec les personnages en créant des combinaisons de couples hétérosexuels ou homosexuels (pas de jaloux !)à des âges variés. Et évidemment, ce qui a été retiré de notre version occidentale, c’est les fameuses scènes du coucher avec les enfants…ben oui c’était pas très approprié…

Graphismes

Ayant joué sur PS4, on ne peut pas dire que Zanki Zero soit pensé pour être un AAA sur console. Pour autant les graphismes sont plutôt soignés et les sprites des personnages bougent à l’écran, s’adaptant à la teneur des dialogues afin d’offrir plus d’immersion. Les CGs sont également de toute beauté et rendent bien les situations.

Avis

Zanki Zero est un visual novel qui m’avait tapé dans l’oeil, avant même l’annonce de sa localisation anglaise. Etant donné le potentiel du titre, ses chances de sortie en Occident était plutôt élevés même si je ne fus pas loin de craquer pour la version PSVita à plusieurs reprises ! Au final, je ne regrette pas de l’avoir pris sur PS4 dans un soucis pratique (je n’ai plus de PC).

Une chose est certaine : l’intrigue est menée par une main de maître et on a beaucoup de mal à décrocher au point de vouloir écarter les éléments de gameplay comme le crafting au profit de l’histoire ; chose possible par le mode « facile » (qui n’existe pas dans la version japonaise du jeu). On est intrigué par cette bande de héros malgré eux, naufragés de l’humanité et loin d’être parfaits. De ce côté-là, on peut dire que le casting réserve de grosses surprises.

Cependant, le jeu est loin d’être parfait : la faute à ce mélange de genres ! On reproche souvent aux visual novels d’être de bêtes romans sans interactions mais Zanki Zero aurait pu se suffire comme visual novel seul. Les donjons, d’abord simples, se complexifient avec des énigmes de plus en plus tordues et le timer du temps passé à l’intérieur qui amène un stress considérable. En fait, si le concept de vieillissement des personnages dans le gameplay est au départ audacieux, il devient rapidement un énorme défaut qui nous freine dans l’avancée de l’histoire.

Alors certes, il y a bien cette partie crafting, mis en avant très tôt dans le jeu pour optimiser le vieillissement et ainsi alterner les différentes phases de jeu mais elle ne fait que l’alourdir considérablement, d’autant plus tous les personnages de vieillissent pas de la même façon et en même temps…

Pour autant, Zanki Zero est loin d’être mauvais à jouer et on peut saluer les développeurs pour proposer une expérience de jeu originale. Si j’ai passé un excellent moment dessus, je ne peux qu’aller dans le sens de la majorité des critiques : Zanki Zero aurait pu être un des meilleurs VN hybrides de sa génération.

Bilan

Histoire

Note : 4 sur 5.

Ecriture

Note : 4 sur 5.

Gameplay

Note : 2 sur 5.

Graphismes

Note : 4.5 sur 5.

Bande sonore

Note : 3 sur 5.

[Test] Fate/hollow ataraxia

Suite officielle du visual novel unanimement acclamé et moult fois adapté en anime qu’est Fate/stay night, Fate/hollow ataraxia brille paradoxalement par son absence d’adaptation animé à ce jour. Sorti en 2005 sur PC, il aura fallu attendre 2014 pour un remaster en bonne et due forme sur PSVita. Plus qu’un bête fan-disc rigolo, ce jeu est une vraie suite au jeu original que je me propose à vous faire découvrir.

Fate/Hollow Ataraxia游戏CG图集(106P)

Synopsis

La 5ème Guerre du Graal est terminé depuis maintenant six mois. Après que Rin Tohsaka ait malencontreusement fusionné toutes les temporalités dans ce que l’histoire retient comme l’Incident de la Tour de l’Horloge, les Servants sont de nouveau matérialisés et chacun mène sa petite vie tranquille (et Shirou a un harem à lui tout seul).

Tous sauf Bazett qui se réveille d’un long sommeil. A son réveil elle est accueilli par un étrange individu se disant être son Servant. Persuadée d’être au début de la 5ème Guerre, Bazett se met en quête de trouver les autres Masters et Servants ennemis mais est tuée précipitamment.

Se rendant compte que quelque chose ne tourne pas rond, Shirou décide d’enquêter mais se retrouve coincé dans une boucle temporelle de 4 jours et finit, au bout de celle-ci de systématiquement mourir.

Boucle temporelle et tracas de joueur

Tout le monde s’attendait un fandisc bourré de fan-service mais c’est oublié que Type-Moon ne fait jamais les choses comme tout le monde. Parce que oui, Fate/hollow ataraxia est bourré de fan-service du fait que Shirou possède à lui tout seul à un super harem, le tout vivant d’ailleurs sous son toit. Oui les jaloux je vous vois de loin mais c’est comme ça.

Pour autant, au lieu de bêtement proposer des histoires secondaires, le gameplay va s’articuler autour des boucles temporelles où il faudra aider Shirou à trouver un moyen d’en sortir. C’est par cette structure répétitive que de nombreuses scènes vont se dérouler, alternant tranches de vie et serious business. Oui parce que n’oublions pas que tout ne tourne pas qu’autour de Shirou qui même s’il reste le protagoniste principal, partage l’affiche avec Bazett, l’héroïne présentée dans le prologue.

Et autant vous dire que la galère vécue par les personnages l’est aussi par le joueur qui doit se dépêtrer de nombreux choix pour sortir des boucles temporelles. En théorie bien évidemment parce que la difficulté n’est pas tant d’arriver au bout de la fin mais de débloquer tous les évènements avec les personnages afin d’obtenir le trophée platine.

– Avenger ou Tout le Mal de ce Monde –

Avengercard

Là où Fate/hollow ataraxia fait fort c’est de réussir, malgré l’enrobage fanservice de construire un scénario solide développant un peu plus le lore autour de la saga. En effet, malgré sa longueur, Fate/stay night laissait, mine de rien, beaucoup de questions en suspens.

!! SPOIL FATE/STAY NIGHT !!

On apprenait, dès le scénario Fate que le Graal de Fuyuki était corrompu et par extension incapable de réaliser son objectif initial, à savoir exaucer des voeux. Pour autant, les trois scénarios du jeu original ne nous éclaire pas d’avantage sur l’origine de cette corruption. Quand a-t-elle eu lieu ? Pourquoi et de quelle manière ? Après tout, on sait également que la corruption date d’avant la 4ème Guerre du Graal.

Pour cela, il faut remonter à la précédente. Les Einzbern, marre d’être systématiquement les perdants décident à l’insu de tous, d’invoquer un 8ème Servant. Alors qu’il est normalement interdit d’invoquer d’invoquer des Servants supplémentaires, ils réussissent cependant à le faire avec au passage la création d’une nouvelle classe spécifique à cette invocation : Avenger.

Bouleversant l’équilibre du Graal, la forme qui sort de l’invocation des Einsbern n’est absolument pas en état de se battre et disparaît quelques jours seulement. C’est là que les choses se compliquent. Avenger étant une anomalie dans le processus du Graal de Fuyuki, celui-ci ne retourne pas au Trône des Héros et finit par corrompre le système.

Avenger est en réalité Angra Mainyu, surnommé Tout le Mal de ce Monde. Ce n’est pas un esprit héroïque et son invocation va parasiter le système d’invocation du Graal permettant aux anti-héros qui ont des regrets de pouvoir eux aussi le convoiter. La corruption ne s’arrête pas là puisque désormais le Graal ne peut provoquer que le mal, devenant une arme capable de détruire le monde.

Mais plus que tout, Avenger souhaite exister et tentera à plusieurs reprises de sortir du Graal. La matérialisation échouera lors de la 4ème Guerre du Graal, ce qui conduira au grand incendie qui ravagea un quartier de Fuyuki. Dans le scénario Heaven’s Feel de Fate/stay night Angra Mainyu devient le Servant de Dark Sakura mais il tente également de s’incarner dans le premier scénario du jeu à travers Shirou.

!! FIN SPOIL FATE/STAY NIGHT !!

Temporalité et incarnation : l’existence d’Avenger

Comme évoqué dans le synopsis, la temporalité dans l’univers de Fate se base sur une succession de trames parallèles conduisant à des évènements qui se croisent ou non. Toute spéculation est balayée par l’Incident de la Tour de l’Horloge évoqué directement dans le prologue de Fate/hollow ataraxia. Avec la fusion de toutes les temporalités, Avenger peut enfin se matérialiser, non sans mal. En effet, son espérance de vie est limitée à 4 jours et il est tout aussi faible qu’il l’était durant son invocation originelle. Il décide alors de créer une boucle temporelle dans laquelle il recrée une nouvelle Guerre du Graal. Se basant sur ses propres connaissances – à savoir la 3ème Guerre du Graal -, le joueur se confronte à quelques mises en scènes tirées de cette Guerre.

L’existence de Avenger est étroitement liée à celle de Bazett dont il a fait son Master après l’avoir découverte au bord de la mort. Ce mage de l’Association des Mages envoyé à Fuyuki avait eu le malheur de croiser le chemin de Kotomine Kirei, se faisant au passage voler ses sorts de commandements et son Servent d’origine. Se réveillant amnésique sur les évènements récents, Bazett va également commencer à avoir des doutes, d’autant plus que des brides de souvenirs vont refaire surface progressivement et que la version d’Avenger ne collera pas.

– Narration et construction de genre –

Si Fate/stay night a autant marqué le Japon et l’industrie du visual novel, c’est avant tout par sa structure narrative inédite pour un jeu de ce genre. En revanche, Fate/hollow ataraxia s’éloigne de la narration spécifique au roman pour une expérience un poil plus interactive puisque le joueur est amené à se déplacer sur une carte de Fuyuki afin de débloquer des dialogues avec les personnages. Ici point de scénarios à suivre mais une logique narrative plus vicieuse où le joueur/Shirou est bloqué dans une boucle temporelle qui nous fait revivre quatre journées.

Au fur et à mesure de nos rencontres avec les différents personnages, le jeu nous fait progresser dans l’histoire. Pour le coup, pas de fins alternatives : c’est une seule et même story-line qui s’articule autour du jeu. Les plus téméraires iront jusqu’à débloquer chaque évènement (et il y en a !) quand d’autres se contenteront de chercher à sortir de la boucle en franchissant différents obstacles. En défaisant la construction narrative initiale de Fate/stay night, Fate/hollow ataraxia permet d’explorer différemment l’univers.

Fate/Hollow Ataraxia游戏CG图集(106P)

Conclusion

Fate/hollow ataraxia est un jeu particulièrement étrange. Même d’un point de vue narratif, on alterne passages comiques/fanservice/tranche de vie et scénario sérieux. En effet, derrière l’aspect comique de voir tous les Servants interagir joyeusement, le mystère autour de Avenger et de Bazett nous pousse à continuer et on finit par s’attacher à ce duo improbable.

Le portage PSVita amène un certain nombre de nouveautés dont un doublage intégral là où le jeu original ne l’était pas. Graphiquement le jeu se dote de nouveaux openings signés Ufotable et d’une refonte des sprites et arrière-plans. De nouvelles illustrations sont également de la partie mais l’effet est moins incroyable que Fate/stay night. Qu’à cela ne tienne, le jeu se révèle bien sympathique en plus d’être particulièrement dense et long.

Ayant acheté la version collector, on y retrouve deux artbooks exclusifs ainsi qu’une mini-nendo de Avenger.

Evaluation personnelle :

Note : 4 sur 5.