– Otome Time ! – Nil Admirari no Tenbin : Kuroyuri En’youtan

Après avoir mis trois années à boucler Nil Admirari no Tenbin, me voilà à enchainer directement sur le sequel. Malgré l’écriture calamiteuse, l’histoire s’était révélé bien plus intéressante sur la fin, suffisamment du moins pour me motiver à faire le sequel.

— Fiche technique —

Nil Admirari no Tenbin: Kuroyuri En'youtan
Nil Admirari no Tenbin : Kuroyuri En'youtan -
Développé par : Otomate
Date de sortie initiale : Septembre 2017
Classification : Cero D 
PSV / Switch

— Synopsis —

L’histoire prend place, dans chaque route, un an après les évènements du premier jeu. Chaque route se situe après l’happy ending obtenu dans le premier jeu. Tsugumi (notre héroïne) coule des jeux heureux avec son amoureux jusqu’à ce que de nouveaux ennuis pointent le bout de leur nez, tout comme l’arrivée de nouveaux antagonistes.

— Le système —

Pas de grosses surprises pour ceux qui ont joué le jeu original puisque Nil Admirari no Tenbin 2 reprend le même système de choix parfois nébuleux avec cette fois-ci deux fins possibles pour chaque personnage : une bonne et une mauvaise. Comme pour le jeu original, une fois les routes des garçons complétées, une dernière route, qu’on peut appeler Story Route se débloque qui ici fait effectivement suite aux évènements de la route cachée du premier épisode.

— Les graphismes —

Graphiquement, rien à redire ; les personnages ont même droit à de nouveaux outfits, ce qui est toujours sympa ! En revanche, les arrière-plans restent les mêmes, offrant peu de nouvelles itérations de lieux existants.

— Avis —

Nil Admirari no Tenbin 2 a clairement le cul entre deux chaises à savoir que le jeu navigue entre le fandisc destiné à proposer de nouvelles scènes romantiques et la suite de l’histoire principale. Il est vrai que le jeu original avait beau proposer une route finale pour boucler l’intrigue, il restait de nombreuses zones d’ombres ; les routes des garçons ne faisant qu’effleurer la surface d’un scénario mis en retrait au profit…de quoi exactement ?

C’est pourtant bien une vraie suite que le jeu nous propose ici, les routes se déroulant un an après les évènements du premier jeu. De nouveaux personnages sont introduits même si malheureusement on grille assez vite qui seront les méchants ; à mon grand regret. La narration ne brille pas tellement par la subtilité mais je dois dire que l’ensemble est bien mieux écrit que le jeu original. Les scènes romantiques sont d’ailleurs réussies, aidées par l’ellipse d’un an qui permet de mettre en avant des relations d’avantage solides que dans le premier jeu.

Une partie du cahier des charges est rempli mais pour autant, Nil Admirari no Tenbin 2 manque clairement de développement, notamment au niveau de son scénario toujours aussi maladroit. De même, les différentes intrigues des routes manquent de relief et engluées par l’idée qu’il faut forcément apporter des problèmes dans le couple formé par l’héroïne et un des garçons pour « pimenter » le tout alors qu’il y avait clairement mieux à faire, surtout après les évènements du premier jeu qui montrait un univers intéressant.

Pour autant, les fans seront comblés par ce jeu et je ne peux que le recommander si vous avez apprécier l’original. En revanche, si vous n’aimez ni les personnages et que l’histoire vous a laissé de marbre : rien ne sert de vous faire souffrir, vous pouvez passer votre chemin.

— Bilan—

Histoire

Note : 3.5 sur 5.

Ecriture

Note : 2 sur 5.

Graphismes

Note : 4.5 sur 5.

Système de jeu

Note : 2 sur 5.

Bande sonore

Note : 3 sur 5.

Aparté

[Disclaimer : Cet aparté concerne le sujet du transgenre dans une des routes du jeu. Si vous ne souhaitez pas être spoilé, ne lisez pas. Pour les autres : si le sujet est sensible chez vous et vous intéresse, voici ma vision des choses sur comment Otomate l’a abordé.]

Cette suite de Nil Admirari avait beau être très moyenne, la route de Rui a réussi à me mettre dans une colère assez incroyable. En cause : le traitement d’un personnage transgenre. Ren est un jeune homme qui apparait dans cette route, présentée comme une actrice de talent car c’est en réalité une femme jouant principalement des rôles masculins. Ren souhaite être vu comme un homme et non une femme, ce qui en fait un homme trans et c’est par le pronom « il » qu’il se désigne.

Le sujet du transgenre n’est pas à prendre à la légère et si le cross-dressing est fréquemment vu dans les oeuvres japonaises, l’idée de proposer un personnage trans est loin d’être complètement aberrant. Le problème c’est que Otomate n’a pas les épaules, ni la documentation propre à ce sujet et cela se ressent dans l’écriture de Ren comme personnage. En effet, TOUS les personnages la considèrent comme une femme et la désigne sous le pronom « elle » alors même que le personnage se considère en « il ». POURQUOI ? Alors, on peut supposer plein de choses : du fait de la période, le transgenre n’est assurément pas admis dans les moeurs et Otomate a souhaité resté cohérent. Ou simplement parce que Otomate semble considéré que cross-dressing et transidentité c’est du pareil au même et qu’il fallait considérer le personnage comme il est physiquement alors même que le-dit personnage va répéter durant TOUTE LA ROUTE qu’il est un homme.

Sauf que voilà, Nil Admirari no Tenbin n’est pas une oeuvre historique mais fantastique et par conséquent, il n’y pas rien qui justifie que le personnage de Ren ne soit pas respectée pour ce qu’elle est. A part, visiblement, pour pouvoir lui faire subir de nombreuses agressions (dont un viol) balayant son identité trans au profit de « c’est une femme alors c’est normal qu’elle finisse comme cela ». Pourtant, il y a de nombreux passages dans le jeu qui montre que Ren se considère réellement comme un homme, de ses difficultés familiales de faire accepter ce fait et les protagonistes l’acceptent comme tel…enfin sauf en utilisant ce putain de pronom « elle » absolument tout le temps.

Sans parler du fait que Otomate cristallise en Ren toutes les horreurs possibles à faire subir à un personnage trans ; entre son viol et le fait qu’elle soit la cible d’un homme qui, sous couvert d’être un gros malade mental, n’accepte pas d’être repoussé, ni d’admettre que son amour est voué à l’échec préfère donc se défouler en violant et tuant de pauvres femmes…Alors bon, je sais bien qu’on est dans un otome game classé Cero D, mais on remarquera que c’est spécifiquement Ren qui va subir toutes ces horreurs et avec la mise en abîme de son identité sexuelle dans l’histoire de la route de Rui, on est plus qu’horrifié.

Le problème c’est que le sujet du transgenre est clairement dangereux et que je comprends difficilement ce qui a motivé Otomate à s’embourber dans ce choix. Autant je soutiens la présence de personnages transgenre dans les oeuvres de fiction, autant j’adhère absolument pas à ce qu’ont fait les scénaristes de Nil Admirari et je pense qu’il est important de le mettre en avant, d’une manière ou d’une autre, dans cette critique.

– Otome Time ! – Zettai meikyuu Grimm

Développé par Karin Entertainment dont une branche parante fait également du Boy’s Love (oui vous vouliez pas savoir mais je le dis quand même) Zettai Meikyuu Grimm ~Nanatsu no Kagi to Rakuen no Otome~ est un otome game sorti sur PSP en 2010 puis sur PC l’année suivante. Pas de portage PSVita en vue, à mon grand regret mais il est possible de se procurer la version PSP via Amazon en occasion. Zettai Meikyuu Grimm est un jeu que j’ai adoré à l’époque pour son univers coloré, ses musiques entrainantes et ses personnages bien barrés. Bien évidemment ce n’est pas l’otome game du siècle mais il a le mérite d’avoir une histoire originale et bien construite.

Fiche technique

Zettai Meikyuu Grimm ~Nanatsu no Kagi to Rakuen no Otome~
Zettai Meikyuu Grimm - Nanatsu no Kagi to Rakuen no Otome
Développé par Karin Entertainment
Date de sortie initiale : Avril 2011
Classification : Cero B (12 ans et plus)
Plateformes : PC et PSP



Synopsis

Notre héroïne, Henrietta (prénom de merde en passant, faut que les japonais mettent à la poubelle l’Almanach 1870 car ça devient lourd) vit avec les frères Grimm dans un monde ressemblant de près à notre Moyen-Age. Comme toutes les petites filles, elle adore les contes de fées que les ainés des Grimm lui racontent durant leurs retours de voyage. Rêvant de vivre dans un monde féérique, notre cruche suit un beau jour un papillon qui l’a mène directement dans le piège d’un incube. Sauvée par Ludwig, le dernier des frères Grimm, l’utilisation d’un bouquin magique appartenant à ses frères provoque une réaction magique…l’entrainant lui et et Henrietta dans un profond sommeil. 5 années plus tard, nos deux héros se réveillent et découvre un monde au bord de la destruction. Ils décident de partir à la recherche des frères ainés de Ludwig tout en découvrant la vérité derrière leur monde.

Système

Plus proche de l’aventure narrative romantique que d’un otome game pur et dur, Zettai Meikyuu Grimm propose de nombreux choix à l’écran, à l’image du nombre de routes possibles (10 !). Il y a également des fucking choix à réponse rapide ; bonjour la galère quand on est lent à la compréhension en japonais.

Graphismes

Le chara-design et les illustrations sont signées Kiri qui a officié sur Danzai no Maria, un autre titre de Karin Entertainment. C’est plutôt joli mais il faut apprécier le style d’autant plus que Henrietta, l’héroïne, fait très jeune graphiquement et que ce côté « loli » peut un peu choqué. Pour autant, les CG du jeu sont splendides et nombreuses.

Avis

Comme dit plus haut, Zettai Meikyuu Grimm s’éloigne de la formule classique des otome games avec un scénario bien plus dense qu’habituellement. De fait, il n’y a pas que des routes romantiques, ce qui peut sembler un peu étrange pour les habitués…mais au regard de l’univers présenté, il est agréable de voir que les scénaristes se soient affranchis de la structure classique des otome games pour quelque chose de plus proche du visual novel.

Il est assez dommage que le jeu ne soit pas ressorti depuis sur PSVita alors même qu’une seconde édition est sorti en 2013 sur PSP. Pourtant, Zettai Meikyuu Grimm vaut vraiment le coup ! Le seul point de réticence serait évidemment le chara-design, notamment de l’héroïne. De même, comme elle avait 10 ans au moment de son sommeil avec Ludwig, elle garde une certaine innocence de son enfance et on a du mal à voir comment sa romance avec certains protagonistes semble possible.

En dehors de cela, le jeu est vraiment sympathique et on passe un bon moment en compagnie des personnages. On est intrigué par les évènements et prend rapidement goût à découvrir la vérité au travers des différentes routes.

Bilan

Histoire

Note : 5 sur 5.

Ecriture

Note : 5 sur 5.

Système de jeu

Note : 3 sur 5.

Graphismes

Note : 4 sur 5.

Bande sonore

Note : 4 sur 5.

– Otome Time ! – Akazukin to Mayoi no Mori

Tags: Anime, Akazukin to Mayoi no Mori, Kodomo-san, Kitsune-san, Yamaneko-san, Oukami-san, Usagi-san (Akazukin To Mayoi No Mori), Sandwich, CG Art, Red Riding Hood And The Lost Forest

Je n’avais pas vraiment prévu de faire de reviews de Akazukin to Mayoi no Mori et pour cause : c’est un otome game interdit aux moins de 18 ans. Mais voyant de plus en plus de personnes souhaitant des otome games matures, je me dis que ça serait pas si mal de montrer ce qui se passe quand les otome games veulent jouer dans la course des jeux pour adultes.

Bref.

Akazukin to Mayoi no Mori, que l’on peut traduire par Le petit chaperon rouge et la forêt de l’oubli est un otome game développé par le studio Calameliatorte, sorti exclusivement sur PC en 2011. Au scénario on retrouve Hiyo qui a travaillé sur d’autres otome games coquins comme Under the moon, Trick or Alice ou plus récemment Torikago no Marriage (qui a d’ailleurs connu un portage sur PSVita).

Fiche technique

Akazukin to Mayoi no Mori
Akazukin to Mayoi no Mori
Développé par Calameliatorte
Date de sortie initiale : Mai 2011
Classification : R18
Support : PC only






Synopsis

Tiana vit avec sa belle-mère et son père dans un petit village aux abords d’un forêt réputée maudite. En effet, ceux qui s’y aventurent ne reviennent jamais. Envoyé par sa belle-mère pour fournir des provisions au frère de cette dernière, Tiana se perd. Alors qu’elle se croit désormais condamnée à mourir, elle croise un individu appelé Loup. Elle apprend que quiconque révèle son identité dans la forêt se voit transformer en fleur grise, sauf Tiana qui peut sans problème donner le sien, à la surprise de notre gentleman à grandes oreilles. Loup accueille Tiana chez lui et notre héroïne commence sa petite vie dans la forêt en compagnie de ses habitants tous plus étranges les uns que les autres.

Les personnages

Red Riding Hood/Tiana

Tiana (nom possible à renommer)

Héroïne de l’histoire. Sa mère est morte quand elle était petite et son père s’est remariée avec une abominable belle-mère (parce que elles sont toujours abominables dans les contes). Tiana est une héroïne d’otome game très classique même si un peu trop naïve sur les bords. Cependant, elle a bon fond et cherche réellement à comprendre les secrets de la forêt beaucoup plus liée à elle qu’elle ne le pense.

Ookami-san

Loup (Okami-san)

Loup recueille une Tiana perdue au début du jeu. Il est beau, classe et gentleman (du moins dans les routes des autres…). C’est le poster boy du jeu.

Kitsune-san

Renard (Kitsune-san)

Ami de Loup, Renard est un jeune garçon plutôt sympathique qui bosse au restaurant Solitude. Il est complètement fan de Loup et ne vit pas très bien l’arrivée de Tiana même si cela change rapidement par la suite.

Yamaneko-san

Chat Sauvage (Yamaneko-san)

Ceux qui ont lu sa description dans mon Balance ton otome boy connaissent déjà un peu l’énergumène. Chat Sauvage dirige le restaurant Solitude et ne se révèle pas bien sympathique envers Tiana (à moins que pour vous le fait qu’il essaie de la tripoter d’entrée ne vous pose pas de problème. Moi si). Malheureusement pour vous (et pour moi), sa route révèle des éléments très importants du scénario.

Nightmare

Nightmare

Nightmare est un personnage étrange que seul Tiana et les Sept Nains (oui ils sont dans le jeu aussi) peuvent voir. Il se balade dans la clairière des fleurs grises, plongé dans une solitude permanente.

Ryoushi-san

Le Chasseur (Ryoushi-san)

Le chasseur vit dans la forêt et cherche à abattre Loup qu’il pense responsable de la mort d’un des villageois. Comme les autres, il se retrouve maudit par la forêt et on ne connait ainsi pas son nom.

Tags: Anime, Akazukin to Mayoi no Mori, Kitsune-san, Tiana (Akazukin To Mayoi No Mori), CG Art, Red Riding Hood And The Lost Forest

Système

Akazukin to Mayoi no Mori fonctionne comme un visual novel classique avec une série de choix qui mèneront ou non vers une bonne ou une mauvaise fin. Dans la route commune, il vous suffira simplement de faire les choix en faveur de celui qui vous intéresse. Le jeu comporte beaucoup de fins différentes pour les personnages, certaines particulièrement atroces…

Graphismes

Je dois vous dire que j’ai eu un gros coup de coeur sur le chara-design et les graphismes du jeu, parfaitement dans l’esprit du jeu. C’est joli et les arrière-plans de la forêt sont splendides. Je suis aussi super fan des maisons des personnages (celle de Renard vaut le détour) qui reflètent bien leurs personnalités.

Bon bien évidemment on est dans un jeu de cul alors forcément les 3/4 des CG sont pornographiques.

Tags: Anime, Akazukin to Mayoi no Mori, Oukami-san, Tiana (Akazukin To Mayoi No Mori), CG Art, Red Riding Hood And The Lost Forest

Avis

Akazukin to Mayoi no Mori est mon premier otome game R18 donc mon avis est pas très partial. J’ai en effet beaucoup aimé le jeu qui possède une histoire intéressante. Chaque route permet de lever le voile sur les éléments mystérieux du scénario. Enfin ne vous attendez pas à une histoire de fou mais l’intrigue se laisse suivre grâce aux personnages.

Le jeu est malheureusement ruiné par quelques poncifs du genre ; à savoir que les scènes de viol ne sont pas évitables, même pour atteindre la bonne fin. C’est vraiment dommage de voir les personnages ruinés et la romance pas vraiment possible dans de telles conditions. Tiana semble très vite oublier ce qu’on lui a fait subir, ce qui fait craindre un possible syndrome de Stockholm et pas grand chose vient étayer le pourquoi les personnages sont soudainement devenus des violeurs.

D’un autre côté, cela évite l’effet du personnage ruiné dans des mauvaises fins et/ou dans les routes des autres puisque en général ces scènes interviennent en début de route. D’ailleurs, pour un otome R18, les scènes chaudes sont très nombreuses. On est donc très loin de scènes placées pour concrétiser la romance comme cela se fait habituellement.

Comme Akazukin to Mayoi no Mori était mon premier otome du genre, je n’avais aucun recul sur le contenu et je me suis rendue compte bien plus tard que le jeu était clairement pas safe du tout. Et limite je regrette un peu que le jeu soit aussi « porno » vu qu’il y avait moyen de faire un otome game all-ages super intéressant avec l’histoire et les personnages.

Bilan

Histoire

Note : 4 sur 5.

Ecriture

Note : 2 sur 5.

Système de jeu

Note : 4 sur 5.

Graphismes

Note : 4.5 sur 5.

Bande sonore

Note : 4 sur 5.

– Otome Time ! – Storm Lover

Les otome games dating sim ne sont pas très nombreux (à mon grand regret) et la courte série des Storm Lover développé par le studio Vridge en fait partie. Le premier épisode est sorti sur PSP et PSVita et a connu en 2015 une traduction anglaise non officielle qui a fait le bonheur des fans du genre.

Fiche technique

Storm Lover
Storm Lover 
Développé par Vridge 
Date de sortie initiale : Août 2010
Classification : Cero B (Déconseillé aux moins de 12 ans)
Plateformes : PSP et PSVita






Synopsis

Vous – oui vous êtes une jeune lycéenne qui arrive dans un nouveau lycée. Vous faites rapidement la connaissance de vos camarades de classe (et de vos prétendants possibles). Durant cette année scolaire, il ne tient qu’à vous pour faire tout ce qui est en votre possible pour séduire le ou les garçons de votre choix !

Gameplay

Storm Lover est un raising simulation. Après avoir rentré des informations fort essentielles comme votre date de naissance et votre couleur préféré, votre objectif principal sera d’augmenter vos compétences dans les différentes matières scolaires (anglais, sport, musique etc). Chaque personnage possède une matière préférée, ce qui vous demandera de vous spécialiser dans le domaine en question !

Le reste du temps, vous le passerez à plus ou moins harcelé votre love interest puisque le jeu vous propose une carte sur laquelle parler aux différents garçons. De plus, chaque début de mois, le jeu vous demande quel trajet vous souhaitez emprunter pour aller au lycée avec la possibilité de le faire avec un ou plusieurs garçons.

Pour autant, ce qui rend Storm Lover original (ou détestable, selon de quel point de vue vous vous placez), c’est la possibilité d’aller dans les bras d’un autre alors que vous êtes déjà en couple. Voui c’est pas très réglo…

Graphismes

Sans atteindre la qualité d’un Tokimeki Memorial Girl’s Side, Storm Lover est un jeu vraiment soigné. Les sprites possèdent quelques animations et si personnellement je n’ai pas du tout adhéré au chara-design, il n’y a ainsi dire pas grand chose à redire sur la qualité graphique du jeu.

Avis

Je vais être honnête, Storm Lover n’a clairement pas le charme d’un Tokimeki Memorial Girl’s Side, d’autant plus qu’il est sorti la même année que le troisième épisode de ce dernier. La comparaison est assez évidente même s’il serait dommage de critiquer le jeu de cette manière.

Cependant, Storm Lover ne m’a pas spécialement convaincu. La partie raising simulation est beaucoup trop simple et n’y a donc aucun challenge. Idem pour la romance qui se construit TRÈS rapidement quand on décide de se focaliser sur un personnage. Viens alors le principal soucis de ce jeu : le temps devient très long puisque les events « amoureux » sont très peu nombreux, d’autant plus qu’il n’y a ainsi dire, plus vraiment de difficulté lié à la romance. Là où dans un Tokimeki Memorial Girl’s Side on passe trois années à séduire un gars en se prenant des vents, Storm Lover est en est pratiquement l’anti-thèse…

Alors certes, il y a le concept de 3P routes puisque on peut effectivement séduire plusieurs personnages en même temps. Dans n’importe quel otome game cela tournerait au game over mais dans Storm Lover c’est même une des particularités du gameplay. Et vu que le jeu est lent et qu’on s’ennuie un peu une fois qu’on est en couple, on se retrouve invariablement à aller voir un autre (alors que pourtant je suis une romantique dans l’âme, allez comprendre…). Et encore, j’ai tenté d’être amie avec plusieurs personnages et je me suis retrouvée avec des déclarations d’amour de ces deniers et ça c’était pas vraiment prévu.

Pour autant, si j’ai l’air d’émettre un avis très négatif, Storm Lover n’est absolument pas un mauvais otome game ! Il est même une excellente porte d’entrée dans le genre simulation pour ceux qui voudraient s’habituer aux mécaniques du genre. Sa facilité permet aussi aux joueurs de ne pas être trop stressés par le temps qui passe.

Bilan

Histoire

Note : 2 sur 5.

Ecriture

Note : 2 sur 5.

Système de jeu

Note : 4 sur 5.

Graphismes

Note : 4 sur 5.

Bande sonore

Note : 2 sur 5.

– Otome Time ! – Nil Admirari no Tenbin : Teito Genwaku Kitan

Nil Admirari no Tenbin est un otome game développé par Otomate sorti en 2016 sur PSVita. Le jeu est depuis ressorti sur Switch et a eu droit à une suite. J’ai commencé le jeu en 2017 et il m’aura fallu TROIS années pour le finir. La première fois, je n’étais même pas allée au bout d’une route et la seconde fois je m’étais arrêtée à la moitié du jeu. Bien décidée à en finir avec mes jeux commencés/pas finis, j’ai pris mon courage à deux mains, cette fois-ci avec moins d’attente et plus de recul pour apprécier le jeu. Verdict ?

— Fiche technique —

Nil Admirari no Tenbin: Teito Genwaku Kitan
Nil Admirari no Tenbin
Développé par : Otomate
Date de sortie initiale : Avril 2016
Classification : Cero D
Support : PSV / Nintendo Switch



— Synopsis —

Tsugumi Kuze est une jeune femme dont la famille tombe en déchéance, ce qui l’oblige à réaliser un mariage arrangé avec un inconnu. Peu de temps avant le mariage, son frère s’immole par le feu, un livre maudit entre les mains. Choquée, Tsugumi rencontre alors un bureau d’enquête spécial qui s’occupe des cas étranges : des personnes deviennent soudainement folles après avoir lu des livres maudits appelés Maremono. Dotée d’un pouvoir étrange qui semble-t-il est né au moment de la tentative de suicide ratée de son frère, notre héroïne décide alors de rejoindre cette organisation spéciale afin de découvrir la vérité derrière le pouvoir qui a failli tué son frère.

— Le système —

Nil Admirari no Tenbin n’est pas très complexe à prendre en main même si les nombreux choix rendent les routes assez nébuleuses dans leurs déroulements. Le jeu se découpe en différents chapitres qui donnent un rythme à l’histoire (ce qui permet également de faire des pauses « pratiques ». Chaque personnage a trois fins possibles ; une bonne et deux mauvaises. Il y a également une mauvaise fin supplémentaire si on a pas réussi à faire les bons choix dans la route principale.

— Les graphismes —

Les dessins et le chara-design sont signés Satoi et le résultat est splendide. Les décors sont particulièrement inspirés et voir l’héroïne et les personnages changer de tenues en fonction des scènes et lieux est vraiment appréciable. Les sprites possèdent aussi le lip-sync c’est ce qui rend les dialogues vivants.

— Avis final —

JE HAIS CE JEU. Ahem. Nil Admirari no Tenbin c’est l’histoire d’un coup de foudre à l’envers. J’avais craqué sur l’esthétisme du jeu et m’évitant tout spoilers, je m’étais dis que enfin Otomate sortait un otome game mature avec un scénario intéressant. Autant vous dire qu’une fois en main ce fut une autre histoire. J’ai eu le malheur de commencer par la route de Akira – même si c’était pour aussi s’en débarrasser vu les retours – et j’ai vu un personnage sympathique se faire massacré par les scénaristes. Le problème c’est qu’il est loin d’être le seul (Rui…POURQUOI) et que le Cero D affiché sur la jaquette n’est évidemment pas là pour rigoler. On aurait pu s’attendre à des scènes un peu olé-olé et sexy mais on se retrouve avec des scènes de viols qui malheureusement ne sont pas seulement propres aux mauvaises fins. Si certains diront que c’est la marque des jeux matures, j’ai personnellement trouvé tous ces moments absolument atroces, d’autant plus qu’ils nous font paradoxalement détester des personnages pour lesquels on est censé ressentir de l’affection.

Malheureusement si le reste du casting est loin d’être composés d’enfoirés, ils sont desservis par une écriture laborieuse qui ne permet pas à l’univers de se développer correctement. Les antagonistes sont particulièrement mal insérés dans l’intrigue et force est de constater que les routes n’apportent aucune réponse aux questions. De ce fait, l’histoire met un temps fou à décoller et les quelques rares moments où le scénario s’emballe n’aboutissent pas à de conclusion satisfaisante. Je ne sais pas si à l’époque Otomate pensait déjà sortir le préquel (probablement que si…) mais c’est assez déroutant de passer autant de temps sur des scènes qui n’apportent rien – même pas à la romance, c’est un comble !- et de dire aux joueurs « attendez la suite pour comprendre ». Meh.

La romance est d’ailleurs très mal fichue puisque on passe direct de la confession au moment « hot ». La construction de la relation ? On s’en tape. C’est dommage parce que du coup cela rend les relations établies un peu étrange. L’héroïne est censée être une vierge naïve qui ne connait rien et la voir céder facilement est déroutant.

Bref, Nil Admirari no Tenbin ne fut absolument pas un coup de coeur et ce que je retiens du jeu est son scénario beaucoup trop nébuleux, ses personnages inconsistants et une tendance à mettre de la violence sexuelle pour soi-disant en faire une oeuvre mature. Malheureusement, l’écriture ne sauve pas le jeu et je suis particulièrement intriguée par le sequel, considéré par beaucoup comme un bien meilleur titre.

— Bilan—

Histoire

Note : 2 sur 5.

Ecriture

Note : 1.5 sur 5.

Système de jeu

Note : 3.5 sur 5.

Graphismes

Note : 4.5 sur 5.

Bande sonore

Note : 3 sur 5.

– Otome Time ! Spécial – La série des Kin’iro no Corda

Je vous avais parlé il y a un moment de la série Uta no Prince-sama. Comme j’adore la musique, je ne m’arrête pas en bon chemin et je vous présente aujourd’hui la série Kin’iro no Corda. Elle est développée par la division Ruby Party chez Koei Tecmo. Exelen a d’ailleurs fait un dossier très complet sur Angélique, autre série culte de ce développeur.

Kin’iro no Corda est né des attentes des joueuses d’Angélique qui souhaitaient un jeu se déroulant dans un univers plus moderne. Cependant le fantastique n’est pas complètement mis de côté avec la présence des fées dont les pouvoirs sont particulièrement puissants. Cependant, cette fois-ci, point de monde à construire mais un vrai jeu de simulation musicale.

La force de Kin’iro no Corda c’est d’avoir rendu sexy la musique classique grâce à un gameplay sans cesse renouvelé, un chara-design efficace et des personnages attachants.

Kin’iro no Corda (2003)

Plateformes : PC, PS2, PSP

Kin'iro no Corda

On suit Hino Kahoko, lycéenne au lycée Seishô qui se retrouve embarquée dans le concours intra-musical du lycée. Seul hic : elle ne sait pas jouer pas du violon. Comment est-ce possible ? Et bien, notre héroïne a la capacité spéciale de voir les fées et l’une d’entre-elles, Lili, va lui donner un violon magique.

Le premier Kin’iro no Corda est réputé pour sa difficulté presque laborieuse, à l’inverse du premier Harukanaru Toki no Naka De, autre jeu de Koei. Le jeu se déroule en plusieurs phases : Tout d’abord, vous devez récupérer les musiques pour pouvoir concourir en « chassant » les différentes fées et vous entrainer afin d’être prête pour les différentes étapes du concours. La seconde phase va consister à dialoguer avec les personnages, l’idéal étant d’ailleurs de se focaliser sur un seul love interest à la fois, au risque de finir toute seule à la fin. Vous pourrez également leur casser les oreilles pour développer vos points d’affection (spoiler : oui ça marche, ils sont devenus sourds à la fin). Des évènements se débloquent au fur et à mesure que vous avancez dans l’histoire, nécessaires pour l’avancée de votre relation.

Le jeu se caractérise par des environnements 3D dans lequel le personnage se déplace et les personnages sont dotés de lip-sync, ce qui est plutôt rare pour l’époque. Niveau histoire, chacun possède ses secrets que l’on découvre progressivement. Le jeu est très chaste, dans la continuité des Angélique. Ne vous attendez donc pas à voir beaucoup de scènes ultra romantiques, l’accent du jeu étant d’avantage autour de l’aspect dating/raising simulation.

Evaluation personnelle :

Note : 3 sur 5.

Kin’iro no Corda 2 (2007)

Plateformes : PS2, PSP, PSVita (remake)

Kin'iro no Corda 2

Suite directe du premier jeu, l’orchestre de Seishô doit désormais faire ses preuves en réalisant plusieurs séries de concerts. La chose n’est pas simple et notre héroïne doit faire face aux tensions entre les membres. Pas facile quand chacun a son égo !

Le second opus de la série propose une refonte du gameplay et la mise en place d’un mode de difficulté facile. Le jeu n’en est pas moins difficile avec les disputes qui empêchent le groupe de répéter pour les concerts (Shimizu, t’es le pire des relous, vraiment…) et les fins romantiques qui sont encore plus difficiles à obtenir. En effet, la partie raising simulation est encore plus complexe et paradoxalement, les relations étant remises à zéro (en gros il ne s’est encore rien passé avec les garçons), il convient donc d’être patient avant de voir les relations évoluer.

Evaluation personnelle :

Note : 4 sur 5.

Kin’iro no Corda 2 Encore (2007)

Plateformes : PS2, PSP

Kin'iro no Corda 2 Encore

Fandisc du second épisode sorti quelques mois après ce dernier, on suit les membres de l’orchestre après le lycée. Le jeu reprend la formule du 2 avec cette fois-ci la mise en place d’un calendrier de concerts à donner. Pas grand chose d’autres à dire à part que c’est un fandisc et qu’il est nécessaire d’avoir fait les deux premiers jeux au risque de ne pas comprendre grand chose.

Niveau gameplay, le jeu reprend exactement celui de Kin’iro no Corda 2 même si la partie romance est nettement plus développée (enfin, dirons certains !) étant donné que ce jeu fait office de fin : en effet, notre héroïne est bientôt diplômée et se retrouve à diriger un orchestre.

Evaluation personnelle:

Note : 3 sur 5.

Kin’iro no Corda 3 (2010)

Plateformes : PS2, PSP, PSVita, 3DS

Kin'iro no Corda 3

Hino Kahoko et l’orchestre de Seishô laissent leur place à une nouvelle génération de musiciens talentueux. Se déroulant 8 ans après le premier Kin’iro no Corda, on suit désormais Kohinata Kanade, une violoniste qui a perdue la flamme de la musique. Fraichement transférée à Seishô, elle rejoint le club d’orchestre et participe au concours national où différentes écoles vont s’affronter.

Reprenant le gameplay de Kin’iro no Corda 2, cet épisode introduit de nouveautés comme un jeu de rythme durant les performances. Ainsi, les concerts sont beaucoup moins aléatoires dans leur résultat. Ne croyez pas cependant que le jeu est moins ardu puisque la partie dating sim est un vrai challenge. Les personnages sont tout aussi diversifiés que complexes. Surtout, on se retrouve avec des prétendants issus de d’autres écoles, là où la première génération se côtoyaient tous dans le même lycée.

Plus complet que son prédécesseur, cet épisode est particulièrement réussi puisque Koei semble enfin maîtriser la formule avec une partie dating sim mieux intégrée au jeu.

Evaluation personnelle :

Note : 5 sur 5.

Kin’iro no Corda 3 Another Sky (2014)

Plateformes : PSP, PSVita (compilation)

Kin'iro no Corda 3 AnotherSky

Vous avez tous voulu voir ce qui se passait si Kanade avait rejoint une autre école que Seishô ? C’est chose faite avec les trois fandiscs (un pour chaque école) sortis d’abord sur PSP puis dans une compilation sur PSVita. Les jeux reprennent la formule de l’opus original même si le gameplay est beaucoup moins dirigiste.

Clairement pas indispensable, tant les personnages avaient déjà des routes dans le jeu original. Du coup, niveau histoire, le seul intérêt et de pouvoir séduire des personnages qui n’étaient pas disponibles dans le jeu original et de voir les évènements d’un autre angle.

Evaluation personnelle :

Note : 2 sur 5.

Kin’iro no Corda 4 (2016)

Plateformes : PSVita

Kin'iro no Corda 4

Suite directe du 3, le jeu reprend en réalité la formule de Kin’iro no Corda 2 Encore avec plusieurs séries de concerts à donner et un planning à gérer en plus des entraînements. Plus corsé que le 3 avec une nouvelle approche de la partie simulation, cet épisode en a dérouté plus d’une. Il faut dire, le jeu est nettement moins dirigiste que le précédent épisode et la partie dating sim assez complexe.

On rajoutera un nouveau moteur pour le mode libre qui ne m’a personnellement pas entièrement convaincue. De même, les entraînements s’effectuent avec des musiciens professionnels et on perd ainsi tout l’intérêt des rendez-vous avec les garçons qui se profilaient derrière les répétitions.

Evaluation personnelle :

Note : 3.5 sur 5.

Kin’iro no Corda Octave (2019)

Plateformes : PC, PSVita, Nintendo Switch

Kin'iro no Corda Octave

Dernier opus en date, ce Kin’iro no Corda Octave est un jeu « fanservice » où l’on retrouve l’intégralité des musiciens de la saga dans une histoire complètement uchronique. Fini la simulation et le dating sim à vous faire péter la manette, place au jeu de rythme traditionnel matiné de romance. Si la partie « visual novel » fait le minimum syndical, la partie jeu de rythme se révèle prenante et d’un certain challenge (surtout si vous êtes une quiche pour ça).

Loin de faire l’unanimité (suffit de voir les commentaires incendiaires sur Amazon Japan…), cet opus aurait dû être à la base un jeu mobile et le portage sur consoles et PC s’est fait de manière précipité. On rajoutera que le changement de chara-designer n’a pas non plus fait plaisir aux fans. Bref, un jeu peu intéressant qui ne s’adresse qu’aux fans de la franchise.

Evaluation personnelle :

Note : 2 sur 5.

Système

A l’exception de Kin’iro no Corda Octave qui est un jeu de rythme, la série se distingue des otome games classiques en proposant un gameplay mêlant dating sim et simulation/gestion. A partir de l’épisode 3, des phases de jeu de rythme vont même accompagner les performances des personnages. Cette richesse dans le gameplay fait que la série a la réputation d’être difficile d’accès. Si le premier épisode souffrait d’absence de tutoriel, les autres épisodes accompagnent un peu plus les joueurs dans la structure du jeu. Ne croyez cependant pas que cela a rendu les jeux plus simples !

Globalement, chaque épisode suit le schéma suivant : vous devez répéter dans un temps limité sur des titres de votre choix ou non afin de réaliser des performances publiques. Dans le premier épisode, un concours intra-lycée est au centre de l’histoire ; dans le troisième c’est carrément un concours entre écoles. Les répétitions s’effectuent soit seul ou avec nos love interests. L’intérêt des répétitions en duo c’est qu’elles ne font pas seulement progresser notre personnage mais également augmenter les points d’affection.

Selon comment vous vous entraînez, les performances se déroulent avec une note de fin qui va de D à SSS. Dans Kin’iro no Corda 2, il n’y a plus de concours mais avoir de mauvaises performances bloquent automatiquement l’accès à des routes. Oui les personnages sont facilement irritables :).

A mes yeux c’est Kin’iro no Corda 3 qui possède le gameplay le plus réussi de la série. D’une part, le tutoriel est clair et guide vraiment bien les nouveaux joueurs pour réussir à progresser et surtout le système d’affection est vraiment bien conçu pour voir comment avance nos relations avec les personnages.

Graphismes

La Ruby Party a beau être une division secondaire de Koei Tecmo, ne croyez cependant pas que les jeux soient moins bien soignés. Depuis le premier épisode, la série bénéficie de graphismes de qualité, bien aidé par le talent de Yuki Kure qui a signé le chara-design et les illustrations de tous les épisodes…jusqu’au dernier. Vous comprenez un peu mieux pourquoi les fans ont pris en grippe le jeu (oui c’est un peu du niveau du scandale de Diabolik Lovers qui a changé d’artiste).

L’autre particulier des Kin’iro no Corda est que l’on peut se déplacer dans différents lieux avec un rendu très « RPG », le tout en 3D. Ne vous attendez évidemment pas à de la 3D réaliste ; les personnages sont tous en chibi-chara à l’écran.

Une série de jeux vidéo atypique

La licence Kin’iro no Corda n’a certes pas autant d’épisodes que les deux autres séries phares de Koei Tecmo mais sa formule, entre dating sim, simulation et jeu de rythme promet du challenge pour quiconque s’aventure. Pour moi, elle résonne particulièrement parce que c’est l’adaptation du premier jeu en anime qui m’a plongé dans les otome games des années plus tard. Je me rappelle à l’époque avoir voulu plus que tout jouer au jeu, intriguée par le mélange simulation/jeu de drague.

Pour autant les jeux, en dehors de Kin’iro no Corda 3, sont loin d’être parfaits. Entre difficulté mal ajustée et l’obligation de devoir passer par un guide pour comprendre les mécanismes, les jeux sont loin d’être simples à prendre en main. D’un côté, c’est ce qui les rend intéressants car ils ne sont pas des otome games classiques mais d’un autre, j’ai un mal fou à les conseiller aux gens.

J’espère qu’avec la Nintendo Switch, Koei retiendra les leçons de l’échec du dernier opus et saura proposer de nouveaux jeux avec pourquoi une nouvelle génération de musiciens afin de repartir de bon pied.

– Otome Time ! – Kin’iro no Corda 3

Tags: Anime, Kure Yuki, Koei, Kiniro no Corda 3, Daichi Sakaki, Mizushima Haruto, Kisaragi Kyoya, Kisaragi Ritsu, Official Art, Self Scanned, Scan

Update du 11/05/2020 : Avec l’arrivée de la version PSVita, je me suis permise de réactualiser ce test.

Kin’iro no Corda fait partie de mes séries d’otome games de coeur. C’est le premier anime qui m’a amené dans le monde des otome games et les jeux sont des modèles du genre simulation. Ce troisième épisode propose une nouvelle génération de musiciens ainsi qu’une héroïne renouvelée. Mélangeant simulation, jeu de rythme et dating sim, la formule trouve enfin un équilibre avec ce troisième volet.

— Fiche technique —

Kin'iro no Corda 3
Kin'iro no Corda 3 
Développé par : Koei Tecmo
Date de sortie initiale : Février 2010
Classification : Cero B
Support : PS2/PSP/PSVita/3DS

Synopsis

Kanade Kohinata est une violoniste considérée dans son enfance comme une prodige jusqu’au jour où elle reçoit un message alarmant « alors, tu as atteint ta limite ? » lors d’un concours. Plongeant alors dans un grand désarrois, elle n’abandonne pas le violon mais perd grandement confiance dans ses talents. En deuxième année au lycée Seisho (le même que dans Kin’iro no Corda 1/2), elle rejoint le club d’orchestre et se retrouve embarquée dans le concours national de musique classique.

Personnages

Ecole Seisho

Kohinata Kanade

Kohinata Kanade : Nouvelle héroïne de la série. Cette fois-ci fini la novice, place à une prodige qui malheureusement a perdu la flamme de la passion pour la musique. Elle rejoint le club d’orchestre de Seisho sans trop de conviction. C’était une violoniste prodige dans sa jeunesse mais un lâche connard lui a démonté le moral.

Kisaragi Kyouya

Kisaragi Kyouya : Meilleur ami de l’héroïne, c’est lui qui la pousse à rejoindre le club d’orchestre. Il joue du violon et vit dans l’ombre de son frère ainé. Heureusement un évènement va le propulser en première ligne. Pas grand chose à dire sur Kyouya à part que ça crève les yeux qu’il est fou amoureux de Kanade mais évidemment la belle voit quedal…

Kisaragi Ritsu

Kisaragi Ritsu : Frère ainé de Kyouya et président du club d’orchestre, Ritsu est aussi un ami de Kanade. Il joue du violon, considéré d’ailleurs comme un vrai prodige. Un évènement va pourtant le remettre en question, l’obligeant à prendre du recul sur le groupe.

Sakaki Daichi

Sakaki Daichi : Vice président du club d’orchestre de Seisho, Daishi joue de l’alto et accueille avec beaucoup de bienveillance notre héroïne (oui il a une petite idée derrière la tête). Charmeur, il est aussi ami avec Ritsu qu’il soutiendra tout au long du jeu.

Mizushima Haruto

Mizushima Haruto : Ce premiere année est un talentueux violoncelliste membre du club d’orchestre de Seisho. Bien que sérieux, il est facile à désarçonner pour notre plus grand plaisir :p Haruto éprouve beaucoup de respect pour Kanade et fera tout son possible pour la remotiver au sein de l’orchestre.

Ecole Shiseikan (aka mes loulous <3)

Yagisawa Yukihiro

Yagisawa Yukihiro : Président du club d’orchestre, il se révèle être un excellent leader privilégiant la cohésion de groupe sur les individualités. Il joue de la trompette.

Hozumi Shirou

Hozumi Shirou : Sous ses airs intimidants, Shirou est en réalité une vraie guimauve (alalala ces romantiques…). Il joue de la trompette contraste autant physiquement que moralement des standards que l’on retrouve dans les concours musicaux.

Mizushima Arata

Mizushima Arata : Ce joyeux luron joue du trombone et est le cousin de Haruto (pour le plus grand malheur de ce dernier :D). Sa bonne humeur est contagieuse et il sympathise très vite avec les membres du club de Seisho, cherchant d’ailleurs les faveurs de Kanade.

Ecole Jinnan (aka les tortionnaires de mes oreilles)

Tougane Chiaki

Togane Chiaki : Riche, belle gueule et incroyablement casse-pieds. Chiaki joue du violon électrique et je suis désolée de le dire mais il n’a pas le talent de Lindsey Stirling parce que la prestation de Jinnan m’a fait couper le son de ma console pour éviter de finir sourde. Bref, chiant comme la pluie même si lui aussi sympathise avec les membres de Seishô.

Toki Housei

Toki Housei : Ami de Chiaki qui l’accompagne dans son délire de massacrer la musique classique puisqu’il joue lui aussi du violon électrique. Tout aussi charmeur, il cache un lourd secret.

Ecole Amane

Myouga Reiji

Myouga Reiji : Personnage exécrable du jeu. Il hait l’héroïne pour une raison qui dépasse tout le monde et passe son temps à écraser les autres pour prouver sa suprématie. En plus il joue du violon (encore !). Autant dire que je ne l’aime pas du tout et que malgré qu’il soit « canon » dans le jeu, j’ai eu envie de lâcher la manette plus d’une fois.

Amamiya Sei

Amamiya Sei : Pianiste prodige, il rencontre par hasard Kanade au début du jeu et s’intéresse à elle, lui donnant la confiance de reprendre la musique. Il est à la recherche de ce qui lui manque dans son jeu (l’amouuuuuuur mais chut) et se révèle un soutien inattendu pour l’héroïne.

Nanami Sousuke

Nanami Sousuke : Mon bébé <3. Il se fait évincer par Reiji de l’orchestre et l’héroïne le rencontre au moment où il est prêt à balancer son violoncelle par-dessus un pont. Kanade va lui redonner du courage mais autant dire que c’est pas gagné vu l’ambiance…Un pauvre choupinet entouré de gens cancers, il serait mieux bien dans une autre école.

Gameplay

Kin’iro no Corda 3 reprend la recette du précédent épisode avec quelques nouveautés. Durant la journée vous allez devoir vous entrainer afin de maîtriser les musiques puis une fois que c’est fait, vous pourrez commencer l’entrainement en groupe afin de se préparer pour les concerts. Le petit plus, ce sont les entrainements en duo qui permettent d’augmenter vos talents ainsi que ceux de votre chouchou (oui moi je m’entraine avec mes chouchous).

Pour améliorer vos performances, acheter des partitions ou booster votre relation avec votre chouchou, le jeu propose une boutique. Vous pouvez y acheter en échange des BP, la monnaie du jeu. Ces derniers s’obtiennent en réalisant des performances devant du public. Plus vous jouez, plus vous en gagnez.

Lors des concerts, des phases de jeu de rythme ponctuent les musiques. En réussissant des combos vous déclenchez la Master Field – sorte de Limit Break – du meneur du groupe qui permet de faire péter le score de votre performance. Les notes vont de D à SS et évidemment il vous faudra obtenir la meilleure note pour gagner face à vos adversaires. A savoir que Kanade ne peut pas utiliser sa Master Field.

Evidemment le jeu n’oublie pas qu’il est également un dating sim et de nombreux choix de dialogues vont jalonner vos interactions avec le casting. Les events sont signalés sur la mini-map par des icônes clignotantes et permettent d’approfondir vos relations avec les garçons. En fonction de vos réponses, les dialogues s’orienteront vers un garçon ou plusieurs donc soyez attentifs !

Avis

Plus complet que son prédécesseur, ce Kin’iro no Corda propose également un casting plus diversifié avec la présence de musiciens rivaux de l’école de l’héroïne. Le jeu est également moins brouillon que les deux premiers épisodes avec la mise en place de phases de gameplay durant les performances, les rendant ainsi moins aléatoires dans leur résultat. Seul bémol, il faut évidemment que ça discute durant les performances, là où Kin’iro no Corda 1/2 nous laissait apprécier la musique.

De même, le casting s’étoffe avec 12 personnages à séduire, chacun ayant une personnalité bien à eux. Bien que rivaux, des amitiés se créent entre les protagonistes et il est plaisant de voir que tout ne tourne pas que autour de l’héroïne avec des interactions parfois étonnantes. Il y a une vraie diversité au sein des groupes musicaux avec des problématiques qui servent de toile de fond au jeu.

Etant un peu réticente à devoir accueillir une nouvelle génération de musiciens après avoir été marquée par la première, je me suis surprise à apprécier les personnages au fur et à mesure du jeu. Mention spéciale au club d’orchestre du lycée Shiseikan : de braves gars qui deviennent rapidement nos potes et mes chouchous du jeu.

Bilan

Histoire

Note : 4 sur 5.

Ecriture

Note : 4 sur 5.

Système de jeu

Note : 5 sur 5.

Graphismes

Note : 5 sur 5.

Bande Sonore

Note : 5 sur 5.

Retour sur la version PSVita

En 2018, Koei Tecmo sort le jeu sur PSVita après les précédentes éditions sur PS2, PSP et 3DS. On aurait pu penser que c’est l’affaire d’un banal portage de plus. Il en est rien. La version PSVita propose, en plus du contenu supplémentaire de la version 3DS, un upgrade graphique qui s’accompagne d’animations durant le déclenchement de la Master Field et de nouvelles variations de CG et de sprites.

Et bien évidemment, pour les plus téméraires, le platine peut s’avérer un très bon challenge ! (qui a dit que les otome games étaient simples ?).

Mettant procuré la version collector à 30,000¥, celle-ci propose Kini’ro no Corda 3 et Another Sky ensemble avec un paquet de bonus : une collection de drama CD avec le livret, les OST des jeux, la collection des illustrations autour dans deux ouvrages et des illustrations cartonnées à afficher.

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– Otome Time ! – Variable Barricade

Annoncé en 2016, Variable Barricade est, on peut le dire, un otome game qui s’est fait attendre puisque le jeu est finalement sorti en avril 2019 sur PSVita. Oui, sur PSVita, alors que la console est techniquement enterrée par Sony. Mais bon, passons. Otomate a décidé de tirer sa révérence sur cette console avec un titre qui, sur le papier, avait l’air génial. Qu’en est-il vraiment ?

— Fiche technique —

Variable Barricade
Variable Barricade
Développé par : Otomate & Design Factory
Date de sortie initiale : Avril 2019
Classification : Cero B
Support : PSV / Nintendo Switch

— Synopsis —

Hibari Toujou, héritière de l’empire Toujou, est une lycéenne populaire et appréciée, aspirant à une vie simple. Pourtant, après une journée de cours, quatre jeunes hommes apparaissent devant elle à la sortie du lycée. D’un seul coup, ce n’est pas une mais QUATRE propositions de mariage que notre héroïne reçoit ! Rejetant immédiatement ces énergumènes, elle apprend que cette mascarade est l’oeuvre de son grand-père qui souhaite qu’elle se marie. Se retrouvant à vivre avec ses quatre prétendants, Hibari doit subir leurs « assauts » répétés pour conquérir son coeur et autant vous le dire, c’est pas gagné.

— Les personnages —

Toujou Hibari

Hibari Toujou : Notre héroïne qui est, par ailleurs, entièrement doublée par Saki Fugita (Ymir dans L’Attaque des titans). Hibari est une tsundere qui ne se laisse absolument pas séduire par ses quatre prétendants. Au fur et à mesure des routes, elle s’ouvre progressivement à eux, même si elle a dû mal à leur faire confiance – et pour cause, ils ne sont là que pour se marier avec elle ! Clairement une excellente héroïne qui ne se laisse pas marcher sur les pieds en plus d’être d’une grande maturité.

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Les quatre prétendants de Hibari. Je ne fais pas de présentations individuelles puisque l’essentiel du jeu est basé sur la découverte de chacun des personnages. Tous ont de bonnes raisons de vouloir séduire la belle Hibari et si ils sont désintéressés au départ, très vite ils doivent admettre que pour conquérir notre héroïne, ils vont devoir affronter leurs peurs et passifs afin de faire tomber la barricade (littéralement, oui).

— Hibari, deviens ma femme ! —

Après une intro aussi drôle que atypique, Variable Barricade nous propose une histoire qui va finalement user de tous les poncifs du genre, jusqu’à sa Vraie Fin débloquée après avoir fait les routes des quatre prétendants. Ce n’est donc ni le scénario, ni l’originalité qui est au coeur de ce titre, malgré quelques prises de risques : Hibari, notre héroïne, est intégralement doublée, ce qui est trop rare et possède un caractère bien à elle. On est donc loin de la potiche habituelle qui se laisse porter par l’histoire et ses prétendants.

On peut aussi reconnaître un humour original, notamment si au début du jeu nous acceptons les propositions de mariage de nos prétendants. S’ensuit alors quatre mauvaises fins (copier-coller, faut pas non plus rêver) qui n’apportent pas grand chose mais font sourire. Pour le reste, n’attendez pas de réelles surprises avec ce titre, jusqu’à sa construction qui accompagne pas à pas les joueurs. De même, la difficulté inexistante du titre est déconcertante. Si les visual novels ne sont rarement des jeux complexes, on regrette la linéarité de ce titre. On peut cependant reconnaître que Variable Barricade propose une histoire complète qui trouve même une conclusion dans sa narration, ce qui n’est pas forcément toujours le cas des otome games.

Malgré sa volonté de casser les codes de la narration visual novel et de proposer des idées intéressantes, Variable Barricade ne réussit pas toujours à mener à bien son histoire, trop prévisible par endroits, notamment sur une de ses intrigues « principales ». C’est bien dommage d’autant plus Hibari crève littéralement l’écran. Les amateurs de comédies apprécieront, les autres relèveront tous les défauts du jeu.

— Le système —

Sur le papier, Variable Barricade donnait réellement une impression d’interactivité. En réalité, on est loin du compte. Le système de flowchart est très mal pensé puisque il n’y réellement pas de choix menant à des embranchements spécifiques. Autant vous dire que si le flowchart n »existait pas, le jeu serait exactement le même. Quand à la partie « Variable Barricade » du jeu : chaque réponse renforce soit la défense de l’héroïne, soit l’attaque des prétendants. En dehors d’une petite scène qui intervient à certains moments, rien d’interactif.

Niveau fins, le jeu en propose trois par personnages : la Love End, l’Another End et une mauvaise fin. Par ailleurs, vous trouverez une ending list histoire de savoir quelles fins il vous reste à débloquer en plus de l’habituelle galerie CG.

— Les graphismes —

PAS DE LIP-SYNC. Nous sommes en 2019 et même si le jeu fut annoncé il y a trois ans, je trouve incroyable de voir des sprites aussi génériques et sans animations. Alors certes, les illustrations sont très belles et celles façon « chibis » sont mes préférées mais je ne peux pas passer sur les éléments sus-cités. Si certains considèrent cette feature comme du détail, je ne peux clairement pas passer sous silence ce fait tout simplement que de nombreux otome games font l’effort de proposer des sprites dynamiques et animés (notamment chez le studio Rejet). Alors, POURQUOI OTOMATE ? On ne parle pas d’un petit studio indépendant mais d’une filiale de Idea Factory. Ce n’est pas le budget qui manque. De ce fait, malgré un soin apporté à l’univers graphique du jeu, Variable Barricade ne s’impose absolument pas comme un titre brillant par ses graphismes.

— Avis final —

Déception est le mot qui me vient à l’esprit avec Variable Barricade. Loin d’être un mauvais jeu, l’attente de trois années et les prémices d’un projet original ont amené une certaine hype. Le sentiment d’un titre inachevé est de plus en plus persistant au fur et à mesure qu’on avance dans les routes. Alors, qu’a fait Otomate durant ces trois années de reports successifs ? Il y a eu un changement de seiyuu en cours de route mais j’ai du mal à croire que c’est l’unique raison qui a amené le studio à repousser la sortie. On ne saura jamais mais j’ai à croire que le système de jeu à poser problème pour au final arriver à un résultat aseptisé.

En effet, le flowchart n’offre aucune perspective d’embranchements et les routes s’avèrent linéaires. Le jeu n’offre pas vraiment de challenge et les routes se construisent chacune de la même manière, autant sur les révélations qui interviennent aux mêmes endroits ainsi que divers flashbacks. C’est ce manque de surprise dans la narration qui devient rapidement lassant puisque en dehors du passif de nos héros et de la conclusion, le jeu ne propose pas réellement de problématique. Et encore, de nombreux éléments de mystère se révèlent tellement évidents qu’on est juste atterré d’avoir eu juste depuis le début…La True End est particulièrement décevante de ce point de vue.

Evidemment, cela n’enlève rien à la qualité des personnages, aux moments d’humour particulièrement efficaces et à la personnalité de Hibari qui est appréciable. L’intérêt du flowchart trouve son utilité dans l’avancée dans le scénario, ce qui n’est pas si mal quand on tente vainement de s’accrocher. Comme dit plus haut, la sensation d’un jeu inachevé est très présente et on sent que rien ne justifie que trois années ont été nécessaires pour boucler le jeu, d’autant plus que Variable Barricade se paie le luxe de sortir sur PSVita alors que Otomate commence déjà à sortir ses prochains titres sur Nintendo Switch.

Le pire avec Variable Barricade est que j’ai pré-commandé l’édition collector de chez Stella Worth (boutique japonaise spécialisée dans les trucs otome). Evidemment que les goodies sont sympas mais au final, j’ai dépensé beaucoup pour un jeu qui ne m’a pas entièrement convaincu. Si Variable Barricade ne concours pas dans la catégorie de plus mauvais otome de l’année, il est assurément la déception.

– Bilan –

Histoire

Note : 3 sur 5.

Ecriture

Note : 3.5 sur 5.

Système de jeu

Note : 2 sur 5.

Graphismes

Note : 3.5 sur 5.

Bande Sonore

Note : 4 sur 5.

– Otome Time ! – PersonA – Le fantôme de l’Opéra

Tags: Wallpaper, Official Wallpaper, Official Art, PersonA ~Opera Za no Kaijin~, Christine Daaé (Opera Za No Kaijin), The Phantom (Opera Za No Kaijin), Facebook Cover, HD Wallpaper

PersonA- Le fantôme de l’Opéra est un otome game réalisé par Mirai sorti en 2012 sur PC. Il est déconseillé aux moins de 18 ans et par conséquent, il contient évidement du contenu sexuel explicite. Je sais bien ce que vous allez me dire : je m’étais formellement interdite d’écrire la moindre review d’un otome R18. Je comptais tenir mon engagement mais en jouant à PersonA- Le fantôme de l’Opéra (dont je me suis permise de franciser le titre, pour plus de clarté), je me suis dis que celui-là avait le mérite d’être ainsi intéressant à décortiquer et à mettre en confrontation avec le roman dont l’histoire est tirée.

— Fiche technique —

PersonA ~Opera Za no Kaijin~ 
Développé par : Mirai
Date de sortie initiale : Avril 2012
Classification : R18 
Support : PC

— Synopsis —

Christine Daaé – que vous pouvez entièrement renommée – est une jeune femme passionnée par le chant, s’exerçant dans les tavernes. Elle est repéré par Remy, l’assistant du directeur artistique de l’Opéra de Paris. Désireuse de devenir la Prima Donna, elle rejoint alors l’équipe de l’Opéra. Malgré son talent, elle peine à faire sa place jusqu’à ce qu’elle entend une voix étrange lui enjoignant de suivre ses cours particuliers de chant. Très vite, Christine se rend compte que la voix appartient à celui que les membres du personnel appelle le Fantôme de l’Opéra. Ce dernier, défiguré, crie vengeance.

— Les personnages —

Christine Daaé

Christine Daaé (ou vous-même, pendant qu’on y est) : Notre héroïne, dont les parents sont décédés et le frère disparu, vit pauvrement à Paris, travaillant dans un café pour subvenir à ses besoins. Son destin bascule quand elle est remarqué par Remy, assistant du manager de l’Opéra. Reconnue pour ses capacités vocales, elle se retrouve en course pour être la prima donna, ce qui est loin de plaire à celle qui tient ce rôle. Christine est une jeune femme courageuse, malheureusement malmenée par son entourage loin d’être toujours bienveillant envers elle.

Firmin Richardr

Richard Firmin : Manager de l’Opéra. J’ai déjà un peu parlé du personnage dans Balance ton otome boy tant sa route est un caca ambulant. Richard accepte, sur les conseils de Remy, de prendre Christine à l’Opera tout en lui disant que ses chances de réussites sont très faibles. Sa route est d’ailleurs très représentative de sa personnalité : il rabaisse constamment le personnel de l’Opéra, soit disant que c’est comme ça que les gens montrent leur talent. Autant dire qu’on a vu plus sympathique…

Raoul de Chagny

Raoul de Chagny : Vicomte de Chagny, il est un ami d’enfance de Christine qu’il revoit des années plus tard après l’avoir sauvé en pleine rue d’un gros lourd. Il a toute la panoplie du Prince Charmant, puisqu’il l’a toujours aimé et que cette rencontre du destin ne fait que renforcer son amour. Plutôt naïf et idéaliste, il se heurte très vite à son frère qui s’oppose à sa relation avec Christine, du fait qu’elle n’est pas d’un rang convenable.

Philippe de Chagny

Philippe de Chagny : Comte de Chagny et directeur de l’Opéra, il se révèle être un homme distingué et d’une grande élégance. Il est supposé être fiancé à une personne de son rang mais évidemment, vous vous doutez bien que sa route consiste à voir Christine devenir sa maîtresse. Contrairement à Raoul, il se révèle bien plus strict et réaliste et son jeune frère devient même un rival dans sa route, étant donné son amour pour notre héroïne.

Remy

Remy : Assistant de Richard, Remy est un jeune homme plutôt froid et distant et complètement sous la coupe de son directeur. Il est bien plus lié à Christine que ce qu’il laisse entendre et les tenants et aboutissements de sa route risquent bien de provoquer quelques nausées chez certains.

Phantom of the Opera

Erik / Le fantôme de l’Opéra : Sa route se débloque une fois qu’on a terminé toutes les autres. Pour ainsi dire, il incarne l’antagoniste principal du jeu, notamment dans la route de Raoul. Donnant des cours de chant à Christine, il fait en sorte qu’elle accède au rôle de la prima donna par tous les moyens possibles. Et quand je dis TOUS les moyens, c’est qu’il n’hésite pas à recourir au meurtre. Autant dire qu’on aborde sa route sans trop savoir à quoi s’attendre vu qu’il a essentiellement cherché à nous violer et séquestrer…

Tags: The Phantom of the Opera, Erik (The Phantom Of The Opera), PersonA ~Opera Za no Kaijin~, The Phantom (Opera Za No Kaijin)

— Tragédie et porno à l’Opéra —

Sous ses airs de jeu de cul à la con, PersonA : le fantôme de l’Opéra possède bel et bien un scénario. Alors bien évidemment, il ne faut pas s’attendre à de le grande littérature, malgré que ce soit l’adaptation otome d’un roman…ouais Mirai a osé. Je n’aurai jamais parié sur Le fantôme de l’Opéra comme otome possible mais bon, les japonais sont très imaginatifs. L’idée à beau être un peu étrange, on adhère assez vite à l’histoire et les personnages se révèlent particulièrement crédibles. En effet, Mirai semble ne pas faire l’erreur habituelle de transformer tout ce qui est historique en nanar ambulant. On est donc très loin d’une catastrophe à la Musketeer.

Evidemment, qui dit otome R18 dit scènes de cul et les inévitables scènes de viol. Oui je sais, c’est triste. Le pire étant qu’elles détruisent pas mal l’harmonie générale du jeu et que les personnages changent de visage de façon tellement brutale que ça en devient grossier. Certaines fins peuvent en revanche être intéressantes, notamment le triangle Raoul/Philippe et le très juste Raoul/Erik. Je dois vous dire que j’apprécie beaucoup Raoul et que je me suis sentie très mal quand ce pauvre petit s’est retrouvé délaisser au profit de son bâtard de frère ou de l’abominable Richard. Et que dire de Erik ? Il est sensiblement le même que dans le roman, simplement plus violent et sans pitié. Donc oui, Christine prend cher avec lui mais d’un autre côté, on ne peut pas dire que le personnage soit à la base quelqu’un de très sain dans sa tête.

Si l’histoire ne renouvelle pas les poncifs du genre, PersonA : le fantôme de l’Opéra réussi quand même à être surprenant. On s’attend tellement à un gâchis monstre qu’au final le jeu est loin d’être ridicule, ni même terrible. Alors, est-ce parce que j’ai l’habitude de voir que les choses tournent mal dans les otome R18 mais pour le coup, malgré quelques scènes problématiques – exclusivement destinées aux fins alternatives et non pas principales – le jeu s’en sort très bien. Seul bémol dans ce tableau : on aurait aimé une version all-ages du jeu, comme l’avait fait Mirai pour les Hoshi no Oujo.

Tags: PersonA ~Opera Za no Kaijin~, Remy (Opera Za No Kaijin), Firmin Richard

— Le système —

Persona : Le fantôme de l’Opéra fonctionne comme un visual novel classique. Vous aurez, à certains moments du jeu, des choix de dialogues qui vous mèneront sur la route que vous souhaitez. A savoir que la route du Fantôme est bloquée et qu’il vous faudra terminer toutes les routes pour l’obtenir.

Pour le reste, le jeu possède l’essentiel des options avec une galerie CG, la possibilité de réécouter les OST et de revoir l’opening.

— Les graphismes —

S’il y a bien un point où le jeu se défend à merveille, c’est par sa qualité graphique. Les arrière-plans sont particulièrement soignés et retranscrivent à perfection le Paris du XIXème siècle. Les sprites sont en revanche un peu moins réussi, notamment quand le jeu veut faire dans « l’action ». En effet, les effets de distance sont assez mal gérés. Cependant, ce n’est qu’un détail sur un jeu qui affiche réellement de très belles illustrations (dont la moitié sont pornos, ben oui désolée).

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— Avis final —

Oui je sais, j’avais dis : JAMAIS de reviews d’otome R18. Ce n’est pas PersonA : le fantôme de l’Opéra qui va changer la donne. En réalité, si j’ai souhaité en faire la critique, c’est parce que le jeu est basé sur le roman de Gaston Leroux et que j’étais bien curieuse de ce qu’allait donner une version otome…et encore plus une version otome R18. Bien évidemment, si vous n’avez jamais touché à un jeu de ce type, il faudra vous accrocher, surtout si la violence (notamment sexuelle) vous gène.

En dehors de cet aspect, qui est en plus difficile à outrepasser, PersonA : Le fantôme de l’Opéra possède une intrigue plutôt intéressante et on s’y prend rapidement au jeu de vouloir faire les différentes routes. Chaque personnage a en effet ses secrets et le jeu suit plus ou moins bien l’histoire du roman, en dehors du fait que Raoul et Erik ne sont désormais plus les seuls à vouloir se farcir Christine. Sur ce point, le fait d’avoir rajouter des prétendants potentiels n’est pas toujours du plus bel effet, surtout quand les personnages ont un dédain certain pour l’héroïne dans les routes des autres et deviennent soudainement intéressé. C’est notamment le cas pour Richard où clairement son intérêt pour Christine est tout sauf sain…et qu’il a été pour moi le pire personnage du jeu. Oui, même pire que Erik mais lui a l’excuse au moins d’être un antagoniste.

Curieusement, j’aurai tendance à penser que PersonA : le fantôme de l’Opéra est un des meilleurs otome R18 que j’ai pu faire. Si on oublie les fins alternatives qui s’aventurent sur le terrain du viol et de la violence, la route principale des protagonistes les rendent plutôt safe et comme indiqué plus haut, l’histoire tient relativement la route. Le seul problème étant que le jeu pousse à faire toutes les fins et qu’on aurait mieux aimer ignorer leur existence…

— Bilan—

Histoire

Note : 3 sur 5.

Ecriture

Note : 2 sur 5.

Système de jeu

Note : 3.5 sur 5.

Graphismes

Note : 3 sur 5.

Bande sonore

Note : 4.5 sur 5.

Malgré des choix narratifs douteux pour donner de la difficulté relative au jeu, PersonA – Le fantôme de l’Opera – est loin d’être un mauvais otome game. Cependant, il reste un titre déconseillé aux moins de 18 ans avec des scènes de viol difficiles à éviter. On s’y attend mais ça reste toujours du gâchis sur les personnages…

– Otome Time ! – Bakumatsu Renka Shinsengumi

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Avant que Hakuoki devienne une référence majeure dans l’industrie otome game et emporte, dans son passage toute possibilité pour d’autres studios de surfer sur la vague du ShinsengumiVridge avait pourtant déjà lancé sa propre saga. En 2004 ils sortent Bakumatsu Renka Shinsengumi suivi de Bakumatsu Renka : Karyuu Kenshiden en 2007. Loin de la fantasy dans laquelle Hakuoki tire une partie de son scénario, Bakumatsu Renka Shinsengumi (abrégé BRS) raconte ses romances sans s’écarter trop de l’histoire réelle du Shinsengumi. Autant vous dire qu’on sort les mouchoirs plus souvent que d’habitude.

— Fiche technique —

Bakumatsu Renka Shinsengumi
Bakumatsu Renka Shinsengumi - 
Développé par : Vridge
Date de sortie initiale : Décembre 2004
Classification : Cero B
Support : PS2 / Nintendo DS

— Synopsis —

On y suit Suzuka Sakuraba, une jeune fille dont le père est propriétaire d’un dojo. Ayant appris le maniement du sabre depuis son plus jeune âge, la mort de son paternel la laisse dans une position délicate puisque ce dernier a surtout laissé sa famille avec une montagne de dettes. Ne pouvant s’en sortir, Suzuka demande de l’aide auprès de la princesse de la province de Aizu pour pouvoir rentrer dans la milice appelée Shinsengumi. L’objectif n’est pas tant pour Suzuka de prouver ses capacités comme sabreuse que de se sauver d’une existence condamnée…

— Les personnages —

Sakuraba Suzuka

Suzuka Sakuraba : L’héroïne du jeu. Suzuka est loin, trèèèès loin de l’archétype de l’héroïne d’otome. En effet, par rapport à Chizuru qui vous aura donné de la claquer très fort contre un mur, Suzuka est une jeune fille plutôt douée pour les arts martiaux. Elle se révèle être un élément indispensable au Shinsengumi et ne se met jamais au travers de la route des personnages. Autant dire que cela fait du bien d’avoir une héroïne qui sait ce qu’elle veut, ne fout pas le caca dans le scénario et s’occupe de ses fesses.

Kondou Isami

Isami Kondo : Capitaine du Shinsengumi, Kondo est vu comme un homme frivole dans la première partie du jeu, malgré son profond attachement aux règles du groupe militaire. Sa position de chef prend de l’ampleur une fois qu’il se retrouve comme l’unique dirigeant du Shinsengumi, ce qui vaut pour lui des décisions lourdes de conséquences.

Hijikata Toshizou

Toshizo Hijikata : Vice-commandant du Shinsengumi, il est vu comme un homme autoritaire et il est même considéré comme un vrai démon. En effet, il vaut mieux faire attention à nos paroles devant Hijikata, tant ses capacités de sabreur et son intelligence en font un pilier de la formation. En revanche, une fois sa confiance acquise, il devient un ami sincère.

Yamanami Keisuke

Keisuke Yamanami : Seconde vice-commandant du Shinsengumi, Yamanami passe pour une crème à côté de Hijikata et beaucoup ne font pas forcément gaffe à leurs paroles devant lui. Malgré ses talents de sabreur, c’est pour ses capacités en stratégie militaire que Kondo le garde près de lui. Son intelligence en font un homme lettré et cultivé.

Okita Souji

Soji Okita : Capitaine de la Première Division du Shinsengumi, Okita est connu pour être l’un des sabreurs le plus talentueux de la formation (et par extension, de son époque). Craint et respecté par ses hommes, notre jeune homme est bien loin d’être un tortionnaire et partage une passion pour les jeux avec les enfants. Okita est dévoué corps et homme au Shinsengumi et sa destinée tragique en font un personnage qu’on aurait aimé sauver.

Nagakura Shinpachi

Shinpachi Nagakura : Capitaine de la Seconde Division du Shinsengumi, Nagakura est connu pour son caractère rude, ce qui en fait également une personne respectée dans sa division. Bien moins craint que Hijikata et Okita, il forme avec Heisuke Todo et Sanosuke Harada un trio de comiques de service faisant le bonheur des membres du Shinsengumi.

Saitou Hajime

Hajime Saito : Commandant de la Troisième Division, Saito est un personnage froid et distant avec le reste du groupe. Reconnu pour ses qualités dans les arts martiaux, il est respecté mais relativement craint pour son manque d’émotions apparent qui en font un être sans sentiment. Une façade que Suzuka ne tardera pas à faire craquer.

Todou Heisuke

Heisuke Todo : Capitaine de la Huitième Division, Heisuke est un garçon idéaliste et naïf qui fera les frais lors de son positionnement du côté de Kashitaro Ito. Ses idéaux de justice sont mis à rude épreuve tout au long du jeu et il peut compter sur ses amis de toujours pour avancer.

Harada Sanosuke

Sanosuke Harada : Capitaine de la Dixième Division, Harada est connu pour sa joie de vivre (alors que n’oublions pas il a loupé son seppuku), son caractère affirmé et sa capacité à motiver les troupes. Il est souvent rabroué par Yamanami dès qu’il se met à boire plus de raison.

Yamazaki Susumu

Susumu Yamazaki : Espion attitré du Shinsengumi, Yamazaki porte le plus souvent une tenue de femme pour ainsi récupérer de précieuses informations sans soulever de suspicion. Plus doué pour manipuler son apparence que pour le combat, Yamazaki est un personnage complexe et qui ne laisse pas de marbre.

Saidani Umetaro

Umetaro Saidani : Ce personnage n’est pas un membre du Shinsengumi. Je vous spoile un peu car son identité est le sujet de sa route mais difficile de ne pas résister face à un des plus grands personnages historiques de son époque : Monsieur Ryoma Sakamoto en personne. Sa route est donc très différente de celles des autres puisque Umetaro/Ryoma s’oppose au Shinsengumi. En effet, il souhaite la fin du Shogunat et voir le Japon progresser vers un modèle social et politique hérité des Etats-Unis.

— Vis ma vie de femme au Shinsengumi —

Faire un otome historique est loin d’être facile, voire même carrément casse-gueule si on se base sur des personnages qui sont parfois morts dans des conditions tragiques. De ce côté-là, Bakumatsu Renka Shinsengumi n’a pas pris la période la plus sympathique, ni même les protagonistes à draguer les plus simples. En effet, les membres du Shinsengumi ont presque tous eu une mort atroce. Et ce n’est pas tellement un spoil, notamment pour les japonaises qui ont forcément étudiée cette période en cours.

Et Suzuka dans tout ça ? Parce que oui, on a ici une héroïne forte, qui dès le départ en impose. Et d’ailleurs, pour une fois, le maniement de l’épée n’est pas une pseudo idée stupide pour justifier la présence de l’héroïne dans un environnement masculin. Certes, dès le départ, son identité n’est un secret pour personne mais ses capacités dans les arts martiaux sont réelles. On est donc pas face à une gourdasse qui attend gentiment qu’on vienne la sauver des méchants pas beaux. De la même manière que si les garçons sont parfois un peu sexistes, Suzuka ne se laisse pas démonter et peu à peu elle est acceptée, autant comme femme que combattante. Le respect de se gagnera pas de suite mais progressivement tout au long de l’aventure et il est plaisant d’enfin voir un otome game qui assume d’avoir une héroïne avec du caractère.

La réalité historique forme une trame de fond et se répercute sur le quotidien de nos héros. Les batailles s’enchainent et on sait qu’elles seront perdues. C’est un désespoir à peine camouflée mais point sujet au drama qui traverse le jeu. En effet, malgré une ambiance militaire et historiquement mouvementée, Bakumatsu Renka Shinsengumi ne verse jamais dans le glauque ni le pathos inutile. C’est probablement l’énorme force de ce titre mais aussi sa principale faiblesse. En effet, on pourra reprocher un design et une ambiance moins violence qu’elle ne laisse suggérer mais cela ne dénature pas l’univers. Après tout, il est tout aussi bien d’aller à une forme de « pudeur » plutôt que de creuser dans le malsain au risque de choquer.

Aussi réaliste que crédible, Bakumatsu Renka Shinsengumi s’inscrit bien évidemment dans une logique plus proche du dating sim que du pur visual novel. Un choix plutôt intéressant qui permet, entre deux tirades de blabla historiques de ne pas oublier le principal objectif du jeu. Alors certes, c’est toujours moins soigné que Hakuoki mais beaucoup plus réaliste puisque dénué de fantastique. Les rebondissements sont ainsi donc plus prévisibles même si, en fonction des choix, le destin de certains héros change drastiquement. Les bonnes surprises sont présentes et les moins bonnes rappellent que non, un otome game n’est pas seulement censé se terminer en happy ending. Prenez vos mouchoirs et plonger la tête dans une aventure romantique qui vous prendra aux tripes.

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— Le système —

Alors là accrochez-vous bien. Bakumatsu Renka Shinsengumi ne fait pas dans la facilité. En plus des choix de réponses traditionnels à donner, vous avez l’occasion à plusieurs reprises dans le jeu de parler à des personnages et il y a un ordre précis pour débloquer des events exclusifs apparentés à des « rendez-vous ». Et là encore il faudra faire les bons choix de dialogue pour ainsi orienter l’histoire sur la route du personnage que vous convoitez.

Autant dire que le jeu est loin d’être facile et qu’en absence de guide vous risquez de patiner dans la semoule. On ne vous guide en effet pas spécialement sur les choix et la seule indication sera la disparition progressive de personnages avec qui engager les dialogues, ce qui signifie que vous ne pouvez plus accéder à leur route. A savoir qu’en fonction des rendez-vous et des events, les fins seront très différentes. Autant dire que les choix ne sont pas anodins et qu’il faudra faire preuve de vigilance…ou tout simplement recourir à un guide.

— Les graphismes —

Vous vous en doutez, Bakumatsu Renka Shinsengumi est un « vieux » otome game. Sorti en 2004, il ne tient pas la comparaison avec les jeux d’aujourd’hui. On peut également avoir de grosses réticences sur le chara-design over-shojo. Kondo blond par exemple, ça fait un peu « tâche ».

Malgré tout, le jeu est incroyablement bien soigné avec des CG d’excellentes qualités et des sprites animés (oui en 2004, le truc de fou. Quand je vois des otomes de 2018 qui en ont pas, je pleure). Bref, Bakumatsu Renka Shinsengumi se défend encore très bien aujourd’hui.

Tags: CG Art, D3 PUBLISHER, Bakumatsu Koi Hana, Sakuraba Suzuka, Toudou Heisuke (Bakumatsu Koi Hana)

— Avis final —

Bakumatsu Renka Shinsengumi est un de mes tous premiers otome games alors forcément c’est un peu sentimental. J’ai été happé dans l’histoire et j’ai suivi toutes les routes avec beaucoup d’intérêt. Evidemment, c’est rarement gais vu que le jeu suit plutôt bien l’Histoire réelle du Shinsengumi. Je vous rassure, il est possible d’éviter pour certains (comme Heisuke Todo) une fin cruelle mais pour d’autres, notamment Soji Okita, la mort l’attend peu importe nos choix…De quoi finir une soirée en PLS en pleurant sur un personnage qui ne mérite pas ça. Malheureusement, dans un soucis de cohérence, Bakumatsu Renka Shinsengumi s’évite ainsi le cliché d’offrir une vie heureuse à chacun des personnages. Un choix ô combien risqué mais nécessaire pour bâtir une histoire qui nous transporte d’émotions.

Le jeu peut paraître complexe au premier abord et il est évident que pour les néophytes c’est un véritable casse-tête, d’autant plus que la période historique est ici exploitée au maximum. On est loin de Ken ga Kimi dont les évènements historiques n’étaient qu’une toile de fond, ici l’Histoire avec un grand H fait corps avec le jeu, transformant l’expérience comme un cours scolaire imbriqué avec la romance. Autant dire que si vous êtes allergique à l’Histoire japonaise, vous risquez de souffrir encore plus.

Là où Bakumatsu Renka Shinsengumi est une réussite c’est que le jeu évite nombre de clichés faciles. Les personnages ont certes chacun leur personnalité bien distincte mais leurs développements sont plutôt bien amenés et on s’y attache. Le contexte historique aide beaucoup, surtout si on connait la finalité de certains…L’émotion est donc au rendez-vous et difficile de retenir ses larmes. Pour autant, ne croyez pas que le jeu s’aventure uniquement sur le terrain dramatique. L’humour est également présent avec des scènes de vie sympathiques qui participent à découvrir et apprécier l’ambiance. Le Shinsengumi n’est pas seulement une milice où on ne bronche pas (quoique, dans la réalité, c’était probablement le cas). On assiste donc à une tranche de vie à une époque critique pour le Japon avec des personnages ne saisissant pas encore toutes les subtilités des évènements à venir.

Au final, malgré des graphismes assez datés, Bakumatsu Renka Shinsengumi est une valeur sûre grâce à un travail sur la partie historique très pointu, une imbrication de la romance très bien mise en scène (c’était pas gagné vu l’univers) et des personnages attachants. Sans oublier Suzuka, une héroïne qui a de la personnalité, ne se fait pas marcher sur les pieds et existe réellement à l’écran. En revanche, comptez plus de 50h de lecture pour terminer toutes les routes.

— Bilan—

Histoire

Note : 5 sur 5.

Ecriture

Note : 4.5 sur 5.

Système de jeu

Note : 4 sur 5.

Graphismes

Note : 4 sur 5.

Bande sonore

Note : 3 sur 5.

Réédité sur Nintendo DS durant la grande vague Hakuoki, il est évident que Bakumatsu renka Shinsengumi souffre de la comparaison. Il serait pourtant désolant de le limiter à une bête copie tant le jeu possède de nombreux atouts : une histoire plus réaliste, des personnages charmants et une ambiance qui fera le bonheur des fans des jeux purement historiques. A découvrir si les démons de Hakuoki vous ont laissé de marbre.