Bilan 2019

2019 fut une année très faste presque entièrement dédiée à la PSVita. Tant qu’à faire, autant lui offrir un dernier tour de piste ! Voici le bilan de cette année 2019 avec une note finale attribuée pour chaque titre.

Piofiore no Banshou

Piofiore no Banshou (commencé en 2018) : Quoi de mieux que de commencer l’année 2019 par un titre mature et violent ? Piofiore no Banshou fait partie de ces titres qui sur le papier vendait du rêve : des mafieux, l’Italie des années 1920 et une guerre des gangs typique des films du genre. Même si je ne regrette pas d’y avoir joué, j’ai en revanche beaucoup de mal à lui trouver du positif, notamment au niveau des protagonistes qui virent tous, un moment ou l’autre de l’histoire, dans le Balance ton otome boy. Pour autant, je n’ai pas détesté, la narration étant très efficace et l’ambiance mafieuse des années 20 une vraie réussite. Résultat : un très bon visual novel, un peu moins pour le côté otome. Une suite a été annoncée pour 2010 sur Nintendo Switch. Il y a des chances que j’y jette un coup d’oeil.

Verdict : 8/10

Yunohana Spring!

Yunohana SPRING! : Après la mafia italienne, il me fallait de la douceur, du gnan-gnan, du rose bonbon. J’ai jeté mon dévolu sur Yunohana SPRING! parce que il émanait du jeu une belle ambiance et qu’il était exclu de repartir sur du lourd. Clairement, ce n’est pas l’otome du siècle mais il fait le job avec ses moments love-guimauve, sa galerie de personnages sympathiques et une thématique principale assez moderne. En revanche, j’ai été beaucoup moins conquise par le personnage caché qui sort réellement de nulle part. Clairement pas indispensable mais idéal entre deux gros jeux.

Verdict : 7/10

Prince of Stride

Prince of Stride : Je n’étais pas rassasiée de slice of life après Yunohana SPRING! et j’ai enchainé sur un titre aux avis partagés. En effet, Prince of Stride porte bien son nom : c’est avant tout un jeu de sport sur lequel est greffé une partie otome. Etant consciente de ça, j’ai été conquise. La partie otome est très largement correcte et le jeu réussi à faire vivre un vrai stress durant les courses sous forme de tests de rapidité. Bref, Prince of Stride brille aussi par sa technique et il est pour moi l’un des meilleurs jeux du genre. Une belle surprise et je ne regrette pas l’achat de l’édition collector. Si vous aimez les animes de sport, ce jeu est pour vous !

Verdict : 8/10

Bara ni Kakusareshi Verite

Bara ni Kakusareshi Verite : Un otome game sur la Révolution Française. Avant de vous voir cliquer sur la croix et fermer cette page, sachez que j’étais tout aussi suspicieuse du résultat. Mais voilà, il y a de la magie dans l’air et pas seulement dans ce titre puisque Bara ni kakusareshi Vérité est une réussite. Enjolivant l’Histoire de France sans jamais la saccager, on en vient à apprécier de revivre les évènements troubles de cette époque. Richement documenté et s’évitant les pires clichés de la fiction sur l’époque, Bara ni kakusareshi Vérité est l’otome game qui m’a le plus impressionnée depuis mes débuts dans le genre. La partie « RPG » du jeu renforce l’immersion et malgré une ultime route très moyenne, cet otome game vous séduira, encore plus si vous aimez l’Histoire.

Verdict : 9/10

Variable Barricade

Variable Barricade : Dernier titre de Otomate sur PSVita, Varialbe Barricade s’est fait attendre pendant de longs mois avant d’enfin sortir en 2019. Ayant carrément précommander l’édition collector de chez Stella Worth, j’avais de bonnes attentes. Force est de constater que le jeu est une grosse déception. D’abord à travers son système de jeu – sur le papier, intéressant – qui en vrai n’apporte aucune interactivité. Le flowchart est également inutile puisque le jeu ne possède pas réellement d’embranchements au niveau des choix. Graphiquement c’est pas vraiment mieux : si les illustrations et le mode « chibi » sont de qualité, l’absence de lip-sync est impardonnable pour un jeu de 2019. Reste des personnages sympathiques avec quelques histoires intéressantes mais clairement Variable Barricade m’a laissé une sensation d’inachevé. Dommage de voir Otomate boucler la génération PSVita sur ce titre.

Verdict : 5/10

Dance with Devils

Dance with devils : Après avoir revu l’animé chez Lulee, celle-ci m’a gentiment prêté le jeu. Dance with devils a tout, sur le papier pour me plaire : c’est un jeu de Rejet donc QUALITAY au rendez-vous (pas comme le titre juste au-dessus) et une histoire de démons qui me rappelle Under the moon, un de mes otomes de coeur. Je dois dire que niveau émotions, Dance with devils est une vraie montagne russe qui ne laisse jamais de tout repos. Aussi, si l’anime verse parfois dans l’ambiance nanar musical, le jeu est beaucoup plus sérieux et violent et les routes suffisamment diversifiées pour toutes les faire avec intérêt. Un vrai coup de coeur. D’autant plus que le rythme soutenu permet au jeu de n’avoir aucun temps mort.

Verdict : 8/10

Koezaru wa Akai Hana

Koezaru wa Akai Hana : Il y a longtemps, j’avais fais ce jeu sur PC, dans sa version R18. Après un premier portage sur PSP, cet ambitieux titre d’Operetta Due est également sorti sur PSVita. Loin de simplement reprendre le jeu original, ce portage se dote de deux nouvelles routes et de nouvelles illustrations. Si les otome games manquent de maturité, Koezaru wa Akai Hana vous surprendra avec son scénario dense, ses personnages complexes et son ambiance mature. Un vrai bijou narratif servi par une OST de qualité. Malgré tout, le jeu reste déconseillé aux moins de 17 ans mais si les ados attardés vous gonflent, ce jeu fera votre bonheur d’autant plus qu’il se révèle être relativement long.

Verdict : 9/10

School Wars

School Wars : Je ne sais pas trop ce qui m’a pris, un moment dans l’année, de ressortir la PSP de sa sacoche. Avant d’aller plus loin : ce n’était pas une très bonne idée, surtout pour lancer School Wars. Ce titre de QuinRose sorti en 2012 ne brille absolument pas par sa narration, ni ses graphismes qui oscillent entre le franchement catastrophique et le tout juste bon. Le système de choix est un vrai bourbier, absolument pas logique sans parler des solutions qui ne mènent pas toujours vers les fins que l’on veut obtenir. Bref, si je n’ai pas fais de critique détaillée c’est que je ne voyais pas l’intérêt de vous servir mes reproches. A fuir.

Verdict : 2/10

Usotsuki Shangri-La

Utsotsuki Shangri-La : Dernière production originale de Rejet en date (je ne compte pas le fandisc de Dance with devils), Utsotsuki Shangri-La explore la mythologie nordique pour un résultat qui en a consterné plus d’un. Si graphiquement le jeu est de toute beauté, le scénario ne décolle jamais vraiment et les personnages ne connaissent pas de développement suffisant pour qu’on s’y attache. Une vraie déception pour un titre qui avait du potentiel.

Verdict : 4/10

Marginal #4 Road to Galaxy

Marginal#4 Road to Galaxy : J’adore les jeux de rythme et je me suis précipité sur ce titre développé conjointement par Rejet et Otomate. A l’instar de Prince of Stride, Marginal#4 Road to Galaxy est plus une tranche de vie articulée autour d’un jeu de rythme que réellement un vrai otome game. Pourtant on ne boude pas son plaisir tant l’univers est coloré et les chansons donnent la pèche. Si le jeu n’est pas très long, le platine demande un peu de dextérité. Une très belle surprise qui m’aura fait aimer le groupe Marginal#4. En effet, je me suis empressée de télécharger leurs trois albums…

Verdict : 8/10

Kin'iro no Corda 3

Kin’iro no Corda 3 : En achetant Kin’iro no Corda 2ff sur PSVita je me suis rappelée que j’avais le 3 sur PSP et j’ai eu envie de le ressortir pour la fin de l’année. Nouveau casting, nouvelle héroïne et gameplay plus complet font de ce jeu une expérience des plus réussies. En effet, on aurait pu croire à un bête copier/coller de la première génération mais la diversité des personnages et l’aspect compétition plus exacerbé m’ont transporté durant de nombreuses heures. Si vous aimez la belle musique et que les jeux de simulation vous manquent, cet jeu fera votre plus grand bonheur, d’autant plus qu’il est lui aussi disponible sur PSVita.

Verdict : 9/10

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Kin’iro no Corda Octave : Sorti pour les 15 ans de la série, ce jeu est une sorte de fandisc se passant dans une dimension parallèle où vont se côtoyer les personnages de Kin’iro no Corda 1/2 avec ceux du 3/4. Décrié à sa sortie par son aspect cheap, notamment au niveau du gameplay, le jeu se révèle plutôt sympathique sans être transcendant. Mention spéciale à la partie jeu de rythme avec une vingtaine de titres à compléter. A réserver aux fans de la série !

Verdict : 7/10

EDIT :

N’hésitez pas à visiter le blog de Lulee, elle a aussi fait son bilan de l’année.

[Awards] Otome awards 2019

Nous sommes en décembre et il est temps de vous dévoiler les gagnants des Otome Awards 2019. Ce fut une année bien riche mais aussi difficile avec un gros passage à vide en septembre-octobre. Je ne vous fais pas patienter d’avantage, voici nos gagnants :

Coup de coeur de l’année

Dance with Devils

Dance with devils

Pire otome de l’année

School Wars

School Wars

La surprise de l’année

Bara ni Kakusareshi Verite

Bara ni kakusareshi Vérité

La déception de l’année

Variable Barricade

Variable Barricade

Meilleurs graphismes

Prince of Stride

Prince of Stride

Meilleur scénario

Koezaru wa Akai Hana

Koezaru wa Akai Hana

Meilleure OST

Kin'iro no Corda 3

Kin’iro no Corda 3

Meilleur système de jeu

Bara ni Kakusareshi Verite

Bara ni kakusareshi Vérité

Crush de l’année

Robespierre

Maximilien Robespierre (Bara ni kakusareshi Vérité)

Le retour surprise de l’année

Esta

Esta (Koezaru wa Akai Hana)

Le crush qu’on attendait pas

Sogami Urie

Urie Sogami (Dance with devils)

Le boulet de l’année

Yagami Nayuta

Nayuta Yagami (Variable Barricade)

Balance ton otome boy de l’année

Yang

Yang (Piofiore no Banshou)

La mascotte de l’année

Pomeranian

Roen (Dance with devils)

Meilleure héroïne

Nakayama Hinako

Hinako Nakayama (Kenka Bancho Otome series)

Pire héroïne

Liliana Adornato

Liliana (Piofiore no Banshou)

L’opening de l’année

Le groupe musical de l’année

Marginal#4

Dix ans d’otome games (2009 – 2019)

2019 est une année spéciale pour moi puisque il y a dix ans, je découvrais les otome games avec le titre Yo-Jin-Bo – Unmei no freude – sur PC, en langue anglaise. A l’époque, fascinée par la culture visual novel, je me suis mise à chercher des titres destinés aux jeunes femmes. J’en avais un peu marre de tous ces jeux montrant un mec entouré de son harem de gonzesses. Si Yo-Jin-Bo ne fut pas un coup de coeur direct, il m’a mené vers un monde incroyable : celui des otome games.

Dix années, cela représente plus de 100 otome games joués sur des plateformes diverses : PC, PS2, PSP et PSVita. J’ai vu évoluer le genre, l’émergence de la communauté internationale (bien que principalement américaine) et la création de nombreux fandoms. J’ai donc eu envie de vous présenter ces dix années passées à jouer à ces jeux si atypiques.

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Asaki, Yumemishi (PC/PSP, 2008)

2009-2010 Découverte et premiers coups de coeur.

La particularité de découvrir les otome games à l’aube des années 2010, c’est de voir la richesse des titres sortis à l’époque. Pourtant, il fallait avoir le goût de la recherche sur internet pour dénicher des jeux avec un certain potentiel. A la lumière de l’adaptation animé de Hakuouki Shinsengumi Kitan, les blogs et forums en tout genre ont commencé à pousser un peu partout sur le web. La masse d’informations étant essentiellement en japonais (et c’est toujours encore majoritairement le cas), des sites ont même tenté de se spécialiser dans l’information relative aux otome games, comme feu Otome Jikan.

De mon côté, je me suis tournée vers les fandoms naissants pour y dénicher les licences d’otome games populaires. Ceux de QuinRose se démarquaient particulièrement avec leur jeu Heart no Kuni no Alice duquel émanait un potentiel certain. Otomate n’était pas en reste mais creuser dans leurs otomegraphie c’était se confronter – déjà- à des jeux très moyens. Pas évident de faire la part des choses face au manque cruel de retours sur les jeux.

Pourtant, c’est en 2010 que je rencontre le jeu qui va bouleverser ma petite vie : Asaki, Yumemishi. La bande sonore est une carte postale, l’univers incroyable et les personnages deviennent bien plus que de stupides love interests à mes yeux. Le coup de coeur est intense et le jeu me convainc que les otome games peuvent être d’avantage que de bêtes jeux de drague neuneus.

Beast Master and Prince (PS2/PSP/PSV/Switch, 2010)

2011-2014 Rythme effréné et découverte des otome érotiques.

Probablement la période la plus faste de ma vie de joueuse d’otome games. Je les enchaine, à la pelle. Certains titres, comme Moujuutsukai no Ouji-sama, Uta no Prince-samaToki no Kizuna, Zettai Meikyuu Grimm vont devenir des oeuvres cultes à mes yeux tandis que d’autres vont me faire éprouver que de la consternation.

Par ailleurs les adaptations animées se succèdent, gonflant les fandoms étrangers. Je dois être la seule à n’avoir jamais parié un centime sur le succès de Diabolik Lovers. Découvrant le jeu en même temps que l’anime, je tremble d’effroi et n’arrive même pas à orienter ma lecture au 15 degrés tellement le jeu me débecte. Alors qu’à côté des trucs hyper cool comme Toki no Kizuna ou Glass Heart Princess sortent, le public japonais n’a de yeux que pour de dangereux vampires…Pendant ce temps-là je me mets à rêver d’une adaptation anime de Asaki, Yumemishi. 

En 2012, je m’enfonce un peu plus loin en enfer en touchant au tabou des jeux érotiques. Pour femmes. Je flash sur l’esthétisme très coloré et « mignon » de Akazukin to Mayoi no Mori, pensant naïvement que ce n’est rien de plus que de l’érotisme gentillet. Première chose à savoir : les otome érotiques n’ont absolument RIEN de différents des jeux pornos pour mecs. Mais portée par le délire – et pas seule en plus – je commence à découvrir un pan du genre, relativement peu fournis en titres mais suffisamment intéressant pour y jeter des coups d’oeil curieux. Ce qui me mènera à ma perte.

2014 Traversée du désert et doutes

En 2014, je découvre le pire otome game du monde. Celui qui donne envie de vomir, qui fait perdre foi en l’humanité et qui rappelle la dure vérité à laquelle je me dérobais depuis cinq années : le sexisme déplorable de ces jeux. Le coupable de cette révélation : Jooubachi no Oubou. Retenez bien ce nom et oubliez-le (et surtout ARRÊTEZ, TOUT DE SUITE, de le citer dans le sondage annuel de MangaGamer, merci.).

Juste parce que j’attendais de ce jeu à être ce que je souhaitais : un otome mature et avec un vrai scénario. Aveuglée par la hype, je me suis enfoncée dans une expérience traumatisante qui m’a forcé à mettre de côté les otome games pendant de longs mois. A partir de ce jour, j’ai arrêté de toucher aux otomes R-18 et commencé à faire le tri dans ce que je voulais voir dans un jeu de drague.

Pour autant, je reste marquée et commence à envisager d’arrêter les otome games. Je me mets même à revendre une partie de ma collection, ne gardant que mon collector de Asaki, Yumemishi, unique vestige d’une passion aussi éphémère que violente. Alors que je pensais que je passerai à autre chose, ma destinée a pris un autre chemin.

2017 – 2018 Comeback et confirmation d’une passion

J’ai repris doucement le chemin des otome games au moment où l’Occident accueillait de nombreux titres en langue anglaise. Tout est parti de la sortie internationale de Amnesia:memories sur Steam. Ni une, ni deux, je sors la carte bancaire et replonge grâce à une amie qui y a joué. Entre temps, je décide de dépoussiérer mon affreux backlog de jeux sur PSP et PS2. J’attendrai 2017 avant d’acquérir une PSVita et de reprendre le chemin des achats compulsifs. Comme quoi, la passion ne meure jamais.

Je me suis aussi vite aperçue en retrouvant des jeux comme Ken ga kimi, Collar x Malice et très récemment Kenka Bancho Otome que le choix d’être plus restrictive et de mieux choisir ses otomes étant le bon. Evidemment, je n’échappe pas aux déceptions et je continuerai à maudire tous les titres qui décident de sombrer dans la violence sexuelle et physique (coucou Piofiore no Banshou…meilleur jeu pour démarrer l’année…Ou pas). Cependant, j’ai désormais les armes pour affronter la violence qui me faisait mal à l’écran. D’où le fameux Balance ton Otome Boy destiné à prouver que les otomes ce n’est pas seulement de la romance mignonne.

J’ai également fini par assumer complètement en 2018 d’afficher ma passion sur internet. Voir de plus en plus de joueuses occidentales sur les réseaux sociaux m’a poussé à affirmer mon choix d’aimer ce type de jeu alors qu’avant, je le cachais.

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Kenka Bancho Otome (PSV, 2016)

2019 – ???

Avec une telle passion qui s’est consolidée ses dernières années, difficile de revenir en arrière maintenant. Est-ce que je regrette ? Non. Par contre, je pense que si j’avais opté dès le départ avec un meilleur choix de jeux, je serai moins amère aujourd’hui et je n’aurai alors pas balancé ma passion à travers la fenêtre en 2014. Le retour fut difficile et je ne sais pas si dans 5 ans on me verra encore jouer à ce type de jeu. Je ne vais pas vous mentir mais il est certainement probable que je joue moins à l’avenir. Déjà, j’arrive au bout de mon rattrapage de la génération PSVita et celle de la Switch vient tout juste de se mettre en route. Evidemment il reste toujours à farfouiller dans les tréfonds des jeux PS2 et PSP mais on va être honnête : les perles sont beaucoup trop rares pour y mettre autant d’investissement.

L’autre fait que vous n’ignorez pas, c’est que le marché des otome games est en perte de vitesse depuis environ 5 ans, ce qui se traduit par moins de jeux. Donc forcément, maintenant qu’on peut prendre le temps de choisir sans se faire envahir, les joueuses en profite pour faire des choix. C’est également le mien.

Alors, est-ce que je suis partie pour une nouvelle décennie ? L’avenir nous le dira.

Un an plus tard…le temps du bilan !

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Il y a un an, je décidais, sur un coup de tête, d’ouvrir ce blog pour partager mes différentes critiques d’otome games et mes réflexions sur un genre de jeu que j’apprécie énormément. Je ne pensais pas que je tiendrais un an, n’étant pas confiante dans mon écriture. J’avais aussi peur d’arriver rapidement un peu à saturation, d’avoir fait le tour. En réalité, c’est rapidement devenu un plaisir d’écrire des critiques même si certains titres sont probablement peu ou pas accessibles du fait de leur ancienneté. C’est pourtant une chose que j’apprécie, les otome games ayant une longue histoire et que ce n’est pas toujours inutile de revenir sur des titres qui ont façonné le genre, à leur manière.

Alors, que retenir de cette année ? Déjà, ce fut la première où j’ai autant joué à des otome games, et ça depuis longtemps. La dernière fois, ça devait être en 2013 ou 2014. Par la suite, j’ai eu un gros blackout et j’ai repris les otomes début 2017. Il est temps de vous donner la liste des titres joués en 2018 :

  • Ken ga kimi (entamé en 2017 mais fini début 2018) : Un chef d’oeuvre tout simplement. J’ai rarement vu un otome game aussi soigné autant sur la narration, l’écriture et les personnages. Vous le savez, Ken ga kimi est devenu une référence pour moi et je vous encourage vivement à découvrir le jeu. 
  • Fortissimo : Dans la catégorie « Elesia passion seiyuu », Fortissimo montre une nouvelle fois que non, ce n’est pas parce que il y a des seiyuus super cools que le jeu sera bien. La narration pauvre n’aide pas un jeu qui possède pourtant un beau potentiel. Clairement ma déception de l’année et encore heureux, j’ai pu acheter la version limitée au prix de l’édition normale. 
  • If God were to exist in this world : Rarement un otome game aura cristallisé autant de problématiques. Acquis pour une poignée d’euros, je ne regrette absolument pas de m’être plongé dans une histoire aussi dramatique qu’intéressante. Clairement le jeu le plus ambitieux de Rejet mais définitivement pas à mettre entre toutes les mains. 
  • Psychedelica of the Black Butterfly : Vous me connaissez, je soutiens activement (enfin quand les titres me plaisent, je ne suis pas à ce point maso non plus) les localisations anglaises. Premier titre localisé par Aksys en 2018, Psychedelica of the Black Butterfly est un otome original par sa construction scénaristique qui n’est pas passé loin d’être un chef d’oeuvre. A découvrir sur PSVita et Steam depuis novembre 2018. 
  • 7’scarlet :  Parmi les localisations anglaises de 2018, 7’scarlet est le titre qui m’intéressait le plus. Sans parler de déception, je n’ai pas été entièrement conquise par ce titre qui, une nouvelle fois, fait la part belle à son scénario. 
  • Kenka Bancho Otome : Ma plus grosse claque de l’année, peut-être même de ces dix dernières années. Je pèse mes mots. J’en attendais pas grand chose de Kenka Bancho Otome et j’avais un peu peur de la misogynie ambiante…c’est au contraire l’otome le plus safe et le plus féministe jamais sorti. A faire absolument !
  • Side Kicks! : J’en attendais beaucoup de ce titre, notamment à la lecture des critiques qui le disait bien meilleur que 7’scarlet. Au final, c’est assez triste à dire mais je l’ai trouvé moins bon. Malgré une histoire qui démarre en fanfare, le scénario ne décolle jamais vraiment, sauf dans sa seconde partie. 

Commencés mais non terminés :

  • Yuukyuu no Tierblade : je n’ai pas l’habitude de dropper mes jeux mais pour celui-là, ce fut une exception. Après un début prometteur, l’écriture lourde et peu engageante m’ont rapidement découragé. Promis, je le finirai en 2019, ne souhaitant pas rester sur une mauvaise impression. 
  • Ken ga kimi : momoyo tsuzuri : J’ai commencé le fandisc courant 2018 et j’y joue par sessions. D’une qualité rare, je freine des quatre fers pour ne pas avoir à le terminer. Cependant, il faudra bien que je dise un jour aurevoir à Tsuzu et sa bande…
  • KLAP – Kind love and punish : Un titre plutôt frais que j’aurai du tracer plutôt que d’arrêter en plein milieu. D’un autre côté, je me dis que ça ferait un bon décompresseur après Piofiore no Banshou. 
  • Piofiore no Banshou : J’avais initialement pré-commander ce jeu puis, ayant un peu peur d’un foirage total, j’ai préféré attendre les reviews. Pas mal de mutuals sur twitter (coucou KyuMyMiracle et son magnifique blog Otomeland) ont donné leur chance au jeu et progressivement la hype est montée. Rien de mieux que de terminer l’année sur un bon gros drama des familles avec des mafieux 🙂

Quoi de prévu pour 2019 ?

Vous avez pu le constater, je suis relativement très lente à jouer à des otome games. J’ai beau faire genre « oui oui je maîtrise le japonais » et tout, je reste une grosse bouse qui peut mettre six mois à finir un jeu, simplement parce que je peux rarement enchainer des lectures de 2h de japonais non stop. Il faut vraiment que ce soit du japonais basique et très scolaire pour que ça passe tout seul comme une crème…en moyenne, selon ma motivation et mon temps libre, c’est 2 à 3 mois de lecture pour finir un otome game. Ca peut être moins comme Kenka Bancho Otome que j’ai terminé en 3 semaines et ça peut être beaucoup plus comme Ken ga kimi qui m’a pris pratiquement 6 mois. 

Vous vous en doutez, mon backlog est un enfer. Donc pour 2019, j’ai commencé à établir une feuille de route qui va forcément exploser dans l’année. Déjà, comptez 4/5 mois finir ce que j’ai commencé (parce que je finis TOUJOURS mes otome games, oui je suis tarée). Pour le reste, sachez que j’ai déjà deux pré-commandes :

  • Kenka Bancho Otome 2nd Rumble. Parce que le premier jeu m’a mise une claque monumentale. Genre, c’est devenu mon second otome game préféré. La date de sortie est pour mars 2019 et j’ai évidemment sauté sur le collector de Stella Worth. Vous vous attendiez à quoi venant de moi ?
  • Variable Barricade. J’ai pris l’édition Stella Worth pour tester ce genre de collector. Entre temps le jeu a été repoussé…Grosse hype et je vais tenter d’en faire mon otome game de l’année. 

Et ensuite ? Oh bah…déjà je vais essayer de dépoussiérer un peu la PSP et la PS2 pour vous proposer pleins de reviews de titres qui m’ont marqué (en bien ou en mal…). Je ne vous cache pas, l’année va être difficile avec le CAPES Doc en ligne de mire et une situation professionnelle qui évolue. Du coup si j’arrive à faire genre cinq otome games dans l’année (ce qui me parait beaucoup…si on part du principe qu’il me faut deux mois pour en faire un) ça sera très bien ! 

Conclusion

Je vous remercie, lectrices et lecteurs de lire mon blog. Je n’ai aucun mérite d’écrire de telles croutes. Je fais ça d’avantage pour moi que pour ls gens, souhaitant simplement partager ce que j’aime. Je donne l’impression d’être assez dure dans mes critiques, comparées aux japonaises qui aiment tout et n’importe quoi mais je vous rassure, je recherche à chaque fois la perle rare. Merci encore de me lire et à l’année prochaine ^_^

Bilan de 10 années de localisations d’otome games

Je n’avais pas spécialement prévue de parler du marché des localisations anglaises, d’une part car Exelen l’a très bien fait en énumérant les sorties occidentales -> à lire ici et parce que bon, à part quelques désastres, on a la chance désormais d’avoir des sorties chez nous, ce qui n’était pas gagné de base. Le public reste, encore aujourd’hui sujet à tomber pour les mobages à la con et ignorer les sorties de VRAIS JEUX parce que « ça coute trop cher 30 euros bouhouhou » quand certaines claquent un RSA dans Shining Live. Le monde est pourri, c’est comme ça mais il est désormais tant de plonger les mains dans le caca et de ressortir toutes les problématiques derrière la localisation des otome games. Petite liste exhaustive des différents problèmes rencontrés ces dernières années.

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Le cas Yo-Jin-Bo

Déjà, à savoir que non, Aksys Games n’est pas arrivé comme un Messie. Avant lui, d’autres éditeurs avaient déjà tenté de se lancer dans le marché assez étrange des otome games. Enfin d’autres c’est vite dit, c’est Hirameki International qui fut le premier à localiser un otome game en langue anglaise, à savoir Yo-jin-Bo – Unmei no Feude –. En 2006. Cet otome, sorti d’abord sur PC/MAC et PS2 en 2005 eu donc la joie d’être édité en Occident. Dans le plus grand des calmes. Et pour le coup ce fut vraiment dans une tranquillité jamais vu puisque tout le monde a découvert le jeu des années plus tard, au début des années 2010. C’est fou ça hein ? Mais voilà, en 2006 se posait 2 problèmes : Un – y’avait pas de public Deux- fallait communiquer…auprès d’un public qui n’existait pas (oh wait). Vous la sentez, l’opération commerciale qui va se prendre le mur ? Et pour le coup, Yo-Jin-Bo est en effet passé à la trappe niveau médiatisation, sans public pour l’accueillir et deviendra populaire lorsque la communauté otome, fraichement crée, prendra ce jeu comme référence.

Si je commence par Yo-Jin-Bo c’est également pour tordre le cou à une idée trop souvent répandue : à savoir que le public a besoin de nouveautés et que tant qu’on a pas essayé, on ne peut pas savoir si ça marche. Sauf que dans la situation qui nous intéresse, le public de base des visual novels est d’avantage masculin que féminin. En 2006, le marché du VN commence à peine à prendre son envol et s’imposer, s’écartant de l’image des gros dégueulasses consommant des eroges (oui bon en fait non, ça n’a pas tellement changé) et le public féminin n’est assurément pas majoritaire. Quand aux fans de « shojo » elles ne sont pas forcément des joueuses de jeu vidéo et n’iront pas mettre les pieds dans un milieu largement composé d’hommes. Bref, Yo-Jin-Bo ne rencontrera qu’un succès tardif malgré une qualité très moyenne de son contenu.

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Quand les fans ne sont pas prêts

En 2010, Idea Factory et Otomate voient d’un très bon oeil le succès public de l’anime Hakuoki : Shinsengumi kitan basée sur le jeu du même nom. Avec le soutien de Aksys Games, ils réussissent à produire une version anglaise qui sort en 2012 sur PSP. Et pourtant, c’est la douche froide. Le jeu ne se vend pas très bien et les fans ne sont pas aussi nombreux à répondre à l’appel. Beaucoup découvrent le format visual novel et le fait que contrairement à un Tokimeki Memorial Girl’s Side ou un Storm LoversHakuoki n’est pas une simulation de drague où l’on choisi qui on veut quand on veut. Il y a une histoire à suivre, une progression et surtout des pavés de textes à lire. Pour les allergiques de la lecture, le jeu est un réel supplice et se révèle plus proche du pur roman interactif plutôt que de la simulation de drague. Un comble.

L’autre problème c’est que la PSP est une console largement piratée et dont l’émulateur est facile à faire tourner sur un PC. Autant dire que certains ne se sont pas faits priés pour pirater le jeu et y jouer sans débourser un seul centime. La suite de l’histoire c’est qu’il faudra attendre trois années avant que Idea Factory relance la machine otome avec le controversé Amnesia:memories. Trois années qui montreront surtout que ce n’est pas parce que un anime marche bien que les gens vont se jeter sur le support original.

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Les développeurs et le piratage de leurs jeux.

Commençons par récurer un peu le fond de la casserole à caca avec une affaire récente. Le développeur Kalmia8 a diffusé, au moins de juillet 2018, un communiqué de presse indiquant qu’ils ont découvert l’existence de la vente de leurs jeux en Chine. Le hic, c’est que le développeur n’a signé aucun accord d’édition de leurs jeux dans ce pays. Ils ont évidemment demandé le retrait des dits-jeux ainsi que des fans-trads chinoises circulant sur Internet mais le mal est fait. Il est en effet difficile de contrôler la diffusion illégale des oeuvres, surtout dans un pays largement connu pour produire de nombreuses contrefaçons. Le droit d’auteur n’est pas non plus considéré de la façon la plus claire possible et autant dire que les recours juridiques ne sont pas aisés.

Même les traductions amateures ne sont pas au goût des développeur. Rejet n’a pas apprécié des masses celle de leur jeu Black Wolves Saga : Bloody Nightmare. Le directeur de l’entreprise a même affirmé que c’était la faute du public occidental si leurs jeux se vendaient si mal puisque personne ne prend la peine d’acheter les éditions physiques. Même si la direction du studio est allée bien trop loin, avec une xénophobie non-cachée (et un peu ridicule…), il ne faut pas vous demander pourquoi une localisation de Ken ga kimi est à l’heure actuelle, tout simplement impossible. Récemment, le développeur a même été victime d’un vol pur et simple de leurs travaux sur leur prochain titre par un développeur chinois. Oui encore une fois, les chinois frappent et malheureusement, même son de cloche que pour la précédente affaire : porter l’affaire devant la justice ne sera pas simple pour Rejet qui reste une entreprise de petite taille.

Le problème du piratage est récurrent dans l’industrie culturelle japonaise et régulièrement, les éditeurs de mangas, animes ou jeux vidéo font des demandes auprès du public pour que celui-ci cesse de pirater leurs oeuvres. Derrière l’argument de l’absence de localisation, la réalité n’est pourtant pas aussi simple et pour les otome games, la plupart des joueuses ne cherchent pas à acheter, préférant se contenter des free to play. Autant dire que les efforts de Aksys sur PSVita ou de MangaGamer sur PC sont de réelles opportunités, malgré les ventes faibles…Sachez donc que le piratage n’est pas au goût des développeurs d’otome games ainsi que les fan-trads. Je ne reviendrai pas en détail sur l’affaire de la fan-trad de Collar x Malice Unlimited mais c’est le genre de projet plus nauséabond pour le genre que réellement porteur.

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Le kickstarter de l’enfer

2016 a été une année bien difficile pour les localisations anglaises d’otome games. Elly du blog Figuratively Speaking en a parlé en long, en large et en travers (à lire – > ici) et l’un des plus grands échecs du genre fut certainement le kickstarter de l’otome game Beast Master and Prince (Moujuutsukai to Ouji-sama en VO). Ce titre de Otomate est sorti d’abord en 2010 au Japon sur PS2 puis porté sur PSP et PSV. En 2016, Gloczus lance une campagne kickstarter pour une localisation du titre ainsi que de son fandisc. Malgré un projet intéressant et un jeu qui a le mérite d’être original, la campagne s’effondre avec de nombreux problèmes : une communication désastreuse avec un lancement le lendemain de l’annonce du projet, une non-information sur de nombreux points du jeu et surtout un travail de traduction dense non évalué à sa juste valeur. De même, Gloczus sur-estime largement la portée médiatique et même économique du projet, s’imaginant que la communauté otome suivra sans broncher.

Cette histoire montre les limites d’un genre qui reste encore très niché et dont les perspectives de profits sont difficiles à évaluer. Evidemment, certaines personnes soutiendront l’initiative mais on a tendance à oublier les dégâts du mobage chez les joueuses et force de constater que la communauté otome n’est pas celle des visual novels/galge. Si cette dernière a le mérite de souvent y mettre les moyens financiers pour soutenir les projets, on est très loin d’un engouement massif chez celle des otome games. Et quand on voit que c’est le forum Reddit qui sert de base d’opinions pour les éditeurs japonais, il y a de quoi flipper. En attendant, Beast Master and Prince reste exclusif au Japon mais un portage annoncé sur la Nintendo Switch pourrait changer les choses…

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Tout ce qui est écrit reste.

Chez Spike Chunsoft, on a dû tuer le community manager le lendemain de son annonce, implicite, d’une sortie possible en langue anglaise de Kenka Bancho Otome, développé par Red Entertainement Corporation. L’air de rien, ça marque et les développeurs de la série des Danganronpa ont depuis fait marche arrière sur le doux rêve des joueuses.  Kenka Bancho Otome est un otome game à contre-courant du genre qui dès sa sortie en 2016 a mis une claque à toute l’industrie. Rarement un otome game aura été aussi féministe dans son propos et son succès auprès de la communauté otome n’est pas usurpé. Alors, tout n’est pas perdu mais l’adaptation anime n’a pas suffit pour que Spike Chunsoft se bouge le derrière, surtout qu’ils pourraient compter sur le soutien de Aksys. Mais hélas, depuis l’annonce de 2016, l’éditeur a tranché : Kenka Bancho Otome restera au Japon (mais bientôt sur le blog !).

Enfin, ne soyons pas pessimistes puisque l’annonce du sequel du jeu pour 2019 pourrait amener Spike Chunsoft à profiter de cette occasion pour lancer le premier titre en Occident. Surtout que s’il a bien un otome qui mériterait de sortir chez nous, c’est celui-là. Cependant, là encore, il y a raison de se poser les bonnes questions : malgré un regroupement de la communauté, le choix de sortir un tel titre ne semble pas aussi simple pour l’éditeur.

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La traduction c’est un vrai boulot

Arrivons enfin peut-être au pire évènement qui a touché la communauté otome : la sortie de Taisho x Alice chez nous. Tout commence en 2016 avec l’annonce de l’acquisition de la licence auprès de Primula par un nom complètement inconnu au bataillon des éditeurs : E2 Gaming. Les fans craignent le pire surtout que MangaGamer est rentré dans le game et que désormais, on a une certitude que le genre est réellement pris au sérieux par les éditeurs. Hélas, avec Taisho x Alice on touche le fond de la cuve à purin. Entre une communication catastrophique, des reports successifs de sortie et une localisation sentant bon le caca, on est arrivé en Mai 2017 à finalement obtenir un bout du jeu (qui est à l’origine un otome en 4 parties sur PC). Pour 30 dollars vous aurez droit à une traduction digne de Google Trad (et encore lui il fait mieux) et une absence des voix originales.

L’incident, largement médiatisé dans la communauté, a montré que le genre n’était pas aussi pris au sérieux que l’on pensait et que les escrocs pouvaient sévir. Le pire dans cette histoire, c’est l’inaction du développeur de Taisho x Alice et l’importance, dans le cas présent, d’être bien entouré, notamment par des éditeurs confirmés. Mais hélas, cela fait de ce titre une licence gâchée dont les espoirs d’avoir une localisation réussie anéantis. Autant dire que des fois, on comprend ceux qui ne veulent pas que leurs jeux sortent du Japon. Quand à E2 Gaming, ils semblent avoir abandonner le projet de localiser le reste du jeu…une belle escroquerie en règle.

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Vous pensiez VRAIMENT que j’allais oublier de mettre du Ken ga kimi ?

Conclusion

Beaucoup d’embûches, d’espoirs déchus, on est en droit de se demander si le marché des otome games a une chance d’exister en occident. Les incidents, nombreux, témoignent autant d’une certaine méconnaissance du public qu’une volonté de parfois surfer stupidement sur des modes. Le cas Taisho x Alice est probablement le plus grave puisque on a eu un projet de localisation officiel mis en pièces par une bande d’escrocs. Sorti depuis sur PSV, le jeu restera donc une licence gâchée…à moins que MangaGamer reprenne les rennes du projet, ce qui semble compliqué à l’heure actuelle étant donné que E2 Gaming détient probablement encore les droits.

Je finirai juste cet article par vous demandez de respecter les auteurs en achetant les jeux. C’est vrai c’est parfois une petite somme à débourser mais si on veut que les otome games continuent de sortir en langue anglaise, il faut absolument soutenir le marché quitte à attendre les promos Steam ou du PS Store !