– Otome Time ! – Bakumatsu Renka Shinsengumi

Tags: Wallpaper, D3 PUBLISHER, Official Wallpaper, Official Art, Bakumatsu Koi Hana, Sakuraba Suzuka, Kondou Isami (Bakumatsu Koi Hana), Hijikata Toshizou (Bakumatsu Koi Hana), Okita Souji (Bakumatsu Koi Hana), Nagakura Shinpachi (Bakumatsu Koi Hana), Harada Sanosuke (Bakumatsu Koi Hana), Yamazaki Susumu (Bakumatsu Koi Hana), Yamanami Keisuke, Toudou Heisuke (Bakumatsu Koi Hana), Saitani Umetarou, Saitou Hajime (Bakumatsu Koi Hana)

Avant que Hakuoki devienne une référence majeure dans l’industrie otome game et emporte, dans son passage toute possibilité pour d’autres studios de surfer sur la vague du ShinsengumiVridge avait pourtant déjà lancé sa propre saga. En 2004 ils sortent Bakumatsu Renka Shinsengumi suivi de Bakumatsu Renka : Karyuu Kenshiden en 2007. Loin de la fantasy dans laquelle Hakuoki tire une partie de son scénario, Bakumatsu Renka Shinsengumi (abrégé BRS) raconte ses romances sans s’écarter trop de l’histoire réelle du Shinsengumi. Autant vous dire qu’on sort les mouchoirs plus souvent que d’habitude.

— Fiche technique —

Bakumatsu Renka Shinsengumi
Bakumatsu Renka Shinsengumi - 
Développé par : Vridge
Date de sortie initiale : Décembre 2004
Classification : Cero B
Support : PS2 / Nintendo DS

— Synopsis —

On y suit Suzuka Sakuraba, une jeune fille dont le père est propriétaire d’un dojo. Ayant appris le maniement du sabre depuis son plus jeune âge, la mort de son paternel la laisse dans une position délicate puisque ce dernier a surtout laissé sa famille avec une montagne de dettes. Ne pouvant s’en sortir, Suzuka demande de l’aide auprès de la princesse de la province de Aizu pour pouvoir rentrer dans la milice appelée Shinsengumi. L’objectif n’est pas tant pour Suzuka de prouver ses capacités comme sabreuse que de se sauver d’une existence condamnée…

— Les personnages —

Sakuraba Suzuka

Suzuka Sakuraba : L’héroïne du jeu. Suzuka est loin, trèèèès loin de l’archétype de l’héroïne d’otome. En effet, par rapport à Chizuru qui vous aura donné de la claquer très fort contre un mur, Suzuka est une jeune fille plutôt douée pour les arts martiaux. Elle se révèle être un élément indispensable au Shinsengumi et ne se met jamais au travers de la route des personnages. Autant dire que cela fait du bien d’avoir une héroïne qui sait ce qu’elle veut, ne fout pas le caca dans le scénario et s’occupe de ses fesses.

Kondou Isami

Isami Kondo : Capitaine du Shinsengumi, Kondo est vu comme un homme frivole dans la première partie du jeu, malgré son profond attachement aux règles du groupe militaire. Sa position de chef prend de l’ampleur une fois qu’il se retrouve comme l’unique dirigeant du Shinsengumi, ce qui vaut pour lui des décisions lourdes de conséquences.

Hijikata Toshizou

Toshizo Hijikata : Vice-commandant du Shinsengumi, il est vu comme un homme autoritaire et il est même considéré comme un vrai démon. En effet, il vaut mieux faire attention à nos paroles devant Hijikata, tant ses capacités de sabreur et son intelligence en font un pilier de la formation. En revanche, une fois sa confiance acquise, il devient un ami sincère.

Yamanami Keisuke

Keisuke Yamanami : Seconde vice-commandant du Shinsengumi, Yamanami passe pour une crème à côté de Hijikata et beaucoup ne font pas forcément gaffe à leurs paroles devant lui. Malgré ses talents de sabreur, c’est pour ses capacités en stratégie militaire que Kondo le garde près de lui. Son intelligence en font un homme lettré et cultivé.

Okita Souji

Soji Okita : Capitaine de la Première Division du Shinsengumi, Okita est connu pour être l’un des sabreurs le plus talentueux de la formation (et par extension, de son époque). Craint et respecté par ses hommes, notre jeune homme est bien loin d’être un tortionnaire et partage une passion pour les jeux avec les enfants. Okita est dévoué corps et homme au Shinsengumi et sa destinée tragique en font un personnage qu’on aurait aimé sauver.

Nagakura Shinpachi

Shinpachi Nagakura : Capitaine de la Seconde Division du Shinsengumi, Nagakura est connu pour son caractère rude, ce qui en fait également une personne respectée dans sa division. Bien moins craint que Hijikata et Okita, il forme avec Heisuke Todo et Sanosuke Harada un trio de comiques de service faisant le bonheur des membres du Shinsengumi.

Saitou Hajime

Hajime Saito : Commandant de la Troisième Division, Saito est un personnage froid et distant avec le reste du groupe. Reconnu pour ses qualités dans les arts martiaux, il est respecté mais relativement craint pour son manque d’émotions apparent qui en font un être sans sentiment. Une façade que Suzuka ne tardera pas à faire craquer.

Todou Heisuke

Heisuke Todo : Capitaine de la Huitième Division, Heisuke est un garçon idéaliste et naïf qui fera les frais lors de son positionnement du côté de Kashitaro Ito. Ses idéaux de justice sont mis à rude épreuve tout au long du jeu et il peut compter sur ses amis de toujours pour avancer.

Harada Sanosuke

Sanosuke Harada : Capitaine de la Dixième Division, Harada est connu pour sa joie de vivre (alors que n’oublions pas il a loupé son seppuku), son caractère affirmé et sa capacité à motiver les troupes. Il est souvent rabroué par Yamanami dès qu’il se met à boire plus de raison.

Yamazaki Susumu

Susumu Yamazaki : Espion attitré du Shinsengumi, Yamazaki porte le plus souvent une tenue de femme pour ainsi récupérer de précieuses informations sans soulever de suspicion. Plus doué pour manipuler son apparence que pour le combat, Yamazaki est un personnage complexe et qui ne laisse pas de marbre.

Saidani Umetaro

Umetaro Saidani : Ce personnage n’est pas un membre du Shinsengumi. Je vous spoile un peu car son identité est le sujet de sa route mais difficile de ne pas résister face à un des plus grands personnages historiques de son époque : Monsieur Ryoma Sakamoto en personne. Sa route est donc très différente de celles des autres puisque Umetaro/Ryoma s’oppose au Shinsengumi. En effet, il souhaite la fin du Shogunat et voir le Japon progresser vers un modèle social et politique hérité des Etats-Unis.

— Vis ma vie de femme au Shinsengumi —

Faire un otome historique est loin d’être facile, voire même carrément casse-gueule si on se base sur des personnages qui sont parfois morts dans des conditions tragiques. De ce côté-là, Bakumatsu Renka Shinsengumi n’a pas pris la période la plus sympathique, ni même les protagonistes à draguer les plus simples. En effet, les membres du Shinsengumi ont presque tous eu une mort atroce. Et ce n’est pas tellement un spoil, notamment pour les japonaises qui ont forcément étudiée cette période en cours.

Et Suzuka dans tout ça ? Parce que oui, on a ici une héroïne forte, qui dès le départ en impose. Et d’ailleurs, pour une fois, le maniement de l’épée n’est pas une pseudo idée stupide pour justifier la présence de l’héroïne dans un environnement masculin. Certes, dès le départ, son identité n’est un secret pour personne mais ses capacités dans les arts martiaux sont réelles. On est donc pas face à une gourdasse qui attend gentiment qu’on vienne la sauver des méchants pas beaux. De la même manière que si les garçons sont parfois un peu sexistes, Suzuka ne se laisse pas démonter et peu à peu elle est acceptée, autant comme femme que combattante. Le respect de se gagnera pas de suite mais progressivement tout au long de l’aventure et il est plaisant d’enfin voir un otome game qui assume d’avoir une héroïne avec du caractère.

La réalité historique forme une trame de fond et se répercute sur le quotidien de nos héros. Les batailles s’enchainent et on sait qu’elles seront perdues. C’est un désespoir à peine camouflée mais point sujet au drama qui traverse le jeu. En effet, malgré une ambiance militaire et historiquement mouvementée, Bakumatsu Renka Shinsengumi ne verse jamais dans le glauque ni le pathos inutile. C’est probablement l’énorme force de ce titre mais aussi sa principale faiblesse. En effet, on pourra reprocher un design et une ambiance moins violence qu’elle ne laisse suggérer mais cela ne dénature pas l’univers. Après tout, il est tout aussi bien d’aller à une forme de « pudeur » plutôt que de creuser dans le malsain au risque de choquer.

Aussi réaliste que crédible, Bakumatsu Renka Shinsengumi s’inscrit bien évidemment dans une logique plus proche du dating sim que du pur visual novel. Un choix plutôt intéressant qui permet, entre deux tirades de blabla historiques de ne pas oublier le principal objectif du jeu. Alors certes, c’est toujours moins soigné que Hakuoki mais beaucoup plus réaliste puisque dénué de fantastique. Les rebondissements sont ainsi donc plus prévisibles même si, en fonction des choix, le destin de certains héros change drastiquement. Les bonnes surprises sont présentes et les moins bonnes rappellent que non, un otome game n’est pas seulement censé se terminer en happy ending. Prenez vos mouchoirs et plonger la tête dans une aventure romantique qui vous prendra aux tripes.

Capture d’écran 2018-08-31 à 13.23.45.png

— Le système —

Alors là accrochez-vous bien. Bakumatsu Renka Shinsengumi ne fait pas dans la facilité. En plus des choix de réponses traditionnels à donner, vous avez l’occasion à plusieurs reprises dans le jeu de parler à des personnages et il y a un ordre précis pour débloquer des events exclusifs apparentés à des « rendez-vous ». Et là encore il faudra faire les bons choix de dialogue pour ainsi orienter l’histoire sur la route du personnage que vous convoitez.

Autant dire que le jeu est loin d’être facile et qu’en absence de guide vous risquez de patiner dans la semoule. On ne vous guide en effet pas spécialement sur les choix et la seule indication sera la disparition progressive de personnages avec qui engager les dialogues, ce qui signifie que vous ne pouvez plus accéder à leur route. A savoir qu’en fonction des rendez-vous et des events, les fins seront très différentes. Autant dire que les choix ne sont pas anodins et qu’il faudra faire preuve de vigilance…ou tout simplement recourir à un guide.

— Les graphismes —

Vous vous en doutez, Bakumatsu Renka Shinsengumi est un « vieux » otome game. Sorti en 2004, il ne tient pas la comparaison avec les jeux d’aujourd’hui. On peut également avoir de grosses réticences sur le chara-design over-shojo. Kondo blond par exemple, ça fait un peu « tâche ».

Malgré tout, le jeu est incroyablement bien soigné avec des CG d’excellentes qualités et des sprites animés (oui en 2004, le truc de fou. Quand je vois des otomes de 2018 qui en ont pas, je pleure). Bref, Bakumatsu Renka Shinsengumi se défend encore très bien aujourd’hui.

Tags: CG Art, D3 PUBLISHER, Bakumatsu Koi Hana, Sakuraba Suzuka, Toudou Heisuke (Bakumatsu Koi Hana)

— Avis final —

Bakumatsu Renka Shinsengumi est un de mes tous premiers otome games alors forcément c’est un peu sentimental. J’ai été happé dans l’histoire et j’ai suivi toutes les routes avec beaucoup d’intérêt. Evidemment, c’est rarement gais vu que le jeu suit plutôt bien l’Histoire réelle du Shinsengumi. Je vous rassure, il est possible d’éviter pour certains (comme Heisuke Todo) une fin cruelle mais pour d’autres, notamment Soji Okita, la mort l’attend peu importe nos choix…De quoi finir une soirée en PLS en pleurant sur un personnage qui ne mérite pas ça. Malheureusement, dans un soucis de cohérence, Bakumatsu Renka Shinsengumi s’évite ainsi le cliché d’offrir une vie heureuse à chacun des personnages. Un choix ô combien risqué mais nécessaire pour bâtir une histoire qui nous transporte d’émotions.

Le jeu peut paraître complexe au premier abord et il est évident que pour les néophytes c’est un véritable casse-tête, d’autant plus que la période historique est ici exploitée au maximum. On est loin de Ken ga Kimi dont les évènements historiques n’étaient qu’une toile de fond, ici l’Histoire avec un grand H fait corps avec le jeu, transformant l’expérience comme un cours scolaire imbriqué avec la romance. Autant dire que si vous êtes allergique à l’Histoire japonaise, vous risquez de souffrir encore plus.

Là où Bakumatsu Renka Shinsengumi est une réussite c’est que le jeu évite nombre de clichés faciles. Les personnages ont certes chacun leur personnalité bien distincte mais leurs développements sont plutôt bien amenés et on s’y attache. Le contexte historique aide beaucoup, surtout si on connait la finalité de certains…L’émotion est donc au rendez-vous et difficile de retenir ses larmes. Pour autant, ne croyez pas que le jeu s’aventure uniquement sur le terrain dramatique. L’humour est également présent avec des scènes de vie sympathiques qui participent à découvrir et apprécier l’ambiance. Le Shinsengumi n’est pas seulement une milice où on ne bronche pas (quoique, dans la réalité, c’était probablement le cas). On assiste donc à une tranche de vie à une époque critique pour le Japon avec des personnages ne saisissant pas encore toutes les subtilités des évènements à venir.

Au final, malgré des graphismes assez datés, Bakumatsu Renka Shinsengumi est une valeur sûre grâce à un travail sur la partie historique très pointu, une imbrication de la romance très bien mise en scène (c’était pas gagné vu l’univers) et des personnages attachants. Sans oublier Suzuka, une héroïne qui a de la personnalité, ne se fait pas marcher sur les pieds et existe réellement à l’écran. En revanche, comptez plus de 50h de lecture pour terminer toutes les routes.

— Bilan—

Histoire

Note : 5 sur 5.

Ecriture

Note : 4.5 sur 5.

Système de jeu

Note : 4 sur 5.

Graphismes

Note : 4 sur 5.

Bande sonore

Note : 3 sur 5.

Réédité sur Nintendo DS durant la grande vague Hakuoki, il est évident que Bakumatsu renka Shinsengumi souffre de la comparaison. Il serait pourtant désolant de le limiter à une bête copie tant le jeu possède de nombreux atouts : une histoire plus réaliste, des personnages charmants et une ambiance qui fera le bonheur des fans des jeux purement historiques. A découvrir si les démons de Hakuoki vous ont laissé de marbre.

– Otome Time ! – Musketeer : Le sang des chevaliers

Musketeer_.Le.Sang.des.Chevaliers.full.1163529.jpg

Musketeer : Le sang des chevaliers est un otome développé par Otomate sorti en 2011. Derrière son allure classe se cache un énorme nanar. Si vous ne savez pas ce que c’est, c’est une oeuvre qui fait involontairement rire. C’est le cas avec Musketeer qui, non seulement fait rire, mais provoque quelques moments de facepalm. Je n’ai pas l’habitude de critiquer les mauvais otome games, étant donné qu’à part dire que c’est vide, ce n’est pas intéressant mais je me suis tellement roulé par terre de rire avec celui-là qu’il mérite bien d’avoir sa critique.

Je précise, avant de me faire lyncher, que le jeu ayant été conçu sérieusement, il est certain qu’au Japon la réception a dû être beaucoup plus appréciée que par moi-même. Mais voilà, s’inspirer d’un roman français (Les trois mousquetaires de Alexandre Dumas), proposer une oeuvre aussi fantastique que uchronique et de conchier sur la crédibilité supposé de l’univers, il y a de quoi dire que ça serait moins vulgaire de faire caca sur la tombe de Monsieur Dumas.

— Fiche technique —

Musketeer: Le Sang des Chevaliers
Musketeer : Le sang des chevaliers 
Développé par : Otomate
Date de sortie initiale : Juillet 2011
Classification : Cero B
Support : PSP

— Synopsis —

D’Artagnan (oui, vraiment) est une jeune fille vivant paisiblement dans une petite maison en forêt avec son père (cliiichéééé). Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes jusqu’à ce qu’elle soit attaqué par un monstre qui réussi à tuer le paternel. (moment émotion après 10 minutes de jeu). D’Artagnan y échappe de justesse grâce à l’intervention d’un gentilhomme du nom de Tréville. Ce dernier, face au désespoir de la jeune fille qui a tout perdu, lui propose de rejoindre une académie spéciale qui forme les Mousquetaires. Tréville indique également à D’Artagnan que la vérité derrière le monstre qui a tué son père se trouve là-bas. Notre héroïne prend son courage à deux mains et rentre ainsi dans l’Académie des Mousquetaires, prête à en découdre avec ceux qui ont détruit sa vie. Ou presque. N’oublions pas, nous sommes dans un otome games.

— Les personnages —

D'Artagnan

♣ D’Artagnan : L’héroïne de l’histoire. Après la mort de son père, elle décide de rejoindre l’Académie des Mousquetaires alors bien même qu’elle ne sait pas se battre…Malgré tout, on peut lui reconnaître une détermination sans faille pour retrouver le meurtrier de son père, n’hésitant pas à risquer sa vie. Loin d’être une cruche sans cervelle, D’Artagnan n’oublie jamais son objectif principal, au grand dam de ses prétendants…

Aramis

Aramis : Membre très populaire des Mousquetaires, de part son apparence efféminée (et le fait que D’Artagnan a réussi à le battre en duel…) et son côté classe. Victime des manigances de Richelieu, il peut se transformer en démon, ce qui se solde, dans son cas, par une perte progressive de la vue. A l’habitude de casser des vases quand ça ne va pas.

Athos

Athos : Président du Conseil des élèves (non ne rigolez pas, s’il vous plait). Stoïque et sérieux, il passe son temps à étudier. Comme Aramis, il est aussi sujet à la malédiction qui peut le transformer en démon. Chiant comme la pluie.

Porthos

Porthos : Dans la même classe que D’Artagnan, ce tsundere en puissance passe le plus clair de l’aventure à rougir, surtout après avoir vu l’héroïne à poil (bouh que c’est cliché !). Sa route est dans la continuité de celles de ses compères plus haut et se transforme en comédie WTF avec notamment une fin à s’étouffer de rire.

Rochefort

Rochefort : Professeur à l’Académie des Mousquetaires, Rochefort est étroitement lié au scénario puisqu’il fait figure, pendant une partie de sa route, comme l’un des antagonistes. Bon évidemment, comme tout bon méchant, il voit la lumière et envoie bouler son acolyte pour l’amour de D’Artagnan. Beaucoup trop prévisible. Beaucoup trop.

Richelieu

Richelieu : Attend, on va quand même pas draguer un vie- ! Eh si ! Enfin, ce n’est pas le premier otome game où l’on se retrouve avec un homme âgé dans son harem (coucou Kazeiro Surf). Braiffe, Richelieu est – en apparence – le méchant du jeu. On le voit comploter dans des ruines à plusieurs reprises et il est celui qu’on affronte dans les routes des Trois Mousquetaires. Son apparence de pépé est en réalité une illusion et, on vous rassure tout de suite, c’est un beau gosse caché.

Treville

Tréville : Professeur à l’Académie des Mousquetaires, il est également celui qui sauve D’Artagnan d’une mort certaine au début du jeu, n’ayant pas pu, hélas, sauver le paternel. Tréville pousse D’Artagnan à rejoindre l’Académie, arguant qu’elle doit se venger du meurtre de son père mais on se doute bien qu’il cache quelque chose.

Constantine

Constantine : L’ultime route du jeu, qui ne se débloque qu’une fois tous les autres personnages faits. Et autant vous dire que sa route est encore plus WTF que les autres avec l’ultime révélation qui donne envie de se fracasser la tête contre un mur.

— Malédiction, démonisme et uchronisme —

Contrairement à ce qu’on pourrait croire, Musketeer : le sang des chevaliers possède un scénario très sérieux, mélangeant aussi bien l’univers du roman de Alexandre Dumas que des éléments fantastiques et parfois même de science-fiction pur. En effet, le jeu se paie même le luxe d’être une uchronie fantastique sans oublier les habituels poncifs des otome games. Rien que l’Académie des Mousquetaires avec son conseil étudiant, ses cours et ses professeurs permet de bâtir une ambiance plutôt bien connue pour les joueuses.

Les démons étant à la mode depuis le phénomène Hakuoki, Otomate n’a donc pas hésité à reprendre une histoire similaire. C’est peut-être le plus gros point noir du jeu puisqu’au final toute la partie fantastique donne l’impression d’être du déjà-vu. Il suffit de jeter un oeil aux titres de la firme pour se rendre compte qu’ils ont over-abusé de cette faille pour en garnir une partie de leurs jeux. Sans dire que c’était forcément une mauvaise idée, il est pourtant clair que le fantastique est assez mal imbriqué dans l’univers. Sans parler des transformations démoniaques des personnages qui rappellent un peu trop Saint Seiya ou Power Ranger. La crédibilité n’est donc pas assurée et on a du mal à ne pas se bidonner tellement la chose n’est pas réaliste.

Et évidemment, Musketeer : le sang des chevaliers en rajoute une couche avec une uchronie mal placée qui donne envie de se taper la tête contre un mur. Là où le bât blesse c’est que le jeu n’hésite pourtant pas de placer des dates dans sa timeline, ainsi que des évènements historiques, ce qui pose rapidement problème par rapport à l’univers qui semble se situer dans une réalité alternative. Alors bon, Hakuoki le faisait bien mais la réalité historique n’était pas pour autant écarter et on assistait donc à un univers beaucoup plus crédible. Musketeer : le sang des chevaliers n’est malheureusement pas en capacité d’être pris au sérieux tellement les routes varient entre le sérieux de la mise en scène et le What The Fuck barré. En témoigne les secondes parties qui font exploser le scénario en plein vol. Le festival nanar dans toute sa splendeur.

Capture d’écran 2018-08-28 à 11.20.39.png

— Le système —

Musketeer : le sang des chevaliers fonctionne comme un visual novel classique avec des choix de réponses à donner. Le jeu se découpe en plusieurs chapitres (dont une belle faute de français à chaque fois, puisqu’au lieu de dire chapitre 1, chapitre 2 etc on a droit à 1 chapitre, 2 chapitres…) et on a la possibilité, dans la common route, de se déplacer sur une carte pour débloquer différents dialogues.

Rien de bien extraordinaire même si le jeu vous balance un mini-quizz un peu stupide au début de l’aventure rapidement torché pour la française que je suis…Des dialogues supplémentaires sont en revanche débloqués une fois une route finie, permettant d’approfondir le scénario (et voir les méchants faire leurs méchants à base de complots trop emo-dark).

Enfin, on y retrouve l’habituel galerie CG et compagnie et des options plutôt fournies.

— Les graphismes —

Si il y a bien un point sur lequel tout le monde peut s’accorder, c’est la qualité des graphismes qui est assez exceptionnelle. A croire que tout le budget est parti là-dedans au détriment du scénario. C’est beau, les personnages ont des animations réussies et les CG sont d’excellente facture. Je dois même vous dire que c’est le seul bon point du jeu ! Bref, rien à redire et le tout est très esthétique.

— Avis final —

Je dois vous avouer, je me suis rarement autant bidonné sur un otome game. En général, les mauvais jeux sont ridicules mais surtout vides et sans contenus qui ne valent pas la peine qu’on s’y attarde. Musketeer est une tout autre histoire avec un scénario absolument dantesque. Et quand je dis ça, ce n’est pas en qualité narrative même si l’histoire se suit bien…du moins jusqu’à la seconde partie où l’on commence à se demander si les scénaristes n’étaient pas tout simplement torchés. Pour autant, difficile de trouver de réels défauts à la narration tant l’intrigue a le mérite de pousser à l’intérêt. Le scénario est en effet plutôt sympathique à suivre et même si le ridicule était présent à de nombreuses reprises, je me suis rapidement prise au jeu.

Mais voilà, Musketeer souffre de nombreux travers, à savoir que si la première partie des routes nous ménage avec un bon suspens, on est moins convaincu quand la partie « démoniaque » du jeu prend le dessus. S’en suit alors des combats à la « hakuoki » avec des transformations qui font limite Power Ranger avec l’habituel schéma : les Mousquetaires se font poutrer par les monstres et ne passent en forme démoniaque que quand la situation devient critique. Et rebelotte dans CHAQUE ROUTE. Bref, le scénario part complètement en cacahuètes et ce qui devait être une oeuvre inspirée des Les trois mousquetaires devient un festival du nanar, capable de rivaliser avec l’adaptation de 2011 de Paul W.S Anderson.

Les mauvaises langues me diront que j’ai laissé passer la chose avec Hakuoki mais ce dernier avait quand même pour lui un scénario qui n’explosait pas en plein milieu et une intrigue fantastique ne prenant pas le dessus sur l’historique. Le problème avec Musketeer c’est que justement, ce qui relevait d’une réinterpréation originale du roman est éclaboussé par des choix scénaristiques douteux et l’impossible de prendre au sérieux l’intrigue tellement on se bidonne. Parce que oui, j’ai beaucoup rigolé, probablement pour ne pas sombrer face à une histoire surréaliste. Et parce que se faire violer sa propre culture littéraire par les japonais reste une expérience particulièrement difficile à encaisser.

Après, tout n’est pas à jeter et le jeu en jette niveau graphismes. J’ai même envie de lui mettre une note maximale car malgré la médiocrité de l’histoire et les personnages clichés à mort, j’ai passé un bon moment sur ce titre. Au lieu d’être une énième daube imbuvable et stupide, Musketeer est une oeuvre qui provoque l’hilarité et qui rien pour ça, mérite de figurer au panthéon des nanar. A découvrir rien que pour vous remettre d’une amère déception ou d’un jeu dépressif.

— Bilan—

Histoire

Note : 1.5 sur 5.

Ecriture

Note : 1.5 sur 5.

Système de jeu

Note : 3.5 sur 5.

Graphisme

Note : 4 sur 5.

Bande sonore

Note : 3 sur 5.

Musketeer : le sang des chevaliers est un mauvais otome game même s’il bénéficie d’un scénario tellement drôle qu’on se retrouve à rire plutôt que d’en pleurer. Cependant, c’est un titre que je vous déconseille d’acheter. 

Bilan de 10 années de localisations d’otome games

Je n’avais pas spécialement prévue de parler du marché des localisations anglaises, d’une part car Exelen l’a très bien fait en énumérant les sorties occidentales -> à lire ici et parce que bon, à part quelques désastres, on a la chance désormais d’avoir des sorties chez nous, ce qui n’était pas gagné de base. Le public reste, encore aujourd’hui sujet à tomber pour les mobages à la con et ignorer les sorties de VRAIS JEUX parce que « ça coute trop cher 30 euros bouhouhou » quand certaines claquent un RSA dans Shining Live. Le monde est pourri, c’est comme ça mais il est désormais tant de plonger les mains dans le caca et de ressortir toutes les problématiques derrière la localisation des otome games. Petite liste exhaustive des différents problèmes rencontrés ces dernières années.

Résultat de recherche d'images pour "yo jin bo"

Le cas Yo-Jin-Bo

Déjà, à savoir que non, Aksys Games n’est pas arrivé comme un Messie. Avant lui, d’autres éditeurs avaient déjà tenté de se lancer dans le marché assez étrange des otome games. Enfin d’autres c’est vite dit, c’est Hirameki International qui fut le premier à localiser un otome game en langue anglaise, à savoir Yo-jin-Bo – Unmei no Feude –. En 2006. Cet otome, sorti d’abord sur PC/MAC et PS2 en 2005 eu donc la joie d’être édité en Occident. Dans le plus grand des calmes. Et pour le coup ce fut vraiment dans une tranquillité jamais vu puisque tout le monde a découvert le jeu des années plus tard, au début des années 2010. C’est fou ça hein ? Mais voilà, en 2006 se posait 2 problèmes : Un – y’avait pas de public Deux- fallait communiquer…auprès d’un public qui n’existait pas (oh wait). Vous la sentez, l’opération commerciale qui va se prendre le mur ? Et pour le coup, Yo-Jin-Bo est en effet passé à la trappe niveau médiatisation, sans public pour l’accueillir et deviendra populaire lorsque la communauté otome, fraichement crée, prendra ce jeu comme référence.

Si je commence par Yo-Jin-Bo c’est également pour tordre le cou à une idée trop souvent répandue : à savoir que le public a besoin de nouveautés et que tant qu’on a pas essayé, on ne peut pas savoir si ça marche. Sauf que dans la situation qui nous intéresse, le public de base des visual novels est d’avantage masculin que féminin. En 2006, le marché du VN commence à peine à prendre son envol et s’imposer, s’écartant de l’image des gros dégueulasses consommant des eroges (oui bon en fait non, ça n’a pas tellement changé) et le public féminin n’est assurément pas majoritaire. Quand aux fans de « shojo » elles ne sont pas forcément des joueuses de jeu vidéo et n’iront pas mettre les pieds dans un milieu largement composé d’hommes. Bref, Yo-Jin-Bo ne rencontrera qu’un succès tardif malgré une qualité très moyenne de son contenu.

Résultat de recherche d'images pour "hakuoki psp"

Quand les fans ne sont pas prêts

En 2010, Idea Factory et Otomate voient d’un très bon oeil le succès public de l’anime Hakuoki : Shinsengumi kitan basée sur le jeu du même nom. Avec le soutien de Aksys Games, ils réussissent à produire une version anglaise qui sort en 2012 sur PSP. Et pourtant, c’est la douche froide. Le jeu ne se vend pas très bien et les fans ne sont pas aussi nombreux à répondre à l’appel. Beaucoup découvrent le format visual novel et le fait que contrairement à un Tokimeki Memorial Girl’s Side ou un Storm LoversHakuoki n’est pas une simulation de drague où l’on choisi qui on veut quand on veut. Il y a une histoire à suivre, une progression et surtout des pavés de textes à lire. Pour les allergiques de la lecture, le jeu est un réel supplice et se révèle plus proche du pur roman interactif plutôt que de la simulation de drague. Un comble.

L’autre problème c’est que la PSP est une console largement piratée et dont l’émulateur est facile à faire tourner sur un PC. Autant dire que certains ne se sont pas faits priés pour pirater le jeu et y jouer sans débourser un seul centime. La suite de l’histoire c’est qu’il faudra attendre trois années avant que Idea Factory relance la machine otome avec le controversé Amnesia:memories. Trois années qui montreront surtout que ce n’est pas parce que un anime marche bien que les gens vont se jeter sur le support original.

Résultat de recherche d'images pour "kalmia8"

Les développeurs et le piratage de leurs jeux.

Commençons par récurer un peu le fond de la casserole à caca avec une affaire récente. Le développeur Kalmia8 a diffusé, au moins de juillet 2018, un communiqué de presse indiquant qu’ils ont découvert l’existence de la vente de leurs jeux en Chine. Le hic, c’est que le développeur n’a signé aucun accord d’édition de leurs jeux dans ce pays. Ils ont évidemment demandé le retrait des dits-jeux ainsi que des fans-trads chinoises circulant sur Internet mais le mal est fait. Il est en effet difficile de contrôler la diffusion illégale des oeuvres, surtout dans un pays largement connu pour produire de nombreuses contrefaçons. Le droit d’auteur n’est pas non plus considéré de la façon la plus claire possible et autant dire que les recours juridiques ne sont pas aisés.

Même les traductions amateures ne sont pas au goût des développeur. Rejet n’a pas apprécié des masses celle de leur jeu Black Wolves Saga : Bloody Nightmare. Le directeur de l’entreprise a même affirmé que c’était la faute du public occidental si leurs jeux se vendaient si mal puisque personne ne prend la peine d’acheter les éditions physiques. Même si la direction du studio est allée bien trop loin, avec une xénophobie non-cachée (et un peu ridicule…), il ne faut pas vous demander pourquoi une localisation de Ken ga kimi est à l’heure actuelle, tout simplement impossible. Récemment, le développeur a même été victime d’un vol pur et simple de leurs travaux sur leur prochain titre par un développeur chinois. Oui encore une fois, les chinois frappent et malheureusement, même son de cloche que pour la précédente affaire : porter l’affaire devant la justice ne sera pas simple pour Rejet qui reste une entreprise de petite taille.

Le problème du piratage est récurrent dans l’industrie culturelle japonaise et régulièrement, les éditeurs de mangas, animes ou jeux vidéo font des demandes auprès du public pour que celui-ci cesse de pirater leurs oeuvres. Derrière l’argument de l’absence de localisation, la réalité n’est pourtant pas aussi simple et pour les otome games, la plupart des joueuses ne cherchent pas à acheter, préférant se contenter des free to play. Autant dire que les efforts de Aksys sur PSVita ou de MangaGamer sur PC sont de réelles opportunités, malgré les ventes faibles…Sachez donc que le piratage n’est pas au goût des développeurs d’otome games ainsi que les fan-trads. Je ne reviendrai pas en détail sur l’affaire de la fan-trad de Collar x Malice Unlimited mais c’est le genre de projet plus nauséabond pour le genre que réellement porteur.

Résultat de recherche d'images pour "beast master and prince"

Le kickstarter de l’enfer

2016 a été une année bien difficile pour les localisations anglaises d’otome games. Elly du blog Figuratively Speaking en a parlé en long, en large et en travers (à lire – > ici) et l’un des plus grands échecs du genre fut certainement le kickstarter de l’otome game Beast Master and Prince (Moujuutsukai to Ouji-sama en VO). Ce titre de Otomate est sorti d’abord en 2010 au Japon sur PS2 puis porté sur PSP et PSV. En 2016, Gloczus lance une campagne kickstarter pour une localisation du titre ainsi que de son fandisc. Malgré un projet intéressant et un jeu qui a le mérite d’être original, la campagne s’effondre avec de nombreux problèmes : une communication désastreuse avec un lancement le lendemain de l’annonce du projet, une non-information sur de nombreux points du jeu et surtout un travail de traduction dense non évalué à sa juste valeur. De même, Gloczus sur-estime largement la portée médiatique et même économique du projet, s’imaginant que la communauté otome suivra sans broncher.

Cette histoire montre les limites d’un genre qui reste encore très niché et dont les perspectives de profits sont difficiles à évaluer. Evidemment, certaines personnes soutiendront l’initiative mais on a tendance à oublier les dégâts du mobage chez les joueuses et force de constater que la communauté otome n’est pas celle des visual novels/galge. Si cette dernière a le mérite de souvent y mettre les moyens financiers pour soutenir les projets, on est très loin d’un engouement massif chez celle des otome games. Et quand on voit que c’est le forum Reddit qui sert de base d’opinions pour les éditeurs japonais, il y a de quoi flipper. En attendant, Beast Master and Prince reste exclusif au Japon mais un portage annoncé sur la Nintendo Switch pourrait changer les choses…

Résultat de recherche d'images pour "kenka banchou otome"

Tout ce qui est écrit reste.

Chez Spike Chunsoft, on a dû tuer le community manager le lendemain de son annonce, implicite, d’une sortie possible en langue anglaise de Kenka Bancho Otome, développé par Red Entertainement Corporation. L’air de rien, ça marque et les développeurs de la série des Danganronpa ont depuis fait marche arrière sur le doux rêve des joueuses.  Kenka Bancho Otome est un otome game à contre-courant du genre qui dès sa sortie en 2016 a mis une claque à toute l’industrie. Rarement un otome game aura été aussi féministe dans son propos et son succès auprès de la communauté otome n’est pas usurpé. Alors, tout n’est pas perdu mais l’adaptation anime n’a pas suffit pour que Spike Chunsoft se bouge le derrière, surtout qu’ils pourraient compter sur le soutien de Aksys. Mais hélas, depuis l’annonce de 2016, l’éditeur a tranché : Kenka Bancho Otome restera au Japon (mais bientôt sur le blog !).

Enfin, ne soyons pas pessimistes puisque l’annonce du sequel du jeu pour 2019 pourrait amener Spike Chunsoft à profiter de cette occasion pour lancer le premier titre en Occident. Surtout que s’il a bien un otome qui mériterait de sortir chez nous, c’est celui-là. Cependant, là encore, il y a raison de se poser les bonnes questions : malgré un regroupement de la communauté, le choix de sortir un tel titre ne semble pas aussi simple pour l’éditeur.

Résultat de recherche d'images pour "taisho x alice"

La traduction c’est un vrai boulot

Arrivons enfin peut-être au pire évènement qui a touché la communauté otome : la sortie de Taisho x Alice chez nous. Tout commence en 2016 avec l’annonce de l’acquisition de la licence auprès de Primula par un nom complètement inconnu au bataillon des éditeurs : E2 Gaming. Les fans craignent le pire surtout que MangaGamer est rentré dans le game et que désormais, on a une certitude que le genre est réellement pris au sérieux par les éditeurs. Hélas, avec Taisho x Alice on touche le fond de la cuve à purin. Entre une communication catastrophique, des reports successifs de sortie et une localisation sentant bon le caca, on est arrivé en Mai 2017 à finalement obtenir un bout du jeu (qui est à l’origine un otome en 4 parties sur PC). Pour 30 dollars vous aurez droit à une traduction digne de Google Trad (et encore lui il fait mieux) et une absence des voix originales.

L’incident, largement médiatisé dans la communauté, a montré que le genre n’était pas aussi pris au sérieux que l’on pensait et que les escrocs pouvaient sévir. Le pire dans cette histoire, c’est l’inaction du développeur de Taisho x Alice et l’importance, dans le cas présent, d’être bien entouré, notamment par des éditeurs confirmés. Mais hélas, cela fait de ce titre une licence gâchée dont les espoirs d’avoir une localisation réussie anéantis. Autant dire que des fois, on comprend ceux qui ne veulent pas que leurs jeux sortent du Japon. Quand à E2 Gaming, ils semblent avoir abandonner le projet de localiser le reste du jeu…une belle escroquerie en règle.

tumblr_on5vn818n01utb0w4o1_r1_1280.jpg
Vous pensiez VRAIMENT que j’allais oublier de mettre du Ken ga kimi ?

Conclusion

Beaucoup d’embûches, d’espoirs déchus, on est en droit de se demander si le marché des otome games a une chance d’exister en occident. Les incidents, nombreux, témoignent autant d’une certaine méconnaissance du public qu’une volonté de parfois surfer stupidement sur des modes. Le cas Taisho x Alice est probablement le plus grave puisque on a eu un projet de localisation officiel mis en pièces par une bande d’escrocs. Sorti depuis sur PSV, le jeu restera donc une licence gâchée…à moins que MangaGamer reprenne les rennes du projet, ce qui semble compliqué à l’heure actuelle étant donné que E2 Gaming détient probablement encore les droits.

Je finirai juste cet article par vous demandez de respecter les auteurs en achetant les jeux. C’est vrai c’est parfois une petite somme à débourser mais si on veut que les otome games continuent de sortir en langue anglaise, il faut absolument soutenir le marché quitte à attendre les promos Steam ou du PS Store !

– Otome Time ! – 7’scarlet

Je crache très souvent sur Otomate mais force est de constater que la filiale otome de Idea Factory ne fait pas que bouffer l’industrie entière : elle devient aussi spécialisée dans les co-productions en tout genre et nombre de studios, même les plus connus (coucou Kadokawa) viennent greffer Otomate à leurs projets. 7’scarlet est ainsi un otome développé par Toybox Inc à qui on doit la série VN/SRPG des Tokyo Twilight Ghost Hunters. Sorti durant l’été 2016 au Japon, le titre mélange thriller horrifique et romance avec une narration classique mais solide. ToyBox Inc ne semble pas s’arrêter en bon chemin puisque en 2017 ils ont sorti Side Kicks!un otome qui met en avant une enquête policière, toujours teintée de romance.

Pour revenir à 7’scarlet, le jeu est traduit en langue anglaise en 2018 par Aksys Games (qui a par ailleurs localisé les Tokyo Twilight Ghost Hunters). L’occasion rêvée pour découvrir un otome parfait pour vos vacances !

— Fiche technique —

7'scarlet
7'scarlet 
Développé par : ToyBox Inc
Date de sortie initiale : Juillet 2016
Classification : Cero B
Support : PSV

— Synopsis —

Ichiko Hanamaki (que vous pouvez totalement renommée) est une jeune étudiante d’université dont le frère ainé a disparu, un an plus tôt, dans un village de campagne du nom de Okunezato. Malgré une enquête policière, cette dernière a été clôturé pour des raisons assez obscures. Hino Kagutsuchi, amie d’enfance d’Ichiko, lui propose de passer quelques jours de « vacances » à Okunezato dans l’optique d’en savoir plus sur la mort supposée de son frère. Arrivés sur place, ils découvrent un village étrange où disparitions étranges, non-dits et traditionalisme vont transformer l’enquête de Hino et Ichiko en dangereuse excursion….

— Les personnages —

Hanamaki Ichiko

Ichiko Hanamaki (ou votre prénom et nom, histoire de se sentir concernée) : L’héroïne de l’histoire. Ichiko est une jeune fille déterminée mais parfois tête en l’air, au grand dam de ses amis, surtout de Hino. Malgré sa volonté de retrouver son frère, elle a tendance à avoir le gros défaut de nombre d’héroïnes d’otome game, à savoir vouloir systématiquement aider son prochain.

Kagutsuchi Hino

Hino Kagutsuchi : L’éternel ami d’enfance secrètement amoureux de l’héroïne qui EVIDEMMENT voit quedal, à l’exception de tous les autres personnages. Il est à l’origine du voyage à Okunezato et de la recherche du frère de Ichiko. Tout au long du jeu, Hino reste un allié de confiance, un peu trop protecteur mais cela est justifié jusqu’à l’ultime route du jeu. Malheureusement, son caractère plat en fait un personnage qu’on oublie assez vite alors qu’il est un garçon plutôt sympathique.

Amari Isora

Isora Amari : Chef-Cuisinier de l’hôtel Fuurinkan, il va m’être difficile de ne pas recopier tout ce que j’ai raconté sur Balance ton otome boy tellement le personnage réussi à devenir rapidement détestable. Le pire c’est que le bougre ne s’arrête pas à sa route pour continuellement ramener sa fraise, avec des phrases très sympathiques du genre « si tu lui fais du mal, je te défonce » ou « t’inquiètes, je serais là pour te remplacer si, par inadvenance, tu meurs ». LE FUN. Pour le reste, la route de Isora est, malgré quelques rebondissements, très moyenne et il est assez dommage de voir un développement de son passé dans les routes des autres, alors que cela aurait été intéressant de le faire dans la sienne.

Kushinada Toa

Toa Kushinada : Ce jeune homme étrange, que Hino et Ichiko rencontre le cul par terre, victimisé par des chats loge à l’hôtel Furinkan aussi pour les vacances. Pas spécialement bavard, Toa a tendance à éviter de se mêler au groupe. Sa route est la première à réellement lancer l’intrigue du jeu et se révèle plutôt agréable surtout après le calvaire de celle de Isora. M’est avis que ce n’est pas pour rien. Toa est un personnage qui risque de vous surprendre à bien des égards, et ça jusqu’au bout.

Tatehira Sousuke

Sosuke Tatehira : étudiant en médecine en vacances à Okunezato, Sosuke est un garçon en apparence difficile à approcher même s’il se révèle très vite un garçon attentionné, prêt à aider son prochain. De ce côté-là, il se complète bien avec l’héroïne et sa romance est ma préférée du jeu. Sa route, que l’on débloque après Toa, est le basculement vers la seconde partie du jeu où les intrigues trouvent enfin des réponses. Autant vous dire que j’étais bien contente après trois routes où il ne se passait PAS GRAND CHOSE.

Murakumo Yuzuki

Yuzuki Murakumo : Propriétaire de l’hôtel Fuurinkan, Yuzuki apparaît dans les routes des autres personnages comme un personnage tyrannique et froid. On apprend au début du jeu qu’il a licencié presque tout le personnel de l’hôtel, sans raisons apparentes. Bref, on ne rigole pas beaucoup avec Yuzuki et sa route, qui commence étrangement, met en évidence que les évènements qui se trament sont bien plus complexes qu’il n’y parait, tout en menant une sous-intrigue qui trouve enfin son développement. En passant, l’introduction de la route de Yuzuki est un petit bijou d’animation qui met directement dans l’ambiance.

— La montagne, ça ne gagne pas pour tout le monde —

Que faire quand un membre de famille a disparu et que la police a classé l’enquête sans suite ? Eh bien on investi à la place voyons ! Voici le postulat de départ pour Ichiko et Hino : trouver des preuves de la disparition du frère de l’héroïne. Evidemment, l’enquête a des allures de colonie de vacances, surtout quand Hino s’inscrit au Surnatural Okunekato Club, consacré aux mystères de la ville. En effet, le village est sujet à nombreuses légendes et nos héros vont devoir découvrir la vérité derrière chacune. Parfois drôles, d’autres sont glaçantes, surtout quand on apprend que l’accès aux montagnes est condamné. Autant dire que l’investigation va rapidement piétiner dans la première partie du jeu.

Les choses ne s’arrangent pas d’avantage quand des morts étranges surviennent et que personne ne sait ce qui se passe. 7’scarlet vire ainsi donc au thriller et les moments de sursauts ponctuent quelques moments plus horrifiques. Rien de gore pour autant, le jeu reste accessible au plus grand nombre et l’aspect comédie est aussi mis en avant à de nombreuses reprises.

On est pourtant fasciné par Okunezato, ce village typique du Japon et de sa campagne. Le traditionalisme et le repli sont d’ailleurs sujet de l’intrigue, pour des raisons assez justifiés mais il est intéressant de voir que cette thématique est bien plus importante que l’on pense, dans un Japon qui s’ouvre au monde et des traditions ancrées dans le communautarisme. D’autant plus que ici, cela s’accompagne par une volonté de cacher la vérité au reste du monde sur des disparitions inquiétantes, comme si tout cela était l’effet de forces surnaturelles dont il vaut mieux éviter la confrontation…

— Le système —

7’scarlet fonctionne comme un visual novel classique, du moins dans sa première partie. En effet, contrairement à beaucoup d’otomes où vous avez le choix dès le départ entre différentes routes, Toybox Inc a préféré miser sur le scénario. Ainsi, au début du jeu, vous n’aurez accès uniquement aux routes de Hino et Isora. Une fois les deux complétées (oui hélas, on ne peut pas passer celle de Isora), vous débloquez alors la route de Toa, puis une fois faite, celle de Sosuke. Une fois ces quatre-là faits, vous aurez accès à la True End, à la route de Yuzuki et l’ultime fin du jeu.

Ce fonctionnement, plutôt intéressant, permet au jeu de se construire un scénario à plusieurs niveaux avec une intrigue qui se dévoile progressivement. Pour le reste, le jeu possède l’essentiel avec une galerie CG et une compilation des différents termes utilisés dans le jeu sous forme de dictionnaire. Sachez également que vous pouvez accéder librement aux différents moments du jeu en sélectionnant le scénario que vous souhaitez lire en cliquant sur « New Game ».

— Les graphismes —

Je suis assez partagée sur les graphismes car 7’scarlet. D’un côté, le jeu se dote d’animations pseudo-réalistes à différents moments du jeu qui mettent la pâtée tellement ça défonce et de l’autre, on se retrouve avec des sprites non-animés (mais plutôt dynamiques dans leur exécution) qui donne l’impression d’un petit gâchis tant le potentiel mis dans les animations n’a pas été exploité au maximum.

Les illustrations et le chara-design ne seront pas d’un grand mystère pour les fans d’otome puisque c’est la célèbre Chinatsu Kurahana (Togainu no chi, Lamento, la série Uta no prince-sama) aux commandes. On peut dire que son talent est toujours aussi brillant puisque encore une fois, les personnages possèdent des designs de qualité sans qu’on fasse un rapprochement évident avec ses précédents travaux.

— Avis final —

J’ai un sentiment très mitigé avec 7’scarlet. Je ne peux pas dire que j’ai détesté, ni même que le jeu m’a déçu. Au contraire, la construction du scénario est plutôt intelligente et permets à 7’scarlet d’être efficace. Cependant, cela se fait au détriment de l’aspect otome dont la sauce prend difficilement. De même, la façon dont la romance est construite est assez mal fichue, l’héroïne tombant (trop) rapidement amoureuse de ses prétendants, sans parler de la route de Yuzuki qui est très courte.

Il y a évidemment du bon et on peut dire que le jeu réussi à faire tenir le suspense jusqu’au bout, si on a pas le malheur de chercher des informations sur internet ou voire même VNDB. Avec le recul, le scénario met quand même du temps à se lancer, la faute à la route de Isora qui n’apporte réellement rien, là où celle de Hino fait une très bonne introduction.

Il faut également accrocher au dernier tiers du jeu qui balance ses révélations de façon assez brutales et parfois même spectaculaires. Je dirai même que si l’intention est très louable, on assiste, à partir de la True End, à un Gloubi-boulga qui pose beaucoup trop de questions alors que le jeu nous tend les réponses de toutes les intrigues menées. Autant dire que c’est tout l’inverse de Amnesia:memories ou Norn9 mais que le juste milieu semble difficile à attendre.

Reste finalement un otome game qui surprend par des effets d’animations bluffants, malgré l’absences de sprites animés. Pas de panique car Side kicks, le second otome de ToyBox Inc est par ailleurs un aboutissement technique qui met la misère à ses concurrents. Loin d’être exceptionnel, 7’scarlet vous plaira si vous aimez les ambiances mystérieuses et les histoires surnaturelles.

— Bilan—

Histoire

Note : 4 sur 5.

Ecriture

Note : 3.5 sur 5.

Système de jeu

Note : 4 sur 5.

Graphismes

Note : 4 sur 5.

Bande sonore

Note : 4 sur 5.

7scarlet est loin d’être un mauvais otome game, au contraire. Il possède une histoire captivante malheureusement entravé par des choix narratifs expédiés et des routes qui manquent clairement de relief. Dommage car avec un peu plus de développement pour certains personnages, on tiendrait un grand jeu. A découvrir chez Aksys. 

– Otome Time ! – If God Were to Exist in This World

Dans la famille des noms à rallonge, Moshi, Kono Sekai ni Kami-sama ga Iru to suru Naraba n’est pas si mal placé. Abrégé le plus souvent en MoshiKami ou même If God Were to Exist in This World (parce que ça fait plus classe) cet otome développé par Rejet est sorti en 2016 sur PSVita. Avant toute chose, sachez que le jeu a une réputation épouvantable, non pas à cause du scénario, des personnages ou des graphismes. Non, If God Were to Exist in This World n’est pas un kusoge. Vous verrez souvent des reviews qui vous diront de rester loin de ce jeu. Je peux comprendre car les personnages ont des passifs extrêmement lourds ce qui donne au jeu une ambiance assez pesante et malsaine.

Cependant c’est aussi ce qui rend ce titre intéressant car il traite de problématiques de façon cohérente et mature notamment concernant le harcèlement et les violences sur enfants. Oui vous n’allez pas beaucoup rigolé en lisant cette review. J’ai moi-même eu du mal à l’écrire, ne sachant pas comment aborder les sujets du jeu. C’est pourtant un des éléments qui m’ont poussé à acheter le jeu, pour une poignée d’euros et de découvrir un jeu à la puissance narrative et émotionnelle sans pareille.

— Fiche technique —

Moshi, Kono Sekai ni Kami-sama ga Iru to suru Naraba.
Moshi, kono seikai ni Kami-sama ga iru to suru naraba
Développé par : Rejet
Date de sortie initiale : Février 2016
Classification : Cero D
Support : PSV

— Synopsis —

Haruka est une jeune lycéenne en apparence normale. Un jour, elle reçoit une lettre écrite par elle-même, quand elle était enfant. Pensant à une blague, elle découvre assez vite que ses amis d’enfance en ont également reçues. Malgré la peur derrière les mots, nos cinq amis décident de découvrir ce qui se trame alors que des évènements surnaturels surviennent dans leur quotidien. Leur monde se révèle en effet une bulle, un univers parallèle, crée par la déesse Izanami. Tout en affrontant leurs démons du passé, nos héros vont apprendre à devenir des adultes pour enfin retrouver le monde réel.

— Les personnages —

♣ Haruka Kurumi : L’héroïne de l’histoire. Haruka est une jeune adolescente timide et réservée qui aimerait vivre normalement. Malheureusement pour elle, les êtres du sexe opposés lui tombent systématiquement dessus, ce qui l’oblige à utiliser ses amis d’enfance comme garde rapprochée, seuls êtres masculins à ne pas la considérer comme un morceau de viande. Haruka cache une enfance particulièrement atroce. Elle ne se considère elle-même pas comme une femme…

Ace Sasanami : Ami d’enfance de Haruka, Ace est un garçon également assez réservé voire même taciturne, ce qui ne le rend pas immédiatement sympathique. Passionné par le tennis depuis son enfance, il rêve de devenir un jour un joueur professionnel. De ce fait, il a tendance à ne pas s’intéresser au reste du monde même si il reste un ami fidèle et sérieux. Il cache lui aussi un traumatisme d’enfance qui est responsable en partie de son comportement.

Neiji Yumikura : Egalement ami d’enfance de Haruka, Neiji est le bon vivant du groupe, toujours à rire et s’amuser. Il est doué en sport et particulièrement en course d’athlétisme, étant par ailleurs le membre le plus performant de l’équipe d’athlétisme du lycée. D’une bonne humeur contagieuse, il est apprécié par ses camarades. Il cache lui aussi une enfance dramatique.

Kyou Kamizato : Moitié américain et moitié japonais, Kyou est l’adolescent rebelle du groupe, conduisant une moto (bouh cliché !) et jouant les gros durs avec les professeurs et les élèves. Rassurons-nous, Kyou est un garçon adorable avec un côté très protecteur aussi bien envers l’héroïne que ses copains. Ses origines mixtes en font un garçon populaire auprès des filles mais il n’y tient aucun intérêt.

Sashino Shuri

Shuri Sashino : Ami d’enfance de Haruka, il est premier à se rendre compte que le monde de If God Were to Exist in This World n’est pas le vrai. En effet, Shuri possède une capacité étonnante de se souvenir de chaque évènement qu’il a vu et vécu. De ce fait, il est très vite décontenancé par les diverses boucles temporelles. En dehors de ça, c’est un garçon renfermé et solitaire qui tente progressivement de s’ouvrir aux membres du groupe.

Kurumi Masato

Masato Kurumi : le frère de Haruka. Oui ils ont osé. Avant que vous partiez les jambes en courant, Masato est en effet loin d’être un personnage sain. En plus de ça, il fait office de boss caché du jeu. Plutôt effacé dans les premières parties de routes des héros, il revient généralement sur le devant de la scène sur les True End où il ne se montre pas particulièrement sympathique. Masato est un personnage complexe, en proie à un traumatisme qui l’a mené à faire des choses atroces. Cependant, à l’inverse de nombreux méchants, il est pleinement conscient de l’horreur de ce qu’il a commis même si sa route est un calvaire.

2016-05-07-193659

Hikaru, Akira et Shizuka Kuki : Ils ne font pas partie du harem de Haruka (quoi que…) et représentent les principaux antagonistes du jeu. En effet, nos héros se confrontent rapidement à eux. On apprend alors qu’ils sont responsables des évènements dramatiques dans le monde de If God Were to Exist in This World et que leur objectif est de réunir Izanagi et Izanami. Pourtant, chacun est confronté à ses propres choix personnels et se révèlent parfois être des alliés inattendus. La plus grosse déception est l’absence de route pour les trois garçons. Bon heureusement ils ont droit à leur Black Post Scénario ainsi qu’une place de choix dans la route de Masato.

2016-06-02-193742.jpg

— Si Dieu existait dans ce monde —

If God Were to Exist in This World c’est une histoire complexe et pas tellement accessible à tout le monde. On y parle d’abus en tout genre sur enfants et notamment sexuels. Autant dire que l’échec du jeu tient plus de ses thématiques trop sombres pour le public plus que de sa qualité narrative ou de ses personnages. En effet, c’est aussi l’histoire de personnes qui ont vécus des traumatismes et qui tentent de continuer à vivre et à ne jamais céder aussi bien aux comportements déviants qu’à une existence enfermée dans la tristesse. De ce côte-là le jeu est brillant et les personnages réalistes et crédibles, aussi bien dans leurs réactions que leurs passifs.

Ce réalisme, aussi bien dans les caractères que les réactions rend les personnages poignants et on s’y identifie beaucoup. C’est l’énorme force du jeu en plus d’avoir construit un groupe de protagonistes fort. Sans parler de bromance pure, l’amitié qui relie les personnages est tout aussi naturelle que essentielle à la progression de chacun. L’important n’est en effet pas tant la destination, mais le chemin à parcourir. Le monde dans lequel évolue les personnages n’existe en effet pas et leur retour dans le monde réel est conditionné par le fait que chacun surmonte ses traumatismes ou non.

De la même manière que l’on critique souvent les comportements abusifs dans les otome games, If God Were to Exist in This World les dénonce et évite de transformer ses personnages en clichés ambulants. Très peu d’otome games dénoncent ces problématiques, préférant les user, parce que c’est aussi une notion de fantasme dans l’imaginaire otome. Et visiblement le public japonais aime la souffrance, les scènes malsaines puisque la mauvaise réception du jeu semble réellement venir de la volonté des scénaristes de dénoncer et de ne donner aucune justification à la violence sexuelle. Reste Masato, le frère de l’héroïne mais dont jamais, JAMAIS, le jeu ne lui donnera raison sur ce qu’il a fait. Brillant mais également traumatisant tant l’histoire nous terrifie.

C’est cette justesse aussi bien dans l’écriture que dans la narration qui fait de cet otome un OVNI du genre, s’affranchissant des codes habituels des otome games tout en n’oubliant pas de construire une romance naturelle. La qualité, aussi bien narrative, la puissance émotionnelle et l’OST en font réellement une oeuvre aussi exceptionnelle que tragique.

1 Gameplay (8)
5 FUCKING SECONDES. Vous êtes cramés chez Rejet.

— Le système —

If God Were to Exist in This World fonctionne comme un visual novel classique avec des choix de réponses, même si, plus on avance dans le jeu, plus de choix apparaissent et une partie d’entre eux doivent être répondu sur une durée limité (5 secondes. 5 PUTAIN DE SECONDES, ils sont fous chez Rejet). Le jeu est donc assez stressant puisque ces choix ne sont pas anodins et vont influencer les embranchements scénaristiques.

Comme pour Ken ga Kimi, chaque protagoniste a droit à deux routes et quatre fins. En réalité le système est bien plus complexe qu’il n’y parait car on peut considérer que chaque route possède deux faces qui font évoluer le scénario différemment, jusqu’aux évènements centraux. Le jeu est donc loin d’être court et chaque route dévoile progressivement le scénario pour en arrivant à la True End. Sachez aussi qu’en dehors de la common route, les routes sont toutes uniques pour les personnages, avec seulement quelques points de scénarios qui prennent, à chaque fois, une tournure très différente. Autant dire que c’est plaisant de voir que le concept de « visual novel » est exploité à fond. Sans parler du fait que vous serez constamment en stress face aux réponses de rapidité.

Pour le reste, le jeu possède également une partie cachée dans les options, à savoir les Black Post Scenarios. Ces textes, qui ne sont pas doublés, approfondissent les différentes révélations de scénario et sont loin d’être très drôles. Enfin, le jeu possède l’essentiel avec une galerie CG et de BGM.

2016-05-07-193656.jpg

— Les graphismes —

Ce qui est bien avec Rejet, c’est qu’on sait qu’on aura un jeu de qualité. Sans atteindre la qualité des graphismes de Ken ga kimi (le chara-design aide beaucoup), If God Were to Exist in This World est un jeu très beau et soigné. Les sprites des personnages sont vivants et le trait, léger et coloré, est aussi très plaisant.

En revanche, je n’ai pas complètement adhéré au chara-design. Mais ça, c’est uniquement une constatation personnelle car les personnages sont vraiment bien dessinés et techniquement le jeu est tout simplement irréprochable.

2016-06-03-173319.jpg

— Avis final —

J’ai eu beaucoup de mal à écrire une critique sur If God Were to Exist in This World, de part ses thématiques qui sont évidemment loin d’être joyeuses mais aussi parce que finir le jeu fut…éprouvant. Pourtant j’ai aimé le jeu, je l’ai trouvé très intéressant et les personnages ont le mérité d’être extrêmement crédibles, voire même réalistes. Les situations rencontrées sont loin d’être faciles à aborder, même d’un point de vue narratif et pourtant, les personnages en sortent vraiment grandis. Il y a vraiment eu un travail de qualité de la part de Rejet et il serait dommage de ne pas en parler, tant c’est ce qui fait de ce jeu un titre aussi étrange que intéressant.

En effet, pourquoi de pas aborder des thématiques violentes mais aussi sérieuses dans un otome game ? Je peux comprendre que cela révulse et que, si par ailleurs, on a connu une des situations rencontrées, on soit incapable d’y jouer mais bon sang ! C’est aussi ce que les otome games peuvent faire : à savoir raconter une histoire sérieuse, voire triste et construire une romance qui soit crédible et bien amenée. En cela, If God Were to Exist in This World le fait parfaitement. Evidemment, le jeu s’aide en faisant des protagonistes des amis d’enfance de Haruka mais au final les relations ne sont pas forcées et construites logiquement autour des personnages et de leurs propres traumatismes. Cette maturité de propos fait de ce otome game un jeu à part mais essentiel, tant il va plus loin que ses confrères et s’évitant ainsi tous les écueils du genre.

Evidemment, il reste un titre qu’on ne met pas en toutes les mains mais quand je vois le succès, voire même le plébiscite de certains otome games ultra violents voire même malsains, je me dis que c’est quand même assez grave. Je veux bien admettre que les relations niaises peuvent soûler (mais il en faut, parce que les otomes dramatiques, ça vaut deux minutes) mais d’un autre côté on passe tellement d’un extrême à un autre sans juste milieu, ni même remise en question voire même justifications de certains comportements que If God Were to Exist in This World, sans être une bouffée d’air frais, reste un pilier, fer de lance d’un chemin que les otome games peuvent emprunter sans tomber dans le graveleux ou l’outrancier.

Pour moi, on est clairement pas loin d’un chef d’oeuvre, qui le place auprès des plus grands visual novels du genre. Je ne m’attendais tellement pas à apprécier un otome game, non pas pour l’aspect « fangirl » mais uniquement pour son histoire et sa maturité. Parce que désormais, difficile pour moi de revenir à des otome games où les comportements violents sont normalisés quand If God Were to Exist in This World les dénonce.

— Bilan—

Histoire

Note : 4 sur 5.

Ecriture

Note : 4.5 sur 5.

Système de jeu

Note : 4 sur 5.

Graphismes

Note : 4.5 sur 5.

Bande sonore

Note : 5 sur 5.

Les reviews de If God were to exist in this world n’étaient pas exceptionnelles mais force est de constater que cela serait une erreur de s’arrêter à leur lecture. C’est probablement l’otome game le plus difficile que j’ai pu faire mais aussi celui qui prouve que l’on peut bâtir une histoire mature avec une vraie maîtrise de la narration. If God were to exist in this world ne laisse pas indifférent et mérite d’être découvert.

– Otome Time ! – Under the moon – Crescent –

Under the moon est un otome game d’abord sorti sur PC en 2006 avant d’être porté en 2009…sur PS2. Un fandisc est sorti en 2007, racontant les évènements d’avant le premier jeu. Le jeu original est un otome R-18, à savoir avec des scènes de sexe. Cependant, c’est la version PS2 qui sera à l’honneur sur ce blog. Sans être l’otome game du siècle, Under the moon est un otome plutôt sympathique et aux personnages assez originaux et bien écrits.

— Fiche technique —

Under the Moon
Under the moon - Crescent - 
Développé par : Sugar Beans
Date de sortie initiale : Décembre 2006
Classification : Cero D
Support : PC / PS2

— Synopsis —

Ashe, la princesse des Démons a de gros ennuis. Son père, le Roi de Démons, subit des contestations de toute part du royaume. Malgré son statut de fille du Roi, elle ne peut accéder au trône (bonjour le sexisme). Un soir, alors qu’elle passe une soirée tranquille dans sa chambre, le château est pris d’assaut par des démons. Fuyant avec son familier, Kyle, elle se retrouve par hasard pris dans une faille spatio-temporelle en échappant à deux de ses poursuivants. Ashe atterrit dans le monde des Humains.  Ci-bas, tout est différent : il n’y a pas de magie et elle est la cible des Anges, des êtres surnaturels cherchant à éliminer les êtres démoniaques du monde des Humains. Sauvé par un charmant inconnu, Ashe décide alors de chercher d’autres démons vivant sur Terre et finit par squatter le domicile de jumeaux infernaux : Leni et Seizh. Malheureusement, aucun d’entre eux souhaite retourner dans le monde des Démons…

— Les personnages —

♥ Ashe : Princesse, elle est la fille du Roi des Démons. Echappant à une tentative de meurtre, elle atterrit dans le monde des Humains. Ashe est une personne très naïve et a passé l’intégralité de sa vie au château à être servie par des serviteurs. Autant vous dire que la vie sur Terre est loin de lui convenir…Parfois un peu cruche sur les bords, elle a méchamment tendance à se faire un peu malmener par tout ce beau monde…

Leni : Démon, il va au lycée où il s’y révèle très populaire. Leni a en effet tout de l’archétype du beau gosse tombeur. Il en profite d’ailleurs pour séduire des filles et les jeter une fois qu’il a obtenu ce qu’il voulait…Pas très sympathique au premier abord, Leni est bien sur bien plus qu’il n’y parait puis qu’il se révèle être lié à Ashe par son passé dans le monde des Démons.

Seizh : Démon, frère jumeau de Leni. Derrière leur apparente fraternité cordiale, Seizh est beaucoup plus fourbe, se montrant bien amical pour mieux duper son entourage. Il nourrit un gros complexe d’infériorité par rapport à Leni, ce dernier récoltant toutes les faveurs et les succès. Il ne tarde pas à devenir un antagoniste dans différentes routes.

Kyle : Familier de Ashe. Généralement, il apparait sous la forme d’un petit chat noir avec des ailes. Une fois dans le monde des Humains, il prend une forme plus humaine et se retrouve bonne à tout faire de la maison. En effet, il se révèle plutôt doué dans les tâches ménagères…Son statut de familier est une souffrance pour lui puisqu’il ne peut espérer plus de Ashe.

Sena Amamiya : Camarade de classe de Ashe. Toujours de bonne humeur et prêt à rire, Sena a tout l’air du bon copain. Evidemment il est bien plus que cela puisqu’on découvre dans sa route qu’il est en réalité un Ange. Et oui, c’est un peu incompatible avec une démone…encore plus avec une princesse.

???/ Zero : Oui, vous avez bien lu, ce personnage n’a pas de nom, jusqu’à ce que Ashe lui en donne un. Zero est aussi un démon, et particulièrement un vampire. Banni pour diverses raisons du monde des Démons, il zone dans celui des Humains. Il sauve à plusieurs reprises Ashe des attaques des Anges, jouant le rôle de l’ange gardien.

— Les démons sont vos amis —

Sous ses airs de shojo pour collégiennes, Under the moon est un otome game sympathique. Sans forcément révolutionner avec son scénario, on y suit les péripéties de Ashe dans le monde des Humains. Le jeu exploite plutôt bien la dualité entre les deux mondes mais également les problématiques qui en résulte. Les personnages sont en effet tous des démons déchus et Sena est lui un hybride ange/humain, son père étant tombé amoureux d’une humaine. Evidemment vous me dites que c’est furieusement classique comme histoire ! Je vous répondrai que ça fait aussi du bien d’avoir une histoire un peu « clichée », d’autant plus que la narration est plutôt efficace et qu’on évite pas mal de moments niais.

J’ai bien aimé également les problématiques de la route de Kyle. Familier de Ashe, il ne peut espérer une relation autre que celle d’un maître et de son familier et en souffre particulièrement. Plus que Ashe c’est pour dire…mais bon elle, comme je l’ai indiqué dans sa description elle a le soucis d’avoir toutes les tares de l’héroïne d’otome game. Cruche, pas bien intelligente, elle a grandie coupée du monde et des préoccupations de son propre peuple. De ce fait, elle n’est pas très dégourdie et il faut systématiquement la sauver à plusieurs reprises dans le jeu, n’étant pas capable d’utiliser ses pouvoirs. C’est aussi pour cette raison qu’elle fait du forcing auprès de Leni et Seizh pour les motiver à rentrer dans le monde des Démons. A ce moment-là, elle ignore qu’elle a été victime d’amnésie et que les deux garçons ont été bannis pour certaines raisons.

Malgré l’immersion un peu gâchée par une gourdasse, le jeu est assez intéressant et les personnages, sans forcément être révolutionnaires sont sympathiques. Leurs routes ont toutes leur intérêt même si le jeu n’hésite pas à user de certaines ficelles un peu malsaines. En effet, Under the moon est originalement un otome game R-18 avec des scènes érotiques. Du coup on échappe bien au viol dans la version PS2 mais certains personnages comme Seizh ou Sena gardent leur insanité. D’un autre côté, sans antagoniste, on s’embêterait bien. Cependant, m’étant évité la version PC, je pense que le rapport aux personnages est bien différent vu qu’ils n’ont pas été ruinés par des choix narratifs idiots propres aux eroges.

— Le système —

Under the moon fonctionne avec un système de balance Ange/Démon en fonction des réponses que vous apportez aux personnages. En effet, chaque personnage a deux routes, qui dépendent des choix que vous avez sélectionné. Il faut donc faire attention à bien choisir entre les deux balances, les personnages ne réagissant pas de la même manière selon la voie qu’on emprunte…Enfin, de nombreuses mauvaises fins ponctuent les différentes routes selon les choix effectués. Pour le reste, le jeu reste très classique avec une galerie CG et la possibilité de réécouter l’OST.

— Les graphismes —

On va être honnête, Under the moon a assez mal vieilli depuis le temps. Sorti en 2006, le portage sur PS2 est propre. Les CG sont plutôt soignées, signées par Sakana Toujou et le chara-design est réussi. Je dois vous avouer, j’ai eu un vrai coup de coeur pour les personnages et l’univers donc difficile pour moi de critiquer le style graphique. Cependant, il est certain que si vous êtes habitué à des otome games récents, vous risquez d’avoir les yeux qui piquent à l’écran…

— Avis final —

Under the moon est un de mes premiers otome games donc être partiale m’est difficile, tant j’ai apprécié le jeu. Bon évidemment, Ashe est loin d’être la meilleure héroïne d’otome game que j’ai pu croiser. Je dirai même que c’est une des pires car on fait rarement aussi neuneu des fois…Bon le jeu justifie ça par le fait qu’elle a vécue comme une princesse et que par conséquent la vie dans le monde des Humains est difficile….Ensuite il faut avouer qu’elle n’est pas entouré que par des gentils petits garçons. En effet tout ce petit monde nous fait régulièrement tourner en bourrique, pour le meilleur comme le pire. Chaque personnage a ses propres motivations et curieusement le jeu ne cherche pas à leur donner de fausses excuses. C’est probablement ce que j’ai le plus apprécié c’est que malgré des postulats assez clichés, les histoires sont résolues intelligemment, d’un point de vue narratif.

Peut-être parce que ce fut un de mes premiers otome games, les personnages m’ont aussi beaucoup marqué (et pas qu’en bien youhouhou) avec des caractères différents et des motivations que je trouvais intéressantes. Après je ne nie pas le fait que les comportements abusifs sont présents, que Leni se comporte comme le dernier des salauds durant sa route, que Seizh est un pur cancer et que Sena devrait finir dans un four crématoire tellement il nous en fait baver. Mais à côté, comme je l’ai expliqué plus haut, le jeu ne balance pas des justifications bidonslol pour expliquer le comportement déplorable de nos héros. C’est ce qui a rendu le jeu beaucoup plus vivable même si je pense qu’aujourd’hui certaines choses auraient beaucoup plus de mal à passer.

Si Under the moon n’est pas l’otome game que je conseillerai d’office à cause de ses graphismes un peu datés et de son héroïne qu’on a envie d’encastrer dans un mur, il reste un titre bien construit, avec des routes qui sont suffisamment diversifiées ainsi que des personnages qu’on a forcément envie de creuser un peu…même si évidemment cela se fait à nos risques et périls ! Et puis bon, on est dans une histoire avec des démons, on pouvait pas s’attendre à tomber sur des princes charmants…

— Bilan—

Histoire

Note : 3.5 sur 5.

Ecriture

Note : 4 sur 5.

Système de jeu

Note : 4 sur 5.

Graphismes

Note : 3.5 sur 5.

Bande sonore

Note : 4.5 sur 5.

Difficile pour moi d’être objective sur un titre que j’ai découvert lors de mes premiers pas dans les otome games. L’intrigue a beau avoir été vue et revue, on apprécie de voir des personnages qui ont chacun leur histoire et qui restent cohérents dans leurs choix. Si le jeu n’est pas indispensable à sa collection, il constitue l’un des tires les plus sympathiques de son époque.

– Otome Time ! – Amnesia : memories

Amnesia : memories est un otome game développé par Otomate d’abord sorti sur PSP en 2011 puis réédité sur PSVita courant 2013. En Occident, le jeu sort en 2015 à la fois sur PSVita et PC sous la tutelle de Idea Factory. Amnesia est un otome game dont le succès repose presque sur une seule route : celle où notre cruche finit enfermée dans une cage. Ni plus, ni moins. Le monde entier a voulu découvrir cette scène et les ventes sur Steam sont suffisamment paradoxales (presque 100,000 exemplaires, sans compter la version PSVita) pour s’interroger sur les qualités latentes de ce titre. Retour sur le jeu qui m’a fait revenir dans le fandom Otome en 2017.

— Fiche technique —

Amnesia
Amnesia: memories 
Développé par : Otomate
Date de sortie initiale : Août 2011
Classification : Cero C
Support : PSP / PSV / PC

— Synopsis —

Vous – et là oui c’est vraiment vous, pas de nom random mis pour les flemmards – vous réveillez un beau matin en ayant oublié l’intégralité de vos souvenirs. La cause ? Un esprit un peu stupide sur les bords vous a percuté, ou plutôt a percuté votre tête et ce choc a provoqué la perte totale de votre mémoire. Vous vous ne souvenez de rien, aussi bien de votre histoire familiale que de vos amis…bref, la grosse galère ! L’esprit en question, qui s’appelle Orion, dont vous êtes la seule à pouvoir le voir, vous demande de retrouver vos souvenirs tout en évitant d’éveiller les soupçons. Spoiler: ça marche pas.

— Les personnages —

Heroine

♦ Héroïne (oui elle a vraiment pas de nom) : C’est vous ! Pour une fois, vous avez face à vous une coquille vide. Pas d’histoire de famille, pas de passé, rien qu’une poupée sans âme qui doit rechercher la vérité derrière ses souvenirs perdus. En effet, les personnages ne sont pas tous honnêtes avec vous et il vous faudra déceler le vrai du faux dans leurs témoignages. Orion a la particularité de vous faire voyager entre différents mondes parallèles où la situation n’est pas la même et de vous amener progressivement à retrouver votre mémoire.

Ikki

Ikki : personnage principal du Spade World, Ikki est le gars populaire avec son escorte de groupies qui le suit constamment. Censé être en couple avec l’héroïne dans son monde, il est connu pour être un playboy et de sortir avec de nombreuses filles. Bon évidemment c’est plus compliqué que ça et sa route se révèle assez vite plan-plan malgré une mise en abîme du monde astral d’où vient Orion.

Kent

Kent : Vous aimez les maths ? Moi non et ce n’est pas Kent qui m’a redonné le goût de cette matière. Personnage central du Clover World, il se révèle particulièrement ancré dans une logique impénétrable, ce qui le rend difficile à soudoyer vu qu’il voit très vite que quelque chose ne tourne pas rond avec vous. Sa route a été un vrai calvaire tellement elle est plate, sans relief et avec un personnage aussi chiant que la pluie. Dommage car il est doublé par Akira Ishida, un de mes seiyuus préférés.

Shin

Shin : Personnage central du Heart World, Shin est ce gars gentil qui, évidemment, comprend assez vite que quelque chose n’est pas clair lorsqu’il vient vous rendre visite suite à votre perte de souvenirs. D’autant plus que sa route tourne au thriller psychologique pour savoir qui a tenté de vous tuer, sachant qu’il est le suspect numéro 1 dans cette affaire. Peut-être la meilleure route du jeu vu que l’intrigue est intéressante, faite de complots, de mystères et que l’ambiance est réellement sympathique quoique angoissante.

Touma

Toma : LA CAGE. LA PUTAIN DE CAGE. Pardon, c’est nerveux. Bref, vous le savez tous, la raison pour laquelle tout le monde a joué à Amnesia : memories c’est Toma. Personnage principal du Diamond World, sa route tourne autour du sujet du harcèlement, d’abord sous la forme d’un groupe de filles qui vous pourrisse la vie mais aussi de celui de Toma. Sa route est particulièrement dérangeante et l’ambiance finie par devenir glauque, assez difficile à supporter tout autant que la jalousie grandissante du personnage. Cependant, malgré l’aspect ultra dramatique de sa route, c’est la meilleure du jeu, d’autant plus qu’elle s’évite de tomber dans le travers de glorifier le personnage et son acte. Aussi, il est doublé par Hino Satoshi au sommet de son art.

Ukyo

Ukyo : Une fois toutes les routes faites, le Joker World s’ouvre à vous. Ukyo vous poursuit dans les autres mondes, tentant de vous tuer à plusieurs reprises. Sa route fait office de True End et de résoudre – en partie – le scénario.

— Action ou vérité —

Contrairement à ce qu’on pense, le monde de Amnesia : memories est plutôt complexe avec une importance du monde astral et de ses esprits qui font danser les humains dans leurs mains. Du moins, c’est ce qu’on est en droit de penser avec une true end qui laisse plus de questions que de réelles réponses. Pour ainsi dire, la quête de vérité de notre héroïne est parsemée d’embuches et nos héros ne lui font aucun cadeau. Entre celui qui la fait patauger dans le faux et l’autre qui l’enferme dans une cage, profitant de son amnésie (et de sa non-réaction) pour faire n’importe quoi, on est en droit de se demander dans quel jeu à la con on est tombé. Pourtant, la sauce prend étrangement et on finit par compléter toutes les routes pour connaître le dénouement final. De ce côté-là, n’espérez pas obtenir de réponses claires et attendez une éventuelle localisation de Amnesia World, qui parait-il, répond à toutes les questions laissées en suspense.

Amnesia : memories n’est pour ainsi dire pas un otome très reposant, tant l’angoisse est présente dans la majorité des routes. On s’interroge assez vite du pourquoi du comment tant notre héroïne (enfin nous, on a tendance à l’oublier, elle n’a pas d’identité) se fait malmener, et pas seulement par les protagonistes mais aussi les personnages secondaires qui agissent rarement pour son bien, à l’exception de deux amies qui, fort heureusement, relèvent la balance dans une traversée des mondes dangereuse. D’ailleurs, si vous pensez que Orion, votre esprit de compagnie, vous viendra en aide, sachez qu’il ne peut être vu des personnes ordinaires et qu’il s’entêtera à vous parler tout au long de l’aventure, voire même à s’exprimer envers les autres personnages alors que personne ne peut l’entendre, ni le voir. Autant dire que le désespoir des situations tient plus de sa nullité en tant que esprit que les gaffes de notre gourdasse. Ambiance.

Tout n’est pas pour autant à jeter et le jeu fait la part belle au mystères et on enchaine les routes assez facilement, tellement on veut connaître la vérité. Si certaines routes sont moins enclines à nous en révéler, on se régale par cette ambiance qui navigue entre le glauque, l’horreur et le thriller psychologique. Les personnages sont tellement difficiles à cerner qu’on doute beaucoup et que la confiance n’est pas toujours facile à accorder alors qu’on a besoin d’eux pour avancer et comprendre ce qui se trame. Le fait est que chacun veut imposer sa propre vérité au risque de ne jamais permettre au joueur d’être libéré, comme notre héroïne.

— Le système —

Contrairement à nombre de visual novels, Amnesia : memories ne possède pas de common route ; du moins vous commencez l’aventure une fois le prologue passé avec Orion, après que ce dernier vous a percuté la tronche. Suite à cet évènement aussi WTF, le jeu vous propose alors de choisir quel monde vous souhaitez visiter. Chaque monde correspond à un garçon et ainsi à sa route. De ce côté-là, Amnesia : memories ne se fout pas de vous puisque chaque route a le mérite d’être unique, avec ses propres enjeux et sa propre histoire.

Evidemment, dans chaque route, vous avez des choix de dialogue. A vous de répondre avec prudence : n’oubliez pas que votre cruche est amnésique et que selon les bons  foireux conseils d’Orion, vous devez éviter de trop en dire sur votre perte de mémoire, au risque de finir dans un hôpital psychiatrique. Enfin, le jeu possède une série de mini-jeux assez dispensables que l’on débloque au fur et à mesure. Une galerie CG est disponible pour revoir les illustrations.

— Les graphismes —

Pour avoir fait le jeu sur PC, j’ai été bluffé par la qualité des graphismes du jeu. Outre le fait que le jeu soit passé en HD, absolument aucune perte est à déplorer durant ce passage en haute définition. Les personnages possèdent également des sprites animés qui rendent le jeu très vivant. En dehors du chara-design qui est à l’appréciation de chacun, Amnesia : memories est un otome game soigné et qui ne lésine pas sur sa qualité. Je vous recommande d’ailleurs fortement la version PC plutôt que la version PSVita, puisque tant qu’à faire, autant profiter du jeu en haute résolution.

— Avis final —

Amnesia : memories est l’otome game qui m’a fait revenir dans ce fabuleux monde du jeu de drague pour nanas. Sur les conseils d’une amie qui avait passée un moment particulièrement intéressant sur le jeu, je m’y suis lancée. Je ne peux clairement pas dire que j’ai détesté. Malgré deux routes ennuyantes, le tout est étonnamment digeste et les routes de Shin et Toma brillent par leur écriture. Oui, aussi incroyable que ce soit, la route de Toma est peut-être la plus réussie, grâce à un gros travail d’ambiance, qui on peut le dire, met très mal à l’aise. En revanche, les routes de Ikki et Kent ont été un supplice, tant elles étaient plates et sans reliefs. C’est réellement dommage car il faut avouer que le rythme du jeu en prend un sérieux coup avec eux, là où Shin et Toma font progresser l’intrigue.

Mon seul regret avec ce jeu, c’est que l’intrigue manque clairement de développement et que ce n’est pas la true end qui résous les choses. On en apprend effectivement pas mal dans cette ultime route mais pour moi, ils ont volontairement laissé en suspense beaucoup trop d’éléments pour se permettre ensuite de faire un fucking fandisc et une suite. En fait, on retrouve un peu la même problématique que Norn9 : war commons avec une intrigue qui s’arrête en plein milieu. Force est de constater que Otomate semble avoir corrigé le tir en proposant des suites qui mettent le scénario au centre du jeu mais je trouve le principe assez scandaleux, surtout que cela dépend beaucoup de l’appréciation ou non du jeu.

Pour le reste, c’est un otome que j’aime recommander, pour son scénario assez originale dans la mise en forme, une qualité graphique qui défonce et un univers qui a le mérité d’être intéressant. Il restera cependant pour moi quelques points difficiles à apprécier au niveau des routes et de la mise en abîme de l’intrigue dans la narration. Cependant, là où pour certains titres j’aurai décroché rapidement, Amnesia : memories m’a amené au bout de son histoire.

— Bilan—

Histoire

Note : 3 sur 5.

Ecriture

Note : 3 sur 5.

Système de jeu

Note : 4 sur 5.

Graphismes

Note : 5 sur 5.

Bande sonore

Note : 3 sur 5.

Malgré un scénario intéressant et prenant, Amnesia:memories possède de nombreux défauts qui n’entachent pas le plaisir de la lecture mais qui peut, pour ceux qui accrochent moins à certains personnages, d’ennuyer. Enfin, le final n’apporte pas suffisamment de réponses et on reste sur notre faim. A découvrir sur Steam et sur le PS Store.

La vérité derrière les fan-trads

CXM_OV5a

Les fan-trads sont, pour beaucoup de joueuses, la chance de pouvoir jouer dans une langue accessible à des jeux qui ne sont pas encore sortis du Japon. Naïvement, on s’imagine que cela va permettre à un jeu de gagner en popularité et qui sait, si jamais il sort, de pouvoir lui garantir de nombreuses ventes. Bullshit my friends ! Les fan-trads, c’est le cancer des otome games (et des jeux vidéo par extension).

L’idée à la con de croire que ça fait plaisir aux développeurs

En général, les gens qui se lancent dans des projets de fan-trads disent faire ça pour le bien du développeur. Attendez, vous imaginez ! Son jeu va être traduit ! Youhou ! Quelle chance ! Sauf que le développeur, c’est une entreprise et qu’elle existe que grâce au profit. Alors, autant vous dire qu’elle ne voit pas très bien le bon plan derrière ce genre de projets puisque 1 – le patch sera disponible gratuitement 2 – Cela encourage les joueuses à aller chercher illégalement le jeu, pendant qu’on y est. Attend, on va pas dépenser de l’argent dans un jeu dont on est même pas sûre d’aimer ! C’est quoi cette idée à la con voyons !

Sans parler des attardés mentaux qui poussent au hack de la PSVita pour pouvoir pirater tout plein d’otome games. MAIS C’EST QUOI VOTRE PUTAIN DE PROBLEME ??? Alors oui, vous ne donnez pas de lien mais vous ENCOURAGEZ largement cette pratique, sans donner de lien bien entendu, mais pour la joueuse qui n’a pas de tunes, cela ne tombe jamais dans l’oreille d’une sourde. Si la PSP s’est plantée sévère en Occident c’est parce que des malins ont rapidement réussi à concevoir un émulateur et un hack de la console. Pourquoi payer des jeux ? Sérieusement !

Comment détruire le processus de localisation en trois temps.

Il y a quelques temps c’est Kalmia8 qui avait justement commencé à dénoncer les fan-trads chinoises de leurs jeux, arguant notamment que cela favorisait le piratage de masse de leurs jeux. Même son de cloche chez Rejet où leur colère relative envers l’Occident est d’avantage lié à l’affaire Black wolves saga qu’une vraie xenophobie. Il faut être honnête, on les comprend un peu au final même si leurs propos virulents visaient surtout à dénoncer le manque de respect total des fans envers leur passion. Comme quoi, on en revient à la fameuse guerre fansub-éditeurs mais version jeux vidéo.

Donc, un, oui vous vexez considérablement un développeur. Deux, vous anéantissez toute possibilité, même infime, de localisation. Trois, vous garantissez une image bien indigne de la communauté otome. Les éditeurs qui se cassent bien le cul à aller chercher des licences passionnantes à l’autre bout du globe n’ont plus qu’à mettre la clé sous la porte. Parce que je peux vous assurer que entre une fan-trad gratuite et une localisation officielle, les pseudo-fans ne vont clairement pas choisir la seconde option. Ne me regardez pas comme ça, moi aussi je ferais pareil.

Le cas Collar x Malice Unlimited : le foutage de gueule

Il m’arrive de trainer souvent sur Reddit et que fut ma surprise de découvrir que un/une demeuré(e) s’était lancé dans une fan-trad du fandisc sorti en juillet dernier. Le problème me dites-vous ? C’est pas comme si le jeu original était sorti en langue anglaise en 2017 chez Aksys. C’est pas comme si il y avait aucune chance de sortie. C’est pas comme si c’était DETRUIRE LA CONFIANCE D’OTOMATE. Si y’en a bien un parmi les développeurs japonais qui se casse le derrière à sortir leurs jeux en dehors du Japon c’est bien eux ! Pourtant, les fans leur chient bien comme il faut dans la bouche et les trainent dans la bouse de vache. Tu parles d’un cadeau !

J’ajouterai que ce/cette abrutie commence à s’imaginer faire des sous sur le projet, parce que tu comprends, les traducteurs BOSSENT COMME DES FOUS. Et c’est pas ta putain d’excuse de « je fournirai le patch qu’à ceux qui ont acheté le jeu » qui est crédible. Plusieurs lui ont fait remarqué que c’était une PUTAIN DE MAUVAISE IDEE son plan. Il y aura forcément des fuites, c’est obligé ! On est sur Internet, pas dans ton salon. La fan-trad circulera, arrivera probablement aux oreilles d’Aksys et même d’Otomate et ils auront une nouvelle preuve que la communauté otome, c’est de la merde en boite. Et ils auront bien raison.

Conclusion

Cet article est purement coup de gueule et je vous avoue, je suis assez atterrée de voir que les fans occidentaux peuvent se comporter comme des sacs à merde, sans se soucier que le marché des otome games est fragile. Moi aussi j’aimerai plus de sorties mais franchement, au lieu de soutenir des projets à la con qui vont fâcher tout le monde, faites comme nous : METTEZ VOUS A APPRENDRE LE JAPONAIS. Vous avez devant vous de fabuleux outils d’apprentissage : les visual novels et les otome games. Servez-vous en, bon sang ! Arrêtez de vous plaindre et magnez vous le derrière ! Vous verrez, vous en sortirez bien plus grand et vous gagnerez le respect des japonais.

– Otome Time ! – Fortissimo

29571126_1468673129909303_4033479501479593613_nJe vous avais promis la review d’un otome game sorti cette année au Japon. Le choix n’est jamais évident vu que je précommande rarement beaucoup de titres. Fortissimo est un de ceux qui m’a rapidement tapé dans l’oeil avec un casting très sympathique et une qualité graphique assez exceptionnelle. Et là vous vous dites « C’est Otomate derrière non ? ». Détrompez-vous ! Otomate produit effectivement le jeu mais c’est une réalisation de Kadokawa Games. Pour tout dire, c’est leur premier otome game. Comme quoi, il n’est jamais trop tard pour rejoindre le business juteux de cette fabuleuse industrie.

Sorti en mars 2018 sur PSVita, Fortissimo est en réalité une sorte de suite « alternative » de Brothers Conflict puisque on y retrouve un des personnages du jeu ainsi que la direction artistique de Udajo. Si les jeux d’idols sont nombreux, au point de provoquer l’overdose, Fortissimo se démarque par un ton plus adulte et une ambiance très soap-opera. Cela vaut-il le coup ?

— Fiche technique —

Fortissimo
Fortissimo
Développé par : Kadokawa Games
Date de sortie initiale : Mars 2018
Classification : Cero D
Support : PSV

— Synopsis —

Vous – ou Futaba, d’autant plus que son prénom est prononcé dans le jeu – êtes une jeune étudiante qui, pour survenir à ses besoins, trouve un boulot comme assistante-manager dans une agence d’idols. Malheureusement pour vous, le groupe dont vous héritez est loin d’être un cadeau. forttê est en effet un groupe sur la pente descendante : leur leader, Fuuto (aka la tête à claque du jeu Brothers Conflict) s’est tiré aux Etats-Unis pour y lancer une carrière solo, laissant ses copains seuls sur scène. Le groupe étant encore à ses débuts et face à une concurrence rude, les relations sont tendues entre les différents membres qui doutent autant sur leur talent que leur capacité à mener une carrière…

— Les personnages —

Futaba Fujisaki : notre héroïne. Futaba n’est pas gâtée par son boulot et le groupe qu’elle doit gérer. Plutôt optimiste et ouverte d’esprit, elle essaie tant bien que mal de faire en sorte que la carrière de forttê prenne le bon chemin alors que chacun doit gérer ses propres passifs.

Eiichiro Akaboshi : Leader de forttê, Eiichiro est un garçon sympathique qui se lie dès le départ avec Futaba. En effet, cette dernière étant débutante, son arrivée n’est pas synonyme de beaucoup de sympathie pour certains membres. Eiichi lui au contraire, fait en sorte de faciliter le travail de Futaba même si le retour de Fuuto le place dans une position délicate : il a en effet peur de perdre sa place de leader….

Osamu Narimoto : Membre de forttê, Osamu en est également le compositeur de leurs chansons. Petit prodige du piano, il est d’ailleurs resté proche de son ancienne professeur de piano…Difficile à cerner de part son attitude assez sérieuse, voire un peu machiavélique, Osamu n’est pas un personnage simple à cerner même s’il se révèle plutôt mature de part sa capacité à bien distinguer les choses.

Towa Morishima : Plus jeune membre de la troupe, Towa a tout l’air du gars qui braille et qui rend fou alors qu’il est en réalité relativement mature malgré une arrogance mal placée qui rappelle douloureusement Fuuto. Ce n’est heureusement pas un mauvais bougre, souhaitant simplement suivre une carrière d’idol même s’il doit aussi gérer ses études. Il vit dans l’ombre de Fuuto et a peur de l’échec, ce qui provoque pas mal de conflits avec notre héroïne.

Takesue Takuma

Takuma Takesue : l’énergique du groupe. Takuma est censé être en couple avec quelqu’un au début du jeu mais évidemment vous n’avez pas de raison de vous inquiétez…plutôt pressant et parfois limite, il n’est pas non plus mauvais bougre mais sa relation avec l’héroïne reste assez mal construite, du fait que à plusieurs reprises, certains personnages viennent le remettre à sa place.

Seike Ryou

Ryou Seike : Sub-leader de forttê et ami d’enfance de Eiichi. Ryou est le seul à ne pas accueillir à bras ouverts notre potiche, du fait de son inexpérience avec le milieu des idols. Malgré tout, voyant que le reste du groupe l’accepte, il prend sur lui pour lui offrir quelques conseils de shopping. En effet, Ryou mène en parallèle une carrière de mannequin. Sa route se révèle particulièrement étrange.

c8.png

Sota Tsukishiro : Chef manager de l’héroïne, il l’épaule lors de son arrivée dans l’entreprise. A l’origine, il a lui aussi eu une carrière comme idol mais a très vite regretté le milieu avant de mener une carrière en mode fucking destroy. Il est la route cachée du jeu qu’on débloque sous certaines conditions.

31064321_1490688184374464_6309032664032608256_n.jpg

— Paillettes et star system —

Dur la vie d’idol. Surtout quand on débute et que le moindre faux pas peut vous coûter votre carrière. Et encore plus quand on vous attribue comme manager une novice aussi naïve que un peu cruche…Pour ne rien arranger, le milieu est loin d’être pleins de gentils bishos tout mignons et bon nombre de cafards à piétiner viendront vous chercher des ennuis. En effet, notre potiche ne se méfie pas spécialement de son entourage professionnel et tout le monde en profite. Heureusement, les petits gars de forttê sont là pour elle. Si ils sont d’abord un peu réticents à accueillir leur nouvelle manager, ils réalisent que la prendre en grippe n’amènera que des problèmes et qu’ils ont besoin d’elle.  Après tout, la recherche de la gloire est bien plus importante.

Voilà le point de départ de Fortissimo. Futaba se lie rapidement d’amitié (et plus si affinités !) avec l’un des membre du groupe, ce qui mène à un scandale lorsque un photographe véreux vient vous pourrir la vie bien comme il faut. Chaque route aborde les démons qu’affrontent les personnages. De ce côté-là on est gâté, ils ont chacun des vices assez « originaux » et même malsains. Mentions spéciales pour celles de Osamu et Ryou qui abordent des thématiques assez étranges et même terribles. Cependant, la route la plus intéressante est celle qui est cachée : celle de Sota. Elle montre d’une façon réaliste que la carrière d’idols est faite de sacrifices et d’un certain abandon de ses propres choix artistiques. Dans un milieu dont l’importance du physique passe avant les qualités artistiques et vocales, on réalise que nos héros sont parfois d’une naïveté presque puérile, prêts à sacrifier leur âme pour devenir célèbre.

C’est là où Fortissimo tape dans le mile : au lieu de présenter une vie de starlette sympa et cool, où les personnages arrivent à concilier leurs ambitions artistiques avec la carrière qu’ils vont mener, le jeu prend le revers en présentant une vision réaliste des idols au Japon. En cela, la route finale est plutôt intéressante puisqu’elle montre toute la difficulté pour une idol d’assumer d’être un fantasme ambulant alors que beaucoup aimeraient être reconnues pour leur talent. Finalement, l’ambiance paillettes est vite matinée de tâches noires, parfois bien trop difficiles à enlever…

31046037_1489831427793473_3196639923851493376_n.jpg

— Le système —

A l’inverse d’un visual novel normal qui vous demanderait de gentiment répondre à des questions random, Fortissimo innove un peu avec un système de réponses qui se font…par sms/mails. A chaque fin de chapitre, plusieurs conversations s’offrent à vous et vous devez tâcher d’y répondre. Le reste du jeu se déroule comme un pur visual novel avec des découpages de l’histoire en différents chapitres. Chaque personnage a trois fins à débloquer, dont une bad end. Rien de bien transcendant et le jeu offre, pour ainsi dire, peu d’interactions.

— Les graphismes —

Je dois vous avouer, depuis Ken ga kimi la vie devenait un peu dur à se taper des otome games où les personnages vous regardent avec leurs yeux de veau…Aucune crainte avec Fortissimo qui est une grosse claque. C’est beau, c’est bien animé, les personnages changent régulièrement de vêtements et de style à l’écran. On a en plus réellement l’impression de les voir bouger avec des animations propres et bien faites. Autant dire que cela fait plaisir en 2018 de voir enfin des otome games qui mettent le paquet. L’immersion est donc totale dans ce monde aussi grinçant que peu fréquentable que celui des agences d’idols…

b25adc3a56936e1ae1f72997c7c11173.jpg

— Avis final —

Fortissimo est relativement décevant. Le postulat de base avait pourtant de quoi séduire avec des thématiques par routes plus adultes, un monde médiatique loin d’être rose avec une réalité du monde des idols au Japon. Malheureusement, le jeu n’est pas toujours à la hauteur malgré une mise en abîme de situations intéressantes et d’une romance relativement bien dosée. Déjà, ce qui m’a profondément ennuyé c’est que les routes se déroulent toutes de la même manière. Bon rassurez-vous on est pas au niveau du copy/paste d’un Snow bound land. On se rapproche plus de Norn9 : War Commons avec des évènements qui se répètent d’une route à une autre. C’est dommage d’autant plus que la principale problématique de chaque route n’est jamais résolue de manière claire. C’est comme si les scénaristes n’avaient jamais réfléchis à la résolution alors que c’est l’un des points essentiels de la romance qui se noue entre l’héroïne et les protagonistes.

Evidemment, tout n’est pas à jeter dans Fortissimo. Déjà, techniquement, le jeu est très beau, avec de belles animations et c’est plutôt appréciable. Les personnages sont plutôt intéressants et ont tous des problématiques qui sont assez…originales même si des fois c’est assez malsain (la route de Osamu). D’ailleurs le Cero D est complètement assumé, ce qui est aussi un bon point. Sans tomber dans du graveleux, le jeu s’évite bon nombre de clichés habituels des otome games. En effet, pas de violences physiques, ni même sexuelles. L’héroïne n’est pas toujours très fine et les garçons en jouent un peu mais jamais on se retrouve dans une situation de malaise quand la romance est mise en place. Du coup, c’est tout mignon et on adhère complètement à l’aspect romantique du jeu.

Malheureusement, cela ne sauve pas l’intégralité du jeu puisque il reste toujours des routes trop courtes et des développements qui manquent de profondeur. Il y a beaucoup de potentiel dans Fortissimo et les personnages gagnent à y être développés. J’ai vraiment été frustrée, et dès la première route, en voyant la fin. « Déjà ? ». Oui c’est vraiment court. Pourtant le jeu ne se termine pas en une après-midi et je pense qu’il faut une vingtaine d’heures pour faire toutes les fins. Je ne sais pas comment l’expliquer mais j’ai eu une impression d’inachevée durant ma lecture, impression qui s’est renforcée au fur et à mesure que j’avançais, étant donné que les routes ont pas mal d’évènements qui se répètent.

Pour finir, Fortissimo est un jeu sympathique dont je ne regrette pas l’achat. En revanche, si vous attendez une histoire profonde et des personnages fouillés, ce n’est pas là qu’ils faut les chercher. En revanche, le jeu fait office d’un entre-deux -jeux plutôt sympa. Je l’ai fais en même temps que j’avançais sur If God were to exist in this world et ce fut plutôt profitable pour ne pas trop souffrir sur un jeu dense.

— Bilan—

Histoire

Note : 1.5 sur 5.

Ecriture

Note : 2.5 sur 5.

Système de jeu

Note : 1.5 sur 5.

Graphismes

Note : 4.5 sur 5.

Bande sonore

Note : 4 sur 5.

Je ne regrette pas mon achat de Fortissimo mais ce n’est clairement pas un titre que je conseillerai tant le jeu parait peu développé au niveau de son histoire malgré des personnages intéressants. Dommage car vu les thématiques, il y avait moyen de faire quelque chose. Pas indispensable. 

BONUS : Le photographe : faut lui faire bouffer son appareil.

tumblr_n3zltgDhZ21rjf4f5o1_500.gif

– Otome Time ! – Psychedelica of the Black Butterfly

Psychedelica of the Black Butterfly est un otome game développé par Sting (qui a co-développé avec Aquaplus et Leaf de nombreux hits (White Album, Date A Live, Utawararumono, Tears to Tiara II…)). Ce jeu marque leur première (et unique à ce jour) collaboration avec Otomate. Sorti d’abord en 2015 sur PSVita au Japon, il a été licencié par Aksys Games pour une sortie en langue anglaise au mois de mai 2018. Alors, qu’est-ce que ça donne quand un studio qui ne fait pas d’otome game se lance dans le genre ? Soyons honnête, Psychedelica of the Black Butterfly s’inscrit bien plus dans une logique visual novel que otome, grâce à un bon travail de narration. On aurait presque aimé voir une partie RPG même.

Résultat de recherche d'images pour "papillon symbole" Fiche technique Résultat de recherche d'images pour "papillon symbole"

Kokuchou no Psychedelica
Psychedelica of the Black Butterfly 
Développé par : Sting
Date de sortie initiale : Janvier 2015
Classification : Cero C
Support : PSV / PC


Résultat de recherche d'images pour "papillon symbole" Synopsis Résultat de recherche d'images pour "papillon symbole"

Vous incarnez Beniyuri, une jeune femme qui se réveille dans un manoir étrange. Sans aucun souvenir de son identité et de sa vie passée, elle est rapidement attaquée par un monstre et réussit à le fuir grâce à un jeune garçon aussi perdu qu’elle : Hikage. Très vite, ils font connaissance avec d’autres personnes amnésiques et doivent faire face à un défi particulier : le maître du manoir leur demande de compléter le kaleidoscope pour pouvoir sortir du manoir et retourner dans le monde réel.

Résultat de recherche d'images pour "papillon symbole" Les personnages Résultat de recherche d'images pour "papillon symbole"

Minato Ai

Résultat de recherche d'images pour "papillon symbole"Beniyuri : L’héroïne de l’histoire. Amnésique, elle ne se souvient pas de son nom, ni de sa vie passée. D’un naturel plutôt optimiste, Beniyuri tente du mieux qu’elle peut de ne pas être un fardeau pour les garçons, tout en menant sa quête des souvenirs. Evidemment, elle n’échappe pas, comme beaucoup d’héroïnes à se sacrifier pour autrui et affronter des dangers qu’elle aurait pu éviter. A noter qu’elle est entièrement doublée par une seiyuu, en l’occurence par Mai Nakahara, connue pour son rôle de Nagisa dans le chef d’oeuvre Clannad. De ce fait, Beniyuri n’est pas cantonnée à la place de potiche muette et on s’attache profondément au personnage, tant elle est considérée dans le jeu comme une protagoniste avec une histoire et un développement.

Hikage

Résultat de recherche d'images pour "papillon symbole" Hikage : Ce jeune homme, amnésique, sauve Beniyuri au début du jeu, quand elle est poursuivie par un des monstres du manoir. Sa capacité d’adaptation en fait très rapidement le leader du groupe dans leur quête pour retrouver les morceaux du kaléidoscope. Il forme en effet le groupe à se battre contre les différents monstres. Niveau caractère, Hikage n’a rien d’exceptionnel, étant plutôt renfermé tout en étant très protecteur de l’héroïne. Il n’hésite pas à la sauver à plusieurs reprises. Il gère également bien l’esprit de groupe, évitant au maximum les disputes entre les différents membres. Je vous laisse découvrir la raison pour laquelle le jeu le considère comme le main guy du groupe.

Kagiha

Résultat de recherche d'images pour "papillon symbole" Kagiha : Ce jeune homme est un peu le grand-frère du groupe, veillant sur chaque membre. D’un naturel sensible, Kagiha ne supporte pas les conflits et sa maturité s’impose assez vite face aux querelles parfois puériles des autres garçons. Il veille particulièrement sur Beniyuri en se montrant très attentionné, par exemple en lui apportant du chocolat chaud pour la réconforter ou tout simplement prenant de son temps pour l’écouter. Personnage central de la common route, il y tient un rôle aussi déconcertant que poignant et ce n’est pas sa route qui sauve les meubles tellement on est dévasté par le sort du personnage.

Karasuba

Résultat de recherche d'images pour "papillon symbole" Karasuba : DES CLAQUES. DES BAFFES. *ahem*. Karasuba c’est ce gars super cool, voire même assez sensationnel dans la common route à qui on a envie de mettre des méga claques au bout de quelques chapitres. Faisant office de joyeux luron aux blagues douteuses, Karasuba cache un profond traumatisme en plus d’un gros complexe d’infériorité. Vous savez, cette chose qui fait que dans un otome game, un gars peut soudainement devenir un vrai malade. Bref, la jalousie latente de Karasuba est révélée progressivement au cours du jeu et je dois vous avouer qu’il mérite lui aussi de rentrer dans la liste de Balance ton otome boy. Heureusement, sa vraie fin permet au personnage de faire son mea-culpa, ce qui est pas si mal vu que la majorité n’ose même pas s’excuser d’être un bâtard.

Monshiro

Résultat de recherche d'images pour "papillon symbole" Monshiro : Personnage énigmatique du jeu, Monshiro intervient à plusieurs reprises, d’abord pour sauver les protagonistes contre les monstres puis ensuite en guidant Beniyuri sur le chemin de la vérité. Caché derrière un masque de renard, Monshiro n’attire pas la sympathie des membres du groupe du fait qu’on ne sait rien de lui et qu’il n’est pas spécialement loquace. D’un naturel très calme, on se doute bien qu’il est présent dans le manoir depuis bien plus longtemps que les autres, ce qui amène bon nombre de suspicions. Cependant, il fait office de route cachée qui se débloque tardivement et assez difficilement vu l’énorme plot-twist qu’il représente. Assurément le meilleur personnage de tout le jeu.

Yamato

Résultat de recherche d'images pour "papillon symbole" Yamato : Ah, ce tsundere ! Il en faut toujours un n’est-ce pas ? Yamato, c’est ce garçon qui s’emporte pour un rien, même si Karasuba y est souvent pour quelque chose. D’un naturel plutôt froid, il disparait malheureusement assez vite dans le jeu, ce qui provoque une cassure évidente dans la confiance du groupe. Derrière son caractère renfermé, Yamato cache aussi de profondes blessures et trouve rapidement du réconfort auprès de Beniyuri qui est, on peut le dire, sa bouée de sauvetage. On peut également affirmer que sa romance est la mieux dosée du jeu et que le couple qu’il peut former avec l’héroïne est le plus crédible. Bref, un bon personnage qui a le mérite de ne pas s’embourber dans des mauvais travers.

Résultat de recherche d'images pour "papillon symbole" Les papillons de la mort et le chemin de la rédemption Résultat de recherche d'images pour "papillon symbole"

Psychedelica of the Black Butterfly c’est un peu l’itinéraire de la vie et de la mort. Enfermés dans un manoir inquiétant, poursuivis par des créatures dangereuses, la vie de nos héros tient à un fil…s’ils n’étaient pas tout simplement dans un entre-monde étrange et rempli de désespoirs. La clé de leur retour : leurs souvenirs. Mais le maître du manoir est bien plus machiavélique et cherche autant la rédemption que à l’imposer à ceux qui dansent dans sa main. Pour guider nos héros, il suffit non pas de suivre le lapin blanc mais les papillons blancs. Les noirs mènent à l’horreur lorsqu’on succombe au désespoir qui sommeille en nous. Un terrible drame, des liens plus étroits et une histoire qui doit de nouveau être racontée pour continuer à vivre.

La rédemption c’est la thématique principale de ce titre où chaque personnage affronte son passé pour ainsi avoir le droit de continuer à vivre. Il n’est pourtant pas simple de se confronter à des souvenirs effacés qui deviennent soudainement un danger tant le désespoir peut prendre le dessus et transformer nos héros en monstres. Ainsi, pour sortir du manoir, il n’est pas tant question de retrouver ses souvenirs et la clé se trouve dans la capacité de chaque personnage à admettre sa propre situation. C’est ce qui rend Psychedelica of the Black Butterfly particulièrement dramatique, autant par son scénario que le passif des personnages. En effet il est difficile de ne pas être gagné par l’émotion.

Evidemment, tout n’est pas forcément rose et il appartient à chacun d’apprécier ou non les actions passées et futures des personnages et leur évolution. En cela, le personnage de Hikage divise particulièrement et je ne pense pas qu’on arrive à un consensus face à un protagoniste qui connait une évolution aussi originale que déroutante. C’est aussi pour cela qu’il est très difficile d’évoquer l’univers du jeu sans se mettre à spoiler tant la common route s’avère être un pan entier du scénario, les routes annexes ne faisant que développer assez banalement les personnages. Pourtant, malgré un scénario plutôt court, le tout est suffisamment développé pour ne pas provoquer la frustration, sauf peut-être pour ceux qui attendaient des routes réellement dédiées aux personnages avec des développements appropriés. Au final, ce choix de narration porte l’univers du jeu et ses personnages pour un résultat réussi.

Résultat de recherche d'images pour "papillon symbole" Le système Résultat de recherche d'images pour "papillon symbole"

Alors autant vous le dire de suite, le système de choix de Psychedelica of the Black Butterfly est un vrai casse-tête. Comme n’importe quel visual novel vous aurez effectivement des choix de réponses, mais pas seulement. Pour vous donner une idée du merdier, voici un petit exemple :

N21dKk3.jpg

Le jeu est construit sur un sytème d’arborescence que vous complétez au fur et à mesure que vous avancez dans le jeu. Et pour avancer et débloquer les « routes » des personnages, il vous faudra lire des « shorts stories » qui approfondissent (ou pas) certains moments clés de l’histoire.  Sur le principe, je trouve le concept original et bien pensé dans le sens qu’il évite au joueur de se retaper quinze mille fois le prologue. Cependant, on ne va pas le cacher : sans guide, vous risquez avoir des difficultés à débloquer toutes les fins du jeu, sachant que le jeu ne vous guide pas spécialement et que les embranchements de routes interviennent de façon décousue.

Pour complexifier d’avantage le système et débloquer les shorts stories, vous aurez besoin de points qui s’obtiennent avec un mini-jeu de shoot. A savoir qu’il vous faudra presque 9000 points pour débloquer toutes les shorts stories. En progressant dans le scénario et en réalisant à chaque fois le mini-jeu, vous ne devriez pas avoir trop de problèmes à obtenir le nombre de points requis.

2.jpg

Pour le reste, on y trouve l’essentiel avec une galerie CG et une compilation des musiques du jeu.

Résultat de recherche d'images pour "papillon symbole" Les graphismes Résultat de recherche d'images pour "papillon symbole"

Le gros point fort de Psychedelica of the Black Butterfly sont évidemment ses dessins absolument sublimes qui retranscrivent aussi bien le désespoir que le bonheur. Autant dire que les CG sont splendides et qu’il m’est arrivé à plusieurs reprises de rester une bonne minute à les observer tant elles ont un travail de couleur et de mise en scène remarquables. On peut juste reprocher au jeu d’avoir des sprites un peu trop génériques et relativement statiques, surtout pour un titre de 2015. On pardonne facilement ce choix tant à côté le travail graphique est remarquable.

Résultat de recherche d'images pour "papillon symbole" Avis final Résultat de recherche d'images pour "papillon symbole"

Je vais être franche, je m’attendais pas à ce que Psychedelica of the Black Butterfly me mette une claque. Bien que relativement court, il réussit à transmettre une vraie émotion et le suspense est particulièrement bien ficelé. D’ailleurs je vous conseille d’éviter de mettre les pieds sur VNDB ou même de voir les CG du jeu, vous risquez de vous prendre du beau spoil dans la tronche, ce qui serait dommage tant le climax du VN risque de vous mettre en PLS. D’ailleurs, c’est à ce moment-là que Psychedelica of the Black Butterfly prend son envol et qu’on assiste, complètement choqué, à une réalité bien plus sombre derrière l’histoire.

C’est la force de ce VN, de malmener ses personnages et de ne leur faire aucun cadeau. Même Beniyuri, notre héroïne s’en prend plein la tronche avec des évènements difficiles à encaisser et un traumatisme pas simple à surmonter. Autant dire qu’on sympathise beaucoup pour les personnages et qu’on a envie qu’ils s’en sortent, alors que pour certains, leur destinée est inéluctable. Cette tragédie sied parfaitement à l’ambiance et s’évite l’écueil des fins deus ex machina ou s’épanchant dans la facilité. Le risque est important mais fait de Psychedelica of the Black Butterfly un otome game qui assume pleinement d’être un pur visual novel et pas seulement un bête jeu de drague.

Cet aspect, probablement difficilement défendable, fait pourtant de ce titre un visual novel à part, assumant d’écarter sa romance au profit d’une histoire. Cependant, tout n’est pas parfait et Psychedelica of the Black Butterfly souffre justement de ce parti-pris scénaristique. En effet, difficile de ne pas avoir un goût d’inachevé tant les routes dédiées aux personnages sont courtes et, en dehors de celles de Hikage et Monshiro, n’apportent pas grand chose au scénario. Dommage tant l’histoire principale est absolument incroyable et pleine d’émotions.

— Bilan—

Histoire

Note : 4 sur 5.

Ecriture

Note : 4.5 sur 5.

Système de jeu

Note : 5 sur 5.

Graphismes

Note : 4.5 sur 5.

Bande sonore

Note : 4.5 sur 5.

Psychedelica of the Black Butterfly n’est pas passé loin du chef d’oeuvre grâce à son scénario ficelé et ses personnages convaincants. Malheureusement, les « routes » se révèlent très décevantes et n’apportent pas tellement à l’univers. Cependant, il reste un titre qui surprend et qui mérite d’être joué.