[Awards] Otome awards 2019

Nous sommes en décembre et il est temps de vous dévoiler les gagnants des Otome Awards 2019. Ce fut une année bien riche mais aussi difficile avec un gros passage à vide en septembre-octobre. Je ne vous fais pas patienter d’avantage, voici nos gagnants :

Coup de coeur de l’année

Dance with Devils

Dance with devils

Pire otome de l’année

School Wars

School Wars

La surprise de l’année

Bara ni Kakusareshi Verite

Bara ni kakusareshi Vérité

La déception de l’année

Variable Barricade

Variable Barricade

Meilleurs graphismes

Prince of Stride

Prince of Stride

Meilleur scénario

Koezaru wa Akai Hana

Koezaru wa Akai Hana

Meilleure OST

Kin'iro no Corda 3

Kin’iro no Corda 3

Meilleur système de jeu

Bara ni Kakusareshi Verite

Bara ni kakusareshi Vérité

Crush de l’année

Robespierre

Maximilien Robespierre (Bara ni kakusareshi Vérité)

Le retour surprise de l’année

Esta

Esta (Koezaru wa Akai Hana)

Le crush qu’on attendait pas

Sogami Urie

Urie Sogami (Dance with devils)

Le boulet de l’année

Yagami Nayuta

Nayuta Yagami (Variable Barricade)

Balance ton otome boy de l’année

Yang

Yang (Piofiore no Banshou)

La mascotte de l’année

Pomeranian

Roen (Dance with devils)

Meilleure héroïne

Nakayama Hinako

Hinako Nakayama (Kenka Bancho Otome series)

Pire héroïne

Liliana Adornato

Liliana (Piofiore no Banshou)

L’opening de l’année

Le groupe musical de l’année

Marginal#4

– Otome Time ! – Variable Barricade

Annoncé en 2016, Variable Barricade est, on peut le dire, un otome game qui s’est fait attendre puisque le jeu est finalement sorti en avril 2019 sur PSVita. Oui, sur PSVita, alors que la console est techniquement enterrée par Sony. Mais bon, passons. Otomate a décidé de tirer sa révérence sur cette console avec un titre qui, sur le papier, avait l’air génial. Qu’en est-il vraiment ?

— Fiche technique —

Variable Barricade
Variable Barricade
Développé par : Otomate & Design Factory
Date de sortie initiale : Avril 2019
Classification : Cero B
Support : PSV / Nintendo Switch

— Synopsis —

Hibari Toujou, héritière de l’empire Toujou, est une lycéenne populaire et appréciée, aspirant à une vie simple. Pourtant, après une journée de cours, quatre jeunes hommes apparaissent devant elle à la sortie du lycée. D’un seul coup, ce n’est pas une mais QUATRE propositions de mariage que notre héroïne reçoit ! Rejetant immédiatement ces énergumènes, elle apprend que cette mascarade est l’oeuvre de son grand-père qui souhaite qu’elle se marie. Se retrouvant à vivre avec ses quatre prétendants, Hibari doit subir leurs « assauts » répétés pour conquérir son coeur et autant vous le dire, c’est pas gagné.

— Les personnages —

Toujou Hibari

Hibari Toujou : Notre héroïne qui est, par ailleurs, entièrement doublée par Saki Fugita (Ymir dans L’Attaque des titans). Hibari est une tsundere qui ne se laisse absolument pas séduire par ses quatre prétendants. Au fur et à mesure des routes, elle s’ouvre progressivement à eux, même si elle a dû mal à leur faire confiance – et pour cause, ils ne sont là que pour se marier avec elle ! Clairement une excellente héroïne qui ne se laisse pas marcher sur les pieds en plus d’être d’une grande maturité.

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Les quatre prétendants de Hibari. Je ne fais pas de présentations individuelles puisque l’essentiel du jeu est basé sur la découverte de chacun des personnages. Tous ont de bonnes raisons de vouloir séduire la belle Hibari et si ils sont désintéressés au départ, très vite ils doivent admettre que pour conquérir notre héroïne, ils vont devoir affronter leurs peurs et passifs afin de faire tomber la barricade (littéralement, oui).

— Hibari, deviens ma femme ! —

Après une intro aussi drôle que atypique, Variable Barricade nous propose une histoire qui va finalement user de tous les poncifs du genre, jusqu’à sa Vraie Fin débloquée après avoir fait les routes des quatre prétendants. Ce n’est donc ni le scénario, ni l’originalité qui est au coeur de ce titre, malgré quelques prises de risques : Hibari, notre héroïne, est intégralement doublée, ce qui est trop rare et possède un caractère bien à elle. On est donc loin de la potiche habituelle qui se laisse porter par l’histoire et ses prétendants.

On peut aussi reconnaître un humour original, notamment si au début du jeu nous acceptons les propositions de mariage de nos prétendants. S’ensuit alors quatre mauvaises fins (copier-coller, faut pas non plus rêver) qui n’apportent pas grand chose mais font sourire. Pour le reste, n’attendez pas de réelles surprises avec ce titre, jusqu’à sa construction qui accompagne pas à pas les joueurs. De même, la difficulté inexistante du titre est déconcertante. Si les visual novels ne sont rarement des jeux complexes, on regrette la linéarité de ce titre. On peut cependant reconnaître que Variable Barricade propose une histoire complète qui trouve même une conclusion dans sa narration, ce qui n’est pas forcément toujours le cas des otome games.

Malgré sa volonté de casser les codes de la narration visual novel et de proposer des idées intéressantes, Variable Barricade ne réussit pas toujours à mener à bien son histoire, trop prévisible par endroits, notamment sur une de ses intrigues « principales ». C’est bien dommage d’autant plus Hibari crève littéralement l’écran. Les amateurs de comédies apprécieront, les autres relèveront tous les défauts du jeu.

— Le système —

Sur le papier, Variable Barricade donnait réellement une impression d’interactivité. En réalité, on est loin du compte. Le système de flowchart est très mal pensé puisque il n’y réellement pas de choix menant à des embranchements spécifiques. Autant vous dire que si le flowchart n »existait pas, le jeu serait exactement le même. Quand à la partie « Variable Barricade » du jeu : chaque réponse renforce soit la défense de l’héroïne, soit l’attaque des prétendants. En dehors d’une petite scène qui intervient à certains moments, rien d’interactif.

Niveau fins, le jeu en propose trois par personnages : la Love End, l’Another End et une mauvaise fin. Par ailleurs, vous trouverez une ending list histoire de savoir quelles fins il vous reste à débloquer en plus de l’habituelle galerie CG.

— Les graphismes —

PAS DE LIP-SYNC. Nous sommes en 2019 et même si le jeu fut annoncé il y a trois ans, je trouve incroyable de voir des sprites aussi génériques et sans animations. Alors certes, les illustrations sont très belles et celles façon « chibis » sont mes préférées mais je ne peux pas passer sur les éléments sus-cités. Si certains considèrent cette feature comme du détail, je ne peux clairement pas passer sous silence ce fait tout simplement que de nombreux otome games font l’effort de proposer des sprites dynamiques et animés (notamment chez le studio Rejet). Alors, POURQUOI OTOMATE ? On ne parle pas d’un petit studio indépendant mais d’une filiale de Idea Factory. Ce n’est pas le budget qui manque. De ce fait, malgré un soin apporté à l’univers graphique du jeu, Variable Barricade ne s’impose absolument pas comme un titre brillant par ses graphismes.

— Avis final —

Déception est le mot qui me vient à l’esprit avec Variable Barricade. Loin d’être un mauvais jeu, l’attente de trois années et les prémices d’un projet original ont amené une certaine hype. Le sentiment d’un titre inachevé est de plus en plus persistant au fur et à mesure qu’on avance dans les routes. Alors, qu’a fait Otomate durant ces trois années de reports successifs ? Il y a eu un changement de seiyuu en cours de route mais j’ai du mal à croire que c’est l’unique raison qui a amené le studio à repousser la sortie. On ne saura jamais mais j’ai à croire que le système de jeu à poser problème pour au final arriver à un résultat aseptisé.

En effet, le flowchart n’offre aucune perspective d’embranchements et les routes s’avèrent linéaires. Le jeu n’offre pas vraiment de challenge et les routes se construisent chacune de la même manière, autant sur les révélations qui interviennent aux mêmes endroits ainsi que divers flashbacks. C’est ce manque de surprise dans la narration qui devient rapidement lassant puisque en dehors du passif de nos héros et de la conclusion, le jeu ne propose pas réellement de problématique. Et encore, de nombreux éléments de mystère se révèlent tellement évidents qu’on est juste atterré d’avoir eu juste depuis le début…La True End est particulièrement décevante de ce point de vue.

Evidemment, cela n’enlève rien à la qualité des personnages, aux moments d’humour particulièrement efficaces et à la personnalité de Hibari qui est appréciable. L’intérêt du flowchart trouve son utilité dans l’avancée dans le scénario, ce qui n’est pas si mal quand on tente vainement de s’accrocher. Comme dit plus haut, la sensation d’un jeu inachevé est très présente et on sent que rien ne justifie que trois années ont été nécessaires pour boucler le jeu, d’autant plus que Variable Barricade se paie le luxe de sortir sur PSVita alors que Otomate commence déjà à sortir ses prochains titres sur Nintendo Switch.

Le pire avec Variable Barricade est que j’ai pré-commandé l’édition collector de chez Stella Worth (boutique japonaise spécialisée dans les trucs otome). Evidemment que les goodies sont sympas mais au final, j’ai dépensé beaucoup pour un jeu qui ne m’a pas entièrement convaincu. Si Variable Barricade ne concours pas dans la catégorie de plus mauvais otome de l’année, il est assurément la déception.

– Bilan –

Histoire

Note : 3 sur 5.

Ecriture

Note : 3.5 sur 5.

Système de jeu

Note : 2 sur 5.

Graphismes

Note : 3.5 sur 5.

Bande Sonore

Note : 4 sur 5.

Ces otome games que tout le monde aime…sauf moi.

Si vous pensiez que la fan d’otome game était prête à jouer à n’importe quel jeu du moment qu’il y a de la romance, détrompez-vous. Surtout si comme moi vous êtes difficile. Et donc oui, on peut très bien ne pas accrocher à un otome game unanimement acclamé. Pour le coup je ne vais en effet pas parler de bouses, mais des titres à succès qui m’ont laissé de marbre. Voici une petite sélection et en attendant je vais construire une barricade pour éviter les jets de cailloux.

Code Realize series

Code: Realize ~Sousei no Himegimi~

Alors là, je dois vous avouer que c’est un peu la douche froide, d’autant plus que c’est un jeu qui, sur le papier, avait TOUT pour me plaire et pourtant, cela fait quatre années que le jeu prend la poussière dans ma PSVita. C’est bien écrit, l’univers est original et intéressant et même les protagonistes sortent de l’ordinaire. Mais voilà, j’ai essayé une fois, deux fois et puis j’ai finalement décidé d’abandonner le jeu. Triste histoire mais hélas la preuve que tout bon otome game ce jeu est, il arrive qu’on accroche tout simple pas.

Diabolik Lovers series

Diabolik Lovers: Haunted Dark Bridal

J’ai découvert le jeu en même temps que l’anime et je me suis dis que ça sentait le gros navet qui allait se rétamer au hit parade vidéoludique. Ah non, même pas. Plus de 30 000 exemplaires vendus pour le premier jeu. Alors j’ai essayé, pour voir et parce que le fandom était grandissant. Manque de bol, les vampires n’ont jamais été ma tasse de thé et la coprod signé Rejet et Otomate ne m’a absolument pas convaincue. En plus d’une écriture creuse, les personnages sont tous plus abominables les uns que les autres et l’héroïne réussit le pari d’être la pire moule atrophiée de l’histoire des otome games.

Yuukyuu no Tierblade – lost chronicle –

Yuukyuu no Tierblade -Lost Chronicle-

Même histoire que pour Code Realize, à savoir un jeu avec TOUS les ingrédients pour me séduire, dont des robots géants. Et ben non hihihi j’aime pas. Enfin c’est plutôt la narration indigeste qui m’a fait dropper le jeu, après seulement une route. C’est dommage parce que le reste est loin d’être mauvais mais bon, mettre des flashback qui durent quatre heures de lecture, c’est pas très fin. Cependant, j’ai pas encore placé le jeu dans la pile des abandons définitifs et je compte bien lui redonner une chance en 2020.

NIL ADMIRARI NO TENBIN series

Nil Admirari no Tenbin: Teito Genwaku Kitan

Alors celui-là, je n’ai aucune excuse. On m’a prévenu que ça puait le caca mais j’y suis quand même allée voir. A ce niveau, je suis irrécupérable mais passons. En réalité, si j’ai droppé le jeu c’est parce que la seule route d’Akira donne envie de se tirer une balle. Et puis bon, je suis d’accord que les méchants neuneus qu’on se tape habituellement dans les otome games ne sont jamais crédibles, mais les serial violeurs c’est pas vraiment une bonne idée de remplacement. Sérieusement Otomate, j’ai rien contre le fait que vous voulez rendre vos histoires plus matures mais il y a des limites à la connerie. De même que plus haut, vu que j’en suis à la moitié du jeu, je vais pousser jusqu’au bout mais on ne retrouvera certainement pas ce hit d’Otomate dans mon top 10.

Voilà, barricade prête, vous pouvez maintenant charger vos canons.

Ces otome games qui ont marqué ma vie

Avant toute chose, je sais qu’il aurait été beaucoup plus simple de faire un simple top de mes otome games préférés. Le problème c’est qu’il est pour moi impossible de classer avec des nombres des jeux qui m’ont marqué, sur des points très différents les uns des autres. J’ai toujours été nulle pour faire des top alors j’ai préféré aujourd’hui vous parler des otome games qui m’ont marqué.

ASAKI, YUMEMISHI (あさき、ゆめみし)

Asaki, Yumemishi

Ceux qui me connaissent personnellement le savent déjà : Asaki, Yumemishi est bien plus qu’un banal otome game à mes yeux. Il a été mon premier grand amour du genre et il est pour moi impossible de le mettre ailleurs que dans la case de mon otome préféré de tous les temps. Son histoire, ses personnages, sa bande sonore, ses graphismes, j’ai craqué sur tous les aspects du jeu. Et pour dire à quel point je l’aime ce jeu, je l’ai acheté DEUX FOIS (une fois sur PC et une autre sur PSP).

Tokimeki memorial girl’s side : 3rd story (ときめきメモリアル Girl’s Side: 3rd Story)

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Vous voulez savoir quel est le meilleur dating sim simulation du monde ? C’est celui-là. Je peux dire sans honte que j’y ai passé une centaine d’heures et que je n’ai pourtant pas fais toutes les routes. Dense et incroyablement beau, ce Tokimeki Memorial Girl’s Side est une claque technique puisque les personnages peuvent réellement dire votre prénom et nom de famille. L’immersion est totale malgré une difficulté particulièrement âpre (si quelqu’un ici présent a réussi les chocolats, qu’il fasse signe). Alors qu’à l’époque j’étais moins dans le trip school life, j’ai replongé comme une adolescente…Un, voire même le meilleur jeu de simulation de drague de type otome existant !

Kin’iro no corda 3 (金色のコルダ3)

Kin'iro no Corda 3

La série des Kini’ro no Corda m’est précieuse. C’est en partie grâce à elle que je suis rentrée dans le monde des otome games après avoir visionné le premier animé en 2007. J’aurai pu vous parler de la première génération de musiciens si cher à mon coeur mais les loulous de Kin’iro no Corda 3 m’ont encore plus conquise. Le gameplay est nettement plus travaillé que sur les précédents épisodes et les résultats moins aléatoires qu’avant. Bref, un modèle du genre et j’ai tellement craqué que je me suis racheté le jeu sur PSVita en version collector ultime (qui coûte 30,000¥). Bref, c’est rapidement devenu un de mes otome games préférés et par extension un de mes jeux vidéo préférés !

Ken ga kimi (剣が君)

Ken ga Kimi

Rarement un otome game aura atteint les sommets de la perfection, autant en écriture, background, personnages, bande sonore et graphismes. Pour preuve, son classement sur la très célèbre base de données consacrée aux visual novels : The Visual Novel Database : alors que le top 10 est composé de jeux dont il existe une version anglaise -officielle ou non -, Ken ga Kimi atteint la 4ème place en étant, à ce jour, encore uniquement disponible en japonais. Un chef d’oeuvre comme il en existe très peu et qui a montré que les otome games pouvaient être de très grands visual novels.

Bakumatsu Renka shinsengumi (幕末恋華・新選組)

Bakumatsu Renka Shinsengumi

Avant la vague Hakuouki, il y a eu ce titre aussi ambitieux que exceptionnel par son traitement narratif de l’histoire japonaise. Entre dating sim et visual novel historique, ce jeu fut une de mes premières expériences, ce qui fait qu’il garde une place très chère dans mon petit coeur de fan. Le jeu cherchant au maximum de se rapprocher de la réalité historique, certains personnages n’ont jamais de fins heureuses (Okiiitaaaaa) ce qui, pour moi, représente un pari risqué mais intéressant, rien que sur le plan émotionnel. Je regrette amèrement l’absence de remaster et de portage…

Kenka bancho otome (喧嘩番長乙女)

Kenka Banchou Otome

Probablement ma dernière grosse claque de part son traitement narratif en faveur de l’héroïne ainsi que son parti-pris de mélanger otome, school life et baston pour un résultat savoureux au possible. A l’heure où l’industrie s’embourbe dans des otome games matures et bourrés de violence sexuelle, autant vous dire que Kenka Bancho Otome a été une bouffé d’air frais. Malgré un fandisc et un sequel décevants, le jeu original reste pour moi un des meilleurs jeux que j’ai fais.

On remarquera que j’ai surtout sélectionné de « vieux jeux » mais j’ai voulu faire de cet article une sélection pertinente sur des otome games qui ont été bien plus que « bons » à mes yeux. Ils m’ont marqué, émotionnellement et moralement et représentent, chacun à leur façon, ce qu’est un otome game. N’hésitez pas à commenter et à faire vous aussi vos sélections du coeur !

Dix ans d’otome games (2009 – 2019)

2019 est une année spéciale pour moi puisque il y a dix ans, je découvrais les otome games avec le titre Yo-Jin-Bo – Unmei no freude – sur PC, en langue anglaise. A l’époque, fascinée par la culture visual novel, je me suis mise à chercher des titres destinés aux jeunes femmes. J’en avais un peu marre de tous ces jeux montrant un mec entouré de son harem de gonzesses. Si Yo-Jin-Bo ne fut pas un coup de coeur direct, il m’a mené vers un monde incroyable : celui des otome games.

Dix années, cela représente plus de 100 otome games joués sur des plateformes diverses : PC, PS2, PSP et PSVita. J’ai vu évoluer le genre, l’émergence de la communauté internationale (bien que principalement américaine) et la création de nombreux fandoms. J’ai donc eu envie de vous présenter ces dix années passées à jouer à ces jeux si atypiques.

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Asaki, Yumemishi (PC/PSP, 2008)

2009-2010 Découverte et premiers coups de coeur.

La particularité de découvrir les otome games à l’aube des années 2010, c’est de voir la richesse des titres sortis à l’époque. Pourtant, il fallait avoir le goût de la recherche sur internet pour dénicher des jeux avec un certain potentiel. A la lumière de l’adaptation animé de Hakuouki Shinsengumi Kitan, les blogs et forums en tout genre ont commencé à pousser un peu partout sur le web. La masse d’informations étant essentiellement en japonais (et c’est toujours encore majoritairement le cas), des sites ont même tenté de se spécialiser dans l’information relative aux otome games, comme feu Otome Jikan.

De mon côté, je me suis tournée vers les fandoms naissants pour y dénicher les licences d’otome games populaires. Ceux de QuinRose se démarquaient particulièrement avec leur jeu Heart no Kuni no Alice duquel émanait un potentiel certain. Otomate n’était pas en reste mais creuser dans leurs otomegraphie c’était se confronter – déjà- à des jeux très moyens. Pas évident de faire la part des choses face au manque cruel de retours sur les jeux.

Pourtant, c’est en 2010 que je rencontre le jeu qui va bouleverser ma petite vie : Asaki, Yumemishi. La bande sonore est une carte postale, l’univers incroyable et les personnages deviennent bien plus que de stupides love interests à mes yeux. Le coup de coeur est intense et le jeu me convainc que les otome games peuvent être d’avantage que de bêtes jeux de drague neuneus.

Beast Master and Prince (PS2/PSP/PSV/Switch, 2010)

2011-2014 Rythme effréné et découverte des otome érotiques.

Probablement la période la plus faste de ma vie de joueuse d’otome games. Je les enchaine, à la pelle. Certains titres, comme Moujuutsukai no Ouji-sama, Uta no Prince-samaToki no Kizuna, Zettai Meikyuu Grimm vont devenir des oeuvres cultes à mes yeux tandis que d’autres vont me faire éprouver que de la consternation.

Par ailleurs les adaptations animées se succèdent, gonflant les fandoms étrangers. Je dois être la seule à n’avoir jamais parié un centime sur le succès de Diabolik Lovers. Découvrant le jeu en même temps que l’anime, je tremble d’effroi et n’arrive même pas à orienter ma lecture au 15 degrés tellement le jeu me débecte. Alors qu’à côté des trucs hyper cool comme Toki no Kizuna ou Glass Heart Princess sortent, le public japonais n’a de yeux que pour de dangereux vampires…Pendant ce temps-là je me mets à rêver d’une adaptation anime de Asaki, Yumemishi. 

En 2012, je m’enfonce un peu plus loin en enfer en touchant au tabou des jeux érotiques. Pour femmes. Je flash sur l’esthétisme très coloré et « mignon » de Akazukin to Mayoi no Mori, pensant naïvement que ce n’est rien de plus que de l’érotisme gentillet. Première chose à savoir : les otome érotiques n’ont absolument RIEN de différents des jeux pornos pour mecs. Mais portée par le délire – et pas seule en plus – je commence à découvrir un pan du genre, relativement peu fournis en titres mais suffisamment intéressant pour y jeter des coups d’oeil curieux. Ce qui me mènera à ma perte.

2014 Traversée du désert et doutes

En 2014, je découvre le pire otome game du monde. Celui qui donne envie de vomir, qui fait perdre foi en l’humanité et qui rappelle la dure vérité à laquelle je me dérobais depuis cinq années : le sexisme déplorable de ces jeux. Le coupable de cette révélation : Jooubachi no Oubou. Retenez bien ce nom et oubliez-le (et surtout ARRÊTEZ, TOUT DE SUITE, de le citer dans le sondage annuel de MangaGamer, merci.).

Juste parce que j’attendais de ce jeu à être ce que je souhaitais : un otome mature et avec un vrai scénario. Aveuglée par la hype, je me suis enfoncée dans une expérience traumatisante qui m’a forcé à mettre de côté les otome games pendant de longs mois. A partir de ce jour, j’ai arrêté de toucher aux otomes R-18 et commencé à faire le tri dans ce que je voulais voir dans un jeu de drague.

Pour autant, je reste marquée et commence à envisager d’arrêter les otome games. Je me mets même à revendre une partie de ma collection, ne gardant que mon collector de Asaki, Yumemishi, unique vestige d’une passion aussi éphémère que violente. Alors que je pensais que je passerai à autre chose, ma destinée a pris un autre chemin.

2017 – 2018 Comeback et confirmation d’une passion

J’ai repris doucement le chemin des otome games au moment où l’Occident accueillait de nombreux titres en langue anglaise. Tout est parti de la sortie internationale de Amnesia:memories sur Steam. Ni une, ni deux, je sors la carte bancaire et replonge grâce à une amie qui y a joué. Entre temps, je décide de dépoussiérer mon affreux backlog de jeux sur PSP et PS2. J’attendrai 2017 avant d’acquérir une PSVita et de reprendre le chemin des achats compulsifs. Comme quoi, la passion ne meure jamais.

Je me suis aussi vite aperçue en retrouvant des jeux comme Ken ga kimi, Collar x Malice et très récemment Kenka Bancho Otome que le choix d’être plus restrictive et de mieux choisir ses otomes étant le bon. Evidemment, je n’échappe pas aux déceptions et je continuerai à maudire tous les titres qui décident de sombrer dans la violence sexuelle et physique (coucou Piofiore no Banshou…meilleur jeu pour démarrer l’année…Ou pas). Cependant, j’ai désormais les armes pour affronter la violence qui me faisait mal à l’écran. D’où le fameux Balance ton Otome Boy destiné à prouver que les otomes ce n’est pas seulement de la romance mignonne.

J’ai également fini par assumer complètement en 2018 d’afficher ma passion sur internet. Voir de plus en plus de joueuses occidentales sur les réseaux sociaux m’a poussé à affirmer mon choix d’aimer ce type de jeu alors qu’avant, je le cachais.

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Kenka Bancho Otome (PSV, 2016)

2019 – ???

Avec une telle passion qui s’est consolidée ses dernières années, difficile de revenir en arrière maintenant. Est-ce que je regrette ? Non. Par contre, je pense que si j’avais opté dès le départ avec un meilleur choix de jeux, je serai moins amère aujourd’hui et je n’aurai alors pas balancé ma passion à travers la fenêtre en 2014. Le retour fut difficile et je ne sais pas si dans 5 ans on me verra encore jouer à ce type de jeu. Je ne vais pas vous mentir mais il est certainement probable que je joue moins à l’avenir. Déjà, j’arrive au bout de mon rattrapage de la génération PSVita et celle de la Switch vient tout juste de se mettre en route. Evidemment il reste toujours à farfouiller dans les tréfonds des jeux PS2 et PSP mais on va être honnête : les perles sont beaucoup trop rares pour y mettre autant d’investissement.

L’autre fait que vous n’ignorez pas, c’est que le marché des otome games est en perte de vitesse depuis environ 5 ans, ce qui se traduit par moins de jeux. Donc forcément, maintenant qu’on peut prendre le temps de choisir sans se faire envahir, les joueuses en profite pour faire des choix. C’est également le mien.

Alors, est-ce que je suis partie pour une nouvelle décennie ? L’avenir nous le dira.

Les fan-traductions ou comment chercher la merde.

Rappelez-vous, il y a un an déjà, je vous faisais la morale sur le sujet. Plot twist : toutes mes craintes sur ce type de projet se sont avérées vraies. Je ne suis pas devin mais j’ai un certain sens de la logique.

Rappel des faits. Il y a un an, un groupe de fans d’otome games lancent plusieurs projets : la traduction du portage PSVita de Diabolik Lovers ainsi que du fandisc de Collar x Malice fraîchement sorti au Japon. A l’époque, je fais déjà savoir mon problème, surtout avec CxM Unlimited dont le jeu original est sorti en 2017 en version anglaise. Cet otome game a eu un certain succès alors autant dire que la sortie du fandisc sous nos latitudes n’est pas un rêve : il sortira, c’est certain.

Les mois ont passés et évidemment, comme prévu, Aksys Games annonce la localisation anglaise de Collar x Malice Unlimited sur Switch pour l’année 2020. Changement de plateforme certes mais une sortie qui n’était pas difficile à anticiper. Et vous savez quoi ? Le groupe de fans a décidé de continuer de traduire le jeu malgré cette sortie. Mais attention, uniquement la version PSVita et toujours avec leur stupide règle de sécurité…

Et voilà qu’en cette fin d’Août, le groupe annonce qu’il arrête la traduction d’otome games (à l’exception de Collar x Malice Unlimited…on y reviendra plus tard) après avoir découvert que la fameuse règle de sécurité imposée pour les patchs a complètement merdée. Devinez quoi ? On savait que ça allait merdé.

En effet, le groupe demandait, pour l’accès au patch, que chaque joueur prouve son achat du jeu. Sauf que voilà, une fois le patch dans les mains de quelqu’un, rien ne l’empêche de le diffuser et de le donner à d’autres…Et oui, la fameuse règle de confiance ne marche que dans un sens et sur Internet elle n’existe tout simplement pas.

Visiblement le groupe veut continuer la traduction de Collar x Malice Unlimited et de publier le patch en privé mais avec le fiasco qu’ils viennent de subir, il est certain que la même chose se reproduira, avec des effets encore plus dévastateurs. Diabolik Lovers ne sortira jamais chez nous donc commercialement, on ne peut pas parler d’une grande perte mais pour Collar x Malice, les choses sont différentes.

Si le patch venait a être leaké sur internet, il est certain que les ventes de la version Switch vont subir un sacré revers. C’est pour cela que j’écris cet article et je pense qu’il est temps qu’Aksys Games soit au courant de ce projet. Le marché des otome games est fragile, on ne peut pas se permettre de connaître un échec commercial à cause de ça. D’autant plus que la confiance des développeurs est maigre avec de nombreux scandales depuis des années. On ne peut pas se mettre à dos Otomate au risque de voir disparaître toute possibilité de sorties de leurs titres chez nous.

Et si vous voulez jouer aux otome games, apprenez le japonais et amusez-vous même à faire votre apprentissage avec cette liste. Après tout, c’est bien mieux d’apprendre en s’amusant 🙂

Vous aimez les otome games ? N’achetez pas vos goodies en convention !

Foutre du Ken ga Kimi partout, c’est ma vie.

Japan Expo, c’est dans quelques semaines. On le sait, cette convention n’est pas que expositions, conférences et dédicaces. C’est surtout un énorme supermarché consacré à la culture asiatique. Et forcément les boutiques sont là pour faire leur marge, parfois de façon pas très clean.

Je vais ici parler UNIQUEMENT des goodies en lien avec la culture otome. Même si cette dernière reste essentiellement de niche, les goodies se déploient de plus en plus en convention. Je vais dans ma seconde partie étendre mon avertissement aux sites internet qui profitent de cet aspect pour vendre beaucoup plus cher.

Japan Expo 2018

Les conventions : repaires de la contrefaçon

Commençons avec ce qui fâche : les goodies en convention c’est beaucoup le fait de la contrefaçon. Celle-ci s’est étendue jusqu’à avoir pignon sur rue dans des boutiques spécialisées dans la culture japanime et malgré les très nombreuses mises en garde, elle reste présente sur notre sol.

Outre l’aspect purement juridique, la contrefaçon est un marché parallèle qui ne rapporte pas un sou aux compagnies officielles. Vous pensez égayer vos vitrines et vos murs mais au final, vous ne faites qu’entretenir un marché de contrebande.

Vous vous demandez si les otome games sont sujet à la contrefaçon ? Et bien oui. Les licences les plus populaires ont droit aux goodies contrefaits. A la différence de goodies officiels qui ont droit à des malfaçons scandaleuses, du côté de la culture otome, on est plutôt sur de la création de produits originaux utilisant des illustrations non libres de droit.

L’inexistence de marché localisé pour les otome games d’un point de vue goodies fait que les contrefaçons proviennent de marchés parallèles sans parler des fabrications plus « artisanales ». Le marché des goodies « officiels » reste cantonné au Japon exclusivement, ce qui rend leur accès restreint.

De ce fait, si vous voyez des goodies de licences « otome » à Japan Expo ou autre convention, soyez attentifs ! Il y a très peu de chance (voire, aucune) que ce soit des goodies officiels.

Les sites de goodies, une bonne affaire ?

En marge des conventions, internet n’est malheureusement pas épargné. Entre contrefaçons et produits officiels vendus dix fois plus cher, on ne sait à quel saint se vouer. Je vous dirais d’éviter Ebay et autres marketplaces. Entre prix scandaleusement élevés et de provenance douteuse, vous risquez d’être déçus. Le mieux pour les goodies est de se tourner vers les sites « officiels » et revendeurs agrées (Amazon, Stella Worth, Animate etc).

Le problème de certaines boutiques en ligne, c’est que les prix pratiqués ne reflètent aucunement la réalité. Badges, clear files, straps ne coutent que quelques euros. Les sets de badges peuvent revenir à une petite dizaine d’euros pour une collection complète mais pas plus ! Les artbooks, si tant cher à une époque coutent entre 20 et 30€ si je me base de mon expérience sur Amazon Japan. Pourtant il n’est pas rare d’en trouver à plus d’une centaine d’euros. Méfiance.

La raison des prix aussi abusés vient de l’aspect « marche de niche » sur des licences qui, certes, ne rapportent par des millions à leurs éditeurs. C’est encore pire pour les licences otomes les plus confidentielles où l’existence même de goodies devient un mythe…(j’ai jamais pu en trouver à prix potable pour Koezaru wa akai Hana).

Aliexpress : la grosse arnaque

Difficile de passer à côté de ce site web marchand qui vend de tout et de n’importe quoi. Et incroyable, on y trouve aussi des goodies de licences otome ! Sauf que voilà, TOUT ce qui est vendu là-bas c’est de la contrefaçon. Et je dis TOUT parce que les illustrations sont tout simplement volées, que ce soit les officielles que les fanarts. Oui, oui, les vendeurs ont aucun scrupule à utiliser les fanarts pour produire badges, t-shirt, sacs, porte-clés, peluches ou coussins.

Alors oui les prix sont vraiment super attractifs, voire carrément normaux pour ce genre de goodies mais ce n’est absolument pas de l’officiel sans parler de la qualité très douteuse notamment au niveau de l’impression des illustrations. Cela ne se voit pas forcément sur les photos et c’est encore pire pour les coussins et dakimakuras où la qualité textile doit craindre à mort.

N’achetez JAMAIS sur Aliexpress. Que ce soit des figurines ou diverses babioles, ce ne seront jamais des produits officiels.

Acheter à prix réel, est-ce possible ?

Question autant cruciale que notre passion est couteuse. Je vous réponds pourtant : oui, on peut acheter au même prix que les japonaises. Il faut juste mettre un peu les mains dans le cambouis. Déjà, il faut connaître les sites éditeurs de vos otome games préférés. La plupart ont des boutiques officielles comme Skit Dolce pour Rejet. Le site marchand Stella Worth est même spécialisé dans la culture otome. Amazon Japan vend aussi beaucoup de goodies.

Deux problèmes vont se poser. Le premier : les boutiques n’expédient souvent pas à l’étranger et il faudra passer par un service dit proxy comme Buyee. J’utilise ce dernier parce que il est intuitif et qu’il prend en charge l’achat sur de très nombreuses boutiques en ligne japonaises. Grâce aux services proxy, vous avez donc accès aux goodies exclusifs sur les boutiques officielles sans devoir attendre de devoir acheter, parfois à prix d’or sur d’autres sites internet.

Le second problème est lui purement d’ordre logistique : les goodies sont souvent vendus en quantité limitée. C’est encore pire pour les otome games vu la taille du marché. J’ai même du précommander ma taie d’oreiller Ken ga Kimi ! D’ailleurs, si vous n’achetez pas le jour-même ou dans la semaine, vous avez le risque de voir votre produit être sold out ad vitam æternam ou presque.

Une différence de prix assez importante entre deux sites…

Les prix moyen de goodies

Badges, porte-clés, straps et clear files : entre 2 et 5 euros. Les sets de badges peuvent couter une dizaine d’euros.

Posters, walls scrolls : à partir de 10 euros. La légende prétend que les walls scrolls sont censés être chers mais c’est du gros mytho. Sur Amazon Japan j’ai eu celui de Prince of Stride pour 8 euros.

Acrylic stands : autour de 10 euros. Des sets peuvent se vendent mais la majorité du temps ces figurines de verre sont vendues à l’unité.

Artbooks : environ 30 euros. C’est le prix moyen constaté sur Amazon Japan où j’ai acheté ceux de Ken ga Kimi. Pareil, la légende qui prétend que les artbooks sont des livres chers n’est pas avérée.

Le reste : Les serviettes de bain coutent environ 40 euros. Les dakimakuras peuvent aller jusqu’à 100 euros. Tout dépend de la licence mais sachez que ce genre de produit doit être clean, surtout si vous l’utilisez au quotidien donc n’achetez jamais en convention ce genre de produit, ni même sur Ebay.

L’achat d’occasion

Oui, vous pouvez acheter, sur certains sites, des goodies d’occasion. Est-ce que je vous le conseille ? Non. Le risque, même avec un reconditionnement de la part de la boutique, est d’avoir un produit qui n’est de toute façon pas neuf avec ce que cela peut impliquer derrière : odeur de tabac, illustrations abîmées (surtout sur les wall scrolls, les serviettes et les dakimakuras) ou état vétuste. D’autant plus que l’occasion ne garantit pas, pour ce genre de produits, des prix plus attractifs.

En dehors des jeux vidéo, je vous déconseille fortement l’achat de goodies d’occasion.

Conclusion

Acheter des goodies issus de licences otome reste compliqué et si vous voulez soutenir vos séries préférées : privilégiez absolument les sites officiels afin d’acheter au meilleur prix. Evitez ABSOLUMENT d’acheter en convention, surtout si c’est pour avoir des goodies qualité caca qui ne remplissent même pas les poches des auteurs.

Soyez également méfiant des prix pratiqués sur Internet et renseignez-vous au maximum !

Apprendre le japonais grâce aux otome games

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Vous aimez les otome games ? Vous voulez y jouer ? Malheureusement pour vous, la plupart des titres qui vous intéressent sont uniquement en japonais. Trois choix s’offrent à vous :

1 – Vous attendez désespérément une localisation anglaise en harcelant ou non les éditeurs pour qu’ils sortent les jeux.

2 – Vous abandonnez en pleurant de chaudes larmes dans votre lit en vous disant que la vie est trop nulle.

3 – Vous vous bougez le derrière pour apprendre le japonais même si vous savez que c’est une souffrance absolue…mais nécessaire.

Le maître mot : motivation

Avant de vous engloutir un chef d’oeuvre comme Ken ga Kimi, il vous faudra de longues, trèèèès longues années d’apprentissage. Même moi, après neuf années, je ne maîtrise pas totalement le japonais. Pour reprendre l’exemple de Ken ga kimi, il m’aura fallu six bons mois pour finir ce jeu. Autant vous dire que l’apprentissage du japonais est surtout une histoire de motivation. Ne vous attendez pas à comprendre vos jeux sur le bout des doigts dès le départ.

Je m’attarderai pas sur les bases du japonais car Lea de Otome Street l’a fait de manière brillante et détaillée sur cet article. Donc sachez que avant de vous lancez, vous devrez maîtriser vos hiraganas, katakanas et kanjis. Ensuite c’est de l’entraînement de lecture. C’est là que les visual novels – et par extension les otome games, rentrent en jeu. Ce type de jeu a la particularité de combiner compréhension orale et écrite. Beaucoup vous conseilleront aussi de regarder des animes et je rajouterai de vous débrouiller pour visionner les versions raws qui seront bien plus formatrices que avec des sous-titres français ou anglais. Certes, au début ça aide d’avoir un sous-titre mais très rapidement, la progression va devoir passer par l’association oral/écrit.

Sachez que si vous ne comprenez pas tout, c’est normal. Ne vous formalisez pas à essayer de comprendre mot par mot, vous risquez d’être rapidement découragé et ce n’est pas l’objectif principal. Votre but, c’est d’arriver à avoir une idée globale de ce qu’on vous raconte et de progressivement maîtriser les tenants et aboutissements de la langue. De toute façon, plus vous vous exercerez, mieux vous comprendrez et vous aurez la satisfaction de voir en plus une vraie progression dans votre apprentissage.

Quel titre choisir pour commencer ?

Ma conscience vous dirait de commencer par le titre qui vous botte le plus, histoire d’être motivé à la lecture. Cependant, si vous pataugez grave vous allez surtout avoir envie de tout lâcher. Difficile de trouver un juste milieu et le mieux est d’éviter, dans un premier temps, les jeux historiques. Déjà parce que le niveau de langue sera très différent et que ce n’est pas en cours de japonais, ni dans les livres, qu’on vous apprendra le japonais du XVème siècle. De plus, ils vous demanderont une connaissance parfois pointue de l’Histoire en général, notamment japonaise ainsi que des codes sociaux de l’époque et vous risquez de passer un sale quart d’heure à ne rien à comprendre au contexte historique.

Le mieux, au départ, est de commencer par un titre relativement simple, avec un contexte peu fourni en termes compliqués et de progressivement aller vers des oeuvres plus complexes niveau univers. Après, si vous êtes motivé, vous pouvez commencer par un otome avec un univers fouillé mais garder en tête qu’il vous faudra jongler entre compréhension textuelle et oral ainsi que celle de l’univers.

Ainsi, voici une petite liste de jeux avec différents niveaux de difficulté. Je remercie les copines sur Twitter qui m’ont fournie pleins de titres parce que forcément, après neuf années, j’ai tendance à ne plus trop voir la difficulté globale d’un titre…

Exemple d’otome games simples

Brothers Conflict

Brothers Conflict
Support : PSP / PSVita
Niveau de difficulté : 1/5

Kenka Banchou Otome

Kenka Bancho Otome
Support : PSVita
Niveau de difficulté : 1/5

Prince of Stride

Prince of Stride
Support : PSVita
Niveau de difficulté : 2/5
Commentaire : Les phases de courses sont réglées en auto-mode, ce qui ne facilite pas la lecture.

Diabolik Lovers: Haunted Dark Bridal

Diabolik Lovers
Support : PSP / PSVita / PS4
Niveau de difficulté : 1/5
Commentaire : A ne pas mettre entre toutes les mains, étant donné la violence du jeu.

Yunohana Spring!

Yunohana SPRING!
Support : PSVita / Nintendo Switch
Niveau de difficulté : 1/5

Storm Lover Natsu Koi!!

Storm Lovers
Support : PSP / PSVita
Niveau de difficulté : 1/5

Uta no☆Prince-sama♪

Uta no Prince-sama
Support : PSP / PSVita
Niveau de difficulté : 2/5
Commentaire : jeu de rythme et quizz

Hakuouki SSL ~Sweet School Life~

Hakuouki SSL ~Sweet School Life~
Support : PSVita
Niveau de difficulté: 1/5

Tokimeki Memorial Girl's Side: 3rd Story

Tokimeki Memorial Girl’s Side: 3rd Story
Support : NDS / PSP
Niveau de difficulté : 2/5
Commentaire : jeu de simulation/gestion assez dense

Starry☆Sky ~in Spring~

Starry Sky (serie of games)
Support : 3DS / PC / PSP / PSVita
Difficulty level : 1/5

Marginal #4 Road to Galaxy

Marginal#4 Road to Galaxy
Support : PSVita
Difficulty level : 2/5
Commentaire : jeu de rythme


N’hésitez pas à commenter et à donner vos suggestions de jeux simples !

– Otome Time ! – PersonA – Le fantôme de l’Opéra

Tags: Wallpaper, Official Wallpaper, Official Art, PersonA ~Opera Za no Kaijin~, Christine Daaé (Opera Za No Kaijin), The Phantom (Opera Za No Kaijin), Facebook Cover, HD Wallpaper

PersonA- Le fantôme de l’Opéra est un otome game réalisé par Mirai sorti en 2012 sur PC. Il est déconseillé aux moins de 18 ans et par conséquent, il contient évidement du contenu sexuel explicite. Je sais bien ce que vous allez me dire : je m’étais formellement interdite d’écrire la moindre review d’un otome R18. Je comptais tenir mon engagement mais en jouant à PersonA- Le fantôme de l’Opéra (dont je me suis permise de franciser le titre, pour plus de clarté), je me suis dis que celui-là avait le mérite d’être ainsi intéressant à décortiquer et à mettre en confrontation avec le roman dont l’histoire est tirée.

— Fiche technique —

PersonA ~Opera Za no Kaijin~ 
Développé par : Mirai
Date de sortie initiale : Avril 2012
Classification : R18 
Support : PC

— Synopsis —

Christine Daaé – que vous pouvez entièrement renommée – est une jeune femme passionnée par le chant, s’exerçant dans les tavernes. Elle est repéré par Remy, l’assistant du directeur artistique de l’Opéra de Paris. Désireuse de devenir la Prima Donna, elle rejoint alors l’équipe de l’Opéra. Malgré son talent, elle peine à faire sa place jusqu’à ce qu’elle entend une voix étrange lui enjoignant de suivre ses cours particuliers de chant. Très vite, Christine se rend compte que la voix appartient à celui que les membres du personnel appelle le Fantôme de l’Opéra. Ce dernier, défiguré, crie vengeance.

— Les personnages —

Christine Daaé

Christine Daaé (ou vous-même, pendant qu’on y est) : Notre héroïne, dont les parents sont décédés et le frère disparu, vit pauvrement à Paris, travaillant dans un café pour subvenir à ses besoins. Son destin bascule quand elle est remarqué par Remy, assistant du manager de l’Opéra. Reconnue pour ses capacités vocales, elle se retrouve en course pour être la prima donna, ce qui est loin de plaire à celle qui tient ce rôle. Christine est une jeune femme courageuse, malheureusement malmenée par son entourage loin d’être toujours bienveillant envers elle.

Firmin Richardr

Richard Firmin : Manager de l’Opéra. J’ai déjà un peu parlé du personnage dans Balance ton otome boy tant sa route est un caca ambulant. Richard accepte, sur les conseils de Remy, de prendre Christine à l’Opera tout en lui disant que ses chances de réussites sont très faibles. Sa route est d’ailleurs très représentative de sa personnalité : il rabaisse constamment le personnel de l’Opéra, soit disant que c’est comme ça que les gens montrent leur talent. Autant dire qu’on a vu plus sympathique…

Raoul de Chagny

Raoul de Chagny : Vicomte de Chagny, il est un ami d’enfance de Christine qu’il revoit des années plus tard après l’avoir sauvé en pleine rue d’un gros lourd. Il a toute la panoplie du Prince Charmant, puisqu’il l’a toujours aimé et que cette rencontre du destin ne fait que renforcer son amour. Plutôt naïf et idéaliste, il se heurte très vite à son frère qui s’oppose à sa relation avec Christine, du fait qu’elle n’est pas d’un rang convenable.

Philippe de Chagny

Philippe de Chagny : Comte de Chagny et directeur de l’Opéra, il se révèle être un homme distingué et d’une grande élégance. Il est supposé être fiancé à une personne de son rang mais évidemment, vous vous doutez bien que sa route consiste à voir Christine devenir sa maîtresse. Contrairement à Raoul, il se révèle bien plus strict et réaliste et son jeune frère devient même un rival dans sa route, étant donné son amour pour notre héroïne.

Remy

Remy : Assistant de Richard, Remy est un jeune homme plutôt froid et distant et complètement sous la coupe de son directeur. Il est bien plus lié à Christine que ce qu’il laisse entendre et les tenants et aboutissements de sa route risquent bien de provoquer quelques nausées chez certains.

Phantom of the Opera

Erik / Le fantôme de l’Opéra : Sa route se débloque une fois qu’on a terminé toutes les autres. Pour ainsi dire, il incarne l’antagoniste principal du jeu, notamment dans la route de Raoul. Donnant des cours de chant à Christine, il fait en sorte qu’elle accède au rôle de la prima donna par tous les moyens possibles. Et quand je dis TOUS les moyens, c’est qu’il n’hésite pas à recourir au meurtre. Autant dire qu’on aborde sa route sans trop savoir à quoi s’attendre vu qu’il a essentiellement cherché à nous violer et séquestrer…

Tags: The Phantom of the Opera, Erik (The Phantom Of The Opera), PersonA ~Opera Za no Kaijin~, The Phantom (Opera Za No Kaijin)

— Tragédie et porno à l’Opéra —

Sous ses airs de jeu de cul à la con, PersonA : le fantôme de l’Opéra possède bel et bien un scénario. Alors bien évidemment, il ne faut pas s’attendre à de le grande littérature, malgré que ce soit l’adaptation otome d’un roman…ouais Mirai a osé. Je n’aurai jamais parié sur Le fantôme de l’Opéra comme otome possible mais bon, les japonais sont très imaginatifs. L’idée à beau être un peu étrange, on adhère assez vite à l’histoire et les personnages se révèlent particulièrement crédibles. En effet, Mirai semble ne pas faire l’erreur habituelle de transformer tout ce qui est historique en nanar ambulant. On est donc très loin d’une catastrophe à la Musketeer.

Evidemment, qui dit otome R18 dit scènes de cul et les inévitables scènes de viol. Oui je sais, c’est triste. Le pire étant qu’elles détruisent pas mal l’harmonie générale du jeu et que les personnages changent de visage de façon tellement brutale que ça en devient grossier. Certaines fins peuvent en revanche être intéressantes, notamment le triangle Raoul/Philippe et le très juste Raoul/Erik. Je dois vous dire que j’apprécie beaucoup Raoul et que je me suis sentie très mal quand ce pauvre petit s’est retrouvé délaisser au profit de son bâtard de frère ou de l’abominable Richard. Et que dire de Erik ? Il est sensiblement le même que dans le roman, simplement plus violent et sans pitié. Donc oui, Christine prend cher avec lui mais d’un autre côté, on ne peut pas dire que le personnage soit à la base quelqu’un de très sain dans sa tête.

Si l’histoire ne renouvelle pas les poncifs du genre, PersonA : le fantôme de l’Opéra réussi quand même à être surprenant. On s’attend tellement à un gâchis monstre qu’au final le jeu est loin d’être ridicule, ni même terrible. Alors, est-ce parce que j’ai l’habitude de voir que les choses tournent mal dans les otome R18 mais pour le coup, malgré quelques scènes problématiques – exclusivement destinées aux fins alternatives et non pas principales – le jeu s’en sort très bien. Seul bémol dans ce tableau : on aurait aimé une version all-ages du jeu, comme l’avait fait Mirai pour les Hoshi no Oujo.

Tags: PersonA ~Opera Za no Kaijin~, Remy (Opera Za No Kaijin), Firmin Richard

— Le système —

Persona : Le fantôme de l’Opéra fonctionne comme un visual novel classique. Vous aurez, à certains moments du jeu, des choix de dialogues qui vous mèneront sur la route que vous souhaitez. A savoir que la route du Fantôme est bloquée et qu’il vous faudra terminer toutes les routes pour l’obtenir.

Pour le reste, le jeu possède l’essentiel des options avec une galerie CG, la possibilité de réécouter les OST et de revoir l’opening.

— Les graphismes —

S’il y a bien un point où le jeu se défend à merveille, c’est par sa qualité graphique. Les arrière-plans sont particulièrement soignés et retranscrivent à perfection le Paris du XIXème siècle. Les sprites sont en revanche un peu moins réussi, notamment quand le jeu veut faire dans « l’action ». En effet, les effets de distance sont assez mal gérés. Cependant, ce n’est qu’un détail sur un jeu qui affiche réellement de très belles illustrations (dont la moitié sont pornos, ben oui désolée).

Tags: IDEA FACTORY, PersonA ~Opera Za no Kaijin~, Lucas (Opera Za No Kaijin), De Chagny Raoul (Opera Za No Kaijin), De Chagny Philippe (Opera Za No Kaijin), Christine Daaé (Opera Za No Kaijin), Remy (Opera Za No Kaijin), Firmin Richard, Daroga, The Phantom (Opera Za No Kaijin)

— Avis final —

Oui je sais, j’avais dis : JAMAIS de reviews d’otome R18. Ce n’est pas PersonA : le fantôme de l’Opéra qui va changer la donne. En réalité, si j’ai souhaité en faire la critique, c’est parce que le jeu est basé sur le roman de Gaston Leroux et que j’étais bien curieuse de ce qu’allait donner une version otome…et encore plus une version otome R18. Bien évidemment, si vous n’avez jamais touché à un jeu de ce type, il faudra vous accrocher, surtout si la violence (notamment sexuelle) vous gène.

En dehors de cet aspect, qui est en plus difficile à outrepasser, PersonA : Le fantôme de l’Opéra possède une intrigue plutôt intéressante et on s’y prend rapidement au jeu de vouloir faire les différentes routes. Chaque personnage a en effet ses secrets et le jeu suit plus ou moins bien l’histoire du roman, en dehors du fait que Raoul et Erik ne sont désormais plus les seuls à vouloir se farcir Christine. Sur ce point, le fait d’avoir rajouter des prétendants potentiels n’est pas toujours du plus bel effet, surtout quand les personnages ont un dédain certain pour l’héroïne dans les routes des autres et deviennent soudainement intéressé. C’est notamment le cas pour Richard où clairement son intérêt pour Christine est tout sauf sain…et qu’il a été pour moi le pire personnage du jeu. Oui, même pire que Erik mais lui a l’excuse au moins d’être un antagoniste.

Curieusement, j’aurai tendance à penser que PersonA : le fantôme de l’Opéra est un des meilleurs otome R18 que j’ai pu faire. Si on oublie les fins alternatives qui s’aventurent sur le terrain du viol et de la violence, la route principale des protagonistes les rendent plutôt safe et comme indiqué plus haut, l’histoire tient relativement la route. Le seul problème étant que le jeu pousse à faire toutes les fins et qu’on aurait mieux aimer ignorer leur existence…

— Bilan—

Histoire

Note : 3 sur 5.

Ecriture

Note : 2 sur 5.

Système de jeu

Note : 3.5 sur 5.

Graphismes

Note : 3 sur 5.

Bande sonore

Note : 4.5 sur 5.

Malgré des choix narratifs douteux pour donner de la difficulté relative au jeu, PersonA – Le fantôme de l’Opera – est loin d’être un mauvais otome game. Cependant, il reste un titre déconseillé aux moins de 18 ans avec des scènes de viol difficiles à éviter. On s’y attend mais ça reste toujours du gâchis sur les personnages…

Un an plus tard…le temps du bilan !

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Il y a un an, je décidais, sur un coup de tête, d’ouvrir ce blog pour partager mes différentes critiques d’otome games et mes réflexions sur un genre de jeu que j’apprécie énormément. Je ne pensais pas que je tiendrais un an, n’étant pas confiante dans mon écriture. J’avais aussi peur d’arriver rapidement un peu à saturation, d’avoir fait le tour. En réalité, c’est rapidement devenu un plaisir d’écrire des critiques même si certains titres sont probablement peu ou pas accessibles du fait de leur ancienneté. C’est pourtant une chose que j’apprécie, les otome games ayant une longue histoire et que ce n’est pas toujours inutile de revenir sur des titres qui ont façonné le genre, à leur manière.

Alors, que retenir de cette année ? Déjà, ce fut la première où j’ai autant joué à des otome games, et ça depuis longtemps. La dernière fois, ça devait être en 2013 ou 2014. Par la suite, j’ai eu un gros blackout et j’ai repris les otomes début 2017. Il est temps de vous donner la liste des titres joués en 2018 :

  • Ken ga kimi (entamé en 2017 mais fini début 2018) : Un chef d’oeuvre tout simplement. J’ai rarement vu un otome game aussi soigné autant sur la narration, l’écriture et les personnages. Vous le savez, Ken ga kimi est devenu une référence pour moi et je vous encourage vivement à découvrir le jeu. 
  • Fortissimo : Dans la catégorie « Elesia passion seiyuu », Fortissimo montre une nouvelle fois que non, ce n’est pas parce que il y a des seiyuus super cools que le jeu sera bien. La narration pauvre n’aide pas un jeu qui possède pourtant un beau potentiel. Clairement ma déception de l’année et encore heureux, j’ai pu acheter la version limitée au prix de l’édition normale. 
  • If God were to exist in this world : Rarement un otome game aura cristallisé autant de problématiques. Acquis pour une poignée d’euros, je ne regrette absolument pas de m’être plongé dans une histoire aussi dramatique qu’intéressante. Clairement le jeu le plus ambitieux de Rejet mais définitivement pas à mettre entre toutes les mains. 
  • Psychedelica of the Black Butterfly : Vous me connaissez, je soutiens activement (enfin quand les titres me plaisent, je ne suis pas à ce point maso non plus) les localisations anglaises. Premier titre localisé par Aksys en 2018, Psychedelica of the Black Butterfly est un otome original par sa construction scénaristique qui n’est pas passé loin d’être un chef d’oeuvre. A découvrir sur PSVita et Steam depuis novembre 2018. 
  • 7’scarlet :  Parmi les localisations anglaises de 2018, 7’scarlet est le titre qui m’intéressait le plus. Sans parler de déception, je n’ai pas été entièrement conquise par ce titre qui, une nouvelle fois, fait la part belle à son scénario. 
  • Kenka Bancho Otome : Ma plus grosse claque de l’année, peut-être même de ces dix dernières années. Je pèse mes mots. J’en attendais pas grand chose de Kenka Bancho Otome et j’avais un peu peur de la misogynie ambiante…c’est au contraire l’otome le plus safe et le plus féministe jamais sorti. A faire absolument !
  • Side Kicks! : J’en attendais beaucoup de ce titre, notamment à la lecture des critiques qui le disait bien meilleur que 7’scarlet. Au final, c’est assez triste à dire mais je l’ai trouvé moins bon. Malgré une histoire qui démarre en fanfare, le scénario ne décolle jamais vraiment, sauf dans sa seconde partie. 

Commencés mais non terminés :

  • Yuukyuu no Tierblade : je n’ai pas l’habitude de dropper mes jeux mais pour celui-là, ce fut une exception. Après un début prometteur, l’écriture lourde et peu engageante m’ont rapidement découragé. Promis, je le finirai en 2019, ne souhaitant pas rester sur une mauvaise impression. 
  • Ken ga kimi : momoyo tsuzuri : J’ai commencé le fandisc courant 2018 et j’y joue par sessions. D’une qualité rare, je freine des quatre fers pour ne pas avoir à le terminer. Cependant, il faudra bien que je dise un jour aurevoir à Tsuzu et sa bande…
  • KLAP – Kind love and punish : Un titre plutôt frais que j’aurai du tracer plutôt que d’arrêter en plein milieu. D’un autre côté, je me dis que ça ferait un bon décompresseur après Piofiore no Banshou. 
  • Piofiore no Banshou : J’avais initialement pré-commander ce jeu puis, ayant un peu peur d’un foirage total, j’ai préféré attendre les reviews. Pas mal de mutuals sur twitter (coucou KyuMyMiracle et son magnifique blog Otomeland) ont donné leur chance au jeu et progressivement la hype est montée. Rien de mieux que de terminer l’année sur un bon gros drama des familles avec des mafieux 🙂

Quoi de prévu pour 2019 ?

Vous avez pu le constater, je suis relativement très lente à jouer à des otome games. J’ai beau faire genre « oui oui je maîtrise le japonais » et tout, je reste une grosse bouse qui peut mettre six mois à finir un jeu, simplement parce que je peux rarement enchainer des lectures de 2h de japonais non stop. Il faut vraiment que ce soit du japonais basique et très scolaire pour que ça passe tout seul comme une crème…en moyenne, selon ma motivation et mon temps libre, c’est 2 à 3 mois de lecture pour finir un otome game. Ca peut être moins comme Kenka Bancho Otome que j’ai terminé en 3 semaines et ça peut être beaucoup plus comme Ken ga kimi qui m’a pris pratiquement 6 mois. 

Vous vous en doutez, mon backlog est un enfer. Donc pour 2019, j’ai commencé à établir une feuille de route qui va forcément exploser dans l’année. Déjà, comptez 4/5 mois finir ce que j’ai commencé (parce que je finis TOUJOURS mes otome games, oui je suis tarée). Pour le reste, sachez que j’ai déjà deux pré-commandes :

  • Kenka Bancho Otome 2nd Rumble. Parce que le premier jeu m’a mise une claque monumentale. Genre, c’est devenu mon second otome game préféré. La date de sortie est pour mars 2019 et j’ai évidemment sauté sur le collector de Stella Worth. Vous vous attendiez à quoi venant de moi ?
  • Variable Barricade. J’ai pris l’édition Stella Worth pour tester ce genre de collector. Entre temps le jeu a été repoussé…Grosse hype et je vais tenter d’en faire mon otome game de l’année. 

Et ensuite ? Oh bah…déjà je vais essayer de dépoussiérer un peu la PSP et la PS2 pour vous proposer pleins de reviews de titres qui m’ont marqué (en bien ou en mal…). Je ne vous cache pas, l’année va être difficile avec le CAPES Doc en ligne de mire et une situation professionnelle qui évolue. Du coup si j’arrive à faire genre cinq otome games dans l’année (ce qui me parait beaucoup…si on part du principe qu’il me faut deux mois pour en faire un) ça sera très bien ! 

Conclusion

Je vous remercie, lectrices et lecteurs de lire mon blog. Je n’ai aucun mérite d’écrire de telles croutes. Je fais ça d’avantage pour moi que pour ls gens, souhaitant simplement partager ce que j’aime. Je donne l’impression d’être assez dure dans mes critiques, comparées aux japonaises qui aiment tout et n’importe quoi mais je vous rassure, je recherche à chaque fois la perle rare. Merci encore de me lire et à l’année prochaine ^_^