Pourquoi Ken ga Kimi est un chef d’oeuvre

J’en ai parlé dans mon article sur les otome games qui m’ont marqué, Ken ga Kimi est une oeuvre à part. Seul otome game sans traduction anglaise à ce jour à se placer tranquilou dans le top 10 des meilleurs du genre, son aura est telle que sa récente annonce de sortie sur Steam a défrayé la chronique. Le monde entier attend une localisation et beaucoup se demande bien de quoi est fait cet otome game pour être considéré – à juste titre – comme un chef d’oeuvre.

C’est beau à tomber par terre

La première fois que j’ai lancé Ken ga Kimi, j’ai été estomaquée par sa qualité graphique. La direction artistique dirigée par Yomi est tout simplement sublime, que ce soit le chara-design élaboré que les arrière-plans qui nous immergent dans le Japon du XVème siècle. J’ai même dis une fois que c’était tellement beau que ça en devenant indécent et encore aujourd’hui je n’ai pas trouvé d’otome game aussi magnifique.

Ce qui est dingue, c’est que le jeu cesse d’impressionner avec des environnements variés, les personnages changent également de tenues (même l’héroïne youhou) et les sprites ont droit au lip-sync. Bref, l’immersion est totale dans ce Japon d’époque.

Les personnages sont beaucoup trop bien

Si évidemment j’ai mes chouchous, c’est le seul otome game où je me suis surprise à les aimer tous pour leurs histoires et leur évolution tout au long du jeu. Mention spéciale à Enishi, personnage qui me faisait vraiment ni chaud ni froid à la base (le cliché du dragueur lourdingue, ce n’est absolument pas mon truc) mais qui s’est révélé dans ses routes d’une incroyable complexité. Dans une de ses fins il finit fermier et j’avais envie de tout claquer pour cultiver des pommes de terre avec lui.

Je rajouterai que c’est l’un des rares otome games où malgré le climat de violence dans lequel vivent les personnages, aucun ne lève la main sur Kayo, l’héroïne. Il y a un vrai respect tout au long du jeu et jamais une seule fois je me suis sentie en danger ou avec du dégoût pour les personnages.

Les seiyuus sont très très en forme

Alors oui je sais ce que vous allez me dire : c’est leur job mais on va pas se mentir, tous ne s’impliquent pas de la même manière quand ils ne font pas le minimum syndical. Ken ga Kimi c’est l’otome game où le travail des seiyuus est tout bonnement incroyable de qualité. Je peux même m’avancer sans trop de problème à dire que c’est l’un des rares otome games où on sent le boulot effectué afin de crédibiliser les personnages.

Il y a de la bromance

On aurait pu penser qu’à six cocos se disputant le coeur de la belle, il y allait avoir du carnage. Après tout, on est dans un jeu de Rejet. QUE NENNI. A la fin du voyage, les garçons deviennent tous copains et leurs interactions sont tellement géniales que j’oubliais en court de route que j’étais dans un otome game. La route de Sakyou notamment les montrent comment ils sont capable de soulever des montagnes pour sauver leur ami. Bref, c’est des potos, des vrais et c’est limite plus ce que j’ai retenu du jeu que le reste.

Un univers riche et dense

Si au départ le jeu nous présente juste sa fausse procession maritale où Kayo est accompagnée de ses chevaliers servants, le jeu fait le pari d’être une oeuvre hybride entre réalisme historique et fantastique. On y traite tout autant du racisme anti-européen que des problématiques liés à la pauvreté de l’époque tout en y ajoutant une bonne dose de mythologie japonaise et son folklore.

Le pire c’est que avec malgré deux jeux aussi longs, on en redemande encore tant il y a à explorer. Heureusement qu’il y a Ken ga Toki aujourd’hui pour en profiter quotidiennement.

Le fandisc est aussi long que le jeu de base.

Les fandiscs sont principalement des suites, faisant office de « bonus » avec du fanservice et dans lesquels les joueuses sont contentes de retrouver leurs husbandos. Et puis il y a Ken ga Kimi. Plus que de faire du fanservice bête et méchant le jeu propose pas moins d’explorer l’enfance des protagonistes (attention crise de choupi-kawaïsme inévitable) tout en apportant aux personnages secondaires un développement inattendu.

L’élément le plus pété étant les flashbacks d’enfance. Le jeu de base nous expliquait grosso-modo ce qui étaient arrivés aux personnages, ce qui était loin d’être marrant mais devoir le vivre c’est une autre histoire. A moins de n’avoir aucun coeur, certains passages sont vraiment durs.

Le jeu mobile est une tuerie

On a tous rêvé – enfin surtout moi – de voir un RPG Ken ga Kimi. L’univers du jeu s’y prête tellement qu’on regrette que le jeu original n’incorpore aucune mécanique de jeu de rôle. Ce n’est pas le cas de Ken ga Toki, spin-off de la licence. Sorti fin 2019, le jeu reprend l’univers sous la forme d’un RPG proche de Fate/Grand Order au niveau de ses mécanismes. Et devinez quoi ? C’est une réussite totale ! Les nouveaux personnages sont charismatiques et l’histoire, si elle commence un peu maladroitement, nous tient en haleine et on a qu’une hâte : continuer !

2 réflexions au sujet de « Pourquoi Ken ga Kimi est un chef d’oeuvre »

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