– Otome Time ! – Bakumatsu Renka Shinsengumi

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Avant que Hakuoki devienne une référence majeure dans l’industrie otome game et emporte, dans son passage toute possibilité pour d’autres studios de surfer sur la vague du ShinsengumiVridge avait pourtant déjà lancé sa propre saga. En 2004 ils sortent Bakumatsu Renka Shinsengumi suivi de Bakumatsu Renka : Karyuu Kenshiden en 2007. Loin de la fantasy dans laquelle Hakuoki tire une partie de son scénario, Bakumatsu Renka Shinsengumi (abrégé BRS) raconte ses romances sans s’écarter trop de l’histoire réelle du Shinsengumi. Autant vous dire qu’on sort les mouchoirs plus souvent que d’habitude.

— Fiche technique —

Bakumatsu Renka Shinsengumi
Bakumatsu Renka Shinsengumi - 
Développé par : Vridge
Date de sortie initiale : Décembre 2004
Classification : Cero B
Support : PS2 / Nintendo DS

— Synopsis —

On y suit Suzuka Sakuraba, une jeune fille dont le père est propriétaire d’un dojo. Ayant appris le maniement du sabre depuis son plus jeune âge, la mort de son paternel la laisse dans une position délicate puisque ce dernier a surtout laissé sa famille avec une montagne de dettes. Ne pouvant s’en sortir, Suzuka demande de l’aide auprès de la princesse de la province de Aizu pour pouvoir rentrer dans la milice appelée Shinsengumi. L’objectif n’est pas tant pour Suzuka de prouver ses capacités comme sabreuse que de se sauver d’une existence condamnée…

— Les personnages —

Sakuraba Suzuka

Suzuka Sakuraba : L’héroïne du jeu. Suzuka est loin, trèèèès loin de l’archétype de l’héroïne d’otome. En effet, par rapport à Chizuru qui vous aura donné de la claquer très fort contre un mur, Suzuka est une jeune fille plutôt douée pour les arts martiaux. Elle se révèle être un élément indispensable au Shinsengumi et ne se met jamais au travers de la route des personnages. Autant dire que cela fait du bien d’avoir une héroïne qui sait ce qu’elle veut, ne fout pas le caca dans le scénario et s’occupe de ses fesses.

Kondou Isami

Isami Kondo : Capitaine du Shinsengumi, Kondo est vu comme un homme frivole dans la première partie du jeu, malgré son profond attachement aux règles du groupe militaire. Sa position de chef prend de l’ampleur une fois qu’il se retrouve comme l’unique dirigeant du Shinsengumi, ce qui vaut pour lui des décisions lourdes de conséquences.

Hijikata Toshizou

Toshizo Hijikata : Vice-commandant du Shinsengumi, il est vu comme un homme autoritaire et il est même considéré comme un vrai démon. En effet, il vaut mieux faire attention à nos paroles devant Hijikata, tant ses capacités de sabreur et son intelligence en font un pilier de la formation. En revanche, une fois sa confiance acquise, il devient un ami sincère.

Yamanami Keisuke

Keisuke Yamanami : Seconde vice-commandant du Shinsengumi, Yamanami passe pour une crème à côté de Hijikata et beaucoup ne font pas forcément gaffe à leurs paroles devant lui. Malgré ses talents de sabreur, c’est pour ses capacités en stratégie militaire que Kondo le garde près de lui. Son intelligence en font un homme lettré et cultivé.

Okita Souji

Soji Okita : Capitaine de la Première Division du Shinsengumi, Okita est connu pour être l’un des sabreurs le plus talentueux de la formation (et par extension, de son époque). Craint et respecté par ses hommes, notre jeune homme est bien loin d’être un tortionnaire et partage une passion pour les jeux avec les enfants. Okita est dévoué corps et homme au Shinsengumi et sa destinée tragique en font un personnage qu’on aurait aimé sauver.

Nagakura Shinpachi

Shinpachi Nagakura : Capitaine de la Seconde Division du Shinsengumi, Nagakura est connu pour son caractère rude, ce qui en fait également une personne respectée dans sa division. Bien moins craint que Hijikata et Okita, il forme avec Heisuke Todo et Sanosuke Harada un trio de comiques de service faisant le bonheur des membres du Shinsengumi.

Saitou Hajime

Hajime Saito : Commandant de la Troisième Division, Saito est un personnage froid et distant avec le reste du groupe. Reconnu pour ses qualités dans les arts martiaux, il est respecté mais relativement craint pour son manque d’émotions apparent qui en font un être sans sentiment. Une façade que Suzuka ne tardera pas à faire craquer.

Todou Heisuke

Heisuke Todo : Capitaine de la Huitième Division, Heisuke est un garçon idéaliste et naïf qui fera les frais lors de son positionnement du côté de Kashitaro Ito. Ses idéaux de justice sont mis à rude épreuve tout au long du jeu et il peut compter sur ses amis de toujours pour avancer.

Harada Sanosuke

Sanosuke Harada : Capitaine de la Dixième Division, Harada est connu pour sa joie de vivre (alors que n’oublions pas il a loupé son seppuku), son caractère affirmé et sa capacité à motiver les troupes. Il est souvent rabroué par Yamanami dès qu’il se met à boire plus de raison.

Yamazaki Susumu

Susumu Yamazaki : Espion attitré du Shinsengumi, Yamazaki porte le plus souvent une tenue de femme pour ainsi récupérer de précieuses informations sans soulever de suspicion. Plus doué pour manipuler son apparence que pour le combat, Yamazaki est un personnage complexe et qui ne laisse pas de marbre.

Saidani Umetaro

Umetaro Saidani : Ce personnage n’est pas un membre du Shinsengumi. Je vous spoile un peu car son identité est le sujet de sa route mais difficile de ne pas résister face à un des plus grands personnages historiques de son époque : Monsieur Ryoma Sakamoto en personne. Sa route est donc très différente de celles des autres puisque Umetaro/Ryoma s’oppose au Shinsengumi. En effet, il souhaite la fin du Shogunat et voir le Japon progresser vers un modèle social et politique hérité des Etats-Unis.

— Vis ma vie de femme au Shinsengumi —

Faire un otome historique est loin d’être facile, voire même carrément casse-gueule si on se base sur des personnages qui sont parfois morts dans des conditions tragiques. De ce côté-là, Bakumatsu Renka Shinsengumi n’a pas pris la période la plus sympathique, ni même les protagonistes à draguer les plus simples. En effet, les membres du Shinsengumi ont presque tous eu une mort atroce. Et ce n’est pas tellement un spoil, notamment pour les japonaises qui ont forcément étudiée cette période en cours.

Et Suzuka dans tout ça ? Parce que oui, on a ici une héroïne forte, qui dès le départ en impose. Et d’ailleurs, pour une fois, le maniement de l’épée n’est pas une pseudo idée stupide pour justifier la présence de l’héroïne dans un environnement masculin. Certes, dès le départ, son identité n’est un secret pour personne mais ses capacités dans les arts martiaux sont réelles. On est donc pas face à une gourdasse qui attend gentiment qu’on vienne la sauver des méchants pas beaux. De la même manière que si les garçons sont parfois un peu sexistes, Suzuka ne se laisse pas démonter et peu à peu elle est acceptée, autant comme femme que combattante. Le respect de se gagnera pas de suite mais progressivement tout au long de l’aventure et il est plaisant d’enfin voir un otome game qui assume d’avoir une héroïne avec du caractère.

La réalité historique forme une trame de fond et se répercute sur le quotidien de nos héros. Les batailles s’enchainent et on sait qu’elles seront perdues. C’est un désespoir à peine camouflée mais point sujet au drama qui traverse le jeu. En effet, malgré une ambiance militaire et historiquement mouvementée, Bakumatsu Renka Shinsengumi ne verse jamais dans le glauque ni le pathos inutile. C’est probablement l’énorme force de ce titre mais aussi sa principale faiblesse. En effet, on pourra reprocher un design et une ambiance moins violence qu’elle ne laisse suggérer mais cela ne dénature pas l’univers. Après tout, il est tout aussi bien d’aller à une forme de « pudeur » plutôt que de creuser dans le malsain au risque de choquer.

Aussi réaliste que crédible, Bakumatsu Renka Shinsengumi s’inscrit bien évidemment dans une logique plus proche du dating sim que du pur visual novel. Un choix plutôt intéressant qui permet, entre deux tirades de blabla historiques de ne pas oublier le principal objectif du jeu. Alors certes, c’est toujours moins soigné que Hakuoki mais beaucoup plus réaliste puisque dénué de fantastique. Les rebondissements sont ainsi donc plus prévisibles même si, en fonction des choix, le destin de certains héros change drastiquement. Les bonnes surprises sont présentes et les moins bonnes rappellent que non, un otome game n’est pas seulement censé se terminer en happy ending. Prenez vos mouchoirs et plonger la tête dans une aventure romantique qui vous prendra aux tripes.

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— Le système —

Alors là accrochez-vous bien. Bakumatsu Renka Shinsengumi ne fait pas dans la facilité. En plus des choix de réponses traditionnels à donner, vous avez l’occasion à plusieurs reprises dans le jeu de parler à des personnages et il y a un ordre précis pour débloquer des events exclusifs apparentés à des « rendez-vous ». Et là encore il faudra faire les bons choix de dialogue pour ainsi orienter l’histoire sur la route du personnage que vous convoitez.

Autant dire que le jeu est loin d’être facile et qu’en absence de guide vous risquez de patiner dans la semoule. On ne vous guide en effet pas spécialement sur les choix et la seule indication sera la disparition progressive de personnages avec qui engager les dialogues, ce qui signifie que vous ne pouvez plus accéder à leur route. A savoir qu’en fonction des rendez-vous et des events, les fins seront très différentes. Autant dire que les choix ne sont pas anodins et qu’il faudra faire preuve de vigilance…ou tout simplement recourir à un guide.

— Les graphismes —

Vous vous en doutez, Bakumatsu Renka Shinsengumi est un « vieux » otome game. Sorti en 2004, il ne tient pas la comparaison avec les jeux d’aujourd’hui. On peut également avoir de grosses réticences sur le chara-design over-shojo. Kondo blond par exemple, ça fait un peu « tâche ».

Malgré tout, le jeu est incroyablement bien soigné avec des CG d’excellentes qualités et des sprites animés (oui en 2004, le truc de fou. Quand je vois des otomes de 2018 qui en ont pas, je pleure). Bref, Bakumatsu Renka Shinsengumi se défend encore très bien aujourd’hui.

Tags: CG Art, D3 PUBLISHER, Bakumatsu Koi Hana, Sakuraba Suzuka, Toudou Heisuke (Bakumatsu Koi Hana)

— Avis final —

Bakumatsu Renka Shinsengumi est un de mes tous premiers otome games alors forcément c’est un peu sentimental. J’ai été happé dans l’histoire et j’ai suivi toutes les routes avec beaucoup d’intérêt. Evidemment, c’est rarement gais vu que le jeu suit plutôt bien l’Histoire réelle du Shinsengumi. Je vous rassure, il est possible d’éviter pour certains (comme Heisuke Todo) une fin cruelle mais pour d’autres, notamment Soji Okita, la mort l’attend peu importe nos choix…De quoi finir une soirée en PLS en pleurant sur un personnage qui ne mérite pas ça. Malheureusement, dans un soucis de cohérence, Bakumatsu Renka Shinsengumi s’évite ainsi le cliché d’offrir une vie heureuse à chacun des personnages. Un choix ô combien risqué mais nécessaire pour bâtir une histoire qui nous transporte d’émotions.

Le jeu peut paraître complexe au premier abord et il est évident que pour les néophytes c’est un véritable casse-tête, d’autant plus que la période historique est ici exploitée au maximum. On est loin de Ken ga Kimi dont les évènements historiques n’étaient qu’une toile de fond, ici l’Histoire avec un grand H fait corps avec le jeu, transformant l’expérience comme un cours scolaire imbriqué avec la romance. Autant dire que si vous êtes allergique à l’Histoire japonaise, vous risquez de souffrir encore plus.

Là où Bakumatsu Renka Shinsengumi est une réussite c’est que le jeu évite nombre de clichés faciles. Les personnages ont certes chacun leur personnalité bien distincte mais leurs développements sont plutôt bien amenés et on s’y attache. Le contexte historique aide beaucoup, surtout si on connait la finalité de certains…L’émotion est donc au rendez-vous et difficile de retenir ses larmes. Pour autant, ne croyez pas que le jeu s’aventure uniquement sur le terrain dramatique. L’humour est également présent avec des scènes de vie sympathiques qui participent à découvrir et apprécier l’ambiance. Le Shinsengumi n’est pas seulement une milice où on ne bronche pas (quoique, dans la réalité, c’était probablement le cas). On assiste donc à une tranche de vie à une époque critique pour le Japon avec des personnages ne saisissant pas encore toutes les subtilités des évènements à venir.

Au final, malgré des graphismes assez datés, Bakumatsu Renka Shinsengumi est une valeur sûre grâce à un travail sur la partie historique très pointu, une imbrication de la romance très bien mise en scène (c’était pas gagné vu l’univers) et des personnages attachants. Sans oublier Suzuka, une héroïne qui a de la personnalité, ne se fait pas marcher sur les pieds et existe réellement à l’écran. En revanche, comptez plus de 50h de lecture pour terminer toutes les routes.

— Bilan—

Histoire

Note : 5 sur 5.

Ecriture

Note : 4.5 sur 5.

Système de jeu

Note : 4 sur 5.

Graphismes

Note : 4 sur 5.

Bande sonore

Note : 3 sur 5.

Réédité sur Nintendo DS durant la grande vague Hakuoki, il est évident que Bakumatsu renka Shinsengumi souffre de la comparaison. Il serait pourtant désolant de le limiter à une bête copie tant le jeu possède de nombreux atouts : une histoire plus réaliste, des personnages charmants et une ambiance qui fera le bonheur des fans des jeux purement historiques. A découvrir si les démons de Hakuoki vous ont laissé de marbre.

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