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Rappelez vous de l’année 2011. C’était l’été, il faisait chaud et un anime complètement barré déboulait sur nos écrans provoquant des rires hystériques et même quelques ricanements face à un délire…complètement assumé. Uta no Prince-sama c’est avant tout un otome game sorti l’année auparavant sur PSP au Japon, signé Broccoli, une filiale spécialisée dans les visual novels du studio Nippon Ichi Software. Voilà. Autant dire que ça en jette. Après Koei et Konami, Nippon Ichi Software (qu’on abrégera volontiers en NIS) s’est lancé lui aussi sur le juteux marché des otome games pour un succès instantané.

En effet, Uta no Prince-sama a rapidement trouvé son public grâce à une recette simple mais efficace : des personnages sympas, des musiques entraînantes et même du gros WTF bien barré mené par Monsieur Norio Wakamoto en personne dans le rôle de Shining SaotomeUta no Prince-sama c’est aussi un casting brillant avec des seiyuus en forme, au point que les concerts se font à guichets fermés. C’est aussi devenu l’un des plus gros succès de l’industrie des otome games avec des jeux se vendant comme des petits pains (+100 000 exemplaires chacun) sans parler des Uta no Prince-sama Music, série de jeux de rythme basés sur les chansons des jeux et des adaptations animes qui cumule plus de 200,000 ventes sur trois épisodes sortis. Le succès ne faiblit pas puisque l’ultime fandisc du jeu a dépassé les 80,000 exemplaires lors de sa sortie en 2015. Etant une grosse fana des chansons, je ne pouvais ne pas faire d’article sur cette licence culte.

♪ Synopsis ♪

Vous – oui vous ou Nanami si vous vous en foutez de mettre votre prénom – êtes une jeune fille passionnée de musique qui rêve de composer des chansons pour son idole, HAYATO. Pour cela, vous rejoignez la prestigieuse académie faiseuse d’idols : la Saotome Academy. Cette école a une seule règle : les relations amoureuses sont interdites. Mais ne vous inquiétez pas, l’amour pointera quand même le bout de son nez. En effet, vous ne tardez pas à rencontrer des jeunes hommes en quête d’une carrière d’idol. Votre choix de partenaire au début du jeu orientera l’histoire que vous vivrez et vos compositions.

♪ Casse-tête vidéoludique ♪

Avec pas moins de six jeux à ce jour pour l’histoire principale et trois jeux de rythmes, difficile de se retrouver. Le succès du premier jeu a poussé Broccoli à réaliser de nombreuses suites et fandiscs. Petit tour d’horizon de chaque épisode avec un avis général.

Uta no☆Prince-sama♪ (Sortie : Juin 2010)

Premier épisode de la série à succès. Le jeu se décompose en trois parties : Au début du jeu vous n’avez accès qu’aux routes des personnages de la Classe A : Otoya, Masato et Natsuki. Une fois l’une complétée, vous débloquez les routes de la classe S : Tokiya, Ren et Syo. Enfin en complétant les vraies fins de tout ce petit monde, la route de Cecil s’ouvre à vous.

Au niveau du jeu en lui-même, en dehors de phases de visual novel classique avec des choix de réponses (trois au total à chaque fois), Uta no☆Prince-sama♪ propose des mini-jeux à compléter sous trois formes : des quizz avec des questions sur la musique, un exercice de composition (qui devient fastoche maintenant vu que les paroles des chansons sont trouvables sur internet…) et enfin un jeu de rythme. A chaque épreuve, selon votre score, vous obtenez une note qui détermine votre score final. Pas de panique si vous êtes des quiches en composition ou sur les questions musicales : il est facile d’obtenir un score de rang S en jeu de rythme.

Uta no☆Prince-sama♪ se révèle intéressant dans sa structure même si elle est assez répétitive avec les mêmes mini-jeux en boucle. En revanche, une fois complétés, vous pouvez les skipper, ce qui fais gagner un temps fou pour débloquer les fins alternatives. De ce côté-là, pas de « mauvaise fin » classique : la pire fin que vous pouvez obtenir est la fin « Meilleurs Amis ». C’est mignon hein ? En revanche, la fin « Happy Ending » que l’on peut considéré comme la « Love Ending » est un peu plus difficile à obtenir.

Évaluation personnelle : 

Note : 4 sur 5.
Le pouvoir de l’amour…et de la musique !

Uta no☆Prince-sama♪ -Amazing Aria- (Sortie : Décembre 2010)

Premier fandisc de la franchise se concentrant sur les personnages de la Classe A et de Cecil ainsi que d’un personnage caché. Pas réellement indispensable, en racontant de nouvelles histoires et de moments mignons et romantiques se plaçant après les évènements du premier jeu. On y retrouve l’indispensable jeu de rythme qui s’intercale entre chaque épisode des routes. Il y a quatre épisodes au total pour chaque route, le jeu n’est donc pas très long.

Enfin, comme pour le précédent, une fois les vraies fins complétées, la route secrète se débloque. Pour le coup, plus qu’un vrai fan service, c’est peut-être la seule vraie route intéressante du jeu, les autres prolongeant juste les fins des précédents jeux sans forcément ajouter du contenu exclusif, en dehors des scènes romantiques. Je dois pourtant dire que c’est le fandisc qui m’a le moins plu, par son intérêt plus que moyen, ne relevant le niveau que dans sa route cachée qui apporte un peu plus à l’univers déjanté de la série.

Évaluation personnelle : 

Note : 1 sur 5.

Uta no☆Prince-sama♪ -Sweet Serenade- (Sortie : Février 2011)

Second volet de la micro-série de fandiscs du premier jeu, Uta no☆Prince-sama♪ -Sweet Serenade se concentre cette fois-ci sur les élèves de la Classe S et…les deux professeurs. Vous avez toujours soupiré de les voir uniquement en personnages secondaires dans le jeu principal ? Ce fandisc est pour vous ! Pour le reste, Uta no☆Prince-sama♪ -Sweet Serenade fonctionne à l’identique du précédent fandisc : des scènes supplémentaires et de la romance. Des mini-jeux de rythmes agrémentent les routes, comme à leur habitude.

Pourtant, j’ai apprécié ce fandisc, probablement parce que je voulais une route pour Ringo depuis le début. C’est typiquement le genre de personnage au passif qui intrigue puisqu’on apprend assez vite qu’il ne se travesti pas pour le plaisir mais parce que c’était pour sa carrière. Les enjeux sont finalement intéressants et sa route brosse une réalité de la carrière des idols qui n’est pas aussi géniale que l’on pense. On retrouve finalement un peu la thématique de la route originale de Tokiya qui souffrait de la personnalité hystérique qu’on lui demandait d’incarner.

En dehors des routes de Ringo et Ryuuya, les autres ne sont que des prolongements romantiques du jeu précédent. Ce qui en fait un jeu moyennement indispensable même si les routes des profs des deux classes relèvent le niveau d’intérêt de ce jeu, plus que le précédent où la route cachée était complètement WTF. Et puis surtout, ce fandisc permet de conclure l’arc du jeu original en douceur.

Évaluation personnelle : 

Note : 3 sur 5.
Tokiya, t’as une belle gueule mais t’es un peu chiant.

Uta no☆Prince-sama♪ Debut (Sortie : Mai 2012)

La véritable suite du premier Uta no☆Prince-sama♪. Dans la vraie fin des précédentes routes, nos personnages accédaient enfin au statut d’artiste professionnel. Pour le coup le jeu se dote d’une nouvelle interface et de graphismes améliorés.  Le chara-design et les illustrations sont d’ailleurs de qualité. Comme toujours des jeux de rythme égaient les différentes phases de dialogues. Dès le début, l’intégralité des routes sont disponibles et il n’y a pas de bonus cachés à débloquer comme pour les précédents jeux. Ainsi, les routes de Saotome, Ringo et Ryuuya ne trouvent pas de conclusions dans cet épisode. Oui je sais c’est triste.

Ma déception ira plus au système du jeu que j’ai trouvé assez pauvre. J’aurai bien aimé retrouver les exercices de compositions qui, même s’ils sont assez complexes, donnaient un certain challenge de réussite. Or ici, il n’y a que des jeux de rythme qui ne rendent pas les routes difficiles. Evidemment ce n’est qu’un petit détail mais les exercices de composition donnaient aussi vie aux chansons du jeu et quelque part, c’était un peu les nôtres. Broccoli ne s’est donc pas tellement foulé.

Pour le reste, Uta no☆Prince-sama♪ Debut fait largement le job en proposant une suite aux aventures de nos héros sur le chemin de leur carrière d’idol. Pour ceux qui seront plus romantiques, le jeu vous propose toujours les Happy Endings où l’amour triomphe ainsi qu’une fin alternative qui remplace les Best Friends Endings. Le jeu introduit également des personnages qui vont rapidement devenir centraux : les mentors des personnages principaux.

Évaluation personnelle :

Note : 3 sur 5.
La version jeune de Shining Saotome ou comment draguer Norio Wakamoto. C’est pas rien.

Uta no☆Prince-sama♪ All Star (Sortie : Mars 2013)

Nos sept héros principaux laissent leur place dans cet opus à leurs quatre mentors et à leurs deux profs. Techniquement, le jeu fonctionne comme son prédécesseur : des phases de jeux de rythmes parsèment les différents chapitres. Le jeu se découpe en trois parties : la première, Quartet Night se concentrant sur Reiji, Ranmaru, Ai et Camus ; la seconde sur Ringo et Ryuuya et enfin la troisième appelée Rainbow Route consacrée à nos sept idoles des précédents jeux.

Cet opus se démarque en mettant en lumière les personnages secondaires de la série. Si Ringo et Ryuuya avaient eu droit à des routes bonus dans le fandisc Sweet Serenade, on n’attendait pas qu’ils soient de nouveau développés. Ce fut une surprise plutôt agréable même si les fans de la première heure déploreront la mise en retrait des héros originaux de la série. Pourtant, il est assez logique de voir le jeu changer d’angle, la carrière de nos idols étant lancée, notre héroïne devient alors parolière pour l’Agence Saotome et ne travaille plus seulement pour ses anciens partenaires. En effet, les romances développées dans All Star partent du principe que vous n’avez pas eu de une relation amoureuse précédemment.

L’autre force de All Star est que les protagonistes sont enfin adultes et ainsi les thématiques sont bien plus travaillées. Malgré tout, l’univers continue d’être développé faisant intervenir des personnages aux origines surprenantes mais plutôt cohérent vu ce que la série a montré jusque-là. Quelque part, je dirais même qu’on a évité le délire complètement assumé du fandisc Amazing Aria avec la route caché. Concernant les fins, le jeu continue de proposer une vraie fin, une fin heureuse et une fin alternative.

Évaluation personnelle : 

Note : 4 sur 5.
Ai, un des meilleurs personnages de la saga.

Uta no☆Prince-sama♪ All Star After Secret (Sortie : Mars 2015)

Ultime fandisc de la franchise. All Star After Secret conclue les routes des quatre mentors mais également celles de nos 7 premiers protagonistes. Cependant, si la recette reste efficace, elle trouve ici ses limites après un précédent titre que j’avais trouvé excellent. En effet, All Star était déjà à mes yeux une conclusion plutôt évidente de la série. Cependant, Broccoli, dont les ambitions monétaires ne sont plus à démontrer (suffit de voir ce qu’ils ont foutu avec Kamigami no Asobi) ne semble pas revoir sa copie et exploite ainsi à fond la licence pour un résultat…mitigé.

Alors oui c’est toujours génial de revoir les personnages et j’ai fondu durant la route de Ai car c’est un de mes chouchous mais en voulant faire un ultime épisode, le jeu se prend les pieds dans le tapis avec un certain nombre de problèmes : en premier lieu, la pauvreté des routes. Constat déjà vu dans les premiers fandiscs dont l’intérêt était parfois relatif, Broccoli semble fournir le minimum de travail d’écriture et malheureusement pour eux, si on pouvait encore leur pardonner en 2010, c’est moins le cas en 2015. Le seul point de qualité du jeu se trouve dans ses graphismes très honorables mais ce n’est pas assez pour sauver du naufrage ce titre.

Si All Star avait fait souffler un vent de fraicheur sur la saga avec le développement des personnages secondaires du jeu, on y trouvait déjà quelques prémisses d’un relâchement de qualité globale mais j’étais conquise par le développement de Quartet Night. Leurs routes dans After Secret ne sont pas mauvaises et elles offrent deux embranchements d’histoires mais on ne peut pas en dire moins pour les 7 membres de Starish. Si évidemment chaque personnage avait été développé dans les précédents jeux, on est moins convaincu de nous servir quelques scènes qui n’apportent rien, ni à l’histoire, ni à la romance. Bref, le jeu est une énorme déception et finir sur ça…ben ça fait assez mal.

Évaluation personnelle : 

Note : 1 sur 5.

♪ Les personnages ♪

-> Jeu original

♪ Otoya Ittoki : ce joyeux garçon à la bonne humeur contagieuse fait partie de la Classe A au début du jeu et partage sa chambre avec Tokiya. Otoya c’est le gars sympa, le bon copain qui te soutient toujours en cas de coup dur, bref un personnage adorable avec qui on irait faire une virée en auto en chantant comme des tarés. Clairement pas le plus original de la bande mais suffisamment attachant, d’autant plus que sa route est techniquement la première que l’on doit faire.

Masato Hijirikawa : ce fils d’un magna de la finance fait partie de la Classe A et se révèle particulièrement vieux jeu, du fait de son éducation stricte. Bien que adorable, Masato est clairement le gars un peu coincé du derrière qui mériterait d’être secoué comme un prunier pour enfin agir réellement comme il le souhaite au fond de lui. En rivalité directe avec Ren du fait que les sociétés de leurs familles soient concurrentes. Il est doublé par Ken’ichi Suzumura qui pour le coup, intervient dans un registre assez différent.

♪ Natsuki Shinomiya : Cet énergumène s’extasiant sur la moindre chose mignonne fait partie de la Classe A. Derrière son insouciance apparente se cache en réalité un dangereux individu si on a le malheur de lui retirer les lunettes. Oui c’est complètement pété mais Natsuki devient alors Satsuki et les ennuis pleuvent tant son autre personnalité se révèle assez violente. Nos héros ont du mal à s’en sortir face à un personnage aussi déroutant. Si Natsuki n’est pas foncièrement le meilleur personnage du jeu, il possède incontestablement parmi les meilleures chansons de la série.

♪ Tokiya Ichinose : Tokiya fait partie de la Classe S. C’est l’archétype du beau gosse chiant comme la pluie. On apprend dans sa route qu’il est en réalité l’idol HAYATO mais qu’il ne supporte plus d’incarner une personnalité hystérique. Et pour cause, Tokiya est tout sauf un personnage joyeux et drôle. Taciturne, froid et solitaire, il lui faudra du temps avant d’accepter l’amitié des autres. Au moins on peut lui reconnaître de tenter à trouver son équilibre en retournant à la Saotome Academy.

♪ Ren Jinguuji : Ren fait partie de la Classe S et est l’archétype du beau gosse qui fait tomber les filles comme des mouches. Et il aime ça le bougre. Rival de Masato par leurs familles respectives, Ren est bien plus que l’image du playboy qu’il laisse transparaître. Cependant, son comportement peut assez vite agacé vu qu’on ne sait jamais si il est sincère ou il se fout ouvertement de notre poire. Personnellement, j’ai eu un mal fou à accrocher au personnage à cause de son caractère qui a tendance à me gonfler plus qu’autre chose.

♪ Syo Kurusu : Petit excité de service qui a tendance à prendre la mouche dès que sa taille est sujet à plaisanteries. Syo fait aussi partie de la Classe S…et c’est peut-être le truc le plus improbable du jeu tant ses capacités de chanteur sont remises en question par pas mal de joueuses. Oui il est mignon mais il chante un peu faux. Il reste cependant un personnage adorable et gentil dont les moments de mignoneries font craquer.

♪ Cecil Aijima : Personnage caché du jeu original, Cecil n’appartient à aucune classe de l’académie. Il a longtemps été victime d’une malédiction qui l’a transformé en chat. Sa rencontre avec notre héroïne lui permet de retrouver son apparence originale. Prince héritier du trône de Agnapolis, son retour dans son pays d’origine est au centre de l’intrigue. On peut considérer sa route comme la True End du jeu.

-> Les fandiscs

♪ Ringo Tsukimiya : Professeur de la Classe A, c’est également une des idols les plus populaires du moment. Contrairement à ce qui est laissé croire dans l’anime ou dans le premier jeu, Ringo ne se travesti pas par plaisir. Au début de sa carrière, on l’a obligé à adopter ce rôle, lui garantissant un succès instantané. Hélas, comme Tokiya, le choc entre la personnalité qu’il est censé avoir et ses réels sentiments sont au centre de sa route dans Sweet Serenade ainsi que dans All Star. Clairement un des meilleurs personnages du jeu, d’autant plus que c’est un rôle à contre-emploi pour Yuichi Nakamura (Tomoya dans Clannad).

♪ Ryuuya Hyuuga : Professeur de la Classe S. Après avoir embrassé une carrière d’idol, il s’est tourné vers des rôles d’acting plutôt badass. Ryuuya est d’ailleurs l’idole de Syo qui aimerait bien être comme lui. Comme Ringo, il cache un profond traumatisme de son expérience comme idol et tente du mieux qu’il peut, d’accompagner les élèves de la Classe S pour qu’ils ne fassent pas les mêmes erreurs que lui.

♪ Shining Saotome : Le directeur excentrique et complètement barré de la Saotome Academy. Il est par ailleurs doublé par un monument du monde des seiyuu et se caractérise par son rire particulièrement contagieux. Dans le fandisc Amazing Aria, après avoir utilisé une machine à remonter le temps, sa version jeune se retrouve à notre époque. On apprend qu’il était dans sa jeunesse une idol réputée et a crée son école pour accompagner les jeunes souhaitant réaliser leur carrière. Saotome est également particulièrement fourbe et fait tourner en bourrique tout son petit monde, pour son plus grand plaisir.

-> All Star

♪ Reiji Kotobuki : Il apparait dans le jeu Debut en supervisant les premiers pas de Tokiya et Ottoya. D’un caractère jovial, se permettant même d’être familier avec tout le monde, Reiji est pourtant un personnage complexe. En effet, derrière son enthousiasme, se cache une personne mature et mélancolique qui essaie tant bien que mal de paraître cool auprès de ses amis.

♪ Ranmaru Kurosaki : Dans Debut, il s’occupe de Masato et Ren. On apprend plus tard que les trois se connaissent depuis l’enfance. Ce coeur de rockeur joue volontiers les gros durs alors qu’on le sait tous, ce sont des chamallows :D. Ranmaru ne fait pas facilement confiance aux autres et ne supporte pas le caractère de Reiji qui en profite pour lui jouer des tours. Son manque de confiance est au coeur de sa route.

♪ Ai Mikaze : Mentor de Natsuki et de Syo. Très souvent impassible, Ai en réalité une intelligence artificielle conçue par Saotome, toujours le premier à se lancer dans des délires improbables. Cependant, si Ai est doué comme idol, il a beaucoup apprendre des autres et c’est au contact de ses élèves mais aussi de notre héroïne qu’il acquiert la compréhension du monde et des humains.

♪ Camus : Il supervise Cecil dans son apprentissage comme idol. Comme lui, il vient d’un autre monde où il a le statut de Conte, ce qui explique son attitude classe et autoritaire. Il ne s’entend pas très bien avec Reiji et Ranmaru.

♪ Humour, chansons et WTF : une recette efficace ♪

Uta no prince-sama c’est quoi ? Beaucoup de WTF au premier abord. Mais c’est surtout un univers qui fait la part belle aux beaux sentiments, à l’amitié et aux chansons qui donnent le moral. Bref, un otome qui fait du bien ! Evidemment on échappe pas à quelques drames qui ponctuent les routes comme l’enfance esseulée, les problèmes familiaux mais pas seulement. Le jeu évite, avec adresse, de dresser un portrait lisse du milieu des idols au Japon. C’est d’abord Tokiya qui a ouvert le bal dans le premier jeu avec une vraie réflexion sur la carrière d’idol et ses impératifs qui détruisent la santé mais aussi le moral. Ensuite, les routes de Ringo et Huuga montrent également les pendants négatifs d’une carrière.

Cependant, jamais Uta no Prince-sama verse dans le pathos ou le drame larmoyant. Les graphismes colorés, les musiques et les personnages, tout est fait pour donner un enrobage qui sent bon la bonne humeur. Evidemment, on pourra toujours reproché aux jeux d’être complètement WTF, de ne jamais développer à fond ses personnages et de n’avoir aucun scénario. Mais au fond, ce n’est pas ce qui importe. On ne joue pas à UtaPri pour avoir un scénario développé. On y joue pour y passer un bon moment, y écouter des chansons et apprécier l’ambiance. En revanche, je suis moins convaincue du nombre exponentiel de suites sorties. Autant je conseille volontiers le premier épisode (qui a par ailleurs, connu un remake sur PSVita), j’ai un peu plus de mal à vous motiver à vous lancer dans les titres suivants, d’autant plus que le dernier est clairement catastrophique.

Le succès de UtaPri se base énormément sur ses musiques, son casting et surtout son chara-design. Les mauvaises langues diront que c’est un pur produit marketing. Evidemment mais il ne faut pas oublier que en 2011, les jeux consacrés aux idols n’étaient pas courants et que malgré lui, UtaPri a lancé une mode dévastatrice avec ses multiples clones cherchant à surfer sur la vague. On peut donc reprocher à la série d’être devenue très commerciale, avec des jeux à l’intérêt douteux mais les chansons restent toujours aussi efficaces et le plaisir est intact lorsqu’on replonge dans la licence. L’esprit UtaPri a le mérite de miser sur la bonne humeur et le fun, alors autant dire que cela ne fait pas de mal entre tous ces otome games sérieux.

♪ Une direction musicale de qualité ♪

Ne le cachons pas, le principal attrait de Uta no Prince-sama c’est évidemment sa musique. Le casting est, pour le coup, d’une qualité rare même si pour certains, on se demande ce qu’ils font là (coucou Syo !). Pourtant, les chansons ont le mérite de faire bouger le popotin et d’être musicalement loin d’être dégueulasses. On retrouve pour chaque personnage un style musical assez particulier, raison de plus d’apprécier des tires variés et originaux. D’autant plus qu’au fur et à mesure, la saga s’est constituée une setlist conséquente, marquée par les concerts organisés chaque année où les seiyuus se donnent à coeur joie pour incarner leurs personnages.

Pas étonnant d’ailleurs qu’à l’été 2017, Broccoli et Klab Games ont lancé Uta no Prince-sama : Shining Live, un jeu de rythme sur mobile particulièrement dévastateur. D’ailleurs, Klab a même réussi l’exploit à localiser le jeu en langue anglaise avec une sortie internationale en janvier 2018. Exploit oui puisque les fans de la première heure de UtaPri connaissent les déboires de Broccoli avec les fans occidentaux. Si les jeux orignaux ne franchiront probablement jamais la frontière du Japon, la sortie de Shining Live permet de profiter de l’incroyable richesse musicale de la saga, d’autant plus que même en 2018 de nouvelles chansons sont produites.

Evidemment, si vous n’êtes pas fan de pop japonaise, vous risquez avoir du mal à apprécier les chansons des jeux et des différentes séries animées.

♪ Système et Gameplay ♪

Le premier jeu Uta no Prince-sama a la particularité d’être le plus abouti au niveau de son gameplay avec des mini-jeux variés, allant du traditionnel jeu de rythme au questionnaire sur la musique en passant par un jeu de composition particulièrement difficile…A partir du second jeu, les jeux de composition et les quizz ont disparus, laissant uniquement place aux jeux de rythme. C’est ma plus grosse déception de la licence même si les jeux de rythme vous donneront du fil à retordre si vous choisissez le mode Hard.

Le jeu propose bien évidemment des choix de réponses aux dialogues. Il existe 3 fins : Happy, Love et Bests Friends dépendant à chaque fois d’une jauge d’affection qui évoluent à chaque chapitre. Cependant, une fois une première fin complétée, vous pouvez accéder librement aux différents chapitres de chaque route, afin de gagner un temps précieux (même si les jeux ne sont pas très longs).

♪ Les graphismes ♪

Honnêtement, le premier jeu Uta no Prince-sama fait aujourd’hui pâle figure. Je ne saurais que vous recommander le remake sur PSVita qui a connu une refonte graphique complète. Pour le reste, les jeux restent assez classiques avec des sprites simples et des illustrations colorées. Cependant, malgré une amélioration graphique effective tout au long des nouvelles sorties, Broccoli en est toujours resté aux sprites non-animés. J’ose espérer que pour leurs prochaines productions ils mettent le paquet là-dessus.

A la direction artistique on retrouve Chinatsu Kurahana, une artiste qui s’est fait connaître en travaillant sur les jeux Togainu no Chi et Lamento. Etant plutôt fan de son travail, je dois dire que j’ai tout de suite accroché au chara-design des personnages. C’est d’ailleurs ce qui a fait le succès de UtaPri, au-delà des chansons entraînantes, c’est que graphiquement les personnages sont reconnaissables et que chacun y trouve son compte.

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♪ Avis final ♪

Ce n’est pas facile de faire une critique de la série Uta no Prince-sama. Je tenais pourtant à le faire car c’est une saga qui a marqué ma vie de joueuse d’otome games, tout autant qu’elle a été l’un des plus grands succès populaires du genre. Depuis la sortie du premier jeu, le succès ne s’est jamais arrêté grâce à une armada de produits dérivés, de nouvelles chansons et évidemment de concerts. UtaPri a même lancé le phénomène idol, aujourd’hui popularisé par de nombreux mobage, otome game, drama CD, manga et anime.

Peut-être parce que j’ai découvert le premier jeu grâce à l’anime, je n’ai pas le recul nécessaire pour y voir des défauts évidents mais j’ai passé de bons moments sur chacun des jeux, sauf pour Amazing Aria que j’ai trouvé très moyen et qui avait manqué de me faire décrocher à l’époque (et parce que draguer Norio Wakamoto c’était au-dessus de mes forces). UtaPri a toujours gardé sa fraicheur et a représenté cette catégorie d’otome games qui n’ont pas la prétention d’être sérieux ou de vouloir faire avancer le genre. Et c’est pas plus mal ! Evidemment il y a beaucoup à dire en reproches : déjà la multitude de spin-offs/suites qui n’apportent pas énormément, étant juste développées pour continuer à grappiller facilement des sous. Et je dois avouer que si All Star m’a énormément plu, se concentrant sur des personnages que j’appréciais je l’ai moins été pour son fandisc.

Je vous conseillerai au moins de tenter l’aventure avec le premier jeu, pour comprendre le phénomène autour de cette licence. On a souvent l’impression d’avoir un succès abusé pour un jeu qui n’en mérite pas autant. Pourtant, UtaPri c’est aussi une ode à l’amour, l’amitié, aux projets et à l’importance de croire en ses rêves. C’est une oeuvre qui peut paraître bien niaise mais c’est aussi un besoin, tant la série s’est inscrite dans une mouvance instaurée depuis Kin’iro no Corda. Ce sont des jeux qui font du bien, qui instaure une image colorée et positive des otome games. En revanche, l’ultime fandisc n’aura fait que démontrer que à force de tirer sur la corde, le résultat est de moins en moins intéressant.

Une réflexion sur “– Otome Time ! Spécial – Uta no☆Prince-sama♪

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