[Tuto] Commander sur le marketplace de Amazon Japan

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source image : reddit 

Disclaimer : Je n’ai jamais fais de tuto donc si c’est mal foutu ou pas clair, n’hésitez pas à le dire.

Aujourd’hui je vais bouleverser votre petite vie d’otaku acheteur compulsif en vous annonçant qu’il est possible d’acheter sur le marketplace de Amazon Japan sans passer par d’intermédiaires. Non, ne me prenez pas pour une folle, je vous assure que c’est possible mais que évidemment, le site ne vous facilitera pas la tâche.

EDIT : S’inscrire sur Amazon JP

Avant toute chose, pour ceux qui n’ont jamais franchi la barrière, s’inscrire sur Amazon Japan est très simple, surtout depuis l’ouverture à l’international du site en 2016 puisque pour ceux qui flipperaient, l’interface est disponible en langue anglaise. A savoir que vous êtes obligé de créer un compte spécifique, vous ne pouvez pas utiliser votre compte Amazon FR. Même topo pour Amazon US.

Une fois sur le site, vous pouvez changer la langue directement à partir de ce panneau :

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Ensuite, il vous reste à remplir votre compte avec les informations nécessaires : adresses de livraison, cartes de paiement. Vous pouvez désormais vider votre compte en banque o/ Enfin, dernière précision : si la base du site est en anglais les informations produits ne le sont pas, il vous faudra donc faire preuve de vigilance avant de foncer tête baisser acheter n’importe quoi. Pour ceux qui n’ont pas l’habitude, un petit tour sur Google Traduction ou Reverso vous sera alors bien utile.

Il faut savoir que avant 2016, le seul moyen de commander sur la plateforme japonaise de Amazon était de passé par un intermédiaire. Depuis, Amazon a ouvert son service à l’international, du moins pour les produits qu’ils vendent directement. Le marketplace, lui, restait cantonné à l’envoi uniquement au Japon. Paradoxalement, sur Amazon US, il est possible depuis longtemps de commander chez des vendeurs tiers. Autant dire que ça faisait mal au coeur de voir tous pleins d’articles d’occasion sur Amazon JP et ne pas pouvoir les commander sans se compliquer la vie.

Déjà, il faut que vous sachiez que j’ai découvert la possibilité d’acheter sur le marketplace complètement par hasard. Comme souvent, je zoone sur le site, regardant les bons plans et parfois je fais des recherches sur des licences de jeux et d’animes que j’apprécie. C’est en cherchant des goodies sur Persona 3 que je vois qu’une figurine est affichée en occasion chez un vendeur avec une étrange annotation :

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D’habitude, pour l’intégralité des articles en occasion, on a plutôt droit à cela, à savoir que le vendeur n’expédie que pour le Japon.

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Réaction de moi-même à ce moment-là :

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Je veux dire, on a tellement l’habitude de se faire insulter de gaijin quand on essaie, pour le lol, d’acheter chez un vendeurs tiers et de se voir refuser la transaction quand on sélectionne son adresse de livraison. C’est ainsi que je me suis décidée, un peu dubitative de lancer une commande, en me disant que, de toute façon, la seule chose qui peut arriver c’est que ça coince un moment.

Comment ça marche ?

Déjà, il est bon de savoir que tous les vendeurs n’expédient pas à l’étranger et qu’il est possible que le produit que vous convoitez ne soit donc pas disponible en occasion. Comme indiqué plus haut, le seul moyen de savoir que votre article est disponible à l’envoi à l’international, c’est de voir si une indication de livraison est indiqué ou non, comme il suit dans cet exemple, pour le jeu Kenka bansho otome :

Opera Instantané_2018-07-29_211608_www.amazon.co.jp.png

De toute façon, Amazon vous le dira si la commande peut s’effectuer ou non, mais dans mon cas, pour trois jeux, en suivant cette indication, j’ai pu aller au bout de ma commande.

Est-ce que ça vaut réellement le coup ?

Si les vendeurs du marketplace se mettent à expédier à l’étranger, les sites d’import vont être dans une vraie misère. Les prix sont bien plus attractifs, et généralement plus bas, selon l’état général du produit. Evidemment, comme tous les vendeurs n’expédient pas en dehors du Japon, cela peut être plus cher, selon ce que vous cherchez mais c’est à vous de faire le bon choix 🙂 Dans le cas des jeux que j’ai pris, ils étaient clairement pas moins chers ailleurs (l’édition limitée de Side kicks! me revient à 58 euros alors qu’elle est à plus de 100 euros sur Play-Asia et à presque 80 euros sur Solaris Japan).

Concernant les otome games, je pense que cela peut être très avantageux, vu que ce sont des jeux vidéo de niche et que les stocks de Amazon sont rapidement vidés. Beaucoup de sites d’import font gonfler les prix, notamment concernant les éditions limitées et on se retrouve à payer cher pour un produit qui n’en vaut pas autant. Sachant que les éditions limitées sont souvent constituées d’une boite avec une illustration originale et d’un drama-CD, on s’en veut un peu d’avoir parfois payé plus cher que le tarif original.

Je rappellerai également qu’il ne faut pas non plus ignorer l’état du produit d’occasion et que je vous conseillerai d’acheter uniquement en état « très bon » quitte à mettre quelques euros de plus. Dites vous que les japonais sont plutôt soigneux et que un état « très bon » équivaut à du neuf. Cela peut être très rentable si vous hésitez entre plusieurs exemplaires.

Conclusion

L’ouverture du marketplace de Amazon Japan à l’international est une vraie chance puisqu’on peut enfin profiter des prix attractifs de l’occasion au lieu de faire du lèche-vitrine et espérer un restockage de Amazon ou en allant voir chez le voisin.

Cela ne veut absolument pas dire que c’en est fini des boutiques d’imports spécialisées. Cependant, vous avez désormais la possibilité de multiplier vos choix d’achats et de faire de bonnes affaires. Du moins, on va peut-être enfin arriver à des tarifs enfin corrects pour les jeux vidéo japonais.

– Otome Time ! – OZMAFIA !!

OZMAFIA !! est un otome game de Poni-Pachet d’abord sorti en 2013 sur PC puis porté sur PSVita en 2016. La même année, l’éditeur américain MangaGamer achète les droits de la version PC pour lui fournir une localisation anglaise. Si l’accueil est mitigé, OZMAFIA!! est un otome game relativement ambitieux, servi par une direction artistique royale et des personnages aussi fantasques que assez brillants. Sans être l’otome game du siècle, OZMAFIA !! est un visual novel intéressant de part ses choix narratifs et de son univers.

— Fiche technique —

Ozmafia!!
OZMAFIA !!
Développé par : Poni-Pachet
Date de sortie initiale : Juin 2013
Classification : Cero C
Support : PC / PSV / Nintendo Switch

— Synopsis —

Fuuka (que vous pouvez renommez) se réveille dans une ville étrange, sans aucun souvenir de sa vie passée. Pire encore, la première personne qu’elle rencontre lui déclare calmement qu’il compte la tuer, sans expliquer la raison. Alors que Fuuka fuit, elle tombe sur Caramia, le don de la famille Oz. Après avoir mis en déroute son agresseur, il propose à la jeune fille la sécurité et un toit. Cependant la ville où a atterri Fuuka est tout aussi étrange puisque  différentes familles mafieuses se livrent une guerre de gang fantasque.

— Les personnages —

♦ Fuuka : Notre héroïne. Fuuka est une jeune femme amnésique et par conséquent elle hérite de toutes les tares de la bonne cruche d’otome game : naïve, gentille (trop), pas spécialement intelligente et se faisant embarquer dans certaines situations particulièrement…malsaines. Autant vous dire qu’on a clairement envie de lui en coller une de temps à autre.

Caramia : le chef de la famille Oz. Caramia est une personne serviable, gentille et optimiste. Il est régulièrement en conflit avec Kyrie. Il prend sous son aile Fuuka, lui garantissant sa sécurité. Sur pas mal de points de vue, il a tout du prince charmant. Il est le lion du roman Le Magicien d’Oz.

♦Kyrie : consigliere de la famille Oz. D’un tempérament sec et particulièrement pas aimable, Kyrie prend très au sérieux son rôle dans la famille ainsi que de la guerre de gang qui sévit en ville. Il rentre souvent en conflit avec Caramia, qu’il juge trop flexible et sans autorité. Il est l’épouvantail dans Le Magicien d’Oz.

♦ Axel : Un des capitaines de la famille d’Oz. Axel est un personnage taciturne, pas particulièrement souriant mais que sous son air glacial se révèle un vrai guimauve. Il assure la sécurité de Fuuka sous les ordres de Caramia, ce qui sera d’ailleurs son excuse bidon durant une partie de sa route. S’il n’est pas intéressé par l’héroïne, il finit par s’y attacher. Il est le bûcheron en fer blanc du roman Le Magicien d’Oz.

♦ Caesar : Le chef des Loups, vivant à l’extérieur de la ville et attaquant régulièrement les habitants. Caesar est celui qui tente, à plusieurs reprises, de tuer Fuuka. Ses motivations sont alors très flous et il faudra attendre l’ultime route pour enfin avoir des réponses. Sa route, plutôt courte, n’apporte pas grand chose à l’univers.

♦ Pashet : La chef des chats bottés. Oui ils ont osé. Pashet est un personnage féminin qui possède sa propre route. D’un tempérament de guerrière, elle se lit pourtant d’amitié avec Fuuka alors qu’elles ne sont pas dans le même camp.

♦ Robin Hood :  Le médecin de la ville. Inspiré évidemment du personnage de Robin des bois. Sa route permet de recoller les morceaux entre celle de Caramia et de Hamelin puisqu’il en est la victime indirecte.

♦ Scarlet : Un des capitaines de la famille Grimm. Scarlet est en effet Le petit chaperon rouge du conte en question. Il fallait bien un pur tsundere dans le jeu. Malgré qu’il soit dans une famille ennemie, Scarlet s’entend très bien avec les membres de la famille Oz et leur rend régulièrement visite, se posant aussi comme conciliateur de paix. Sa route, bien que courte, permet de mettre en avant l’un des antagonistes principaux du jeu.

♦ Soh : Bras droit de Caesar, Soh fait donc partie du groupe des Loups. Pourtant, à l’inverse des autres qui vivent en dehors du village, Soh s’y est installé avec son échoppe où il y cuisine des plats. Joyeux et positif, il s’entend très bien avec Axel. Sa route, l’une des plus étranges du jeu est liée au scénario.

♦ Dorian Gray : Dirigeant de la maison close de la ville (oh wait), Dorian est à l’extérieur un homme raffiné et un vrai gentleman qui se montre particulièrement attentionné envers Fuuka. En réalité c’est un prédateur dangereux qui tente d’enfermer les gens dans sa maison close afin qu’ils deviennent ses pantins. Heureusement, dans un de ses fins, il finit par obtenir ce qu’il mérite…

♦ Hamelin : Exilé de la ville pour avoir commis un crime, Hamelin apparait tardivement alors qu’il est le chef de la famille Grimm. Véritable psychopathe, il ne fait que provoquer la violence autour de lui, ses motivations n’étant pas toujours très avancées pour expliquer le pourquoi du comment. Il est évidemment inspiré du personnage de Hamelin.

— Voyage dans la dimension des contes —

OZMAFIA !! se veut bien plus profond que la simple histoire d’une pauvre amnésique tombée dans le pays des contes. En cela, la structure narrative a le mérite d’être intéressante même si elle demande de l’investissement aux joueurs, tant les routes sont nombreuses et certaines assez courtes. Pourtant, cela vaut le coup d’arriver à la vraie route finale qui m’a autant surprise que charmée. D’autant plus qu’elle se permettait de développer le roman Le Magicien d’Oz d’une façon originale, pleine d’ambitions même. En effet, si les routes ont chacune leurs histoires, très vite, les éléments des unes et des autres se recoupent jusqu’à la True End.

Les personnages sont dans l’ensemble plutôt fouillés et ont chacun leur caractère et leurs passifs. Evidemment, le jeu n’évite pas les bons vieux clichés du genre mais on ne peut reprocher au jeu d’avoir tenté de les rendre intéressants. La relecture du Magicien d’Oz dans les routes de Caramia, Kyrie et Axel est d’ailleurs. assez bien amenée. Il reste Dorian Gray, personnage détestable qui a rejoint la liste spéciale #balancetonotomeboy. La route du Bordel reste un moment assez déconnecté du jeu, limite hors propos mais assumée. Les Reverse Routes sont en revanche particulières et tranchent avec la monotonie du jeu.

L’utilisation de différents contes et romans jeunesse reste à l’appréciation de chacun et on regrette que certains personnages soient complètement sous-exploités. En effet, si les routes de Caramia, Kyrie et Axel permettent de mettre en avant l’oeuvre originale dont ils sont issus les autres personnages ne bénéficient pas de ce traitement scénaristique. Sans parler de bâclage, car le jeu ne l’est pas, il est dommage de voir que tous les personnages ne soient pas mis au même niveau de développement. De ce côté-là, on est loin de la mise en abîme des univers du conte comme dans Zettai Meikyuu Grimm.

— Le système —

OZMAFIA !! est un visual novel classique avec des choix de réponses. Cependant, à différents moments du jeu, vous avez la possibilité de vous déplacer et de choisir à qui parler. Rien de bien compliqué en soit. Là où le jeu se révèle « intéressant » c’est dans les Reverse Routes où, alors qu’on est déjà sur la route d’un personnage, on peut switcher avec un autre love interest. Pour débloquer le Grand Final, il vous faudra faire toutes les fins, même les plus mauvaises. Des guides sont disponibles un peu partout pour vous aider à y voir plus clair.

— Les graphismes —

De ce côté-là rien à redire. OZMAFIA !! possède des graphismes somptueux signés Satoi. Le chara-design est également aux petits oignons. Personnellement j’ai apprécié le côté très coloré du jeu mais également les décors très vivants et enchanteurs. Le jeu possède une belle identité graphique. Les CG sont également de qualité.

— Avis final —

J’ai bien aimé OZMAFIA !! malgré les routes parfois bancales, les Reverse Routes qui faisaient craindre le pire (quand on a touché à des jeux R-18 on a peur, croyez-moi) et la route du Bordel (oui vous avez bien lu) qui a été source de cauchemars. Je n’ai d’ailleurs toujours pas compris l’objectif de cette route à part l’envie des développeurs de casser l’aspect mignon du jeu. D’autant plus qu’à part provoquer l’effroi, il n’y a absolument rien à en tirer de cette route. Bref, un délire un peu étrange qui visiblement avait l’objectif d’apporter un côté « mature » au jeu.

Quand au reste du jeu, j’ai apprécié de voir la double fin répondre à toutes les questions du scénario. Il y en a un peu marre de ces jeux qui proposent un scénario pour au final n’apporter aucune réponse à la fin (coucou Amnesia: memories ou Norn9). De ce côte-là OZMAFIA !! s’explique sur le double épilogue de la meilleure façon possible et on finit le jeu avec l’impression d’avoir lu une histoire complète. Autant dire que ça fait plaisir et que j’ai eu une satisfaction à aller au bout.

Petit point sur les Reverse Routes. Beaucoup les ont trouvé scandaleuses. De mon côté, parce que j’ai peut-être eu l’habitude des otome games où les gars se déchirent pour une nana, parfois en venant à faire des trucs vraiment pas nets (coucou Akazukin to mayoi no mori), mais j’ai trouvé que c’était plutôt bien construit au final. Evidemment, sur le concept, ça fait pas très « otome game » mais OZMAFIA !! n’est pas le seul jeu du même type à proposer ces choix. Dans Storm Lover on avait aussi la possibilité de changer de copain au cours du jeu, voire même de provoquer un triangle amoureux. Alors bon, c’est pas les Reverse Routes qui vont forcément être plus choquantes. Elles évitent même de devenir malsaines avec des personnages qui s’entretuent pour le coeur de la cruche.

OZMAFIA !! a des défauts mais j’ai apprécié la lecture de l’histoire et les personnages qui, sans être originaux, ont tous leur personnalité. Le jeu est d’ailleurs somptueux grâce aux illustrations de Satoi. Moi qui l’avait juste vu sur Diabolik Lovers j’ai été surprise de voir qu’elle était capable de créer des personnages très différents au niveau du design. Bref, le jeu est disponible sur Steam pour 32€. Vu la longueur du jeu (Environ 50h) et l’histoire c’est un prix plus que correct ! Si les éditions dématérialisées ne sont pas votre dada, sachez que vous pouvez acheter le jeu chez MangaGamer en édition physique pour 28€ (oui le dollar est avantageux !)

— Bilan—

Histoire

Note : 3 sur 5.

Ecriture

Note : 3 sur 5.

Système de jeu

Note : 3.5 sur 5.

Graphismes

Note : 4 sur 5.

Bande sonore

Note : 3 sur 5.

OZMAFIA!! n’est pas dénué de défauts mais le jeu s’en sort grâce à une narration plutôt solide, des personnages originaux et une belle bande sonore. On regrettera juste des « subs-routes » aux intérêts très contestables et les Reverse Routes qui craignent un peu. 

Balance ton otome boy

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Les héros d’otome games, ce ne sont pas uniquement des princes charmants. Il y a aussi ceux qui font tout pour être détestables, nous malmènent et nous violentent, pour leur plus grand plaisir. Malheureusement, les joueuses d’otome games sont masochistes et aiment souffrir, alors les jeux possèdent leur lot de psychopathes et violeurs en tout genre.

C’est ainsi que j’ai eu l’idée de dénoncer les pires travers des otome games et mettre en avant ces personnages détestables. Après tout, ce n’est pas parce que c’est de la fiction qu’on doit tout pardonner à ces êtres en 2D. D’autant plus que leurs raisons sont souvent floues, pas tellement justifiées et ne servent qu’à donner raison à des faits de violence sexuelle.

N’hésitez pas à participer pour dénoncer vos pires cauchemars. Voici une sélection de personnages que je qualifie de pires personnages. Evidemment ces choix se portent sur des traits spécifiques des personnages. En l’état, ceux-là n’ont aucune raison de faire ce qu’ils font et le contexte dans lequel ils évoluent, ce qui en fait pour moi des personnages détestables.

Pour cette sélection, Lulee et Sibu-Xiang ont voulu ajouter leur grain de sel. Leurs sélections en fin d’article. Je vous invite à y participer dans les commentaires.

C’est parti !

Dorian Gray Ozmafia !!

Rarement un personnage aura autant cristallisé de haine. Il faut dire, Dorian Gray fait fort. Sa route est en réalité partagée avec deux autres personnages et est appelée celle du Brothel. Oui vous avez bien lu, c’est bien une route où l’on se retrouve dans une maison close. Si Ozmafia !! n’est pas classé R-18, on se doute bien que notre pauvre héroïne s’y fait violer, notamment par Dorian, enfermée dans une des chambre de cet hôtel bien particulier. Quand à savoir comment elle se retrouve là-dedans, je vous laisse le loisir de le découvrir par vous-même. Bref, Dorian est un personnage odieux et dégueulasse et il occupe une place de choix dans cette liste de l’enfer. Sachant que mon esprit l’avait oublié jusqu’à ce que j’attaque la review de Ozmafia !! (le cerveau, cette magnifique invention).

Seule et maigre consolation, l’une des fins permet de soumettre Dorian et de le transformer en esclave sexuel. Un peu de justice dans ce monde.

Souya Nagi – Tsundere S Otome

Alors lui aussi, dès que j’ai vu, je savais que ça allait mal se passer. Souya est prêtre. Voilà. Il est censé vivre dans le célibat et la piété…mais bien évidemment, on est dans un otome game alors forcément ça se passe pas du tout comme c’est censé se passer. Là où ça devient grave, c’est que même en admettant qu’une romance est possible, elle prend la pire des tournures. L’héroïne est humiliée et violée par ce monstre. Souya est pire que détestable en plus d’être un cliché ambulant. Ben oui, c’est la personne censé être la plus saine du jeu mais au final c’est la pire…

Itsuki – Norn9 – War Commons

Dans la catégorie « harcèlement sexuel », Itsuki tient une bonne place. Rarement j’ai eu envie de balancer la console par la fenêtre. Il n’y a absolument rien de romantique avec lui. Le personnage passe son temps à nous harceler, soit disant pour qu’on se révèle à nous-mêmes et à nos sentiments. C’est juste incroyablement malsain et le jeu fait passer ce comportement comme étant normal. MAIS NON. MAIS NON. MAIS NON. Tout pue le caca avec Itsuki. J’imagine que je vais me faire atomiser par ses fans mais je suis désolée, je hais ce mec.

Chihiro Konno – Kuro to kin no akanai kagi

Les professeurs, c’est censé être des gens biens. Après le prêtre violeur, nous avons donc le prof violeur. Encore une excellente idée. Déjà que à la base Kuro to kin no akanai kagi souffre des problématiques du genre à savoir : une héroïne niaise avec des problèmes sociaux bien réels et des personnages gravitant autour d’elle la traitant comme la dernière des cloches. Le soucis c’est qu’il y avait moyen de faire progresser l’héroïne autour d’un cercle d’amis sain, sauf qu’on est dans un otome R-18. Chihiro c’est donc le prof qui a l’air bien sympa, qui t’aide à progresser à l’école et socialement et qui, on sait pas trop comment, vire connard sadique yandere (arrachez-moi le clavier s’il vous plait) avec tout un tas de sévices dont je vous passe les détails. Autant vous dire que j’ai rapidement arrêté sa route tellement j’avais envie de vomir.

Yamaneko – Akazukin to mayoi no mori

Yamaneko c’est le genre de personnage louche. Dès que je l’ai croisé la première fois, je savais que j’allais en baver, raison de plus pour avoir fait sa route en dernier. Si elle ne révélait pas autant sur le scénario je l’aurai probablement écartée…mais ma curiosité était grande. Après tout, l’univers était plutôt sympa mais les mystères sur les origines de l’héroïne me laissaient perplexe. Chat perfide, Yamaneko n’est donc ni sympathique, ni adorable et manipule notre héroïne, (et tous les personnages par extension) lui faisant croire à l’amour alors qu’en fait, il en a rien à faire. Bon y’a bien une histoire plus profonde qu’il n’y parait mais sincèrement vu qu’il est responsable de pas mal de crimes pour des raisons assez constables aka « on m’aime paaaaas » et que après nous avoir chié dessus pendant tout ce temps, on a peu de mal à y croire aux beaux sentiments…

Toma – Amnesia:memories

LA CAGE. THE FUCKING CAGE. Ne le cachons pas, les 90 000 ventes sur Steam l’ont été uniquement parce que tout le monde voulait la voir. LA CAGE. Toma c’est un formidable yandere dans le sens que sa route est habilement construite. En revanche on est moins convaincu par les tenants et aboutissements de l’histoire, à savoir que notre héroïne finit par pardonner à notre psychopathe de l’avoir enfermée dans une cage pendant des jours.  Il y a une bien une consolation : la fin normale est celle où l’on fuit ce monstre. Bref, Toma a beau être un excellent personnage, il n’en reste pas moins un vrai bâtard jaloux avec un grain au cerveau.

Seizh – Under the moon

Dans le même genre que Toma, Seizh c’est le gars typiquement jaloux qui en plus fait un gros complexe d’infériorité par rapport à son frère jumeau, Leni. L’amour fraternel vole rapidement en éclat et Seizh déraille sérieusement allant jusqu’à comploter avec les anges pour buter son frère (et l’héroïne, puisqu’elle est la fille du Roi des Démons). On oublie pas les indispensables scènes de viol qu’il fait subir à l’héroïne, tout en se morfondant sur le fait qu’il sera toujours une merde par rapport à son frère. Par conséquent on retrouve la fameuse tirade « on m’aime paaaas » pour justifier de vouloir tuer tout le monde. Mais bien sûr.

EinsIjiwaru my master

Si on devait résumer Eins, il serait celui qui veut être calife à la place du calife. Subalterne de Leon, il cherche par tous les moyens de l’évincer de sa position dans la noblesse. Pour ça, rien de mieux que d’utiliser l’humaine de service pour ça. En effet l’héroïne se retrouve au début du jeu par hasard dans le monde des Démons et vendue sur une place de marché. On a vu mieux comme début dans un otome game. Choisissant de suivre un beau blond, elle se retrouve au château comme esclave…et pas seulement pour servir le thé. Eins a de sombres ambitions, ce qui ne le rend pas plus sympathique. Attention à sa queue de dragon fourré sous sa robe…Un personnage exécrable donc et en plus bien vilain.

Richard Firmin – PersonA – Opera za no Kaijin –

Bonjour, je suis un méchant connard. Ah, faut une explication ? Richard est la patron de l’Opera où s’y trame des évènements étranges. Comme tous les bishos du jeu, il essaie de se taper la pauvre Christine qui a juste le tord d’être belle. Sauf que lui, il lui dit qu’elle est moche et que sa carrière ne décollera jamais. On se demande bien pourquoi il l’a embauché hein. Bon évidemment y’a une sombre histoire de mafia et de trucs pas nets derrière mais être traitée de caca ambulant pendant la moitié d’une route avant d’être servie par du « ma chérie je t’aime », ça commence à devenir vachement insupportable. Sans parler des inévitables scènes de viols.

Masato KurumiIf God were to exist in this world

Vous voulez connaître le pire personnage de cette liste ? Masato remporte la palme d’être le plus gros connard de l’univers. Effacé dans les faces A des routes des autres personnages, il devient ensuite le boss caché, pour des raisons qui sont source d’interrogations. Plus on avance, plus on découvre l’horreur. Sa route est une tragédie, une monstruosité, une infamie qui pourtant ne cache jamais l’effroyable personnage qu’est Masato. C’est un psychopathe, un monstre dont les problèmes psychologiques sont particulièrement effarants, sans parler de son obsession pour l’héroïne. A force de vouloir systématiquement se taper sa soeur, on appuie sur le SKIP TEXT pour éviter d’entendre plus d’horreurs. Un monstre.

 

Mejojo & Auger von Garibaldi – Black Wolves Saga

Deux pour le prix d’un. Si vous ne connaissez pas Black Wolves Saga, ceux qui y ont joué vous diront de vous méfier de ces deux personnages. Certains vous diront même de fuir et ne jamais vous retourner. Bref, Mejojo et Auger sont loin d’être des personnages sympathiques et n’hésitent pas à torturer et humilier l’héroïne pour leur plus grand plaisir. Autant vous dire que la romance est morte et que ce n’est clairement pas les justifications à base de « on m’a volé ma chocolatine au goûter » qui sont de meilleur goût. Non je déconne, les deux frères ont de bonnes raisons de faire ce qu’ils font (bon okay, pas de violenter la pauvre cruche), il est donc difficile de totalement leur en vouloir.

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Shiki – Period Cube – Torikago no Amadeus – 

Par Lulee

C’est bien simple: peu importe la route, rien ne va avec ce personnage. C’est bien joli de vouloir créer un Paradis dans lequel sa petite soeur (d’alliance, précisons-le) chérie pourra vivre heureuse pour l’éternité, mais on se rend vite compte que ses actions ne servent en aucun cas la pauvre Kazuha pour qui il voue un amour totalement démesuré et malsain. Cet « amour » est d’ailleurs sa seule excuse pour tuer des gens qui ont strictement rien demandé et, bien évidement, peloter sa soeurette pendant qu’elle dort la nuit tout en prenant le jour l’apparence d’une mignonne petite mascotte douce et innocente aka le total inverse de ce qu’est Shiki. Dire que c’est pour retrouver une ordure pareille que les personnages principaux se mettent dans de beaux draps. Shiki aurait clairement du rester comme indiqué dans le synopsis du jeu: disparu.

Laito Sakamaki – Diabolik Lovers

Par Lulee.

C’est facile de dénoncer la totalité des personnages de la license mais on va se contenter du pire du pire: Laito. Il ne se contente pas d’humilier et d’harceler sexuellement Yui, il s’avère que le bougre apprécie énormément voir d’autre s’en charger pour lui. Ce qu’il y a de beau c’est que jamais ça ne change, en 4 jeux on aura toujours droit à des menaces de viols de la part de Laito, oui même dans les derniers opus où lui et l’héroïne sont déjà censés avoir bâti un semblant de relation amoureuse. Mais c’est pas grave, « il est si torturéééé ». L’attachement que Yui finit par éprouver à son égard n’a rien de sain et se rapproche plus du syndrome de Stockholm doublé d’un sentiment de pitié parce que « mais c’est pas de sa faute, sa mère elle était pô gentille ». Pour couronner le tout, il se sert de l’empathie de Yui à base de « Mais tu sais, j’aimerai bien mourir« , tout ça pour qu’on excuse son comportement de serial violeur. Vas-y Laito, on te regarde.

Amari Isora

Isora Amari – 7’scarlet

Cousin éloigné de Toma de Amnesia:memories (sans déconner, vous allez voir), Isora a tout l’air du chic type, un peu dragueur sur les bords mais pas bien méchant. Enfin en apparence seulement parce que passé un certain stade de sa route, notre jeune homme vire yandere. Il finit, face aux différents incidents qui ont lieu en ville, de subitement d’enfermer notre héroïne dans le sous-sol d’une résidence. Ni plus, ni moins. Alors, on se dit que c’est pour la sécurité de la bichette toussa. Sauf qu’en réalité, personne n’est au courant que notre gourdasse est dans ce sous-sol, Isora ayant omis d’en informer le reste du groupe. Tout de suite, ça fait vachement plus flipper. Sans parler du fait que si vous osez poser un peu trop de questions, monsieur s’énerve. Bref, Isora c’est le mec qui empoisonnerait ses rivaux sans scrupules pour avoir l’héroïne pour lui tout seul.

 

Kougami Akira

Akira Kougami – Nil Admirari no Tenbin: Teito Genwaku Kitan 

Par Sibu-Xiang

Akira, c’est ce garçon calme, mature, un peu froid mais en même temps capable de pleurer devant un film au cinéma. Mais il garde ses distances avec les gens, et on comprends vite pourquoi ! Juste quand on pense pouvoir lui faire confiance, il se révèle être un traître, et notre héroïne est la première à en faire les frais. Après avoir réussi à échapper à Takashi (Notre véritable méchant) qui tente de la violer, elle se retrouve face à Akira et lui explique tout. Attendant surement du réconfort de ce dernier, il n’en est rien ! Non, monsieur se dit que si Takashi peut jouer avec elle, il peut faire de même. Et même mieux, si il l’a viole en premier, elle sera à lui et aura tout droit dessus ! Bref, comment passer du prince charmant au connard de service en quelques instants… Merci Akira.

Yang

Yang – Piofiore no Banshou

Yang est un cas particulier puisqu’il est l’antagoniste principal du jeu. Dès le début il apparait comme un dangereux psychopathe qui découpe en rondelle ceux qui se mettent au travers de son chemin. Autant vous dire qu’on appréhende particulièrement sa route…et en effet, rien ne va avec Yang. Après sa capture réussie de l’héroïne, il va lui proposer deux choix : soit elle devient sa maîtresse soit il la laisse en pâture à ses hommes de main. Et le troisième choix ? Ahahah. La romance marche difficilement, même si Yang s’adoucie progressivement (encore heureux) mais j’ai toujours au travers de la gorge son attitude de début de route où il est absolument dégueulasse avec l’héroïne. Paradoxalement, il est un des meilleurs antagonistes d’otome games que j’ai pu rencontrer, notamment parce qu’il reste droit dans ses bottes tout au long du jeu. Il n’empêche qu’il mérite quand même de figurer dans ce top de l’enfer.


Alors, êtes-vous d’accord ? Si vous ne l’êtes pas, donnez-nous vos explications en commentaires ! Si vous avez d’autres personnages à ajouter, faites ! Eventuellement, la liste pourra s’agrandir…