Vous vous êtes sûrement demandé comment ma passion pour les otome games était née. Aujourd’hui je vais donc vous parler de mon premier grand amour : Asaki, Yumemishi.

D’abord sorti sur PC en 2008, le jeu a bénéficié d’un portage sur PSP en 2011, d’un sequel en 2012 et d’un fandisc en 2013 (auquel je n’ai pas joué). Pour cette review, on s’attardera sur le jeu principal. Si le coeur m’en dit, je vous ferais une review de la suite, appelée Wajin Ibunroku ~Asaki, Yumemishi~. 

J’ai découvert Asaki, Yumemishi un peu par hasard, cherchant un otome game sur PC pour progresser la langue japonaise. L’univers me branchait bien, s’inscrivant dans les traditions du folklore japonais avec sa ribambelle d’oni et de yokai et surtout ayakashi. Et puis surtout, j’aimais beaucoup le design du jeu et des personnages. Près de 8 années plus tard, il reste encore un jeu cher à mon coeur dont j’aime parfois relancer une partie.

— Fiche technique —

Asaki, Yumemishi
Asaki, Yumemishi
Développé par : MIO
Date de sortie initiale : Juillet 2007
Classification : Cero C
Support : PC / PSP



— Synopsis —

Saya est une lycéenne des plus banales, du moins en apparence. Elle est en réalité issue d’une famille d’exorcistes et réalise en marge de ses études quelques missions simples d’exorcisme. Durant un été, elle est informée par Rin, un informateur, de faits mystérieux dans un petit village encerclé par les montagnes. Des ayakashi hostiles sévissent et provoquent divers incidents. Accompagnée de Gio, un ayakashi, Saya prend les devants pour découvrir ce qu’y trame. Arrivé sur place, notre héroïne se sent étrange, comme si elle avait déjà mis les pieds dans ce lieu il y a longtemps. Sur place, elle rencontre Chihaya après une attaque d’ayakashi mais aussi Takatora, dont les objectifs semblent être liés à la vague d’attaques sur le village et ses alentours.

— Les personnages —

♦ Saya Iori : notre héroïne est une lycéenne des plus normales qui pourtant est dotée de pouvoirs d’exorcisme qu’elle tient de sa famille. Saya est une jeune fille déterminée, pleine de vie et qui se lie facilement avec les gens. Elle croit en l’amitié entre humains, oni et ayakashi, témoignant d’ailleurs de son lien fort avec Gio. Malgré tout, ses motivations sont ébranlées par des ayakashi hostiles qui en veulent terriblement aux humains pour le sort qu’ils subissent. Saya est également étrangement lié à l’ayakashi Aya.

Gio : ayakashi accompagnant Saya durant sa mission. Il est souvent confondue avec une femme à cause de son physique androgyne, ce qui l’énerve passablement. Gio est un garçon adorable, poli et sérieux. Il prend très au sérieux la sécurité de Saya et se sent souvent coupable de ne pas être plus puissant pour la protéger. Critiqué par des ayakashi hostiles, lui reprochant de protéger une humaine et ainsi s’attaquant à sa propre race, Gio restera fidèle à Saya, quoi qu’il arrive dans le jeu.

Shuuichiro Iori : cousin de Saya et exorciste de renom. Il est accompagné par Kokuu, un ayakashi qui est autant son assistant que faisant office de maman de substitution, n’hésitant jamais à reprocher à son « maître » un certain nombre de choses. Shuuichiro arrive tardivement, informé par Rin que sa cousine est confronté à des ayakashi plus dangereux qu’il n’y parait. Il intervient d’ailleurs à un moment critique du jeu et se révèle être un soutien de taille face à la violence de leurs opposants. Taciturne et sérieux, Shuuichiro n’en reste pas une personne de confiance.

Rin Shinonume : informateur étrange et un peu pervers ayant soumis une requête à Saya. Rin ne participe pas aux affrontements, restant plutôt confiné dans son bureau à lire des livres, au grand dam de tout le monde qui eux, doivent gérer des combats de plus en plus violents. Rin est évidemment bien plus qu’il n’y parait dans les routes des personnages et se révèle bien plus complexe, de par son passé et son histoire. Plutôt enjoué et pas spécialement concerné au premier abord, ce qui agacera surtout Gio, il assure également la résidence de tout ce petit monde dans sa maison.

Takatora Toshimitsu: lycéen d’un an plus jeune que Saya. Takatora est un jeune homme qui, derrière son attitude froide et pas très engageante cache un lourd secret : il court après l’assassin de son frère par un ayakashi. Il est découvert par Saya et les autres après avoir été blessé grièvement. Takatora hait les ayakashi et ne se montre pas sympathique vis-à-vis de Gio et Kokuu et devra pourtant compter sur leur aide pour affronter son ennemi. Bien que très froid, Takatora reste une personne fiable sur qui on peut compter.

Chihaya Yaegaki : jeune homme qui sauve Saya au début du jeu. On peut considérer sa route comme la Vraie Route étant donné qu’elle est fortement liée à la destinée de Saya. Chihaya participe aussi à l’enquête de Saya, étant lui aussi exorciste. D’un naturel plutôt calme, il est comme notre héroïne, persuadé de l’entente entre humains et ayakashi. Tout au long du jeu, il se révèle, après Gio et Shuu, le soutien le plus infaillible de Saya. Sa relation avec Takatora n’est pas au beau fixe et les deux passent leur temps à s’embrouiller.

— Guerre et paix chez les ayakashi —

Asaki, Yumemishi c’est avant tout l’itinéraire de Saya et de sa rencontre avec des ayakashi particulièrement hostiles et ne désirant pas vivre en paix avec les humains. Pourtant, rien n’est tout blanc ou tout noir dans cet univers où on l’on trouve aussi des ayakashi du côté des humains et les défendant. On a aussi en Ichito, principal grand méchant, un personnage violent et sans concessions pour faire du mal à ses adversaires. Contre toute attente, il est même une des routes cachées du jeu…eh oui on peut finir du côté obscur de la force ! C’est aussi une des forces de Asaki, Yumemishi c’est l’univers ne se veut pas entièrement noir ou blanc, chaque personnage possède son passif qui le conduit à mener sa vie d’une certaine façon. On est autant attristé de voir Takatora s’enfoncer dans la vengeance au péril de sa vie que de voir le jeune Kagachi suivre le mauvais chemin en s’enfermant dans une spirale de violence.

L’univers est loin d’être mignon malgré un effet tranche de vie très prononcé où l’on voit les personnages rire et s’amuser entre deux combats féroces. Loin de créer un clivage dans la narration, Asaki, Yumemishi s’inscrit comme un otome game qui fait du bien, sans jamais s’enfoncer dans le travers d’un scénario trop pompeux qui serait un vrai pétard mouillé. Pas mal de créateurs d’otome games devraient s’en inspirer car c’est ce qui rend cet otome game agréable aussi bien dans la narration que l’écriture des personnages.

Evidemment, je suis obligée de faire un aparté sur Giou, mon personnage préféré du jeu. Au-delà d’être un love interest potentiel, il a aussi cristallisé ce qui a fait de Asaki, Yumemeshi un de mes otome games préférés, à savoir son développement et sa personnalité. Loin d’être un cliché sur pattes ambulant, Giou est un personnage complexe qui m’a fasciné par son caractère, oscillant entre l’enfant et l’adulte confirmé. Etant donné que c’est un ayakashi, il est forcément plus vieux que son apparence laisse supposer et a un passé très noir qui m’a énormément ému. Giou est alors devenu bien plus qu’un personnage d’otome game mais un personnage de fiction qui a trouvé son existence au-delà de son support d’origine. Et croyez-moi, y’en a pas beaucoup des personnages comme ça.

— Système —

Asaki, Yumemishi fonctionne comme un visual novel classique avec des choix de réponse à différents dialogues. Rien de bien difficile à part qu’il est conseillé de régulièrement sauvegarder vu que les mauvais choix ne sont pas si évident à voir…En revanche, à la différence des straight visual novel, Asaki, Yumemishi propose également une carte sur laquelle on peut se déplacer. Au début du jeu, il est uniquement possible de s’y déplacer la journée mais en avançant dans le scénario, on accède à la carte de nuit, plus dangereuse. C’est là que de nombreuses bads ends peuvent survenir, notamment si on a, en plus, fait les mauvais choix de dialogue. Fourbe hein ?

Le jeu propose aussi un système de collection d’objets à débloquer dans les différentes zones, sortes de trophées alternatifs. Pour le reste c’est du grand classique : le menu propose la galerie de CG et la possibilité d’écouter les pistes musicales du jeu. Quand à choisir entre la version PC ou PSP, le portage sur la console de Sony par QuinRose apporte une route supplémentaire et de nouvelles CG. Le minimum syndical donc. Ayant fait le jeu sur PC à la base, je peux dire que cette version est largement suffisante.

— Les graphismes —

Asaki, Yumemishi est un jeu de 2008, il ne faut donc pas attendre de la même qualité graphique qu’un titre récent. Les sprites n’ont pas d’animation mais les expressions des personnages sont suffisamment nombreuses et les combats offrent quelques effets animés du plus bel effet. Côté chara-design, on a des personnages plutôt soignés et les illustrations sont toutes jolies même si elles commencent à accuser un peu de l’âge…Cependant le tout garde un charme certain.

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— Avis final —

Asaki, Yumemishi fait partie de mes premiers otome games donc forcément il m’est difficile de lui trouver beaucoup de défauts. Déjà, ce que je continue d’apprécier toujours autant c’est le soin apporté aux personnages, d’autant plus qu’ils sortent tous un peu des sentiers battus. On évite bon nombre de clichés, ce qui les rend plus attachants et sympathiques. L’histoire quand à elle, n’est pas exceptionnelle mais s’attache à rendre intéressants ses personnages secondaires, notamment les antagonistes. Souvent considérés comme de la seconde main dont on ne prend pas la peine de développer, ils sont ici à l’honneur.

Ce n’est pas tant la romance qui importe dans Asaki, Yumemishi, ce qui peut déconcerter si on attend quelque chose de mielleux. Le scénario est plus une tranche de vie où se mêle folklore japonais et créatures surnaturelles. C’est l’un des rares otome games où je n’ai aucun problème à compléter toutes les routes, qui n’ont pas seulement un but romantique. Le jeu possède quelques routes cachées qui permettent, soit de ramener quelques brebis égarées dans la violence vers une existence plus heureuse et paisible soit de changer de camp. Il faut également savoir que le jeu comporte un certain nombre de mauvaises fins assez atroces où l’on peut mourir de la main des méchants…ou même de l’être aimé !

Asaki, Yumemishi est un otome game que je vous recommande chaudement. Vous pouvez vous le procurer sur PC mais également sur PSP où une nouvelle route est disponible. Je ne vous ai pas parlé de l’OST qui est une pure merveille ainsi que des inserts-songs. Bref, un must du genre !

— Bilan—

Histoire

Note : 4 sur 5.

Ecriture

Note : 4.5 sur 5.

Système de jeu

Note : 5 sur 5.

Graphismes : 7/10

Note : 3.5 sur 5.

Bande sonore

Note : 5 sur 5.

Asaki, Yumemishi fut mon premier gros coup de coeur otome et malgré les années, il garde une place très importante pour moi. Si les graphismes ont pris un petit coup de vieux, difficile de reprocher quoique ce soit au reste. Un petit bijou.

2 réflexions sur “– Otome Time ! – Asaki, Yumemishi

    1. Nope, you have to learn Japanese in the traditionnal way in the beginning. However, read visual novels and books and watch animes are best ways to improve the language. I think VN’s are more suitable to learning because you will work audio and writing in the same time. And it’s because you don’t understand every word, you can search on dictionary and in another way, listen can make the understanding much better. I started to learn Japanese in High School and read VN four years later.

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